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    October 02

    Gens qui tirent et Gens qui mangent (et parfois gens qui tirent sur gens qui mangent)

    Le goût de la vie (No reservations)
    Réalisé par Scott Hicks / Scénario de Carol Fuchs
    Avec : Catherine Zeta-Jones, Aaron Eckhart, Abigail Breslin, Patricia Clarkson

    Catherine est un grand chef cuisinier, comme Remy avec moins de poils. Mais Catherine est un peu psychorigide, comme Bree mais en brune. Aussi lorsque sa soeur ne trouve rien de mieux à faire que de mourir en lui confiant sa gamine, Catherine se demande comment gérer les choses. Heureusement, son nouveau second, baroudeur barratineur fan d'opéra, vole à sa rescousse.
    Catherine est jolie, Aaron aussi. Le tout ne mérite pas qu'on s'y attarde plus longtemps. Le goût de la vie est une histoire d'amour maintes fois écrite qui croûle sous le poids des clichés du genre. Un film qui se roule allégremment dans le pathos mais que le charme de ses interprètes parvient à sauver de l'ennui.


    La Vengeance dans la Peau (The Bourne Ultimatum)
    Réalisé par Paul Greengrass / Scénario de Tony Gilroy d'après le roman de Robert Ludlum
    Avec : Matt Damon, Joan Allen, Julia Stiles, David Strathairn
    Devenu l'objet de toutes les traques, Jason Bourne cherche toujours à retrouver la mémoire et à mettre à jour le complot qui a coûté la vie à celle qu'il aimait.
    Des cascades, des poursuites, des rebondissements, une intrigue assez claire et un Matt Damon plus déterminé que jamais, voilà ce qui fait l'à peu près réussite de ce troisième volet des aventures de Jason Bourne. Dire que La Vengeance dans la Peau est le meilleur épisode de la saga serait difficile dans la mesure où je ne me souviens pas des deux premiers, et pour être honnête, trois semaines après l'avoir vu, je ne me souviens déjà presque plus de celui-ci non plus. C'est finalement ce qui me fait dire que la série des "...dans la peau" n'est pas aussi transcendante que ça, mon incapacité totale à en retenir quoi que soit...


    28 Semaines plus tard (28 weeks later)
    Réalisé par Juan Carlos Fresnadillo / Scénario de JC Fresnadillo, E. Lopez Lavigne, J. Olmo et R. Joffe
    Avec : Robert Carlyle, Rose Byrne, Jeremy Renner, Harold Perrineau, Catherine McCormack, Imogen Poots, Mackintosh Muggleton
    28 semaines après que l'Angeleterre ait été décimée par un puissant virus qui transforme les gens en zombies, les forces armées américaines accueillent les résidents anglais alors à l'étranger au moment du drame et les regroupent dans un quartier sécurisé de Londres avec le reste des survivants.
    Pour ne pas être perdu devant ce nouvel opus, j'avais décidé de visionner le premier quelques heures avant d'aller voir le second. Et si 28 jours plus tard était réellement angoissant, 28 semaines plus tard l'est beaucoup moins. La faute à une réalisation qui préfère montrer que suggérer, sombrant par moment dans un bain d'hémoglobine facile. La séquence d'introduction est pourtant redoutable pour le rythme cardiaque du spectateur et certaines scènes, comme le massacre à vue des civils par les militaires, sont relativement marquantes mais le tout manque de cohésion et de fluidité. Les personnages sont mal exploités et leur sort devient finalement anecdotique.

    A Vif (The Brave one)
    Réalisé par Neil Jordan / Scénario de Cynthia Mort
    Avec : Jodie Foster, Terrence Howard, Naveen Andrews, Mary Steenburgen, Nicky Katt
    Erica est une animatrice chiante qui raconte des trucs insipides sur une radio que personne n'écoute. Elle sort avec Sayid qui après des mois reclus sur une île a oublié que le shampoing existait. Alors qu'ils se promènent la nuit dans un parc désert, le couple d'amoureux sur le point de se marier est agressé, preuve que les ballades dans les parcs la nuit c'est une mauvaise idée. Sayid meurt et Erica est traumatisée. Comme la police ne travaille pas assez vite, elle décide d'acheter un flingue et de tirer sur tous les gens qui lui font peur...
    Jodie est intelligente mais comme elle ne veut pas étaler plus que de raison la puissance de son intellect, elle tourne des films de merde. Je ne vois pas d'autre explication à l'ennui qui saisit le spectateur devant sa filmographie. A vif en est le parfait exemple. Un scénario insipide au propos douteux, une réalisation terne et mollassone et une interprétation monotone de Jodie, plus lesbian butch que jamais font de ce thriller introspectif un monument d'ennui. Le passage d'Erica victime en Erica tueuse est si mal amené qu'il empêche le lien de se créer entre le personnage et le spectateur qui, dès lors, n'a d'autres choix que de subir ses errances monocordes. Et si en plus Jodie nous impose son propre doublage dénué de toute émotion...