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January 28 Mon beau mec du lundi n°87 La blogosphère se meurt mais qu'importe, s'il ne doit en rester
qu'un... oui, bon, j'aimerais autant pas... Accaparé par une non
existence affligeante, j'en viens à délaisser ce qui fait le sel
superficiel de ce blog, décidemment bien trop rose, à savoir le beau
mec du lundi. Un billet qui est pourtant l'occasion idéale d'écrire
absolument tout et n'importe quoi sans aucun souci de pertinence ou de
cohérence, ce qui devrait me ravir vu mon incapacité depuis quelques temps à produire des écrits sensés. Voilà maintenant six mois que je stagne lamentablement sur mes projets et je commence à me dire qu'avoir choisi une héroïne lesbienne n'était peut-être la meilleure idée que j'ai eu. C'est dur d'être une fille ! Donc, comme je le disais, le billet du lundi est un véritable exutoire pseudo-littéraire, ne nous leurrons pas, ma plume n'est pas aussi brillante que ce que mon ego veut bien croire. Mais le but du billet est ailleurs, la preuve en images avec ce nouveau beau mec : Eric Mabius Physiquement, pas grand chose à dire, c'est un joli garçon qui jusqu'à présent me laissait plutôt indifférent. Je l'ai pris en affection lors de la première - et très bonne - saison de The L Word parce qu'il était le seul garçon du cast et qu'il devait supporter l'horripilante Jenny Schecter, je l'avais trouvé assez tête à claques dans la très sympathique et éphémère Eyes mais c'est dans Ugly Betty qu'il m'a conquis avec son personnage de séducteur impénitent qui a bon fond malgré tout. A bientôt 37 ans, cet acteur d'origines polonaise et irlandaise compte à son actif plusieurs films indépendants sans oublier Resident Evil, Sex Intentions et The Crow III avec Kirsten Dunst. Pour le reste, comme d'habitude, marié, papa et tout le toutim, vous commencez certainement à connaître mes goûts en matière d'hommes... Voilà, une nouvelle tête au catalogue, je devrais ne faire que ça finalement, écrire sans me soucier un seul instant de l'intérêt de ce que je dis ! January 25 Vide ordure Il y a deux jours, Heath Ledger, l'un des deux cow boys amoureux de Brokeback Mountain ou le futur Joker de la nouvelle franchise Batman, est mort. A 28 ans. Peu importe les raisons, suicide, overdose, accident, peu importe le métier qu'il faisait, l'homme laisse derrière lui une petite fille qui n'a même pas trois ans et c'est juste triste et injuste. Evidemment la nouvelle a fait le tour des rédactions de presse, les paparazzi ont été envoyés pour traquer les membres de la famille et les amis. Le spectacle est désormais familier, toujours aussi choquant mais malheureusement familier. Dans une ère du tout public, la notion d'intimité est devenue aléatoire. La notion de respect de la vie humaine est également quelque chose de superflu. John Gibbons, présentateur de Fox News, chaîne du groupe du très Républicain Rupert Murdoch, s'est dit que blaguer à l'antenne sur ce pauvre taré qui vient de mourir pourrait être drôle. Après tout un type de 28 ans qui avoue dans une interview penser parfois à la mort mérite d'y passer. Personne ne pense à la mort avant d'avoir 80 ans, c'est bien connu. S'en suivent quelques réjouissantes plaisanteries où Gibbons se sert des extraits de Brokeback Mountain pour se moquer allégrement d'Heath Ledger. A l'un des extraits qui dit "si seulement je savais comment te quitter", Gibbons répond un "bien, il a trouvé comment". Du tact, du respect et aucune once de remords, pourquoi s'en encombrer, c'est drôle après tout, non ? A cette accablante démonstration de la bétise humaine, on peut ajouter la plus traditionnelle bêtise religieuse. Dans une action qui n'est pas sans rappeler les manifestations du même type qui, 10 ans plus tôt, avaient agité l'enterrement de Matthew Sheppard, gamin de 21 ans battu à mort parce qu'il était gay, un groupe catholique baptiste a déjà mis en place un piquet de manifestation pour le mémorial qui se tiendra à LA et qui leur permettra de répandre la bonne parole. Dieu hait les pédés et puisque Heath en a incarné un à l'écran, il méritait de crever. La dignité humaine, il y a que ça de vrai ! January 21 C'est pas gagné ! Sur la liste de mes résolutions 2008, il y en a deux, immuables, dont je ne m'acquitte jamais. Mais cette année est différente. Cette année, je vais avoir 30 ans (sur le papier uniquement, en vrai tout le monde sait que j'ai 26 ans et 48 mois) et si je veux un jour pouvoir bronzer tranquillement sur les plages de Buenos Aires pendant que mari et enfant barbotteront dans l'eau, il faut sérieusement que je m'y mette. Etape n°1 : trouver un job, un vrai pas un tout miteux comme le mien qui me rapporte rien Comme j'ai déjà un pied dans la place, je me suis dis que je pourrais toujours postuler au Conseil Général. Comme je suis un idéaliste, je crois qu'un CV et une lettre de motivation suffisent, que si je suis assez bon je décrocherai un entretien et si je suis encore meilleur on m'offrira un job. Si je ne me connaissais pas, je pourrais dire "qu'il est mignon !". Mais pas là. Le marché du travail dans le public est encore plus corrompu que dans le privé, qu'on se le dise ! Comme j'ai une copine qui connaît le DRH, mon CV se retrouve en haut de la pile et, toujours grâce à la même copine, j'obtiens un rendez-vous dans la foulée. Le rendez-vous m'ayant été vendu comme un café entre deux portes, je m'y rends les mains dans les poches avant d'être propulsé dans un bureau pour un véritable entretien. C'est la panique. Sauf que non parce que tout ce qu'on me demande c'est - Vous connaissez quelqu'un ? - Ben oui, je connais plein de quelqu'un, vous voulez lequel ? - Un élu. - Ah non, ça je fais pas (en vrai, je suis moins tarte, mais parfois c'est pas loin) Le gentil DRH m'explique qu'il a des tas de postes à pourvoir mais qu'il ne les donne que si tu peux justifier d'un appui politique. Et mes compétences ? Et mon expérience ? Et les 5 années où j'en ai chié pour décrocher mon diplôme ? (bon, pas tant que ça mais j'aurais pu me tuer à la tâche). Apparemment, tout ça n'a guère d'importance. Tout en moi crie au scandale mais je l'assure, de façon très professionnelle, que je me renseignerai auprès de l'élu de ma circonscription. Ma conscience hurle qu'il ne faut pas que je cède, que j'ai des principes moraux et qu'il faut que je m'y tienne mais l'intégrité n'a jamais payé les factures et, l'estomac noué, je finis par me résigner. J'appelle la permance du monsieur qui appartient en plus à un parti pour lequel je ne voterai jamais, on me demande de passer. Je passe, on me demande d'écrire. J'écris, on me demande de repasser pour déposer ce que j'ai écris... bref, l'étape n°1 est pour l'instant loin d'être gagnée. Tout ça pour un contrat de 3 mois, renouvelable une deuxième fois pour un autre contrat de 3 mois, lui-même renouvelable pour un premier contrat de 6 mois, lui aussi renouvelable pour un autre contrat de 6 mois, après quoi vous êtes renouvelé de 6 mois en 6 mois jusqu'à ce que vous passiez un concours (externe, il va de soi) qui vous permettra d'être titularisé... L'Administration française n'est qu'une vaste fumisterie ! Ce n'est pas grave, je peux toujours passer à... Etape n°2 : réveiller les muscles qui sont dans le coma sous ma peau J'ai la tenue, j'ai la coach perso, j'ai même de la musique pour mes oreilles ! Fort de mes séances de natation, que je devrais quand même reprendre, je me dis que ça ne devrait pas être si terrible que ça. On commence facile par un peu de cardio, je cours donc comme une andouille sur un tapis qui avance tout seul, c'est marrant même si ça donne un peu le tournis. C'est ensuite que les choses deviennent moins drôles. Ma coach, à qui j'ai dit que je voulais prendre des pecs et des abdos, me fait asseoir sur des tas de machines monstrueuses où je dois pousser et tirer des trucs. C'est chiant comme la mort et en plus ça fait mal. Rien debizarre, c'était l'effet escompté, , je ne m'inquiète pas, là où par contre je mets le hola, c'est quand je me retrouve sans prévenir au bord de la gerbe après un énième exercice de torture. Mon abruti de muscle cardiaque, que je soupçonne d'être complètement détraqué depuis qu'on l'a piétiné, n'a pas apprécié la surdose d'activités. Après une heure d'efforts, je rentre chez moi passablement découragé, maudissant toute ma communauté, crétins arrogants superficiels, qui ne choisissent leurs mecs qu'en fonction de leur plastique. La communauté homosexuelle n'est qu'une vaste fumisterie ! Bref, pour la plage, c'est pas encore gagné, je vais peut-être essayer le Yémen, j'aurai pas à enlever mes fringues... January 15 Quand il y en a pour un... Il y avait bien longtemps qu'il n'y avait pas eu de critiques de ciné sur ce blog, alors, pour la peine et afin d'écrire un billet le plus indigeste possible, petite séance de rattrapage : Gone, baby gone Réalisé par Ben Affleck avec Casey Affleck, Michelle Monaghan, Ed Harris, Morgan Freeman, Amy Ryan, Titus Welliver Une fillette disparait, la famille fait appel à un privé lorsque la police se montre incapable d'obtenir des réponses du voisinnage. Pour un premier film, mon copain Ben fait du très bon boulot. Et engager son petit frère dans le rôle titre est certainement une de ses meilleures idées tant l'acteur imprime sa vulnérabilité sur un rôle loin d'être évident. La réalisation est énergique et certains seconds rôles,comme Amy Ryan, sortent leur épingle du jeu. Le choix de l'histoire, en revanche, est plus discutable. Le film baigne dans la même atmosphère glauque que Mystic River, auteur commun oblige, et se perd parfois dans des méandres inutiles. Sordide, habité d'une vision crepusculaire et sans espoir de l'être humain, Gone baby gone se fraye sans finesse un chemin hasardeux entre le Bien et le Mal. Efficace mais poisseux. Je suis une légende Réalisé par Francis Lawrence avec Will Smith, Salli Richardson, Alice Braga Une scientifique trouve un traitement contre le cancer et trois ans plus tard, la population mondiale est décimée. New York, complètement désertée, ne compte plus qu'un seul habitant, Robert Neville, dernier espoir d'un monde en ruines... Une excellente surprise de la part d'un acteur que je ne porte pas vraiment dans mon coeur, fatigué par des années de cabotinage intensif. Mais Will Smith excelle dans un film à l'atmosphère pesante, où se croise des lionnes véloces, des chiens tueurs et des créatures monstrueuses qui n'ont d'humain que la forme. Visuellement bluffant. A éviter si vous êtes cardiaque. Aliens vs. Predator - Requiem Réalisé par Colin et Greg Strause avec Steven Pasquale, Reiko Aylesworth, John Ortiz N'y allez pas, c'est une merde ! (pourquoi s'embarrasser d'une critique plus constructive quand c'est l'essentiel à retenir ?) 30 jours de nuit Réalisé par David Slade avec Josh Hartnett, Melissa George, Danny Huston, Ben Foster, Mark Rendall Une petite ville en Alaska coupée du monde durant 30 jours de nuit est attaquée par des vampires. Passé une séquence d'introduction péniblement longue et sans éclat, 30 jours de nuit plonge ses personnages dans l'enfer de la chasse. Ils sont les proies, les vampires sont bien sûr les chasseurs. Les minutes s'égrennent, les morts s'accumulent, on sursaute par habitude... Rien de remarquable ni sur la forme ni sur le fond, le récit manquant même cruellement d'épaisseur. Reste un massacre aérien impressionnant, un très joli couple vedette (Josh Hartnett/Melissa George) et des hurlements de vampires à vous faire frémir d'angoisse. Détention Secrète Réalisé par Gavin Hood avec Jake Gyllenhaal, Reese Whiterspoon, Peter Sarsgaard, Meryl Streep, Omar Metwally, Yigal Naor, Zineb Oukach Suite à un attentat en Afrique du Nord, un américain d'origine égyptienne est séquestré et torturé selon les ordres de la CIA. Un scénario qui manque d'originalité, une réalisation classique, un propos convenable entre condamnation du fanatisme religieux et dénonciation des dérives sécuritaires du gouvernement américain, Détention secrète est un film qui manque de rythme et d'intensité mais qui trouve sa force dans l'interprétation convaincante de ses grands acteurs. Jake Gyllenhaal est brillant (et irrésistible), Reese Whiterspoon très digne même si un peu absente et Meryl Streep, en prototype de la salope bureaucrate implaccable, donne des sueurs froides. Pas franchement inoubliable cependant. January 12 Par cet anneau... J'ai un objet fétiche, sorte de précieux sans pouvoir, qui orne gentiment mon doigt depuis déjà 12 ans. Je ne l'enlève que pour dormir et les jours où j'oublie de le remettre, je passe ma journée à triturer mon doigt en le cherchant. Pourquoi est-ce qu'un objet prend autant d'importance ? Possiblement parce que je l'ai chargé de souvenirs et d'une symbolique trop forte. Lorsque j'ai débarqué dans la grande ville, heureux d'être libéré du carcan familial, je n'avais qu'une envie, crier au monde qui j'étais. C'est un joli début, on dirait un mauvais téléfilm de M6 où je joue le rôle du péquenot de province. Comme je ne voulais pas d'une boucle à mon oreille, j'ai opté pour trois anneaux en argent entrelacés à mon doigt. Je ne sais plus très bien où j'avais été cherché l'idée que c'était un objet identitaire. Du coup, il n'y avait bien que moi pour savoir ce que cet anneau signifiait. Et comme en plus je le porte à la main gauche, je peux dire qu'il n'a pas vraiment eu l'effet escompté. Je suis parfois d'une bêtise affligeante. Je mets toujours un peu de temps à comprendre quand quelqu'un me demande en regardant mon anneau si je suis marié. Ca arrive très rarement mais mes amis me disent que c'est suffisant pour faire fuir un éventuel intéressé. A moins qu'il veuille détourner un homme du droit chemin, après tout, c'est bien un de mes vieux fantasmes d'ado. Et puis, il me semble qu'avec ou sans anneau, on est sensé se repérer entre nous, ce qui est vrai et qui m'étonne à chaque fois. Bref, si cet anneau a autant de valeur ce n'est pas pour son potentiel, clairement loupé, de revendication. Au fur et à mesure des années et donc de mes relations, chacun des garçons avec qui je suis sorti, s'est amusé à me passer cet anneau au doigt. Je ne demandais rien, ils le prenaient, le faisaient tourner dans leur main et le remettaient à mon doigt. Je n'y ai jamais attaché plus d'importance que ça même si le geste est évidemment symbolique. Jusqu'à ce que le garçon avec qui j'avais prévu de passer le reste de ma vie ne profite de notre premier anniversaire pour me le passer au doigt en me demandant, joueur, de l'épouser. La scène est d'un cliché redoutable et je m'étais toujours vu dans le rôle de celui qui propose mais qu'à cela ne tienne, elle garde malgré tout son côté romantique. Pour lui, ce n'était rien d'autre qu'une boutade, il a d'ailleurs recommencé à manger sans même attendre ma réponse, trop classe, mais pour moi, guimauve irrécupérable, mon coeur venait d'éclater. Dès lors cet anneau a été la preuve de mes sentiments et même après notre séparation, je l'ai gardé à mon doigt, dans un premier temps parce qu'il était le souvenir de ce que j'avais perdu mais aujourd'hui parce qu'il représente l'espoir qu'un jour, après en avoir passé un à son doigt, un garçon retirera celui que je porte pour en glisser un nouveau à la place. Tout ça est d'une mièvrerie affligeante, ne vous gênez pas pour le dire, mais peu importe au final parce que sans espoir que resterait-il de nous ? January 07 Mon beau mec du lundi n°86 Le beau mec de la semaine est généralement l'occasion de montrer à quel point je suis un garçon superficiel qui ne s'amourache que de belles gueules sur un corps d'athlète. L'occasion également d'en faire des tonnes sur des types qui souvent ne dégagent pas grand chose. Alors, pour une fois, j'ai décidé de miser sur un beau mec qui ne l'est pas vraiment. C'est vrai, les abdos, les pecs, c'est bien joli à regarder mais une fois qu'on a fait "ouah !, c'est du vrai ?" qu'est-ce qu'il reste ? Ben des pecs et des abdos quand même, c'est pas rien... Je vous ai entendu, vous êtes aussi superficiels que moi, honte sur vous ! Et la beauté intérieure alors ? On n'est pas toujours à l'intérieur, je vous entends bien mais qu'à cela ne tienne, je revendique haut et fort mon goût des garçons trop grand, trop petit, trop gros, trop maigre, bref des types qui ne concourrent pas vraiment pour le titre de Mister Univers mais qui ont énormément de charme. Parce qu'au final, c'est la seule chose qui reste une fois le temps passé (c'était la réponse correcte à la question posée plus haut). Et je ne dis pas ça du tout parce que je rêve d'entendre un mec me dire que peu importe ce à quoi je ressemble, je lui conviens tel que je suis... Je suis un grand naïf... Et pour illustrer mon propos, mon beau mec de la semaine s'appelle Josh Radnor. Josh Radnor, 1m83, 33 ans au compteur, est un tout jeune acteur dans le business puisqu'il ne tourne que depuis 6 ans. Une apparition dans New York District, une autre dans Urgences, Six Feet Under et Amy et c'est à peu près tout. Il faut attendre 2005 pour que le jeune homme accède à la lumière (et encore) en décrochant le rôle titre de la sitcom How I met your Mother (Comment je l'ai rencontrée, diffusée sur Canal). Il y est le très attachant Ted Mosby, incurable romantique, obsédé par ses cheveux, la délicieuse Robin et survivre aux coups tordus de son copain Barney. Alors oui il n'est pas très beau, il n'est certainement pas foutu comme un dieu grec mais je craque complètement pour son sourire sincère et son regard attendrissant. Finalement, il en faut pas beaucoup pour me plaire... January 04 Une année dans ma téléAprès vous avoir dressé mon petit bilan perso, j'avais pensé, comme l'année dernière, faire un petit best of de mon année ciné/télé/musique/bouquins. Mais soyons honnête, je ne serais jamais aussi bon que la granouille et je n'ai rien lu de notable si ce n'est le dernier tome de Harry Potter (Harry rules, youhou ! - veuillez ne pas tenir compte de cette parenthèse). Alors, à l'image de la brillante POC (qui vient d'être publiée, youhou, je connais une célébrité, jetez vous sur ce livre, c'est un ordre !), je vais faire un petit tour d'horizon de mon année télévisuelle :
JANVIER Comme je suis en vacances forcées, je prends enfin le temps de découvrir la série avec laquelle la Granouille me bassine depuis qu'elle l'a vue. Et je suis scotché. Battlestar Galactica rentre immédiatement au panthéon de mes séries cultes. Je tombe amoureux de tous ses personnages (à l'exception du petit singe poilu) et vous offre 3 beaux mecs (n°45, n°63 et n°70) directement issus de cette magnifique série de science-fiction. De son côté, le Docteur House confirme tout le mal que je pensais de lui dans une saison 2 particulièrement jouissive. L'année commence bien avec l'arrivée sur Jimmy de la saison 3 de la très sombre MI-5 qui tient toutes ses promesses même si je vois partir à regret Matthew MacFadyen et sa voix puissante et virile au profit du néanmoins très sexy Rupert Penry-Jones (n°60).
FEVRIER
Alias entame sa dernière saison, fort heureusement. Comme il fallait s'y attendre, c'est du grand n'importe quoi et JJ Abrams m'étonne une fois de plus en franchissant les limites du ridicule en plongeant la némésis de Sydney dans un petit bain rouge pour en faire un clone de notre héroïne. Le point positif : Michael Vartan n'est là qu'à mi-temps. C'est déjà trop. Rescue me, de son côté, achève sa saison 3 de façon spectaculaire. Je ne peux pas en dire autant de la saison 5 de Dead Zone, véritable somnifère.
MARS
Retour de Clark Kent, le héros au charisme d'huître, dans la nouvelle saison de Smallville. Comme à chaque fois je me demande pourquoi je m'obstine à regarder une série de plus en plus mauvaise au fur et à mesure des années, surtout s'il n'enlève même plus sa chemise. Heureusement d'autres le font pour lui (n°65). La saison 4 de The L Word prend fin et si globalement cette nouvelle saison a été moins mauvaise que la précédente (mais pouvait-on faire pire ?), on est bien loin du brio des deux premières. La faute à des scénaristes qui ne maîtrisent pas leurs intrigues et à de nouveaux personnages inintéressants. Et à Jenny Schecter. De toute façon, tout est toujours la faute de Jenny Schecter.
AVRIL
Trop c'est trop. Face à l'avalanche de séries produites par Bruckheimer (Les 3 Experts, FBI, Cold Case...) toutes construites sur le même canevas, je quitte sans regret Jack Malone (FBI, portés disparus) et Mac Taylor (Les Experts Manhattan). Temperance Brennan, l'héroïne de Bones, hérite du Meredith Grey Award du personnage que je hais le plus. Je finis la saison 1 en me promettant de ne jamais regarder la 2. Promesse tenue. Nip/Tuck finit sa saison 4 en eau-de-boudin mais globalement la série n'a plus grand chose à dire depuis la saison dernière. Heureusement il y a ses guests : Catherine Deneuve, Jacqueline Bisset, Alanis Morissette mais pas Rosie O'Donnell. Je hais Rosie O'Donnell.
MAI
Après des années d'attente, la saison 2 d'Everwood arrive enfin sur nos écrans. L'émotion est toujours au rendez-vous grâce à des acteurs brillants, Marcia Cross en tête, très loin de son personnage de Bree. M6 trouve amusant d'arrêter la diffusion de la saison 3 de Veronica Mars à l'épisode 8. Comme la série m'ennuie et que l'héroïne est de moins en moins sympathique, je m'offusque juste par principe. Son retour en novembre me laissera de marbre et la fin de saison dort toujours sur mon disque dur. Pris d'un accès de générosité aigü, je tente non pas une mais cinq fictions françaises en un mois pour voir dans quel état est notre production nationale (et pour mâter les n°69 et n°72) . Grosse erreur. Suspectes et Mystères atteignent des sommets grâce aux interprétations magistrales de Ingrid Chauvin, la femme poumon et de Patrick Bauchau. Je déverse toute ma haine de la fiction française dans un billet rageur. Seule Virginie Efira trouve grâce à mes yeux dans la très sympathique Off Prime, évidemment retirée de l'antenne...
JUIN
Star Trek Voyager achève son voyage sur Jimmy au terme de 7 saisons souvent remarquables notamment grâce à ses interprètes féminines dont Jeri Ryan, véritable révélation. L'été est presque là, l'occasion d'accueillir les ménagères de Desperate Housewives dans une saison 2 assez fade (enfermer son gamin goliot dans la cave est toujours une excellente méthode d'éducation), les internes de Grey's Anatomy dans une saison 3 plutôt décevante vers la fin (mais dites à George d'arrêter de geindre et de se taper Izzie, enfin, merde, ce garçon à si peur que ça de sa grosse truie ? Oubliez ma dernière phrase, Callie me fait peur) et un troupeau d'inconnus aux super pouvoirs dans la première saison de Heroes, plagiat honteux de tout ce qui a pu être fait dans les comics US et qui s'essouffle très rapidement. Encore une fois c'est une fille qui sort du lot, Ali Larter, impressionnante même si les garçons sont bien mignons (n°71, n°73 et n°76). J'ai eu 29 ans, ce qui n'a rien à voir, mais je tenais à le dire. La fin est proche.
JUILLET
Le Cook County refuse de fermer ses portes et est de retour pour une saison 13 d'Urgences. Le feu sacré n'est plus là mais ma conscience télévisuelle me dit que c'est mal de détourner ses yeux d'une série autrefois brillante qui agonise. La bonne surprise de l'été vient de Jack Bauer, dont je ne suis pourtant pas fan, mais qui assure le spectacle dans la saison 5 de 24. Lost, après une saison 2 catastrophique, réussit également à me surprendre notamment grace à son intrigant final. Et à Ben et Juliet. Les héros de The Nine, eux, ne me surprennent pas et je rêve que quelqu'un ouvre le feu sur les otages pour en finir.
AOUT
Lily Rush est de retour ! Lily Rush est de retour ! Lily R...oui mais non. La saison 3 de Cold Case est à mourir d'ennui et ce malgré Danny Pino dont je ne me lasse pas (n°3 sur mon top 5 plastifié, notez à quel point cette parenthèse est affligeante). Les Frères Scott sont également de retour et c'est tellement léger que mes neurones se décollent mais j'ai un faible pour les ados tête à claques qui s'envoient en l'air (et j'ai soudain l'air d'un pervers...). Deuxième coup de coeur de l'année avec la saison 1 de Brothers & Sisters au casting impeccable, dominé par une Sally Field à mourir de rire. Et enfin un vrai personnage gay, ça manquait au paysage audiovisuel (enfin, moi, en tout cas, ça me manquait mais je suis peut-être de parti pris).
SEPTEMBRE
Les frères Winchester reviennent dans une deuxième saison, plus aboutie, de Supernatural mais il y a encore du boulot... Gale Harold, le héros de Queer as Folk, est navrant dans Vanished. La bonne surprise viendra de Kyle XY, dont je me moquais pourtant allégremment, et qui s'avère rudement sympathique. Et puis il y a Rome. Rome la magnifique, Rome l'incomparable. A l'instar de BSG, Rome entre tout droit dans mon top 5. Je suis bluffé par le travail de reconstitution et encore plus par le talent des acteurs. Un véritable bijou.
OCTOBRE
La rentrée n'en finit pas de me gâter après une année plutôt maussade. Torchwood, série anglaise, s'avère étrangement déroutante et jouissivement permissive. Eureka, série attachante à l'univers loufoque, est une très agréable surprise. Vraiment très agréable (n°42). Seule ombre au tableau, les évadés de Fox River peinent à se faire descendre dans une saison 2 de Prison Break monstrueusement chiante. Et je pèse mes mots.
NOVEMBRE
Après 10 ans de bons et loyaux services, Stargate SG-1 tire sa révérence. Et bon sang que ça fait du bien ! Hormis son dernier épisode, cette dernière saison, malgré la présence de Claudia Black et Ben Browder, aura été digne des meilleurs épisodes de Derrick. Et on peut en dire tout autant de sa petite soeur Stargate Atlantis. Au rayon des séries dont on se demande pourquoi je les regarde : Kidnapped, clone de Vanished en aussi chiant. Il faudra peut-être dire aux chaînes de se concerter avant de lancer des produits identiques la même année... Amateurs ! Vivement que je créé ma propre chaîne !
DECEMBRE
Après tout le bien que tout le monde en a dit, je me décide à regarder Dexter. La première saison ne me convainc pas vraiment même si Michael C. Hall fait un boulot remarquable. La deuxième en revanche est à couper le souffle. Ce qui m'inquiète par contre, c'est de me reconnaître autant dans ce personnage de serial killer mort à l'intérieur. M6 massacre la diffusion de la très addictive Jericho, jusqu'à bouffer ses 3 derniers épisodes. Pourquoi est-ce que je m'énerve encore ? La chaîne achève ma mise à mort en poursuivant avec la saison 3 de Prison Break, lamentable. Heureusement, je tombe amoureux. D'une sitcom. C'est assez rare pour être souligné. How I met your Mother et son héros si attendrissant me font fondre complètement. Et en plus je me marre. Legend...wait for it... ary ! Quoi de mieux pour finir l'année !
Voilà pour mes douze mois en séries. Je reconnais que c'est un billet qui s'adresse à ceux qui, comme moi, sont mordus et je m'excuse auparavant auprès des autres. Mais après tout, je suis obsessionnel, depuis le temps, vous devriez le savoir.
Et vous, vos séries de l'année ?
January 01 One left... Ca y est, on y est, une nouvelle année commence et elle a intérêt à être à la hauteur ! BONNE ANNEE !! (ben oui, c'est tout, ça fait à peine 2 heures que je suis debout, qu'est-ce que vous voulez que je dise d'autre, je suis plus tout jeune, j'ai les neurones qui mettent du temps à se réaligner...) |
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