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March 30 Histoires de musesLe come back Ecrit et Réalisé par Marc Lawrence Avec : Hugh Grant, Drew Barrymore, Brad Garrett, Kristen Johnson, Haley Bennett Alex Fletcher est une pop star has been qui le vit plutôt bien. Mais lorsqu'il est contacté par un clone de Britney qui veut absolument qu'il lui écrive un nouveau titre, Alex cède à la panique : la musique, pas de problème mais les paroles c'est autre chose. C'est alors qu'il reçoit l'aide inattendue de la jeune femme qui arrose ses plantes. Le truc chouette avec Hugh Grant, quand on aime Hugh Grant bien sûr, c'est qu'on sait exactement ce qu'on va voir : une comédie romantique teintée d'humour très british avec une pointe de séduction et d'autodérision. Et bingo, c'est exactement ce qu'on a avec ce come back. Evidemment si vous cherchez un film original vous frappez à la mauvaise porte mais qu'importe si cette bluette a été jouée maintes fois, le charme opère. C'est frais, c'est léger, ça se regarde le sourire aux lèvres et ça donne une furieuse envie de chanter les vieux tubes pop des chanteurs des années 80 (mais pas de se coiffer comme eux). Ecrire pour exister Ecrit et Réalisé par Richard LaGravanese d'après le recueil d'Erin Gruwell Avec : Hilary Swank, Patrick Dempsey, Imelda Staunton, April L. Hernandez, Jason Finn Erin Gruwell, jeune prof inexpérimentée pleine de bonnes intentions, débarque dans un lycée à risque, rongé par les guerres de gangs. Sur le papier ça sonne comme du Esprits Rebelles, la bande annonce sonne comme du Esprits Rebelles et lorsque le film débute, on se dit : "Hilary tu nous refait Michelle". Et puis finalement non. Bien sûr, le thème est le même, un peu naïf, un peu facile qui consiste à dire que parfois une personne peut faire la différence si elle y croit et si on la laisse faire mais ici, l'accent est mis tout à la fois sur le personnage de l'enseignante auquel Hilary prête tout son talent et sa conviction et sur les élèves dont les voix, dures et douloureuses, donnent au film un soupçon d'honnêteté supplémentaire. Hilary Swank, engagée, délivre une performance remarquable qui sauve le film des bons sentiments qui auraient pu l'étouffer. Le message pédagogique est simpliste mais la démonstration est touchante. Ensemble c'est tout Ecrit et Réalisé par Claude Berri d'après le roman d'Anna Gavalda Avec : Audrey Tautou, Guillaume Canet, Laurent Stocker, Françoise Bertin Camille, artiste fragile qui fait le ménage pour subvenir à ses besoins, sympathise avec son voisin, Philibert, aristocrate désuet qui partage son appartement avec Frank, cuisinier bourru dont la grand-mère vient tout juste d'être hospitalisée. Avec une histoire gentillette pleine de bons sentiments, Claude Berri nous offre une épopée dégoulinante de niaiserie. C'est joli, c'est facile, vas-y que je pousse la pauvre mamie dans l'hospice, vas-y que je transforme la maison familiale en hôtel du coeur. Si les seconds rôles sont étonnants (Françoise Bertin très touchante grand-mère au caractère bien trempé, Laurent Stocker attendrissant avec ses tocs) Audrey Tautou confirme une fois de plus son statut d'actrice la plus surestimée du cinéma français. Agaçante, vulgaire, elle n'incarne en rien la délicatesse supposée du personnage. Face à elle, Canet s'en sort mieux dans un rôle qui n'est pas très différent de l'image qu'il véhicule à la ville. Quoi qu'il en soit, sous couvert d'idéalisme social, le résultat est d'une mièvrerie navrante. March 28 Les meilleures choses ont une finJ'aurais du mais finalement je n'ai rien trouvé d'intéressant à dire et qui plus est l'envie n'y était pas. Pas de beau mec sous la main, pas d'humeur particulière... Mon quotidien se résumait à un visionnage intensif, proche de l'addiction, de Battlestar Galactica dont j'ai dévoré les trois saisons en 15 jours... mais comme vous pouvez le constater, c'est loin d'être une nouvelle palpitante. Alors qu'ai-je de plus à rajouter aujourd'hui ? Rien... Je pourrais m'en inquiéter mais la vérité c'est que d'ici peu, j'aurais certainement plus de choses à partager. La raison ? Dès lundi, je retourne à Neuneuland ! Mes vacances forcées me manquent déjà... March 24 Dis petit garçon, tu aimes les films sur les gladiateurs ?300 Réalisé par Zach Snyder / Scénario de Snyder, Johnstad et Gordon d'après le comics de Frank Miller Avec : Gérard Butler, Lena Headey, Rodrigo Santoro, Dominic West Les Spartiates sont des mâles, des vrais, la preuve ils ont du poil sur la figure et ce qu'aiment les spartiates avant toute chose c'est combattre pour la gloire. Aussi quand les vilains Perses débarquent, le roi Léonidas décide de les repousser avec juste une cape et une culotte. Mais le conseil des oracles lépreux, forcément corrompu, le lui interdit. Léonidas s'en cogne et avec 299 copains culturistes, il part à la guerre. De 300 il est facile de ne retenir que la beauté graphique, adaptation fidèle semble-t-il des planches de Miller. L'éclairage est prodigieux, les alternances de couleurs, lumineuses, métalliques confèrent au film une identité unique. Visuellement, 300 est une réussite. Face à une telle débauche d'effets, certains acteurs auraient pu facilement se laisser écraser mais Butler, Headey et les autres s'en sortent plutôt bien, Lena Headey se permettant même de voler la vedette à ses collègues masculins. Là où le film commence à montrer de gros signes de faiblesse cependant c'est dans son scénario, minimaliste et très manichéen. D'un côté nous avons les courageux Spartiates, héroïques, valeureux, patriotes et de l'autre les Perses, hideux, dépravés et lâches. Trop facile. Le film, en ne s'intéressant qu'aux motivations d'un seul camp dont il glorifie toutes les actions, s'appuie sur une idéologie de base très primaire. Les chippendales de Sparte face aux drag queens Perses, la virilité exacerbée des braves face au maniérisme des lâches. Qui mieux alors qu'une tapette géante, manucurée, piercée, épilée, les gestes doucereux, les poignets qui cassent, la voix qui traîne pour diriger en esclavagiste cruel un troupeau de monstres inhumains et de lesbiennes perverses... Je ne me pose pas en tant que défenseur d'une réalité historique, Hollywood la détourne à sa guise pour divertir et je n'y vois pas d'inconvénient dans la mesure où je n'assiste pas à un documentaire. Certes les Spartiates, tout comme les Athéniens auxquels le Léonidas du film reproche leur philosophie et leur amour des garçons, prônaient la pédérastie comme partie intégrante de l'éducation. Un fait qui n'est bien évidemment pas relayé. Mais Troie n'a-t-il pas fait de Patrocle, l'amant d'Achille, son cousin ? Le but est avant tout de divertir le plus grand nombre et une armée de mecs qui s'aiment est assez peu vendeur. Et puis soyons sérieux, j'ai beau râler, là n'est pas le propos. Bien sûr, en y regardant de plus près, il est possible d'y voir des tas de sous-entendus, c'est d'ailleurs ce que je viens de faire, mais ce serait se creuser la tête sur un film qui n'en vaut pas vraiment pas la peine. 300 est vendu comme un péplum bourrin superficiel à l'audace graphique et finalement c'est ce qu'il est, rien de plus. Le culte de l'esthétisme au service du vide. March 22 Mon royaume pour un bon film !!Par Effraction Ecrit et Réalisé par Anthony Minghella Avec : Jude Law, Juliette Binoche, Robin Wright-Penn Un anglais beau mais mou, malheureux dans son couple avec une suédoise forcément blonde et froide, décide d'arrêter lui-même le petit acrobate qui cambriole son entreprise. Ce faisant, il rencontre la mère du petit singe, une bosniaque qui joue du piano sur du bois et s'immisce dans sa vie. Minghella est un cinéaste qui aime les beeeelles histoires d'amour, celles où deux solitudes se rencontrent, où les âmes écorchées se consolent et se découvrent. C'est joli dans l'idée mais à l'écran c'est chiant ! Et qui mieux que Juliette Binoche peut incarner ce sentiment d'ennui profond qui naît devant un film. Elle est l'égérie du chiant ! Du coup le film se traîne de longueurs en longueurs, anesthésiant le spectateur et le coupant par la même occasion de toute émotion. Jude se débat comme il peut avec sa femme qui pleure dans la baignoire, sa fille qui casse des assiettes parce qu'elle est péniblement autiste et sa maîtresse qui chouine parce que la vie est dure. Les acteurs sont plutôt bons, Robin Wright-Penn surtout mais le film ne décolle jamais. Et l'alchimie entre Jude et Juliette est inexistante mais il est difficile d'être en alchimie avec Juliette Binoche... La Cité Interdite Ecrit et Réalisé par Zhang Yimou d'après l'oeuvre de Yu Cao Avec : Gong Li, Chow Yun-Fat, Jay Chou, Ye Liu, Qin Junjie Papa, empereur tyrannique, veut empoissonner Maman parce que Maman est insupportable. Maman, qui couche avec le premier fils de Papa, est bien décidée à ne pas se laisser faire. Si ces abrutis de moines qui tapent sur leur gong en psalmodiant toutes les heures n'ont pas réussi à l'abattre, ce n'est pas son crétin de mari qui l'aura. C'est que Maman est une dure à cuire et elle n'a pas dit son dernier mot. Etouffés sous le faste du décorum, entre tissus chatoyants et dorures éclatantes, Chow et Gong se déchirent avec passion. Visuellement, comme le laissait présager la bande-annonce, le spectateur s'en prend plein les yeux, les costumes, les coiffures, les maquillages, les scènes de combats parfaitement chorégraphiées... jusqu'à écoeurement. Parce que trop c'est trop ! Les acteurs, habitués semble-t-il à cette avalanche de mauvais goût, s'en sortent avec les honneurs, Gong Li en tête, parfaite dans son rôle de mégère bouillonnante de colère et de rage contenues. Côté scénario, puisque la tendance est au toc et au kitsch, on a fait appel aux meilleurs dialoguistes des Feux de l'amour jusque dans les rebondissements, si ridicules que le fou-rire nous guette. Et comme si ce n'était pas suffisant, Zhang Yimou en rajoute des tonnes, surjouant ses effets de ralentis et ses combats épiques. Une tragédie de pacotille noyée sous une débauche de clinquant... Hyper Tension Ecrit et Réalisé par Mark Neveldine et Brian Taylor Avec : Jason Statham, Amy Smart, Glenn Howerton, Carlos Sanz, Efren Ramirez Un tueur à gage bourrin est empoissonné par une petite frappe, mécontent qu'il n'ait pas honoré un contrat. Mais comme la petite frappe est sadique, en plus d'être shooté aux stéroïdes, le poison qu'il a inoculé ne fera effet que dans une heure. C'est plus qu'il n'en faut pour notre héros pour sauver sa peau, régler ses comptes et sauter la fille... Réaliser un film quand on est sous acides n'est jamais une bonne idée, la preuve avec MTV et ça. Bien sûr, les péripéties du brave Jason prêtent à sourire... cinq minutes... ensuite c'est juste une course éperdue après un scénario creux, un humour graveleux qui s'adresse essentiellement aux plus de 12 ans et au moins de 14 ans avec jolies pépés, grosses bagnoles, des flingues qui canardent et un héros qui montre ses fesses mais fait des super blagues qu'elles sont trop drôles que même carambar fait pas mieux... Même au second degré, parce qu'il est impossible de le prendre autrement, ce film reste une daube. March 20 mon beau mec du mardi n°64Tic, tac, tic, tac. (j'ai hésité pour l'intro gwenstephaniesque mais je maîtrise mal le yoddle). C'est encore l'heure et une nouvelle fois le BMDL sera un BMDM (pour ceux qui tomberaient ici par hasard, ceci n'est pas une abréviation de petite annonce). Pour tout vous dire, ça commence à devenir difficile : entre ceux qui sont trop connus, ceux qui ne le sont tellement pas qu'ils n'ont même pas de photos disponibles sur le net et ceux qui ne sont mignons que de trois/quarts dans le noir, les beaux mecs se font rares et ils seraient trop facile de ne les choisir que parce qu'ils ont des abdos, ce qui semble pourtant être le critère numéro un chez mes compatriotes gaylandais (qui viennent de Gayland et non pas de la communauté gay des Landes, même si je n'ai rien contre les landais, 40 en force)... Bref, j'ai quand même réussi à trouver un beau mec et il a plus de 23 ans, ce qui est un effort à souligner : Nathan Fillion Nathan, 36 ans, 1m87, est un copain de moi. Pas parce qu'il est canadien (oui, j'aime le Canada, je veux vivre au Canada même si je n'y ai jamais mis les pieds) mais parce qu'il appartient à l'univers de mon dieu personnel : Joss Whedon puisqu'il a été Malcolm Reynolds, le héros de la série Firefly, malheureusement annulée en 2003, après 13 épisodes et dans le film qui a suivi, Serenity. Et comme quand Whedon aime quelqu'un, il le fait tourner, il a également été Caleb, le prêtre pervers dans la dernière saison de Buffy. Heureusement pour Nathan, il ne joue pas que dans des productions de Joss (vu qu'il ne tourne plus de séries, ce serait balot d'attendre), il a donc été Johnny dans Two guys, a girl and a pizza place (série dont je n'arrive décidément pas à me rappeler le titre français, mais je sais que Pierre le fera pour moi), il est ensuite apparu dans Miss Match, série également annulée avec Alicia Silverstone, Pasadena, série (attention surprise) annulée et dans un épisode de Lost, série elle aussi annulée (ah non, zut pas là, dommage). Est-ce le sort qui attend sa toute dernière série, Drive, sur les coulisses d'une course automobile illégale (ça donne envie, hein ?) ?? Voilà, un de plus à accrocher à mon tableau de chasse (ça me rappelle ce mec qui a essayé de draguer une de mes copines en lui disant : 'toi, je vais t'accrocher à mon tableau de chasse !'... il y a des types qui ne doutent de rien), je crois que vu mes difficultés ces derniers temps, je vais commencer dès maintenant à chercher le prochain... March 18 L'ennui est une vertuPeut-être est-ce parce que je m'ennuie à mourir devant Dead Zone,
dont je m'obstine pourtant à suivre chaque saison, pire que la
précédente dans la catégorie
'série-sans-originalité-ni-personnalité-qui-est-plus-efficace-qu'un-somnifère',
que je me demande qu'est-ce qui ne tourne pas rond chez moi pour que je
m'inflige des séries que je n'apprécie même plus. Les séries sont le seul genre de programmes que je regarde à la télé. Je ne regarde absolument rien d'autre, si l'on fait exception de quelques rediff d'émissions la nuit lorsque je n'arrive pas à dormir. Ce que j'aime avant tout dans une série et qui me fait dire que je préfère ce genre au cinéma (même si je suis un grand consommateur de films), c'est le principe de temporalité. J'aime voir des personnages évoluer dans le temps, j'aime m'attacher à des petits détails qui prendront ou pas de l'importance au fil des saisons, j'aime découvrir des personnalités plus ou moins complexes et bien écrites en fonction de la qualité des scénarios. C'est également pour cette raison que j'aime les sagas littéraires, les 'à suivre' en fin de chapitre d'une bd, d'un manga ou d'un comics... Et c'est également pour cette raison qu'une fois une série commencée, je vais jusqu'au bout. Parce que regarder un programme qui se suit demande un minimum d'implication et qu'il m'arrive d'être émotionnellement si attaché à des personnages que je ne peux me résoudre à les laisser en plan, même si la qualité de la série est en baisse. Ca a été le cas de Dawson, par exemple, dont les dernières saisons étaient franchement mièvres et agaçantes (Dawson ou Pacey ? le plus grand puceau de l'histoire de la télévision ou son meilleur copain qui devrait penser à moins boire ? Et si je prenais du temps pour me retrouver moi-même et commencer à appliquer les principes de la scientologie au cas où un nain dont j'ai les posters dans ma chambre voudrait m'épouser pour offrir mon bébé à sa secte ?) ou dans une moindre mesure d'Ally McBeal qui a cessé d'être une série innovante dès sa troisième saison au point qu'on aurait souhaité que Barry White s'asseye sur Calista pour la faire taire. Parfois aussi, la résolution d'un mystère m'empêche de quitter le navire en cours de route : Mulder et Scully arriveront-ils à déjouer la conspiration gouvernementale ? Les naufragés de Lost perceront-ils le secret de l'île ? Michael Vartan parviendra t-il à être un bon acteur ? J.J. Abrams sait-il ce qu'il fait ? Mais il arrive parfois que je me rende compte que mon acharnement est surtout une perte de temps : pourquoi continuer à regarder Smallville alors que cette série donne une nouvelle dimension au mot 'abysmal' et que de toutes façons Tom Welling n'est torse-nu que deux épisodes par an ? pourquoi vouloir finir la saison de Bones alors que ce n'est qu'un énième copier/coller de toutes les séries policières/scientifiques qui ont envahi nos écrans depuis Les Experts et que je déteste le personnage principal ? pourquoi regarder Jack Bauer Et si c'était parce que je ne veux pas rater le seul épisode de la saison qui sera bon (un peu comme la saison 4 de FBI, portés disparus où pour le coup ce sont les scénaristes qui sont portés disparus) ou parce que je ne veux pas découvrir que soudainement une série est devenue intéressante et que je l'ai lâchée juste au moment où ça le devenait (ce qui aurait pu arriver avec Enterprise si je m'étais arrêté à la saison 1). Et si c'était pour satisfaire à ma propre réputation personnelle d'expert es séries ? Ce serait stupide ment narcissique quand même... mais n'ai-je pas déjà prouvé maintes fois que mes obsessions frôlaient le pathétique... Et dire que je me pose toutes ces questions parce qu'un abruti de médium est sorti du coma il y a 5 ans, si j'avais su, je l'y aurais laissé. March 15 Le poids des maux, le choc des egosLe Nombre 23 Réalisé par Joel Schumacher / Scénario de Fernley Phillips Avec : Jim Carrey, Virginia Madsen, Logan Lerman, Danny Hutson Walter Sparrow est un homme ordinaire avec une vie ordinaire mais lorsque sa femme lui offre un mystérieux bouquin, Walter ne tarde pas à devenir complètement obsédé par ce livre qui présente d'étranges similitudes avec sa vie et par le nombre 23, au centre de l'ouvrage, qui semble détenir un étrange pouvoir. L'image est un peu cheap, les effets visuels un peu plombant, la réalisation pas toujours adroite mais pourtant le nombre 23 est loin d'être la daube que la presse a décrite. En partie grâce à la prestation de Jim Carrey (mal doublé cependant) et à un scénario imaginatif. Le film mêle polar noir et thriller psychologique dans une intrigue redoutable pour peu que vous adhériez à la théorie du nombre comme principe régulateur de l'univers. Obsession, paranoïa, folie... certes, les ficelles sont un peu grosses et les explications finales manquent de finesse mais on se laisse facilement séduire par ce délire schizophrénique. Les Témoins Réalisé par André Téchiné / Scénario de André Téchiné, Laurent Guyot et Viviane Zingg Avec : Michel Blanc, Emmanuelle Béart, Sami Bouajila, Johan Libéreau, Julie Depardieu 1984, Adrien, médecin parisien, s'amourache de Manu, jeune provincial débordant de vitalité. Il le présente à son amie, Sarah, écrivain, dont l'absence de chaleur maternelle inquiète le compagnon, Medhi, policier. A la faveur d'une baignade, Manu et Medhi se rapprochent. Mais très vite l'apparition d'une nouvelle maladie vient troubler leurs existences. Témoignage sur des années marquées par la mort, Les Témoins tente de retranscrire le passage douloureux de l'insouciance à la prise de conscience. Malheureusement, si la période bénie, celle où chacun se découvre, où la passion surgit dans la maladresse et la simplicité, est très réussie notamment grâce à l'interprétation lumineuse de Johan Libérau, le reste du film ne suit pas. En déplaçant son centre, Téchiné perd en émotion et les personnages de Michel Blanc et Emmanuelle Béart, sur qui se focalisent le cinéaste, sont trop antipathiques pour susciter un quelconque émoi. Ils sont d'ailleurs la principale entrave au déroulement émotionnel du film. On ne sent jamais véritablement l'attirance et l'amour qu'Adrien a pour Manu, l'alchimie entre les acteurs manque de naturel, le couple Sarah/Medhi surjoue la liberté sexuelle et la narration de Béart, saccadée et sans vie, finit d'éloigner le spectateur du drame. Un drame déjà rejoué maintes fois par Téchiné, adepte d'une homosexualité forcément clandestine, qui se sert du jeune gay de province pour faire exploser les conventions bourgeoises. Pourtant le propos aurait mérité mieux mais la vision du réalisateur commence à dater. Ma place au soleil Réalisé par Eric de Montalier / Scénario de Eric de Montalier et Frédéric Roumy Avec : Nicole Garcia, Jacques Dutronc, André Dussolier, Mélanie Doutey, Hippolyte Girardot, Eric de Montalier, François Cluzet, Valeria Golino, Gilles Lellouche, Elodie Bouchez, Thomas Jouannet Le destin d'un petit groupe d'individus, leurs amours, leurs espoirs, leurs solitudes qui se croisent et parfois se rencontrent. Au secours !! Mais comment j'ai pu aller voir ce film ?? Qu'est-ce qui m'a traversé l'esprit ?? Il faut impérativement que j'arrête de suivre Mélanie Doutey. Ok, elle est pétillante mais c'est cher payé ! Ma place au soleil est la meilleure chance que vous ayez de tomber dans le coma : les dialogues sont creux, les répliques se croisent comme si elles appartenaient à des scènes différentes, les acteurs sont au moins sous tranquillisants pour être aussi amorphes, les personnages sont de véritables caricatures qui déclament de grandes vérités sans substance, les morceaux d'intrigue se juxtaposent sans jamais arriver à créer de véritable ensemble.. C'est pompeux, gonflant et mortellement ennuyeux. March 13 Mon beau mec du mardi n°63Il semblerait que le mois de mars soit synonyme de marmottage (action de se replier dans sa maison marmotte bien au chaud et de se transformer en grosse feignasse) et je ne fais pas exception à la règle. Si ça ne tenait qu'à moi, je resterais sous une couette devant mon ordi ou ma télé en m'empiffrant de cochonneries... mais j'ai déjà du mal à perdre les kilos que mon mec m'a fait prendre avec son étrange manie de vouloir faire trois repas par jour... il y a des gens vraiment étranges... mais je n'étais pas venu là pour vous raconter ma vie, surtout qu'il n'y a pas grand chose à raconter mais pour vous donner mon nouveau beau mec de la semaine : Tahmoh Penikett Non, je n'ai pas inventé ce nom, il existe vraiment même si je vous recommande de ne pas filer à vos enfants un prénom pareil si vous ne vous voulez pas dépenser des fortunes en thérapie. Tahmoh, 31 ans, 1m89, est un acteur canadien (ce qui n'excuse pas ses parents pour autant) principalement connu pour... pour rien en fait. Si vous ne regardez pas Battlestar Galactica, vous n'avez probablement aucune chance de le connaître. Si vous avez entendu un cri strident, ne cherchez pas, c'est Cécile qui vient de hurler parce que j'ai mentionné Battlestar Galactica. Bref, il est le Lieutenant Karl Agathon, nom de code Helo (oui 'Hello, Helo !' est une blague possible mais vous êtes priés de ne pas la faire, elle est bien trop pourrie et ceci s'adresse directement à Pierre), personnage tellement apprécié des fans lors de la mini-série que les producteurs ont créé toute une intrigue secondaire pour lui dans la première saison qui a suivi. A part BSG il est apparu (apparu veut dire 'si-tu-clignes-des-yeux-tu-m'as-raté) dans Dark Angel, Smallville, Stargate et The L Word. Pour le reste, j'ai rien trouvé, mais quand bien même il serait gay et célibataire, il y a peu de chance qu'il vienne frapper à ma porte... et comme je marmotte, j'ai un peu la flemme de chercher... mais soyons honnête, vous vous en fichez aussi, vous ne regardez que les photos... après tout, il est là pour ça ! March 11 Espoirs en demi-teinteContre-enquête Ecrit et réalisé par Franck Mancuso d'après la nouvelle de Laurence Block Avec : Jean Dujardin, Laurent Lucas, Agnès Blanchot, Aurélien Recoing, Jean-Pierre Cassel, Jacques Frantz Un policier dont la petite fille a été violée et tuée décide de mener sa propre enquête après que de nouvelles preuves viennent poser un doute sur la culpabilité de prétendu meurtrier. Une intrigue classique, une réalisation sans grande envergure, une durée plus proche du téléfilm... Contre enquête n'a pas grand chose pour se distinguer du lot. Dujardin, dans un rôle à contre-emploi, s'en tire plutôt bien même si la performance de Laurent Lucas marque davantage mais le tout ne satisfait pas vraiment. Sans être déplaisant, le film n'offre absolument rien, tout y est plutôt banal, jusque dans ses rebondissements, prévisibles. Dreamgirls Ecrit et Réalisé par Bill Condon Avec : Jamie Foxx, Beyoncé Knowles, Jennifer Hudson, Anika Noni Rose, Eddie Murphy, Danny Glover, Keith Robinson, Sharon Leal Trois jeunes filles rêvent de célébrité. Avec l'aide d'un apprenti producteur ambitieux, elles se hissent aux sommets des charts. Mais la gloire n'est pas toujours synonyme de bonheur. Je ne suis pas fan de soul et de r'nb, surtout pas de Beyoncé qui m'agace au plus haut point mais devant le buzz médiatique qu'a généré Dreamgirls, j'ai voulu voir par moi-même. Ou plutôt entendre. A mi-chemin entre la fausse biopic, la comédie musicale et le clip géant, Dreamgirls est avant tout une occasion d'exploiter les talents vocaux de ses acteurs. Mais à trop pousser la chansonnette, les oreilles finissent par saigner. La faute en grande partie à l'impressionnante Jennifer Hudson, véritable star du film, qui, toute contente qu'elle est de pouvoir prendre sa revanche sur les jurés d'American Idol qui l'ont virée, hurle à pleins poumons chacun de ses morceaux. La première fois, c'est bluffant. Au bout de la troisième chanson, vous avez les mains plaquées sur vos oreilles et vous en venez presque à espérer que Beyoncé soit plus présente à l'écran pour éviter que Jennifer revienne gueuler. Mais c'est sans compter sur la platitude navrante du scénario, soupe sentimentale qui privilégie les morceaux chantés aux morceaux joués conduisant ainsi à de frustrantes ellipses narratives. Visuellement, l'image est léchée au possible, il y a le strass, les paillettes, les brushing impeccables mais le film manque cruellement de profondeur. Espérons pour Diana Ross, qui sert d'inspiration au film, que sa vie ait été moins superficielle... Pour le spectateur il est de toute façon trop tard, la migraine est déjà bien installée. Le voile des illusions Réalisé par John Curran / Scénario de Ron Nyswaner d'après le roman de W. Somerset Maugham Avec : Edward Norton, Naomi Watts, Liev Schreiber, Toby Jones, Diana Rigg Kitty, jeune femme frivole, fuit sa famille en épousant le terne docteur Fane qu'elle ne tarde pas à tromper. Lorsque ce dernier l'apprend, il accepte d'être volontaire pour traiter une épidémie de choléra dans une province chinoise et oblige son épouse à le suivre. L'histoire est poignante : deux êtres qui se découvrent et apprennent à s'aimer dans un climat hostile... Ca sonne comme un cliché et ça l'est certainement un peu. Remake d'un film de 1934 avec Greta Garbo, ce voile des illusions est un mélo aux accents lyriques dont on aurait pu s'attendre à ce qu'il s'étouffe sous le poids de son intrigue, tragique. Mais John Curran est un réalisateur appliqué qui prend son temps pour nous faire ressentir les blessures et les espoirs de ce couple en pleine rédemption, peut-être trop. Portés par des acteurs investis, le film ne parvient jamais cependant à nous offrir cette passion, pourtant au coeur même du récit. Sans ce supplément d'âme, le spectateur se contente alors de ce qu'il a, des paysages superbes, un éclairage intéressant sur le climat socio-politique de la Chine au début du siècle et une partition élégante de Alexandre Desplat. Le souffle épique et romanesque qu'on aurait aimé sentir n'est au final qu'une légère brise. Un voyage initiatique un peu amer et bien trop sage. March 08 Les Gniards - Episode 9Episode 9 : Beaucoup de Gniards pour rien
Le soleil vient de se lever, encore une belle journée, avec l’ami… Mais qu’est-ce que je raconte ?! Non, la journée n’est pas belle, elle est même pourrie ! Pourrie comme une tomate restée 8 mois au fond de votre frigo, pourrie comme une chanson de Bébé Lily, pourrie comme une odeur de pieds qui ne sont pas sortis de leurs chaussures depuis 10 jours, pourri comme un épisode de Julie Lescaut… Oui, pourrie à ce point ! Si vous aviez la possibilité d’éviter ce genre de journées, nul doute que vous le feriez. Vous resteriez bien au chaud au fond de votre lit, un paquet de bonbons dans une main, la télécommande dans l’autre et vous attendriez la journée suivante. Mais quand on est un sauveur du monde, ce genre de journée toute pourrie c’est la routine. C’est d’ailleurs grâce à ce genre de journée que Jack Bauer est un super héros. Mais dans cette saga, il n’y a pas de Jack Bauer. Pas assez d’arabes et de chinois à torturer. C’est pourquoi les Gniards sont restés couchés. Ouh ! La vilaine bande de fainéants qui fait rien qu’à se planquer sous la couette pour éviter d’avoir à risquer sa peau pour sauver le monde ! Bouh ! Les trouillards ! Mais c’est facile de juger quand on n’est rien d’autre qu’un pauvre quidam sans pouvoir et sans responsabilité sur le sort de la planète ! Vous devriez avoir honte de vous moquer ! Vous croyez que vous valez mieux ? Vous croyez que vos vies ont de l’importance ? Que quelqu’un se souviendra de vous une fois que vous ne serez plus ? Pardon… je me suis laissé emporter… Bref, pour l’heure, les Gniards dorment encore et vous seriez priés de faire un peu moins de bruit pour ne pas les réveiller, il n’y a rien de pire qu’un Gniard ronchon ! Du fond de son lit, Noodle se met à hurler aussi
- Mais tu vas fermer ta gueule, grosse truie !!
Dans la chambre à côté, les garçons se sont bien évidemment réveillés. Enfin, presque tous.
- Mais c’est pas possible, une bombe exploserait qu’il ne se réveillerait pas constate Gikou en regardant Matiche dormir.
- Oh non, ne parle pas de bombe. Déjà que la dame dehors avec son gong me fout la trouille.
Recroquevillé sous ses draps, Soda Pêche ferme les yeux très fort en espérant chasser l’angoisse qu’il sent poindre depuis son douloureux réveil.
- Il ne faut pas t’en faire, petit bonhomme. On veillera sur toi.
Gikou s’est rapproché du lit de Soda Pêche et a soulevé les draps.
- Si je vous dérange vous n’avez qu’à le dire !
- Matiche, t’es réveillé ? C’est pas ce que tu crois. Le petit avait peur, je voulais juste le réconforter.
- En lui enlevant ses vêtements et en l’attachant aux barreaux du lit pour lui verser du miel sur le torse ?
- Yee, berk ! fait Soda Pêche en grimaçant. Le miel, ça colle partout et après ça s’accroche aux poils et ça fait mal quand on l’enlève
- Pardon, ça doit être mon rêve… Aucun de vous n’a un devoir à me rendre ?
Steakarella les interrompt en ouvrant la porte d’un coup sec. Matiche remonte instinctivement les draps tandis que Soda Pêche pousse un petit cri.
- Mais vous foutez quoi ? vous croyez que c’est le moment de jouer à cache-cache sous les couvertures ? Gikou, t’es le plus vieux…
- C’est pas vrai !!
- Ben si, quand même…
- Non, c’est pas vrai ! Je refuse !
- Si, si, je t’assure….
- Non, non, non, non, non, non, non, non…
Soda Pêche et Matiche se sont regardés, étonnés face à Gikou, les yeux fermés, les mains sur ses oreilles qui annone ses ‘non’ en dodelinant de la tête.
- Bon, quand Rain Man aura fini sa crise, vous me rejoindrez en bas. Bande de tarés, on n’est pas aidés, je vous jure… A quand un monde avec rien que des filles au pouvoir ?
De l’autre côté du mur, Noodle s’est remise à hurler.
- Mais jamais tu te la fermes, la brûleuse de soutifs !!
DING DONG (ceci est le bruit d’une sonnette entièrement fait à la main par moi-même)
- Une bombe ! se met à hurler Soda Pêche !
- Mais non, c’est juste la sonnette de la porte d’entrée, tente de le rassurer Gikou
- Mais tu vas arrêter de le peloter, espèce de pervers s’insurge Matiche
- Tu me gonfles, je le touche même pas ! Et en quoi ça te concerne d’abord ?
- Parce que c’est mon copain à moi !
- Et je suis quoi moi alors ? Il y a encore deux jours tu voulais me sauter dessus !
- Mais je veux être le copain de personne, moi. Pourquoi on me demande jamais mon avis ?
- T’es trop petit, pourquoi tu parles ? se met à crier Gikou
- Lui crie pas dessus, hurle Matiche
- MAIS VOS GUEULES ! VOS GUEULES ! VOS GUEULES ! braille Noodle en tambourinant sur le mur.
* * * * * Steakarella a ouvert la porte parce qu’on lui a appris que quand une porte fait DING DONG c’est que quelqu’un de l’autre côté veut rentrer. Et effectivement, comme la vie est bien faite, c’est le cas. Sur le perron, Katana, Sarkopette et Rocco attendent.
- Tiens, Nunchaku ! Que me vaut le plaisir ?
- Rends-moi mes Gniards !
- D’abord, ce ne sont pas tes Gniards et ensuite on dit s’il te plaît.
- Rends-moi mes Gniards ! répète Katana
- Et notre sœur Coquille aussi, demande gentiment Sarkopette.
- Mais je l’ai pas votre sœur, qu’est-ce que j’en ferais ?
- Bon, je vais pas me répèter, tu me files les Gniards ou je démonte la tête de ton assistante.
Joignant le geste à la parole, Katana a saisi Rocco, qui cueillait des fleurs, par le bras.
- Qu’est-ce que j’en ai à faire, elle m’a trahie !
- Han ! Depuis quand suivre son cœur est une trahison ? s’insurge Rocco
- Depuis que ça consiste à divulguer nos secrets à l’ennemi.
- Ah oui, on peut voir ça comme ça…
- T’as autre chose à me demander ? demande Steakarella à Katana. Parce que j’ai des tas de trucs à faire et…
- Ecoute, Tartarella, tes airs de petite cheftaine scout, ça commence à me les briser menu alors tu me files les Gniards…
- Et Coquille, l’interrompt Sarkopette.
- Mais j’en ai rien à foutre de cette gourde de Coquille, répond Katana furieuse
- Quand même, c’est notre sœur !
- Mais elle servait à rien ! Et puis arrête de m’interrompre pour des broutilles !
- Mais c’est que j’ai faim, c’est Coquille qui faisait à manger
- Si vous voulez, on allait prendre le petit déj, vous pouvez vous joindre à nous les invite Steakarella
- Oh oui ! Oh oui ! Manger ! fait Sarkopette en sautillant
- Tu passes cette porte, je te fracasse !
- Mais Kat’, je crève la dalle. On peut pas faire une pause de cinq minutes dans notre projet de conquête du monde ? Allez, moi j’y vais, tu…
Sarkopette a à peine eu le temps de poser un pied dans la maison que Katana l’a déjà agrippé par les cheveux. D’un geste brusque, elle la jette par terre, s’asseoit sur elle et d’un mouvement de poignet rapide, elle lui brise la nuque. Steakarella et Rocco, horrifiées, la regardent la bouche grande ouverte.
- Comme ça, elle arrêtera de me gonfler avec son estomac. Et puis elle voulait me piquer mon leadership.
- Mais c’était ta sœur !
- Et alors ! C’est pas comme si j’étais connue pour aimer mes proches. Et puis elle était laide et handicapée.
- Mais c’est pas politiquement correct comme raison de tuer quelqu’un !
- Bon, maintenant que t’as vu de quoi j’étais capable, file moi mes Gniards… Non, j’ai mieux, appelle moi ta patronne, la Prophète, que je m’arrange directement avec elle.
- C’est qu’elle est momentanèment décédée, bredouille Steakarella
Katana reste sans voix ce qui lui arrive trop peu souvent. Puis, soudain, elle se met à hurler
- NONNNNNNNNNN ! C’est pas possible, elle peut pas être morte, je veux la voir !
Surgissant de derrière la porte, Noodle a sauté sur Katana et l’assome à coup de poêle.
- CA SUFFIT, ARRETER DE BRAILLER !! La prochaine qui l’ouvre, je lui tatoue Tefal sur la face, j’ai été claire ?
Rocco, occupée à râcler la terre avec le crochet de Sarkopette, se jette en direction de Noodle
- KYAAAAAAAAAA !! Mon Noodle à moi, comme t’es trop beau, comme tu m’as trop…
Mais Rocco n’a pas le temps de finir sa phrase, une grosse poêle s’abat d’un coup sec sur son visage.
- J’avais prévenu !
Noodle rentre dans la maison, la poêle sur l’épaule. Steakeralla s’écarte rapidement sans dire un mot. Finalement, laisser le pouvoir aux femmes, c’est peut-être pas une bonne idée non plus…
* * * * * Réunis dans le salon, les Gniards regardent Steakarella rentrer les corps inconscients de Katana et Rocco.
- Venez surtout pas m’aider, c’est pas comme si elles étaient lourdes…
- Moi vivant, hors de question de toucher une fille ! lui répond Matiche.
- Moi, je veux bien fait Soda Pêche.
- Yocco Prune, t’es bien mignon mais tu fais 1m50 les bras levés, j’ai besoin d’un homme… non, laissez tomber, j’ai rien dit.
- Je me propose pas alors ? intervient Gikou
- Tu pourrais quand même…
- Non, t’as dit que j’étais vieux.
Steakarella a jeté un regard implorant vers Noodle mais cette dernière est trop occupée à retendre la paroi de la poêle à coups de poing pour lui prêter la moindre attention. Katana ouvre un œil et se frotte la tête.
- Qui vient de me jeter une brique dans la tronche ?
Puis se rappelant soudain la mort de la Prophète, Katana se met à pleurer.
- Mais qu’est-ce qu’elle a ? demande Matiche dégoûté
- C’est certainement le truc le plus laid que j’ai jamais vu, fait Noodle.
- Un peu de compassion, s’il vous plaît, les interrompt Steakarella. Eh la morue, pourquoi tu chouines ?
- Parce que la personne que j’aimais le plus au monde est morte, répond Katana, si bouleversée qu’elle ne songe même pas à être agressive.
- Mais t’es quiche ! C’est toi-même qui a tué ta sœur !
- Je parle pas du tromblon à crochet, je parle de Clarabelle…
Steakarella et les Gniards se regardent, perplexes.
- T’as tapé super fort, Noodle fait remarquer Steakarella.
- Mais vous ne comprenez rien, intervient Rocco qui vient de se réveiller, c’est une histoire d’amour.
- Tu feras attention, mais je crois que t’as Tefal marqué sur la tronche fait Gikou en souriant
- Les deux leaders des camps adverses qui s’aiment malgré les différences de leurs clans, c’est pas beau comme histoire ? Deux âmes que tout oppose, réunies par une passion violente et destructrice, on dirait du…
- Shakespeare ?
- Harlequin…
- Toutes ces histoires de lesbiennes alors qu’on a même pas encore commencer à manger, cà m’écoeure fait Matiche.
- Tu veux dire que Clarabelle et Katana… ? ensemble ? s’interroge Steakarella. Mais si ça avait été le cas, à elle deux, elles avaient le contrôle des Gniards et…
- T’as été longue à comprendre ! ricane Katana. C’était notre intention dès le départ. Attendre que toi et mes sœurs ayez réuni les Gniards pour ensuite vous éliminer et diriger le monde. Etablir enfin un puissant matriarcat, mettre les hommes à genoux et…
- Mais t’es même pas attirée par les filles ?! continue de s’interroger Steakarella
- Mais c’est qu’un détail, t’as jamais entendue parler de sexualité opportuniste ?
- C’est pas un truc qui se choppe quand ton système immunitaire est affaibli ?
- Clarabelle m’avait pourtant prévenu que vous étiez tous des abrutis, soupire Katana.
- En attendant, ton joli plan tombe à l’eau, sourit Steakarella Je me sens moins coupable de l’avoir butée du coup…
- C’est toi qui l’as tuée ? hurle Katana en se jettant sur Steakarella. Je te jure que…
- Felindra, sauvageonne, chacune dans votre coin. C’est quoi ces manières le filles ?
Tous les yeux se sont tournés vers le garçon qui vient de faire son apparition, puis vers Soda Pêche et à nouveau vers le nouvel arrivant.
- Trop cool ton pouvoir de te démultiplier, siffle Noodle admirative à l’attention de Soda Pêche.
- C’est pas un double, c’est mon jumeau.
- Gewurtz ? C’est toi ? demande Gikou en s’approchant de Double G. C’est pour ça que le visage du petit était identique au tien…
- Tu… tu te souviens de moi ?
- On est sorti 5 ans ensemble, évidemment que je me souviens de toi, crétin !
- Tu m’aimes encore ! Je le savais !
- Non, c’est pour ça que je t’ai l’argué.
- Han ! Tu te tapes Soda Pêche depuis le début ! J’aurais du me méfier de toi. T’es qu’un brigand ! s’emporte Matiche
- Brigand, ça fait peur quand même… sourit Noodle
- Pouni !! Je comprends rien !! hurle Rocco ! Qui fait qui ? Qui est quoi ? Qui se tape qui ? Et qu’est-ce que vous voulez ??
- Mais t’es trop stupide ! rugit Katana.
- Ben, c’est-à-dire que moi non plus je comprends pas grand-chose à cette histoire. Je sais plus qui est avec qui et pourquoi tout le monde s’agite en hurlant… elle est un peu naze cette saga quand même… même Les Feux de l’amour c’est plus facile…
- T’as vu l’épisode où Ashley a un accident de voiture ?
- Rocco, c’est pas le moment ! se fâche Steakarella. C’est bientôt la fin de l’épisode et l’intrigue est incompréhensible ! A part nous envoyer des vannes à la tronche toute la journée, quelqu’un sait pourquoi on est là ?
- J’ai cru comprendre qu’il fallait sauver le monde… se hasarde Matiche
- Et pour ça il fallait qu’on soit tous les cinq… complète Gikou
- Et qu’on utilise nos pouvoirs termine Soda Pêche.
- C’est le cas maintenant, non ? Alors on y va, j’en ai marre de votre compagnie, vous me faites pas rire et je m’ennuie marmonne Noodle.
- C’est que je ne sais pas comment faire. Seule la Prophète connaissait le moyen d’y arriver et elle est morte.
- Tartarella, t’es qu’une pauvre dinde ! Moi, je sais comment faire, elle me l’avait dit parce qu’on était des amoureuses secrètes.
- Comme c’est trop ringard comme expression ! pouffe Matiche
- Si je reprends bien, toi Steakarella tu veux sauver le monde mais tu as besoin que Katana te file un coup de main alors qu’elle, tout ce qu’elle veut, c’est asservir l’univers. Je pense qu’il y a un conflit et que ça ne va pas être facile… commente Gikou
- T’es super fort pour répéter ce qu’on vient de dire… tu sers vraiment à rien…
- Sans vouloir m’immiscer, si je suis venu jusqu’ici c’est pour une raison précise, intervient Double G. Si je suis là, c’est pour vous annoncer qu’on ne sauvera pas le monde.
- Si tout le monde continue à bavasser comme ça, il y a des chances ricane Katana
- Je refuse de le sauver.
- TA TA DA TA
- Matiche, écrase, c’est pas drôle !
* * * * * Et que fait cette pauvre Coquille pendant ce temps ? Rien d’extraordinaire en fait, elle est en train d’agoniser dans son propre sang, ce qui est toujours moins dangereux que d’agoniser dans celui de quelqu’un d’autre, on ne sait jamais, ce serait bête d’attraper quelque chose… Soudain, une ombre s’approche de la jeune femme.
- Lulu, c’est toi ?
- Oui, c’est moi lui murmure l’ombre à l’oreille en se penchant.
Coquille tourne difficilemen la tête vers la présence encapuchonnée.
- T’as une drôle de forme pour un chat, ma Lulu.
- C’est parce que je ne suis pas un chat.
- Lulu, arrête de dire des bêtises, tu vois pas que je suis en train de mourir…
- Et tu entends pas que je suis en train de parler ? Ca te paraît normal un chat qui parle ?
- Je meurs alors je me formalise pas trop…
- Je suis plus qu’un chat, je suis une entité métamorphe et je représente les ténèbres
- C’est bien, ça me fait plaisir pour toi, mais là j’ai un peu mal alors tu m’en voudras pas si je ris pas à ta blague.
L’Ombre s’est relevée. Elle applique sa main sur les blessures de Coquille qui cicatrisent en un instant.
- Tu me crois maintenant ? Je suis ici pour contrebalancer la puissance des Gniards et les empêcher d’apporter la lumière sur le monde.
- C’est pas censé être le boulot des méchants, c'est-à-dire mes sœurs et moi ?
- Trois pauvres idiotes qui se regardent le nombril ? Non. Si je te sauve, c’est parce que tu as toujours été bonne avec moi, Coquille. Maintenant, tu peux fuir loin de tes harpies de sœurs.
- Mais et toi ?
- L’heure de l’affrontement final avec les Gniards a sonné.
- TA TA DA TA
- Mais Matiche, ta gueule, t’es même pas dans cette scène !
* * * * * Et voilà, tous les élements sont en place pour l’épisode final de cette affligeante histoire, un final qui devrait voir la mort d’un des Gniards et pourquoi pas aussi d’autres gens parce que les gens qui meurrent dans les histoires, c’est toujours sympa en terme d’intensité narrative. Promis après ça, je me tiens tranquille et j’arrête de raconter des trucs stupides qui ne servent à rien et auxquels personne ne comprend rien. Mais vous n’étiez pas obligé de me lire. Je ne suis qu'un Gniard après tout et comme chacun le sait, les Gniards, quoi que vous fassiez, ça chouine. March 06 Mon beau mec du mardi n°62Un seul être vous manque et tout est dépeuplé... C'est ce que vous vous êtes sûrement dit hier en ne voyant pas le traditionnel beau mec du lundi à sa place. Ou alors, vous avez comme d'habitude supposé que j'étais une faignasse et vous aviez raison. Alors, sans plus attendre, voici mon nouveau beau mec de la semaine : Daniel Sunjata. Encore un type inconnu avec un nom bizarre. Mais je ne peux décemment pas vous faire un billet sur Brad, Ben, Jude ou George... Donc, ce sera Daniel. 36 ans, 1m85, d'origine italo-irlandaises et afro-américaines, brillant acteur de théâtre (il a été nommé pour le Tony du meilleur acteur en 2003 et est actuellement sur les planches de Broadway dans Take me out), il est surtout connu pour le rôle de Franco Rivera, pompier séducteur dans la déjantée Rescue me. Avant cela il est apparu pendant près de 4 saisons dans New York Unité Spéciale dans le rôle de Burt Trevor, technicien criminologue et a tourné au cinéma dans Bad Company avec Anthony Hopkins et Chris Rock, Melinda et Melinda de Woody Allen et Le Diable s'habille en Prada aux côtés de Meryl Streep. Pour celles et ceux qui se poseraient la question (et il y en a, c'est une interrogation fréquente sur les forums le concernant en raison de ses rôles plutôt gay (deux films, une pièce)) il est parfaitement hétéro. Je disais ça juste pour Cécile, ça doit la changer... March 04 Méfiez-vous des vieilles !Chroniques d'un scandale Réalisé par Richard Eyre / Scénario de Patrick Marber d'après le roman de Zoe Heller Avec : Judi Dench, Cate Blanchett, Bill Nighy, Andrew Simpson Sheba, jeune professeur de dessins, n'a pas de chance et pas seulement parce qu'elle porte un nom d'aliments pour chats mais parce que dans son désir d'échapper à une vie de famille étouffante, elle fait la rencontre de Barbara, vieille femme aigrie qui enseigne dans le même lycée. Lorsque cette dernière surprend Sheba dans une situation compromettante avec un élève, la vie de la jeune femme bascule. Dans un Londres très thatchérien, entre ternes pavillons de banlieue et sordides cages d'immeubles, Eyre tisse une toile oppressante, faite de désillusions amères, de désirs étouffés et d'une solitude aliénante. Judi Dench, impériale, cultive la frustration avec une délicieuse culpabilité dans une narration cruelle, entraînant le spectateur, complice voyeur, dans son obsession malsaine pour sa jeune collègue. Face à elle, Cate Blanchett, tourmentée, fragile, ingénue, se laisse dévorer sans comprendre. Et si les accords envoûtants de Phillip Glass finissent par lasser, si certains effets de style amenuisent le récit, les face-à-face entre les deux actrices, grandioses, donnent au film toute son ampleur. Le spectateur étouffe mais le regard refuse de se porter ailleurs. Une intensité prenante qui s'essouffle malheureusement vers la fin. March 02 Paroles d'un saint gardien de troupeauTF1 est une grande chaîne. Si, si. Qui donc oserait mettre en scène pendant près de 20 ans un commissaire qui avait déjà l'âge de la retraite avant même le premier épisode et qui aujourd'hui ne réussit à articuler ses monologues que grâce à des transfusions de stéradent ? Qui donc aurait eu l'idée géniale d'une intrigue avec un compte à rebours incrusté dans l'écran qui égrène ses secondes avec un tic tac stressant ? Décidément TF1 ose tout. De l'adoption d'un petit roumain par une Julie Lescaut en manque de personnel depuis que sa fille est partie et que plus personne n'a nettoyé les vitres de sa voiture à l'embrigadement d'une quadragénaire de petite taille dans l'armée qui se trouve être un peu magicienne. Tout en haut de cette chaîne si prestigieuse, il y a un homme talentueux, certains diront un visionnaire : Etienne Mougeotte. Etienne, c'est l'intelligence au service de la programmation, le bon sens au service du peuple. Désireux de protéger ses La série puzzle est un concept brillant, certes pas nouveau, mais qui a pris tout son sens depuis que Big Titi s'en sert avec la quasi totalité des fictions de son cheptel. Prenez une série, mettez tous les épisodes dans un grand chapeau et chaque semaine, au moment de décider de la grille, tirer un épisode au sort. Facile ! Chez vous aussi, vous pouvez essayer. Prenez un livre, arracher les pages, mélanger les et tirez-en une au hasard. Vous verrez, c'est une technique fantastique qui vous ouvre des perspectives littéraires inimaginables. Si vous préférez, vous pouvez tout aussi bien faire la même chose avec les chapitres de vos films en DVD. C'est un parti pris artistique comme un autre. A ceux, les inconscients, qui ne comprendraient pas toute la poésie d'une telle démarche, Etienne répond très simplement qu'il n'est pas le seul à l'appliquer (mais lui le fait avec une telle constance et un tel brio) et qu'il faut penser à ces pauvres petits enfants seuls devant leur écran de télé qui regardent n'importe quoi. Parce qu'Etienne, c'est avant tout un coeur. Plutôt qu'encourager les parents à veiller sur les programmes que regardent leurs enfants, plutôt que de leur dire : "non, la télé n'est pas une babysitter", Etienne, saint père protecteur, prend tous ces enfants abandonnés à leur triste sort et leur offre la possibilité de regarder des séries que de toutes façons ils ne regardent pas à des heures où de toutes façons ils dorment déjà. Merci Etienne. Vous n'êtes pas convaincus ? Vous continuez à ne jurer que par les sacro-saints respect de l'oeuvre et chronologie du récit ? Etienne ne vous en veut pas, il trouve votre indignation sympathique mais lui, qui regarde parfois les mêmes séries que vous, de temps en temps bien sûr parce que suivre est un concept destiné aux veaux et qu'il est une tête pensante, ça ne lui pose aucun problème. Si, après tout ça, vous n'êtes toujours pas satisfaits et qu'en dernier argument vous ayez l'audace de lui dire que voir un personnage mort l'épisode précédent ressurgir dans l'épisode suivant est une aberration, Etienne aura la réponse qui vous clouera le bec une fois pour toutes, petits effrontés : "Vous savez, c'est ça la fiction" Etienne, merci de veiller sur nous avec autant de bienveillance. Et merci pour Navarro ! |
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