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    December 29

    Petit bilan perso - Troisième

    Plus que 3 jours avec le grand saut vers une nouvelle année et l'heure est venue de dresser le bilan de celle qui va s'achever. Comme les années précédentes, parce que je suis monomaniaque et que le classement et les chiffres sont toujours autant orgasmiques, petit récap en chiffres :

    - J'ai eu 1 boulot, toujours le même, cette fois sur 1 contrat et 3 avenants pour une durée de 9 mois, ce qui fait un nombre total de 5 contrats et 6 avenants depuis novembre 2005. L'Administration m'épatera toujours.
    - J'ai vu 76 films au ciné, ce qui fait plus de 6 films par mois et c'est 6 de mieux que l'année dernière. Et il reste 3 jours pour atteindre les 80 ! (j'ai des challenges de fou, je sais...).
    - J'ai vu 54 séries (ce qui représente plus de 1000 épisodes dans l'année, rien qu'en l'écrivant ça me fait peur) dont beaucoup de daubes. Mais c'est parce que j'avais décidé de redonner sa chance à la fiction française. Grosse erreur, je referai plus. Pour le bilan ciné et télé, ce sera d'ici peu, surtout que j'ai quelques films à chroniquer, comme le soulignait Luluninette.
    - J'ai mis fin à 2 années de thérapie. J'ai donc la confirmation que je suis un masochiste obsessionnel qui manque cruellement de confiance en lui, quelle révélation !
    - J'ai repris 1 activité sportive, même si j'ai rien foutu en décembre, en pataugeant joyeusement dans une piscine, 29 séances en 4 mois, ce qui n'est pas trop mal pour quelqu'un qui hait le sport. Mes bras et mes jambes me disent merci. Mes pecs et mes abdos pas encore mais je crois que c'est parce qu'ils m'en veulent de les avoir négligés pendant 10 ans...
    - J'ai encore attiré 1 vieux, je vais finir par croire que je dégage des phéromones gériatriques. Et hormis mon ex, aucun mec de mon âge ne s'est montré intéressé. Mais c'est peut-être parce que j'en ai pas rencontrés. Ou alors quelque chose cloche chez moi. Faut que je réflechisse à la question...
    - J'ai survécu, une fois de plus, à cette charogne puante de Nini la teigne, ma collègue de bureau. Le nombre de fois où j'ai rêvé de l'agraffer jusqu'à la mort est incalculable.
    - J'ai enfin commencé à écrire ma propre série, même si elle stagne, faute de temps, à l'épisode 2. C'est une information dont tout le monde se fout mais quitte à faire un bilan, autant qu'il soit complet !
    - J'ai oublié de lire cette année et ça, ça ne me ressemble pas. Voilà bien 6 mois que je n'ai pas ouvert autre chose qu'une bd, un comics ou un manga. J'ai très honte...
    - J'ai négligé mon blog pendant près de 2 mois, dit aurevoir à la plupart de mes lecteurs (Pierre, Romain, Coyotus, Hexemorgane, Ben et Amélie), conservé quelques fidèles (merci à vous... je suis tellement démago, c'est monstrueux) et accueilli 3 nouvelles têtes (Karim le sériphile, Galadriel la romantique et Heav' l'insomniaque).
    - J'ai découvert, avec effroi, que la glace Praline & Cream de Häagen Dasz ne me faisait plus aucun effet mais j'ai développé une addiction à la compote de pommes en morceaux de chez Andros (je suis affligé par ce que je viens d'écrire, veuillez m'excuser).
    - J'ai pris 2 kilos, ce qui mène le nombre de kilos à perdre à 3 (vu que j'en ai pris 1 l'année dernière). Il faudrait voir à faire gaffe, mon gros !
    - J'ai gagné 1 vraie correspondante et c'est bien la première fois que j'entretiens une aussi longue relation épistolaire sans que le sexe soit une donnée de l'équation et c'est fichtrement agréable. Comme ça, on arrêtera peut-être de me dire que je veux me taper toute la blogosphère (c'est vrai quoi, il y en a eu que 2, merdeuh...)
    - J'ai eu 1 petit-ami avec qui les choses n'ont pas fonctionné (comme en témoigne l'utilisation du passé, vous êtes fûtés, vous l'avez noté tout seul), j'ai fait 1 fixation pathologique sur un pauvre garçon hétéro qui n'a pas du comprendre pourquoi je le regardais autant et je termine l'année avec 1 gros coup de coeur qui ne ménera à rien, vu que le petit gars est casé.
    - Rayon voyages et visites, j'ai beaucoup vu Orléans, petit-ami oblige. C'est froid et un peu désert aussi. Mais il y a un tramway (ce qui m'amène à la conclusion que je ne sors qu'avec des garçons qui vivent dans des villes à Tramway...). J'ai passé quelques jours à Paris chez mes amis Princesse et Kikouline (on sent toute la camaraderie virile dans ces surnoms) et j'ai visité l'hôpital de Draguignan, merci mon frère. Sympa, dommage que tout le budget soit passé dans la déco et pas dans l'embauche d'un personnel compétent. Pas de trip londonien cette année et je sens bien que la Granouille boude un peu...
    - Sans oublier 1 bonne grosse déprime de fin d'année comme j'en avais pas eu depuis un moment...
     
    Un bilan mitigé donc mais qu'on se le dise, 2008 sera mieux, c'est obligé... non ?... allez, siouplaît...

    Et vous, votre année 2007 ?
    December 27

    Masquerade

    Je suis parfait ! N'essayez même pas de me dire le contraire, je ne vous croierais pas. Je suis parfait, ma famille me l'a dit. Pendant 5 jours. Tous les jours. Plusieurs fois par jour. J'ai bien tenté, comme à chaque fois, de leur faire comprendre que j'en étais loin mais peine perdue, rien n'y a fait, le mantra familial est resté le même : "Il est parfait, ce petit". Et pour cause, "il boit pas, il fume pas, il se drogue pas". Comme si, au passage, on pouvait annoncer à sa famille au repas de Noël : "vous avez déjà essayé l'héro, je suis addict à mort, je vous le conseille"...
    Vous en conviendrez, les critères de perfection selon ma famille ne sont pas très élevés et certains, comme toi petit lecteur qui le pense très fort et que j'entends d'ici, n'hésiteraient pas à remplacer le mot "parfait" par le mot "chiant". J'assume complètement mon côté jeune homme de bonne famille bien sous tous  rapports. En plus, je ne bois même pas de café, un argument de taille selon mon grand-père, sorte de sapin sur la bûche de Noël.
    Mais la clé de ma perfection ne réside pas seulement dans mon régime d'ascète. Pour les miens, je suis ce garçon gentil et serviable, toujours d'humeur constante, qui anticipe les moindres désirs avant même qu'ils soient formulés et qui accepte toutes les corvées sans broncher. Que d'abnégation, que de sacrifice ! Saint Nicolas LeGay, martyr consentant, béatification certifiée. Mais finalement, non. Ma gentillesse, si elle n'est pas totalement feinte car je crois foncièrement être un brave petit gars, sert avant tout à assurer ma tranquilité. Dès que j'ai été en âge de mentir avec conviction, c'est-à-dire assez tôt, j'ai compris qu'il n'y avait pas meilleur paravent pour ce que j'avais à cacher que de me conforter à cette image. Et même après l'annonce vitesse grande V de mes penchants inavouables (ma mère, la Ferrari des porteuses de nouvelles), j'ai continué à jouer le jeu. Parce que le savoir est une chose mais être directement confronté à la réalité de la situation en est une autre. Du coup, plus personne ne m'a demandé si j'avais une copine mais personne ne m'a demandé non plus depuis si j'avais un copain. Par contre, les questions sur le boulot, ça ne loupe pas. A croire que je ne suis qu'une bête de somme !
    Mais à trop porter ce masque policé et asexué, j'ai fini par me détacher émotionnellement de toute ma famille. Je compatis, je réponds présent mais les ennuis de santé et les revers financiers des uns et des autres me laissent froid. "Il est fort, ce petit, il est comme sa grand-mère, il peut tout encaisser". Sauf que non, le petit n'est pas fort, le petit est juste incapable de ressentir quoi que ce soit. Mais je sais très bien faire semblant ! De la graine de psychopathe, le Nico... Un Dexter en puissance... D'ici à ce que je les massacre tous à coups de pelle...
    Quand je vous dis que je suis parfait !

    December 22

    Puisque la tradition l'exige...

    En attendant que le calvaire de la visite familiale prenne fin (Nico, prend sur toi, rappelle toi, comme le disais si bien Heav', que tu le fais pour eux, pas pour toi), je profite d'avoir un ordi sous la main pour souhaiter à tous ceux qui aiment cette période de l'année :
     
    Joyeux Noël
     
    et pour les autres, be brave, it's almost over !
    December 19

    Divagation en coeur majeur

    J'ai toujours été un incorrigible romantique. Sarcastique, désabusé mais romantique. Les élans de mon coeur sont l'unique moteur de mon existence, quitte à y sacrifier aspirations professionnelles et revendications politiques. J'aime sentir mon âme qui se consume, à tort ou à raison, j'aime le poids de mes pensées, les noeuds dans l'estomac, les mains qui tremblent... Je ne parle pas nécessairement d'amour mais de ces instants où un regard, des mots qui vous touchent, la simple aura d'une présence suffisent à vous enflammer. En quelques secondes, c'est comme si tout avait changé, les sons ne viennent plus, les lèvres brûlent, d'un même élan tout votre corps n'est plus dirigé que vers une seule pensée : faîtes que ça ne s'arrête pas. Et peu importe l'issue, peu importe les obstacles, il y a dans cette sensation ineffable un goût d'éternité, une espérance de bonheur si puissamment addictive qu'elle empêche toute autre sensation. Très peu de ces éclats ont donné lieu à de réelles relations, la plupart sont restés silencieux, faute de partager les mêmes désirs mais chacun d'eux, par sa fulgurance si proche de la douleur, m'a conforté dans l'idée que je n'aspire finalement qu'à une seule chose, si commune que l'écrire est presque un affront : aimer.
    Les faits disent le contraire mais chacun de ces coups de coeur, qu'ils aient duré cinq minutes ou des mois d'agonie, a donné lieu à une histoire, pas toujours très drôle ni toujours très tendre mais ma tête est pleine de ces romances infécondes que j'ai sublimé à l'extrême. Elles n'atteindront bien sûr jamais la force des sentiments que j'ai pu mettre dans les histoires qui ont compté mais elles m'accompagnent à chaque fois et façonnent l'amoureux que je suis. Je n'obéis à aucune raison, me consumant silencieusement la plupart du temps pour des garçons qui ne peuvent m'aimer et ne sauront jamais l'influence qu'ils ont exercé sur mon coeur. Mon envie d'aimer se nourrit de douleur, c'est ma façon d'exister, tout à la fois puérile et pathétique mais avec l'espoir, toujours, que cette envie d'aimer se concrétise. Parce que c'est tout ce qui compte finalement, trouver quelqu'un à chérir et se donner entièrement à lui.
    December 17

    Mon beau mec du lundi n°85

    Mais enfin Nico, c'est quoi ce billet déprimant que tu nous as pondu, c'est pas parce que ta vie est un échec complet qu'il faut en rajouter, c'est pas comme si t'avais tellement l'air au bord du gouffre que même les sdf s'arrêtaient pour te souhaiter un joyeux noël d'un air compatissant sans même te demander une petite pièce... Bref, en attendant des jours meilleurs et parce que s'apesantir est un plaisir qui ne se partage pas, je vais revenir à des billets plus légers et qui y a-t-il de plus léger qu'un mec mignon. C'est pas beau, ça, continuer à vous présenter des mecs mignons comme si j'étais une pucelle de 12 ans, on sent la matûrité, on sent le trentenaire confiant et sûr de lui. Pour la peine, j'ai été le piocher dans une des séries les plus chiantes du moment, une série qui franchit allégremment et avec une constance remarquable les bornes du ridicule : Prison Break. Le petit gars en question s'appelle Chris Vance et est un anglais de 36 ans qui vient d'intégrer la saison 3 de la série carcérale dans le rôle de James Whistler, l'homme qui vit dans les égoûts, tout un programme... Pour le reste, beaucoup de trucs anglais mais honnêtement on s'en fout... Allez, plus que 8 jours à tenir...
    December 12

    En attendant Janvier...

    Noël approche à grand pas et les cadeaux ne sont toujours pas faits. L'envie n'y est pas. Chaque année pourtant, j'espère retrouver les joies des fêtes de fin d'année telles que je les ai connues enfant mais il faut croire que Noël n'est propice au bonheur que dans les yeux d'un gamin de 5 ans. Je hais les fêtes et leur obligation d'être heureux et d'aimer les siens. Alors pour changer, j'ai décidé de troquer le Nico ronchon contre le Nico déprimé. Et pour éviter que la déprime s'envole, j'ai trouvé un moyen radical pour l'entrenir : me faire l'intégrale des films gays de ma dévédéthèque, histoire de me rappeler à quel point c'est chouette d'être amoureux et combien c'est bon d'avoir un homme à soi et des projets d'avenir plein la tête. Sauf que non, parce que... ah oui, suis-je bête, je suis tout seul ! Et puis ça fait belle lurette que je n'ai pas pleuré alors c'est important de vérifier que les canaux lacrimaux sont toujours en état de marche. Ma semaine est donc follement drôle entre des garçons qui meurent parce qu'ils sont pédés, d'autres qui pleurent parce que leur famille les rejettent et ceux qui crèvent d'amour sans oser se déclarer. Et comme si ce n'était pas suffisant, un gentil camarade de bus ne trouve rien de mieux que de m'exposer ses théories sur le couple et sur combien il préfère se passer d'amour plutôt que de souffrir. Réjouissant. Quoi qu'il en soit, je ne me suis jamais senti aussi seul et ce n'est pas la semaine que je m'apprête passer en famille où il faudra se forcer à sourire pour faire croire au monde que tout va bien qui va arranger les choses. Décidemment, je hais Noël... et pour une fois le Nico ronchon me manque, la version déprimée est trop pénible à supporter !
    December 08

    Gilbert le Goret

    Alors que la fin de mon contrat arrive à grand pas, je repense  à ces 8 mois de bonheur partagé avec ma délicieuse et non moins adorable collègue, le petit goret. Je ne vais pas revenir sur tous ses travers (goret, travers... il y a une blague tellement minable à faire que même moi je m'y refuse), ce serait trop long et puis, depuis le temps, vous avez bien compris que cette fille était un concentré de mort-au-rats. Toutefois, il faut que je vous raconte le dernier bouleversement de sa vie et si avec ça vous n'envoyez pas des dons pour qu'on l'euthanasie, c'est à n'y rien comprendre.

    Le petit goret vit dans un corps qui la hait et qui essaye de la tuer en chopant toutes les maladies qui passent. Avec une température interne qui frise le zéro absolu, Nini le goret est perpétuellement en train de se plaindre du froid et allume le chauffage dès le mois de septembre alors que les reste de la Côte est en t.shirt, 25° oblige. Nini doit être morte à l'intérieur, je ne vois pas d'autre explication. Quoi qu'il en soit, elle a réussi à attraper la grippe et son corps s'est dit qu'il tenait là l'occasion idéale d'en finir.
    Un des effets secondaires rarissimes de la grippe, qui touche principalement les personnes âgées (mais Nini est déjà grabattaire dans sa tête), est une perte partielle de la vue. En gros, vous n'avez plus de vision périphérique et ce que vous arrivez à voir est voilé. N'importe qui se réveillerait un matin en se rendant compte qu'il est sur le point d'être aveugle se rendrait illico chez le médecin voire l'ophtalmo. Pas Nini. Blême et décomposée, Nini se traîne au bureau où elle m'annonce tout de go qu'elle ne voit rien et donc ne pourra pas se servir de son ordinateur. Ce qui revient finalement à dire qu'elle ne pourra pas travailler. Pourquoi venir dans ce cas ? Mais parce qu'elle s'ennuie chez elle. Tout comme après sa rupture avec Chabichou, Nini pense que le bureau est une garderie.
    Nini étant la chienne gâleuse qu'elle est, elle ne se contente pas de gémir sur son bureau, elle ameute tout le service pour que les gens viennent la plaindre et saluent son courage et son professionalisme. Je suis attéré. Et comme Nini est encore plus tarte que ce que j'aurais cru, elle tente quand même de bosser sur son ordi, le nez contre l'écran, le doigt sur le clavier pour un rendement d'un mot à la demi-heure. Au bout de deux heures, elle s'effondre en disant qu'elle a un mal de crâne terrible. Comme je suis un peu à bout, je lui réponds assez sèchement que dans un tel état, on reste chez soi. Oui, je sais, c'est violent, je suis un monstre.
    Les jours passent et les choses ne s'améliorent guère mais madame refuse de consulter. Parce que Nini, en plus du reste, est médecin, c'est évident. Résultat, ma charge de travail a doublé et surtout je dois supporter le couplet de la petite fille si brave et courageuse face à la maladie qu'elle ressort à tous les membres du service, couplet qui s'accompagne de celui, plus usé, sur la tumeur dont elle a été victime lorsqu'elle était plus jeune et qui me fait dire qu'avec de tels antécédents, on n'attend pas une semaine avant de consulter. Mais Nini, experte, ne voit pas en quoi les yeux sont reliés au cerveau. Dans son cas, on se demande s'il y a bien quelque chose de relié.
    Lorsqu'enfin, elle se rend chez son ophtalmo, celui-ci lui déclare, après avoir inspecté son oeil droit, qu'elle devrait s'inquiéter et passer une IRM sur le champ. Là encore, n'importe qui suivrait son conseil à la lettre. Pas Nini. Car si elle s'en tient à son dossier médical, c'est son oeil gauche le maillon faible. Elle revient donc au bureau et annonce que son ophtalmo est un charlatan. Comme je refuse de lui servir de canne blanche et que je suis à court de patience, je refuse de me rendre avec elle au resto administratif, ce dont elle ne manquera pas de se plaindre lors du 6ème coup de fil quotidien avec sa môman où elle lui assurera que malgré tout, elle est parvenue toute seule jusqu'au bâtiment et qu'elle a pu manger. Comme ses parents qui vivent quasiment chez elle (et en profitent au passage pour fouiller dans ses affaires, ce qu'elle trouve parfaitement normal), ont un peu plus de jugeotte que leur idiote de fille, ils réusissent à la convaincre de prendre quelques jours de repos pour essayer de se soigner...
    Je peux recommencer à respirer.

    Et dire que tout ça lui a permis de s'attirer la sympathie du directeur adjoint qui l'a pistonnée pour que son contrat, qui devait prendre fin mi-novembre, soit prolongée jusqu'à la mi-janvier dans un service annexe. Le petit goret est une plaie, certes, mais parfois les hommes sont des crétins sans nom...
    December 03

    Mon beau mec du lundi n°84

    Vous n'êtes peut-être pas au courant mais une petite révolution a frappé le monde impitoyable des soaps outre-atlantique. Deux garçons se sont embrassés. Bien sûr, dit comme ça, ça n'a pas l'air transcendant. Des mecs qui s'embrassent, il y en a quand même nettement plus qu'avant sur nos petits écrans, on va pas en faire une montagne à chaque fois. Mais là, c'est dans un soap, dernier bastion américain d'une homophobie consensuelle. Oui pour les pédés, non pour les baisers. Et voilà pas que As the World Turns qui a déjà eu la gentillesse de nous filer un petit coming out il y a un an nous livre une sympathique bluette adolescente avec regards langoureux, mains qui se frôlent et - enfin ! - un bisou. Et même deux. Et là, devant mon écran de pc, je clap-clap dans mes mains. J'ai l'air d'une quiche mais je m'en moque. Voici typiquement le genre de programmes pour lequel je peux craquer. Je vous avais déjà fait le coup il y a quelques mois avec Eastenders. Et je remets ça aujourd'hui avec Luke et Noah, ou Nuke comme les appellent les fans (parce qu'il y en a, un paquet même). Nuke, c'est l'histoire de Luke, gentil homo bien dans ses baskets et de Noah, fils de militaire mal dans sa peau qui sort avec une copine de Luke qui, forcément, va s'en prendre plein la tronche car c'est un classique, les filles s'en prennent toujours plein la tronche dans ces cas là. Ensuite il faudra faire face au méchant papa militaire qui veut tuer le petit-ami de son fiston, à la paralysie qui suit le coup de fusil manqué, à la chaise roulante, la culpabilité, les progrès miraculeux, le divorce des parents au milieu... bref, des trucs de soap quoi. Pourquoi est-ce que je vous parle de ça aujourd'hui ? Mais parce qu'on est lundi, bien sûr ! Et que mon beau mec du lundi est l'une des moitiés de Nuke, Noah en l'occurence, parce qu'il est brun et que, depuis le temps, vous savez que j'ai un faible pour les bruns. Jake Silbermann, car il y a un nom derrière Noah, est un grand gémeaux (1m86) de 24 ans qui n'a rien fait d'autre de sa vie si ce n'est une pub pour le rasoir Gillette et encore, c'était papa qui se rasait mais qu'importe, je craque complètement pour son air de chien battu et ses grands yeux tristes qui donnent envie de le prendre dans ses bras en lui promettant que tout ira pour le mieux... Quand je vous dis que je suis une quiche sentimentale...