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    April 30

    Euh... Joyeux Anniversaire ? 2ème


    Xanderland : Aujourd'hui j'ai 2 ans et comme le dit papa, je suis grand ! Papa dit aussi que je prends trop de place dans sa vie et que je ne devrais pas l'appeler 'papa' parce que je ne suis rien. Ca me fait de la peine mais je continue quand même, parce que je l'aime bien mon papa. Moi c'est Xander de chez Xanderland... de la Blogosphère, mais en général je le dis pas parce que sinon papa trouve que ça fait autiste, déjà qu'il trouve que depuis que je suis là, il a accru son nombre de tableurs. Et comme c'est mon anniversaire et qu'on m'a refusé une journée McDo avec mes copains, je vais le faire ici avec eux. Mais euh... Lavisdemoi, arrête de pousser !
    Lavisdemoi : Mais je pousse pas, c'est les Chroniques de Rhum Raisin qui me colle !
    Chroniques de Rhum Raisin : J'aimerais bien qu'on arrête de me prêter des intentions que je n'ai pas. Qui fait circuler de tels ragots ?
    Lavisdemoi : C'est Talyn ! Elle croit que tous les pédéblogueurs couchent ensemble !
    Nyx ou la vie d'une déesse nocturne : Mais c'est vrai, j'en connais plein, c'est trop chou. D'ailleurs, le chéri de ma maman Raf...
    Welcome on Talyn : Vous croyez que j'ai que ça à faire ? M'occuper de vos vies inintéressantes ? Je suis un blog professionnel, je parle de choses intelligentes et importantes, moi, des films que Cécile a vus, des livres qu'elle a lus...
    Between Dusk and Dawn : Des gamelles qu'elle s'est prises...
    Welcome on Talyn : C'est petit, Between Dusk and Dawn ! Surtout venant de la part d'un blog dont la mère se prend régulièrement les coins de bureau.
    Little corner of the world : Et qui oublie qu'un jour Nataka et elle ont écrit une saga à quatre mains...
    Le monde merveilleux de Lilkumo : Je te sens un peu aigrie, là...
    Little corner of the world : C'est parce que ma maman est exploitée par sa famille et qu'elle a presque plus de temps à me consacrer...
    Xanderland : L'excuse bidon ! On sait bien que c'est comme chez Calimoyote ! Elle fait trop la fête !
    Between Dusk and Dawn : Vous avez qu'à la traiter de saoularde aussi ! Qui fait circuler ce genre de rumeurs ?
    Lavisdemoi : C'est Talyn ! Elle croit que toutes les desperateblogueuses sont alcooliques !
    Welcome on Talyn : Mais c'est pas bientôt fini, puisque je vous dis que j'en ai rien à faire de vous !
    Le monde merveilleux de Lilkumo : T'as raison, sister, faut pas se laisser bouffer par des gens qui en valent pas la peine. Dans le monde merveilleux de ma maman, on a même des règles pour aider les gens à s'acclimater aux flans de l'extérieur.
    Seikyo no Tenshi : Ouais, comme écouter le dernier album de Beyoncé
    Lavisdemoi : Beyoncé, Béyoncé... Shakira, Shakira...
    Chroniques de Rhum Raisin : Ouais, les salopes, elles sont graves trop bonnes.
    Welcome on Talyn : Mais enfin, Chroniques, un peu de tenue.
    Chroniques de Rhum Raisin : Pardon, c'est une tactique pour brouiller les pistes et préserver le flou artistique qui m'entoure.
    Seikyo no Tenshi : J'aime les garçons qui aiment les garçons...
    Chroniques de Rhum Raisin : Quel rapport avec moi ?... Lavisdemoi pourquoi tu ris ?
    Nyx ou la vie d'une déesse nocturne : Moi aussi, j'aime bien les garçons qui aiment les garçons, j'en connais plein, c'est trop chou.
    Xanderland : D'ailleurs, le chéri de Raf...
    Nyx ou la vie d'une déesse nocturne : Ca va pas non !
    Seikyo no Tenshi : J'aime bien aussi le chocolat
    Luluninette : Moi aussi, j'aime plein de choses mais je raconte pas ma vie comme une exhibitionniste !
    Welcome on Talyn : Mais enfin, Luluninette, tu paraissais pourtant être un gentil blog ?
    Luluninette : Oui, je ne manque pas de toupet, moi !
    Chroniques de Rhum Raisin : Tu as une perruque ?
    Xanderland : Vous avez qu'à refaire les mêmes blagues que dans mes commentaires ?
    Lavisdemoi : C'est quand même tellement drôle !
    Serial Blogger : Pourquoi tu m'as emmené là, c'est n'importe quoi cet anniversaire de blog !
    Bridget plus que jamais : Désolée, je pensais qu'il y aurait de quoi de boire mais il y a que du Champomy !
    Galadriel : Youhou ! Je crois que je suis pompette ! Matthew Goode à poil !
    Le monde merveilleux de Lilkumo : Parce qu'en plus, ils savent même pas boire ! L'univers d'un lapin me manque...
    Welcome on Talyn : On est tous là ? Il me semblait pourtant qu'on était plus nombreux l'année dernière...
    Little corner of the world : C'est parce que le papa de Xanderland est trop nul comme ami, il fait rien qu'à coucher avec d'autres papas de blogs.
    Xanderland : C'est de la diffamation, qui raconte ça ?
    Lavisdemoi : C'est Talyn, elle croit que Nicolas ne sera satisfait que lorsqu'il sera passé sur tous ses lecteurs.
    Le monde merveilleux de Lilkumo : Ah ! C'est pour ça qu'Olivier n'est plus là, ni Guillaume, ni Ben, ni Misstouffa, ni Hexemorgane...
    Hieromnemon75 : C'est pour ça que je n'ai jamais été actualisé par mon papa, il avait trop peur qu'il lui saute dessus !
    Xanderland : Mais ça va pas de dire des trucs pareils, mon papa est pur et innocent
    Milootchsworld : J'ai été sacrifié par ma génitrice tellement elle a eu peur de ce satyre !
    Between Dusk and Dawn : Moi, ça fait qu'un an que je suis là, et il m'a l'air très bien ce garçon.
    Little corner of the world : T'as vu tes critères ?... pardon, c'était un peu agressif mais depuis que maman est devenue maçon...
    Welcome on Talyn : Il est pourri cet anniversaire !
    Chroniques de Rhum Raisin : Comme c'est mal de critiquer... même si c'est vrai
    Lavisdemoi : C'est Talyn qui l'a dit !
    Xanderland : Merci, Lavisdemoi, j'ai entendu... personne pour me souhaiter un joyeux anniversaire alors ?
    Welcome on Talyn : Faut dire que c'est tellement mégalo comme idée de fêter un anniversaire de blog
    Xanderland : M'en fous, j'ai 2 ans, vive moi !
    Les chroniques d'une téléphage enragée : C'est moi ou ce blog est quand même super pathétique ?
    Lavisdemoi : Et encore, tu viens juste d'arriver, moi je suis là depuis le début, c'est pas drôle tous les jours..
    Welcome on Talyn : T'as pas honte de te dire des trucs pareils, ton papa couche avec celui de Xanderland !
    Lavisdemoi : Taggle
    Galadriel : Youhou ! Tout le monde à poil !
    Little corner of the world : Je viens de me souvenir finalement pourquoi j'ai arrêté de venir.
    Between Dusk and Dawn : Mon départ pour Londres me semble encore tellement loin
    Bridget plus que jamais : Quel ramassis de losers, viens Serial Blogger, on se tire d'ici
    Serial Blogger : Surtout qu'il est même pas à jour dans les séries qu'il regarde...
    Xanderland : Non, mais partez pas les gens, restez ! Promis, je recommencerai plus... Allez, soyez charitables... je mettrai même du Mika !
    Chroniques de Rhum Raisin & Welcome on Talyn : Oh du Mika !
    Lavisdemoi : Soyez forts, il faut résister !
    Xanderland : Je savais bien que j'aurai du faire des stats, laissez pleins de chiffres, faire des classements... Ce billet anniversaire c'était une très mauvaise idée !
    April 27

    Vincent, un ami qui me veut du bien

    Il y a eu Claude, son demi-siècle, son look de bibendum à la Johnny Clegg, son amour exclusif pour Wagner et son sectarisme primaire qui lui fait dire que tout ce qui sort d'un poste de télé est forcément de la daube.
    Il y a eu René, son demi-siècle, son look de vieille diva des années folles, ses t.shirts côte de maille et son sarkozysme primaire qui lui fait dire que les homosexuels ne devraient pas avoir le droit de se marier, ce sont des pédés bon sang !
    Il y aura désormais Vincent, ses surprenants 42 ans alors que je ne lui en donnais que 36, son look de vieil adolescent sac à dos kaki à l'épaule, sa grosse voix aux accents du sud-ouest.
    D'ici très peu de temps, certainement, compte tenu de mon tempérament, vous pourrez lire des petites anecdotes pas très flatteuses sur mon nouveau compagnon de bus mais pour l'instant j'aime bien Vincent. Même si sa façon de commenter les films qu'il va voir se résume à "c'est bien", "c'est bof", "c'est nul" et s'il essaye souvent de parler de films dont il n'a ni le titre, ni les interprètes ni même le début d'intrigue (c'est un mec et une fille et euh... ça avait l'air nul...). Même s'il essaye toujours de me traîner à la piscine parce qu'il en a marre de ne voir que des gosses. Même s'il me broie la main chaque matin lorsqu'il me dit bonjour. Même s'il m'envoie 4 textos par jour pour savoir si je bosse. Même si aujourd'hui il m'a gentiment et discrètement offert un dvd qu'il avait fait lui-même hier soir pour moi (dixit son sms), un dvd dont je suppose qu'il veut dire plus que ce qu'il laisse supposer. Ou alors c'est parce que je bosse à la Direction de l'Agriculture...
    April 24

    Mon beau mec du mardi n°67

    Lundi, 21h00. Alors que pour la troisième semaine consécutive, je renonce à regarder FBI et tandis que mon cerveau brumeux, pour cause de gros coup de fatigue, cherche qui sera le beau mec du billet que je m'apprête à écrire, un coup d'oeil sur mes statistiques me permet de constater que les gens qui arrivent par hasard sur mon blog sont en grande partie des débiles. Remarquez l'usage du 'par hasard' et du 'en grande partie'. Il est important de le préciser, ce serait dommage de m'aliéner un futur potentiel lecteur récurrent. Oui, je parle de toi, derrière ton clavier, dont j'aime déjà chacun des commentaires que tu ne manqueras pas de me laisser. Sache que tu peuples déjà la moiteur de mes nuits et que je ne rêve plus que de toi. Même si tu es une fille, je ne suis pas bégueule, mon blog réclame sa pitance, peu importe la forme qu'elle prend et comme dit le proverbe 'blog affamé n'a point d'orientation sexuelle'.
    En revanche, toi qui cherches quelques petites anecdotes sur Christophe Willem, sache que tu frappes à la mauvaise porte parce qu'ici, chez Xanderland, on hait Christophe Willem et on le hait d'autant plus que la France entière l'acclame et qu'on se sent seul et qu'on aime pas se sentir seul. Oui, chez Xanderland, on dit "on" même s'il n'y a que moi. On dit aussi : pour les stars AB, habillées, moins habillées, allez , c'est son fond de commerce. Mais on dit surtout "bande de détraqués" quand on voit que certains recherchent des 'mamans et grand-mères lubriques', des 'minous qui sentent l'oignon' (à cette occasion, si l'une de mes lectrices peut avoir l'amabilité de m'expliquer en quoi consiste cette intrigante pratique...) et que d'autres, plus vicieux encore se demandent si Garrett Hedlund, le héros d'Eragon, ne serait pas un peu porté sur les garçons. Ce qui est de la pure diffamation. Garrett a 12 ans, il est encore un peu tôt pour présumer de sa sexualité, à moins bien sûr qu'il ait répondu sur le questionnaire de son professeur de mathématiques qu'il aimait les dauphins et la confiture. Ce qui m'amène au billet du jour qui n'a aucun lien avec les dauphins et la confiture mais est un beau mec : DJ Cotrona.
    On va faire vite, vu que j'ai déjà beaucoup écrit pour rien, preuve qu'il est tard et qu'il faut que je pense à dormir même si ce billet ne sera posté que demain. DJ est en ce moment l'un des gagnants de la loterie dans la série Windfall diffusé le dimanche en début d'après-midi sur M6 et ce pour encore 3 semaines puisque la série, qui n'a connu aucun succès outre-atlantique, ne compte que 13 épisodes. Comme s'ils le sentaient venir, les réalisateurs ont donc décidé de rentabiliser un maximum la plastique de DJ en lui retirant ses vêtement le plus souvent possible. A part ça, Donald Joseph (oui, DJ c'est mieux), 26 ans, n'a quasiment rien d'autre à son actif, un épisode de New York Unité Spéciale, une série avortée, deux petits films indépendants et puis c'est tout. Mais on s'en fiche parce qu'avec la gueule et le physique qu'il a, nul doute qu'il réapparaîtra prochainement dans une autre série. Et puis si ce n'est pas le cas, ce n'est pas grave, qui est capable de se souvenir des 66 beaux mecs qui l'ont précédé ? (heureusement que dans mes lecteurs aucun n'a le même penchant que moi pour les classements, manquerait plus qu'un malade me ressorte de mémoire les 66 !)
    April 22

    Je suis un monstre

    J'étais pourtant sûr de moi. J'avais étudié bien attentivement chacun des profils, rejeté immédiatement les candidats d'extrême droite (le preux, le borgne et le nain), les utopistes aux accents du terroir (celui qui tue les oiseaux et celui qui tue les employées du mcdo) et celui dont on se demande comment il a fait pour obtenir ses signatures. Sur les six candidats restants, compte tenu de ma couleur politique, il m'était tout simplement impossible, malgré un léger doute en tout début de campagne, de choisir Oui Oui sur son tracteur. Exit également les écolo, très flower power dans leur vision naïve d'un pays gouverné par le principe de 'sauvons la nature', principe qui, s'il me gonfle, était tout de même intégré dans la quasi totalité des programmes des autres partis, effet Ushuaïa oblige. Face aux bourdes répétées de la candidate sensée me représenter et au manque d'enthousiasme que suscite son programme, je me tourne vers les grévistes professionnels et quitte à m'engouffrer dans cette voie là, autant suivre celui qui a le plus de dynamisme, habitué qu'il est à parcourir des kilomètres à vélos. Ma vision de la poste est très archaïque. Bref, il est un peu foncé par rapport à ma couleur initiale mais il a l'avantage d'être clair, ce qui est une vraie phrase et non un jeu de mots navrant tiré du meilleur du mieux de Julien Lepers. Et tant pis si les politests me disent que je dois choisir la candidate de mon parti parce que son programme me ressemble, je persiste et je signe.
    A voté !
    Sauf que non. Parce qu'à force de matraquer mes oreilles avec le vote utile et le spectre du 21 avril 2002, je commence à douter. Douter, pour ceux qui ne me connaissent pas, est une de mes grandes spécialités. Et plus la réponse est évidente, plus le doute est grand. Certains se diraient : "j'ai pris une décision super vite, c'était facile, c'est donc forcément la bonne" mais moi je suis plutôt du genre : "oula, c'était trop facile, j'ai du rater quelque chose, reconsidérons la question"... La nuit se passe, agitée, non pas à cause de moustiques oranges comme chez certaines militantes téléphages mais à cause d'étranges rêves érotiques cauchemardesques dont je vous passe les détails mais qui risquent de ruiner ma vie sexuelle si je continue à les faire et au petit matin, malgré ce qu'annoncent les sondages, je prends la décision d'abandonner le petit postier, me rangeant aux côtés de ces 11% d'inconscients qui ont choisi leur candidat le jour même de l'élection.
    A voté ! Pour de bon...
    Le problème maintenant, c'est que même si la jolie couleur que j'ai choisie et qui orne si magnifiquement mon blog (comme quoi, je me demande pourquoi je me suis posé autant de questions) est au second tour, j'ai lâchement trahi mes convictions au profit du vote utile.
    Quand je pense qu'à cause de moi, Olivier va être obligé de dormir dans un carton, je m'en veux.
    April 20

    Like a virgin

    Il y a des séries dont une fois le dernier épisode bouclé on se demande pourquoi on les a suivies et surtout pourquoi on les a aimées. C’est le cas de Dawson’s creek.

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    Créée par Kevin Williamson en 1998, scénariste en vogue depuis les succès surprise de Scream et Souviens toi l’été dernier, Dawson qui se veut une sorte de récit semi-autobiographique de l’auteur, est avant tout une série pour ados. Parce qu’elle parle d’ados et surtout parce qu’elle est diffusée sur WB, chaîne du câble qui s’adresse principalement aux teenagers. L’idée de départ est on ne peut plus classique : dans une petite ville de Caroline du Nord, Capeside, un jeune garçon féru de cinéma (Dawson Leery) rencontre une jolie jeune fille blonde et mystérieuse (Jen Lindley) qui emménage dans la maison à côté de la sienne. Autour de lui, on trouve son meilleur ami chahuteur et insolent (Pacey Witter) et sa meilleure amie (Joey Potter), studieuse et maligne, qui l'aime en secret. Ce qui distingue avant tout Dawson des autres productions pour ados de l’époque et ce qui fera la quasi unanimité des critiques lors de son lancement, c’est l’intelligence des dialogues et l’esprit de répartie des personnages. C’est également le premier point a être critiqué par les téléspectateurs : aucun ado ne parle de cette manière. Dawson et ses amis sont des bavards impénitents, centrés sur leur nombril, obnubilés comme tous les ados par le sexe (surtout s’ils n’ont jamais eu aucun rapport) et persuadés que leurs souffrances ne pourront jamais être comprises ni égalées. La très puritaine Parents Television Council en fait sa bête noire et la nomme «pire série de l’année ». Qu’importe, Dawson, lancée comme sa consoeur Buffy, en programme de mi-saison, remporte suffisamment de succès pour se voir renouveler. La série durera 6 saisons, soit 128 épisodes et durant ce laps de temps aura vu sa qualité progressivement diminuer et ses personnages perdre de leur spécificité pour au final ne plus se distinguer de la masse des soaps du même genre. Pourtant, malgré tout, Dawson reste à mes yeux une série à part. Il faut dire que j’ai une nostalgie particulière de mes années de lycée et que j’ai un faible pour ces histoires sentimentales où tout prend des proportions énormes, si énormes que le moindre obstacle, la moindre péripétie semble insurmontable.
    Cependant lorsque je parle de Dawson, je distingue 2 périodes : l’époque Williamson où le créateur produisait et scénarisait la série soit les deux premières saisons et l’après Williamson dès le début de la saison 3 où la série a sombré dans la banalité, voire par moment, la médiocrité.

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    La raison majeure pour laquelle la série, malgré ce que je viens d’écrire, se retrouve dans la catégorie « séries cultes » tient en un prénom : Jack. Interprété avec beaucoup de sensibilité par Kerr Smith, Jack apparaît dès le début de la saison 2 et n’est au départ qu’un obstacle de plus dans la relation chaotique entre Dawson et Joey. Mais Williamson a d’autres plans en tête et s’il ne les dévoile pas d’entrée de jeu c’est qu’il veut que le spectateur s’attache à Jack avant de leur dire « ah oui au fait, ce petit nouveau que vous aimez bien, il est pédé ». Le cheminement du personnage pour s’accepter, faire face au regard des autres et envisager une relation amoureuse n’est pas exempt de mélo mais sonne remarquablement juste. Et pour les gays qui sont devant leur écran et qui n’ont eu droit jusqu’alors qu’à l’insignifiant et inoffensif Matt Fielding de Melrose Place, c’est une petite révolution.
    Mais il y a bien d’autres raisons d’aimer Dawson et je ne parle pas que du charme désinvolte de Joshua Jackson (Pacey) : l’abondance de références culturelles, cinématographiques pour la plupart (l’admiration sans borne de Dawson pour Spielberg a quelque chose de très naïf et traduit bien l’inaptitude du personnage, du moins au début, à envisager la vie autrement qu’en terme de contrastes très marqués), la répartie de Pacey, l’élève rebelle qui cherche à attirer l’attention de son père, l’inflexible shérif, l’intelligence farouche et indépendante de Joey, la vulnérabilité déprimante de Jen…

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    Les personnages ont tous au départ quelque chose à dire et très rapidement les seconds rôles que sont Pacey et Joey sortent de l’ombre de leur ami Dawson pour exister pleinement. Williamson et son staff scénaristique équilibrent le tout avec une pointe d’humour et même si le propos est parfois larmoyant, l’interprétation et la bande son aident à ne pas tomber dans le pathos. La série est à son apogée créative. C’est l’époque où Jen, la paria, rejetée par sa famille, ostracisée par les élèves de son lycée qui ne voient en elle qu’une dévergondée new-yorkaise, sombre lentement dans une dépression destructrice suite à la mort de son grand-père, l’époque où la sœur de Joey doit faire face à l’intolérance de sa petite ville après avoir eu un enfant métisse hors mariage, où les parents de Dawson tarversent une crise maritale en raison de leurs différentes aspirations professionnelles, l’époque où Andie, la sœur de Jack, essaye de maintenir sa famille à flots alors qu’elle n’a toujours pas réussi à surmonter la mort de son frère aîné, l’époque où Pacey joue les preux chevaliers par amour pour Andie (Ah... Pacey), l’époque où Dawson doit choisir entre dévoiler à Joey la trahison de son père ou le laisser continuer à tromper les siens. L’époque où la série essayait encore d’être intelligente et construite.

    Par la suite, Dawson, le plus grand puceau de l’histoire, se transforme en une caricature de lui-même et les scénaristes axent la quasi totalité de leurs intrigues sur la nouvelle relation Pacey/Joey. Ces deux-là deviennent les véritables héros de la série et sur les 128 épisodes, seule Joey aura été là à chaque fois. Pour preuve, lors du passage à la fac, Dawson est le seul à ne pas atterrir à Boston, l’excluant ainsi de la majeure partie des intrigues. La série n’a plus rien d’autre à évoquer que les turpitudes amoureuses de ses personnages. Dawson vire au soap purement et simplement, atteignant des sommets d’invraisemblance lors des deux dernières saisons où Pacey devient tour à tour chef cuisinier et trader et perd toutes les économies de Dawson en bourse. Dès la saison 3, Jen se retrouve avec un nouveau copain par saison (Henry le footballeur insipide, Charlie le coureur de jupons et CJ le bellâtre inconsistent), Joey veut Pacey, non Dawson, non Pacey, peut-être Dawson à moins que ce ne soit Pacey, Andie est expédiée en Europe et ne manque à personne quant à Jack, dont les interactions avec les autres se limitent à bavasser avec Jen, l’ultime fag hag, il n’arrive jamais à garder un copain plus de 3 épisodes. Chacun reste figé dans un rôle bien précis et les personnages n’évoluent plus. L’ajout d’Audrey durant la saison 5, version joyeuse de Jen, désormais dépressive à temps plein, ne parvient pas à redorer le blason de Joey, sa colloc, devenue rigidement ennuyeuse.

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    Pourtant, malgré les défaillances constantes du pool des scénaristes, les acteurs essayent de préserver la fraîcheur et le charme de leurs personnages. Katie Holmes, indépendamment de la gourdasse lobotomisée qu’elle est devenue par la suite (thanks, mr Cruise !) et malgré un personnage de plus en plus pénible, incarnait le mieux cette légèreté. Au cours de ses six années d’existence, Dawson aura vu passer la plupart des têtes d’affiche des futures séries pour ado : Scott Foley (Felicity), Jason Behr (Roswell), Chad Michael Murray (Les Frères Scott), Oliver Hudson (La famille Carver), Jensen Ackles (Supernatural), sans oublier Michael Pitt, reconverti depuis en caution glauque/trash du cinéma indépendant et Sasha Alexander (la ‘miss bullet in the head’ de NCIS). Le cast est attachant et c’est ce qui à mes yeux sauve les dernières saisons de l’ennui.

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    Les acteurs, conscients d’avoir beaucoup perdu avec le départ de Williamson, exigent son retour pour le final. La série retrouve alors son souffle d’antan pour un dernier épisode particulièrement larmoyant qui voit enfin la résolution du triangle amoureux Pacey/Joey/Dawson et la fin du calvaire de Jen qui ne pouvait trouver d’autre rédemption après autant de débauche que dans une lente agonie, permettant ainsi à Jack de devenir le porte parole de la communauté en épousant Doug, le frère de Pacey devenu shérif et en héritant de la fille de Jen. Devant mon écran, en larmes, je hurle un « go, Jack ! » envieux parce que moi aussi je veux un shérif et un gamin.

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    Aujourd’hui, 4 ans après la fin de Dawson, je garde néanmoins une profonde affection pour cette série en dépit de ses imperfections parce qu’elle m’a donné un personnage positif et construit auquel je pouvais m’identifier et qu’elle a permis au genre, à coups de références et de verbiage constant, de s’offrir une approche moins niaise de l’adolescence.

    April 18

    Phrases cultes

    Nom : Despote Girl
    Activité
    : Teigneuse professionnelle
    Vie personnelle
    : relation tyrannique avec Chabichou, 38 ans, astrophysicien au chômage, fifille à papa-maman
    Credo : Le silence est mon ennemi
    But ultime
    : vriller mon cerveau en parlant, fredonnant, sifflotant, commentant, râlant, gloussant toute la journée

    Petites citations
    A propos de ses ami(e)s

    "Depuis que j'ai un copain, mes copines ont bien compris qu'il fallait qu'elles fassent de la place, j'ai pas de temps à leur accorder"
    A propos de son copain
    "J'aime pas trop les amis de mon copain. Mon papa n'a jamais eu que ma maman, mon copain ne doit avoir que moi."
    A propos de la secrétaire à qui elle a demandé un service
    "Quand je demande qu'elle me ramène des bouteilles d'eau, c'est des grandes pas des petites, elle est vraiment trop conne !"
    Après lui avoir dit que j'apportais des trucs perso au boulot pour combler l'ennui
    "Mais je suis normale, moi"
    A propos des vieux exploitants agricoles
    "Oh non, les pauvres, ils sont vieux, je peux pas les appeler"
    Après avoir constaté que j'avais traité 50 dossiers alors qu'elle n'en était qu'à son 15ème
    "Oui mais les miens ils sont plus durs et je suis sûr qu'il n'y a pas d'erreur"
    Après que je sois allé me laver les mains
    "La prochaine fois, t'es gentil, tu vas aux toilettes de l'étage et pas à celles du resto sinon je suis obligée de t'attendre et c'est pas agréable"
    A propos des chiens de berger
    "Ca doit quand même être difficile, ça me fait tellement de peine"
    Alors qu'un exploitant lui explique ses difficultés à maintenir son activité à flot
    "S'il vous plaît, monsieur, est-ce qu'on pourrait se concentrer sur le dossier"
    A propos de nous
    "T'as quand même eu de la chance de tomber sur moi. C'est vrai, je suis gentille, on s'entend bien, je travaille bien, je mets de l'ambiance. Ca aurait pu être pire !"
    A propos de son job et des habitants du village de ses parents
    "Pour l'instant, ça va, la nouvelle ne s'est pas encore trop répandu. Je voudrais pas qu'on croit que j'accorde des passe-droits"
    A propos de la boîte pour laquelle postule son copain
    "Tu connais pas ? Je suis sûre que si je demande à 30 personnes dans la rue, tout le monde connaît !"
    Après avoir émis la possibilité que son copain était peut-être dehors et ne pouvait donc pas répondre à son mail
    "Je veux pas qu'il sorte sans me dire où il va"
    Lorsque pour la 3ème fois de la journée, un exploitant demande spécifiquement à ce que ce soit moi qui m'occupe de son dossier
    "J'étais là moi aussi l'année dernière mais puisque tu veux te la jouer comme ça, pas de problème, tu feras le travail tout seul"
    Alors que je lui demande de patienter cinq minutes pour que je finisse ce que je suis en train de faire
    "J'ai faim alors on va manger maintenant"

    Allez, plus que 4 mois et demi !
    April 16

    Mon beau mec du lundi n°66

    Il arrive parfois que la fatigue, quelle qu'en soit l'origine, vous fasse faire de drôle de choses. Un coup de mou, une petite déprime, un gros ras le bol et hop, on se choppe tout ce qui passe : les microbes, le bus, un mec pour la nuit, une vidéo sur le net (rayez les mentions inutiles). Alors que je naviguais, indolent (pour définition, cf le petit christopherippert illustré), sur le site After Elton qui constitue avec son pendant féminin After Ellen, une de mes ressources préférées concernant l'actualité des gays dans les médias (j'ai conscience du côté ghetto de la chose), je me suis laissé entraîner à cliquer sur un lien vidéo menant tout droit à l'un des soaps les plus populaires de Grande-Bretagne : Coronation Street. Pourquoi faire cela me direz-vous ? Pourquoi, à même pas 30 ans, vouloir risquer la mort par lobotomie ? Parce que j'étais fatigué et que le garçon sur la vidéo était brun avec des jolis yeux et un sourire craquant... Je me sens si faible par moments... Ce garçon en question c'est Bruno Langley. Je sais déjà ce que tout le monde va me dire, trop minet, trop niais, trop insignifiant et vous aurez peut-être raison mais j'y peux rien, son histoire dans Corrie était tellement déprimante, que je suis tombé amoureux en 2 secondes...
    Bruno, tout juste 24 ans, est donc un petit british qui a joué dans des tas de trucs britishs comme Doctor Who, Dalziel and Pascoe et le fameux Coronation Street (Les Feux de l'amour sans les décors rococo, les robes hors de prix, le pot de fond de teint mais  tourné avec des murs en cartons et des vêtements de chez Emmaüs, là où Thatcher passe, Manchester trépasse). Il y était Todd Grimshaw, brave petit gars studieux qui se mettait en ménage avec une fille-mère, tombée enceinte à 12 ans (j'adore les soaps), et renonçait à ses études au plus grand dam de maman avant de se rendre compte qu'il en pinçait pour le frère de sa copine au point de vouloir l'embrasser (tellement un truc que j'aurais pu faire) puis de se rétracter, s'excuser auprès de sa moitié en lui promettant que ça n'arriverait plus et tiens d'ailleurs si on faisait un gosse histoire que je te prouve que je suis sincère et que non, non, non, je ne suis pas gay du tout (vous comprenez maintenant pourquoi je trouve ce petit gars si attachant ?). Pas de bol, Todd craque sur un infirmier, lutte, pleure, s'écroule, finit par se confesser à sa moitié qui pleure beaucoup, forcément, et finit par perdre le bébé ce qui les fait encore plus pleurer tous les deux, surtout Todd à qui plus personne ne veut parler, même pas son frère qui le méprise tellement qu'il couche avec son ex-copine dépressive. A cet instant, fatigue oblige, je ne suis plus qu'une grosse larve larmoyante devant mon écran, le coeur brisé par ce pauvre garçon dont je n'ai pourtant pas compris, accent australo-manchestérien oblige, la moitié de ce qu'il disait mais dont j'ai supposé que c'était beau et déchirant et tellement gay.
    Faut que j'arrête les soaps, ça a un effet loquifiant chez moi, c'est pathétique...
    April 15

    Rêves de petit garçon

    Sunshine (rêve n°1 : quand je serai grand, je veux être cosmonaute et faire des uv dans l'espace)
    Réalisé par Danny Boyle / Scénario de Alex Garland
    Avec : Cillian Murphy, Chris Evans, Michelle Yeoh, Rose Byrne, Cliff Curtis
    Le soleil est en train de mourir. Afin d'éviter la fin du genre humain, une équipe de scientifiques et astronautes est envoyée avec une charge explosive pour ranimer l'étoile mourante.
    Danny Boyle est un réalisateur audacieux. Son Sunshine en est la preuve. En créant une atmosphère qui oscille entre quête mystique et thriller anxiogène, il entraîne le spectateur dans un univers esthétique fascinant. Porté par les prestations sans faille de Cillian Murphy et Chris Evans, le film impressionne même si Boyle use trop souvent des arrêts sur image. Moins contemplatif que Solaris, plus réfléchi que Fusion, Sunshine enchaîne les scènes d'action, haletantes et plonge ses personnages dans une lutte sans merci pour la survie de l'humanité. Redoutablement efficace et poétique.

    TMNT (rêve n°2 : quand je serai grand, je veux être un super ninja - et non pas, quand je serai grand, je veux être une tortue...)
    Ecrit et Réalisé par Kevin Munroe d'après les personnages de Peter Laird et Kevin Eastman
    Depuis que Leonardo, leur leader, est parti méditer dans la jungle sud-américaine, les tortues ninja ne sont plus les mêmes : Michelangelo joue les clowns pour les anniversaires, Donnatello fait de l'assistance informatique par téléphone et seul Raphael continue à lutter contre le crime planqué sous son costume de justicier et aidé à l'occasion par Casey, le hockeyeur masqué et accessoirement petit-ami d'April, devenue chercheuse d'antiquités pour le compte du mystérieux Max Winters. Mais une menace vieille de 3000 ans permet à tout ce petit monde de se retrouver.
    Les Tortues Ninja, c'était davantage le truc de mon petit frère avec les jeux vidéos, les figurines, les jeux de plateaux... Mais je me souviens du dessin-animé que je trouvais plutôt sympathique. Moins des films, adaptations doûteuses et un brin ridicules. Avec ce TMNT, les tortues s'offrent une nouvelle jeunesse. Du point de vue de l'animation, c'est un excellent boulot, Leo, Raf, Mike et Donnie n'ayant jamais été aussi cool. Côté scénario en revanche c'est du léger, du très léger. Et c'est dommage parce que Munroe avait en main de quoi faire un film un peu plus consistant : une atmosphère urbaine plus sombre, des conflits entre les héros... mais le réalisateur se contente du minimum, jusque dans l'humour assez plat. En visant un public enfantin, Munroe oublie que les premiers fans ont bien grandi et étaient en droit d'attendre un peu plus.

    Goal II : la consécration (rêve n°3 : quand je serai grand, je veux être footballeur et me faire des masques au guacamole)
    Réalisé par Jaume Collet-Serra / Scénario de A. Butchart, M. Jefferies et T. Loane
    Avec : Kuno Becker, Anna Friel, Allessandro Nivola, Rutger Hauer, Stephen Dillane, Leonor Valera
    Dans le premier opus, Santiago Muñez, immigré mexicain et prodige du football, est repéré aux Etats-Unis, rencontre l'amour avec Roz, une infirmière, perd son père et est recruté par la prestigieuse équipe de Newcastle United. Aujourd'hui sur le point de se marier, Muñez est approché par les dirigeants du Real Madrid. C'est le début de la gloire et de l'argent facile...
    Autant le premier volet, très naïf, avait quelque chose de sympathique, autant ce deuxième numéro de la trilogie Goal croule sous le poids de son scénario cliché. C'est mélo, convenu, mal écrit, mal joué à l'occasion et les matches manquent totalement de crédibilité (Muñez le sauveur marquant à chaque fois qu'il rentre, reléguant les Beckham, Ronaldo et autres Zidane au rang de quantité négligeable). Pas autant que cette scène consternante où un gamin de 10 ans conduit une lamborghini à travers les rues de la capitale espagnole ! Le film s'apparente davantage à un croisement entre spot de pub et jeu vidéo. Sans consistance et sans saveur, Goal II se suit avec un ennui profond.
    April 12

    Les méfaits du temps

    En ce moment au bureau, c'est un peu comme un épisode de Bones : chiant à mourir.
    Et pas seulement parce que Nini, entre deux mails de son chabichou - comprendre petit-ami inespéré de la dernière chance - et une quête éperdue pour une chambre d'hôtel à Lyon, non Montpellier, non Arles, non Marseille, pour son week-end du 1er mai, chouine comme une malheureuse parce qu'elle se sent désoeuvrée ("c'est terrible, mais comment on peut survivre à ça ?") mais parce qu'en 8 jours et près de 60 heures de présence, j'ai du travailler 5 heures, grand maximum... Du coup, j'ai du temps, beaucoup de temps, beaucoup beaucoup de temps. Et comme, contrairement à Nini qui, naïve, vient chaque jour les mains dans les poches, pensant que la fonction publique aura eu une illumination durant la nuit sur la notion de travail, je suis un garçon prévoyant et organisé, j'ai amené des tas de choses pour m'occuper : mes comptes, mes billets de blog à archiver, toutes sortes de tableaux différents et inutiles à actualiser ou à remanier, j'ai même le soukoban au cas où le niveau 90 deviendrait soudainement accessible... et puis surtout, j'ai ma tête. Parce que dans ma tête, il y a plein de trucs marrants... enfin pour moi, les autres trouvent ça inquiétant, et plein de questions d'une importance capitale :

    - Est-ce que j'appelle mon fils Hugo ou Lucas ? Sachant que mon nom de famille c'est Claude et que ça se marie avec rien, à moins que je prenne le nom de mon futur époux en le traitd'unionant au mien...
    - Jean Grey est un personnage super intéressant mais Kitty Pride est plus attachante du coup je sais pas qui je préfère. Ou alors Emma Frost, parce que j'aime bien les vilaines à forte libido habillées de blanc.
    - Est-ce que je peux demander à mon nouveau copain de bus s'il est gay, ça me chiffonne de pas savoir, il a un côté rustique qui brouille mon radar ?
    - Décidé, j'abandonne Bones à la fin de cette saison mais est-ce que je fais la même chose avec FBI, portés disparus ?
    - Est-ce qu'il existe une prédisposition génétique à la connerie ?
    - Sachant que je risque fort de voter contre quelqu'un et non pour lors du deuxième tour, est-ce que je vote utile au premier ou je choisis celui des candidats qui se rapproche le plus de mes convictions ?
    - Y a-t-il un lien entre la question précédente et celle d'avant ?
    - J'aimerais bien me remettre à écrire mais je maîtrise mieux la nouvelle que le script...
    - Lequel est le pire, Arthur ou Nikos ?
    - Est-il normal pour un garçon de mon âge de n'être jamais en manque ?
    - J'ai deux idées pour la future carte d'anniversaire de Cécile : une difficile qui prend du temps et une difficile qui prend du temps...
    - Je suis plus sexy dans mon boxer blanc et bleu ou dans le rouge et blanc ?
    - Est-ce que les scénaristes de Veronica Mars comprennent vraiment ce qu'ils écrivent ?
    - C'est mieux de finir ma version clip pour la chanson 9 crimes par un type qui se tranche les veines ou un type qui saute par la fenêtre ?
    - Jamie Bamber ou Tahmoh Penikett ?
    - Est-ce qu'à force de vivre seul, je suis encore capable de vivre avec quelqu'un ?
    - Est-ce qu'un jour j'arrêterai de me poser des questions stupides ?

    Je vous le disais, des questions fondamentales ! Avoir une tête et du temps, c'est bien... Peut-être que du travail ce serait mieux...
    April 10

    Mon beau mec du mardi n°65

    Le beau mec du lundi est en crise, pas seulement parce qu'on est mardi, mais parce qu'après l'échec cuisant du dernier, il a failli ne plus revenir. Trop de pression. Trop d'exigence. Le beau mec est abattu, il ne sait plus s'il plaît encore. C'est qu'avec 64 numéros, il commence à dater et il commence à douter, c'est qu'il est presque aussi vieux que ce blog, une antiquité ! Mais malgré ses angoisses existentielles, le beau mec du lundi sait qu'il se doit d'être présent chaque semaine et ce peu importe l'attention qu'il génère. Donc, après trois semaines de repos, le voilà de retour avec une nouvelle tête : Justin Hartley.
    Si vous avez 12 ans ou si, comme moi, vous vous obstinez à regarder de la daube à la télé sous prétexte qu'une série commencée se doit d'être finie, vous savez qui est Justin Hartley. 30 ans, 1m91, Il est le robin des bois moderne de la navrante Smallville, le joliment ciselé Oliver Queen, dit aussi l'Archer Vert (parce qu'il est habillé en vert et qu'il tire des flèches) qui fait s'évanouir de plaisir la pintade Lois dès qu'il soulève son t.shirt. Mais il aurait tout aussi bien pu être le joliment ciselé Arthur Curry dit aussi Aquaman si le pilote commandé suite à l'épisode de Smallville où apparaissait le personnage avait fonctionné. Comment peut-il être à la fois Aquaman et l'Archer Vert, vous demandez-vous ? (faites semblant, j'ai un billet à remplir). Tout simplement parce que Alan Ritchson, l'acteur qui interprétait Aquaman dans l'épisode de Smallville la saison dernière, n'avait pas l'étoffe nécessaire pour porter une série sur ses épaules d'où un nouveau casting. Pas de bol, le pilote ne convainc pas mais Justin est rappelé dans le monde des super héros et troque son maillot orange contre un collant vert. Du coup, c'est tout bénéf pour Alan Ritchson, qui reprend son rôle dans un des épisodes de la saison 6... C'est inintéressant au possible je vous l'accorde mais Justin n'a rien d'autre à son actif que le soap Passions où il a incarné Nicholas Foxworth Crane pendant 4 ans, quatre années qui lui ont permis de fonder une famille avec sa collègue de boulot, l'actrice Lindsay Korman (ne cherchez pas, elle aussi n'a que Passions à son actif, ce soap c'est la fonction publique de la télé, une fois que t'y entres, t'y restes à vie).
    Mine de, ça m'avait manqué de chercher des photos de mecs à poil !
    April 08

    Mâle dominant

    Alpha Dog
    Ecrit et Réalisé par Nick Cassavettes
    Avec : Justin Timberlake, Emile Hirsch, Anton Yelchin, Bruce Willis, Sharon Stone, Dominique Swain, Ben Foster, Shawn Hatosy, Amanda Seyfried...
    Johnny Truelove, petit trafiquant des beaux quartiers cherche à se venger d'un de ses anciens potes, Jake Mazursky, camé nazi qui lui a fait perdre un bon paquet de blé et à chié sur sa moquette blanche. Il kidnappe alors le petit frère de Jake, le gentil et très naïf Zach. Mais très vite, les choses échappent complètement à son contrôle...
    Inspiré de faits réels, Alpha Dog fait froid dans le dos. Il y a quelque chose de désespéré à regarder ces jeunes paumés qui comblent leur ennui et leur mal-être dans des parties sans fin, des trafics en tout genre et une surconsommation de tout ce qui leur tombe sous la main. Au milieu du troupeau des brebis galeuses, un agneau, un peu simplet, auquel on sait pertinemment qu'on ne doit pas s'attacher. Mais c'est là toute la force du film, tous comme ses ravisseurs, on prend en sympathie ce brave petit gars et on assiste, impuissant, au déroulement implacable du drame. Servi efficacement par de jeunes acteurs criant de vérité, Timberlake en tête, Alpha Dog est un jeu sordide qui prend des allures de film coup de poing. Dommage que pour étayer son propos, Cassavettes se soit cru obligé de glisser toutes les injures possibles du répertoire dans ses dialogues, appauvrissant un film pourtant détonnant.

    Cendrillon et le prince (pas trop) charmant
    Réalisé par Paul J. Bolger / Scénario de Robert Moreland
    Avec les voix françaises de : Laura Smet, Catherine Frot, Bruno Solomone, Dany Boon, Eric & Ramsy
    Et les voix originales de : Sarah Michelle Gellar, Sigourney Weaver, Freddie Prinze Jr., Patrick Warburton
    Les contes de fées, c'est bien connu, ont des codes bien précis et immuables. Un mage a d'ailleurs pour boulot de veiller à cet équilibre ancestral . Mais lorsqu'il part en vacances, ses deux assistants mettent une telle pagaille que la marâtre de Cendrillon en profite pour prendre le pouvoir au détriment de toutes les happy end.
    N'y allons pas par quatre chemins : c'est nul ! Absence d'humour, dialogues à pleurer, personnages clichés, scénario indigent fait de bouts de récup de précédents animés et doublage catastrophique (Frot est certainement la pire doubleuse de la création mais Laura Smet est bonne pour la relève), rien n'est à sauver dans cette production chiantissime qui aura réussi en 80 minutes à m'endormir à deux reprises, et c'est suffisamment rare pour que je le mentionne.

    Le prix à payer
    Ecrit et Réalisé par Alexandra Leclère
    Avec : Nathalie Baye, Christian Clavier, Gérard Lanvin, Géraldine Pailhas, Patrick Chesnais
    Jean-Pierre Ménard, riche homme d'affaire, confie à Richard, son chauffeur, qu'entre lui et madame ça fait belle lurette que le sommier n'a plus grincé. Richard, dont la compagne préfère écrire que de lui faire des gâteries, lui conseille de couper les vivres à sa moitié. Pour Odile Ménard, habituée à dépenser à tout va, c'est la fin du monde.
    Le propos est sordide et pourtant c'est drôle. Cruellement et pathétiquement drôle. Le prix à payer est une comédie de boulevard qui joue à fond sur la misogynie odieuse de personnages lâches et désespérés. Nathalie Baye excelle en bourgeoise triste et fanée face à un Clavier couard et pitoyable qui ne sait plus comment faire pour retrouver l'amour de sa femme. Lanvin, fragile et odieux, cherche encore à se persuader qu'il a le contrôle de sa vie et de sa femme, Géraldine Pailhas, en quête de liberté. Le rire franc des débuts devient alors plus grinçant face au spectacle affligeant de ces deux couples dans la tourmente. Des comédiens talentueux pour une comédie de moeurs amère qui souffre malheureusement d'un manque de rythme et d'une fin bien trop abrupte.
    April 06

    Et le septième jour, Joss créa la tueuse

    Pour inaugurer cette nouvelle catégorie, je ne pouvais pas choisir d'autres séries que MA série culte, la seule dont je peux revoir les épisodes avec le même plaisir et dont je ne me lasse jamais, la seule pour laquelle j'ai accepté de devenir un véritable acharné, collectant dvds, ouvrages et autres articles pour assouvir ma soif de connaissances, la seule qui ait chamboulé ma vision du monde (j'exagère peut-être un peu mais à peine). Cette série, vous vous en doutez très certainement si vous me connaissez un peu, c'est Buffy the Vampire Slayer.

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    Pourquoi choisir Buffy ? Déjà parce qu'on fête cette année les 10 ans de son lancement le 10 mars 1997 sur l'ancienne WB et surtout parce que 4 ans après son dernier épisode, elle reste l'une des séries les plus intelligentes jamais produites. Petit retour sur la genèse d'un culte.

    Buffy est issue du cerveau du génial Joss Whedon (scénariste de Toy Story, Twister ou encore Alien Resurection) et avant de devenir la série qu'on connaît, elle a été un four monumental au cinéma. La raison ? Un scénario tellement retravaillé que l'auteur ne reconnaissait plus son bébé. Du coup, lorsqu'on lui propose d'en faire une série quelques années plus tard (une idée étrange, il faut bien le dire même si elle s'est avérée payante), Joss dit oui à condition de garder le contrôle. C'est qu'on ne lui fera pas deux fois ! Et c'est exactement ce qu'il fera durant sept ans, expliquant ainsi la qualité et la cohérence de sa série (JJ Abrams, si tu passes par là, ne le prends pas personnellement).

    L'idée de base est un peu simplette mais pour l'époque c'est un coup de génie : la bimbo blonde qui passe son temps à se faire tuer dans tous les slashers movies va enfin prendre sa revanche et montrer à la galerie de monstres qui peuplent l'univers fantastique qu'elle en a marre d'être prise pour une gourde. Buffy, pionnière de la nouvelle vague féministe, celle du girl power, est en marche !
    Aujourd'hui, pas une série sans une femme de caractère mais pour l'époque Buffy fait preuve d'insolence. La faute à un staff scénaristique brillant qui restera quasiment le même jusqu'à la fin de l'aventure et parmi lequels on peut trouver des auteurs aujourd'hui réputés dans le monde des séries télés (David Greenwalt, Jane Espenson, Marti Noxon...). Savoir s'entourer fait aussi partie du métier.

    Lorsque j'évoque Buffy, quatre raisons majeures me viennent à l'esprit pour expliquer l'engouement et l'impact qu'elle a eu sur moi.

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    Avant toute chose, Buffy est une série travaillée. Même si le constat de départ prête à sourire et que le côté "terreur de la semaine" des premiers épisodes peut lasser, force est de constater que les scénaristes connaissent leur boulot. Ils savent où ils vont et n'oublient pas ce qu'ils ont fait, ce qui permet à la série d'avoir une véritable unité. Whedon, maître incontesté en sa demeure, glisse ainsi des allusions à ce qui ne se produira que la saison, voire deux saisons prochaines. Fan lui-même, il sait que les références dont sont truffés ses épisodes seront comprises par son public fidèle. Les personnages évoluent avec constance, les choix qu'ils font ont des conséquences et les évènements sont liés. C'est le respect de la continuité et c'est suffisamment rare pour être souligné.

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    Autre raison, Buffy est composée d'un casting talentueux. Sarah Michelle Gellar se révèle au fur et à mesure des épisodes bien plus émouvante que ne le laissait supposer l'intrigue de départ. Chacun des seconds rôles est ainsi porté par des acteurs peu connus superbement dirigés qui offrent de grands moments : James Marsters (Spike) si talentueusement torturé, Nicholas Brendon (Alex) dont c'était ici le premier rôle, Tony Head (Giles) si irrésistiblement anglais, Juliet Landau (Drusilla) et sa folie envoûtante... Je pourrais tous les citer (et quand je dis je pourrais, ce n'est pas une simple formule, je pourrais vraiment le faire). L'humour inattendu d'Emma Caufield, la douceur apaisante d'Amber Benson, Seth Green le laconique pince-sans-rire, la bonhommie inquiétante de Harry Groener, l'énergie désespérée d'Eliza Dushku, la dignité douloureuse de Kristine Sutherland... Mais la palme revient sans conteste à Alyson Hannigan, véritable révélation dans le rôle de la timide Willow dont l'évolution est la plus significative, à la fois tragique et surprenante.

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    Même si tous les épisodes ne sont pas à inscrire au panthéon télévisuel (aucune série ne peut y prétendre), la qualité des scénarios est incontestable. En jouant sur toute une gamme d'émotions, du rire à la frayeur aux larmes, la série explore ses personnages avec une ferveur et une justesse impressionnantes. Conscient qu'elle peut être annulée à chaque fin de saison et qu'il n'y a rien de plus désagréable qu'une série inachevée, Whedon s'arrange pour boucler chacune de ses saisons. Le Big Bad de l'année devient ainsi une marque de fabrique (Le Maître, Spike et Drusilla, Le Maire, Adam, Glory, Le Trio, Le Premier). Et sur la durée totale de la série on s'aperçoit que ce qui compte n'est pas tant la résolution d'un conflit (puisqu'il se termine chaque fin de saison) mais bel et bien l'évolution des personnages. Ainsi les adolescents grandissent, entrent dans la vie active, leurs amours légères deviennent plus sérieuses et leurs certitudes des doutes. Comme dans toute existence, chacun se remet en question, s'éloigne de ceux qu'il aime pour mieux les retrouver (ou pas) et cherche encore et toujours à découvrir qui il est, quitte à y laisser sa vie. Ce faisant, Whedon et son équipe évoquent des thèmes plus adultes, cachés derrière les monstres et la mythologie, dense mais pourtant claire, de la série. La métaphore fantastique, principe cher à Star Trek et au genre en général, n'a jamais été aussi bien employée.

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    Dernière raison et non des moindres, Whedon ne se repose jamais sur une formule gagnante et innove constamment. Les couples clés se séparent, si bien que la notion de couple phare est en constante évolution et ce pour chacun des héros (Buffy : Angel, Riley ou Spike ?, Alex : Cordelia ou Anya ? Willow : Oz, Tara ou Kennedy ?), les repères éclatent (mort d'un parent, départ d'un autre, soeur mystère) et certains personnages importants connaissent une fin brutale et inattendue. Tuer son héroïne était quand même plutôt gonflé. Réussir sa résurrection l'était encore plus. Puis, périodiquement, Whedon s'attèle à ce que les fans appellent "les épisodes spéciaux" et qui constituent la carte de visite luxueuse de la série : un épisode muet, envoûtant et terrifiant (Hush), un épisode musical (Once more with feelings), un épisode onirique (Restless), un épisode centré sur les instants qui suivent immédiatement la mort d'un proche (The Body, véritable chef d'oeuvre)... Quitte à se tromper, Whedon avance, parce qu'il refuse de se reposer sur ses lauriers et de s'installer dans une routine pourtant si confortable. Et c'est payant.

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    J'ai en tête plein d'autres raisons d'aimer Buffy mais comme je ne peux décemment pas retranscrire ici mon gentil guide que j'ai écrit pour l'occasion (qui vient de dire psychopathe ?), je vais lancer pêle-mêle ce qui me vient à l'esprit, les amateurs comprendront : Willow, le placard à balais, dopplegangland, Angelus, les gentlemen, Kennedy, les lapins, le Buffybot, Joyce, le viol, Acathla, Sweet, les larmes de Willow dans les toilettes, Faith et Buffy sur la piste de danse, la psychanalyse de la tueuse, Harmony, le cou de Jenny, Chris Beck, Halfrek, la spatule de Cordelia, le pendentif d'Anya, Glory, Sarah MacLachlan, Buffy et Alex sur la piste de danse, Wesley et Cordelia, les chocolats, Tara, les lunettes de Giles, les draps rouges, Miss Kitty Fantastico, le crayon jaune, Warren, voix intérieures, Riley, la clé, le centième, la voix de Tara, l'âme de Spike, Andrew le refoulé, l'oeil d'Alex, Willow et Tara, la maison qui s'écroule sous les coups de Buffy et Spike, l'affrontement Willow/Giles, le passage de témoin, la fin...

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    Chaque fan qui a une série culte dira que sa série est unique et je ne couperais pas à la règle. Il y a pour moi un avant et un après Buffy dans ma vision des séries télé. Pour toutes les raisons citées mais surtout parce qu'à aujourd'hui Buffy est la série qui m'a le plus parlé, le plus remué, le plus touché. Parce que quand j'en parle, j'ai cette lueur dans le regard et un sourire sur les lèvres. Et il est toujours bon d'être reconnaissant pour les émotions qu'on éprouve.

    April 04

    Killer instinct

    - Tu vas crever, connasse !
    - Mais pourquoi ?
    - T'avais qu'à pas chanter Capitaine Flam pendant trois heures !
    Et là, je lui défonce le crâne à coups de pelle...
    Ah si seulement... Mais voilà, les conventions sociales m'empêchent de concrétiser cette vision pourtant idyllique de ma relation avec ma collègue Despote Girl. Une histoire d'oranges en cage, quelque chose dans ce genre... Quoi qu'il en soit, alors que subrepticement de petits trous se forment dans mon estomac, rongé par la haine contenue, je me demande de façon très innocente et avec toute la gentillesse et la bonté d'âme qui me caractérisent, quel serait le meilleur moyen d'en finir avec elle. Et plus généralement, quel serait le meilleur moyen d'en finir avec ceux que l'on hait si viscéralement que c'en devient insupportable... Ca faisait longtemps que je n'y avais pas pensé, la dernière fois, ça devait être pour imaginer comment je me débarrasserais de ce soit-disant copain qui avait couché avec le mec avec qui je sortais depuis cinq ans... Ca avait été douloureux, il me semble (sa mort imaginaire bien sûr, pour le reste, je suis en thérapie, merci de demander) mais mon cerveau s'est perversifié en deux ans et je suis sûr de pouvoir trouver des moyens de torture encore plus efficaces. Parce que la tuer sans qu'elle souffre, ce ne serait pas amusant, vous en conviendrez. Allez, histoire de ne pas me laisser seul sombrer dans la folie meurtrière la plus totale, dites-moi que vous aussi vous rêvez de décapiter quelqu'un... même proprement...
    April 02

    Arrêt de travail en perspective

    Ce qui a de bien quand on ne travaille pas, du moins au début, c'est qu'on se dit : "chouette, je vais pouvoir me reposer et faire tout ce que je n'ai pas le temps de faire quand je bosse". Mais un mois plus tard le discours relax du type heureux d'être en vacances commence à s'éroder. On se demande pourquoi on se lève le matin, on essaye de trouver quelque chose de constructif à faire dans la journée et au final on se sent totalement inutile et on se dit qu'à presque trente ans on est un véritable loser. Puis arrive le moment où on retrouve du boulot ou, dans mon cas, on recommence l'ancien. On râle parce qu'il faut se lever tôt et que les vacances ne sont jamais aussi bonnes que lorsqu'on sait qu'on va devoir retourner au bureau mais au fond on est content. En tout cas, moi je l'étais. Jusqu'à ce que je pousse la porte du dit bureau où je découvre que la grosse vache alcoolique qui nous sert de secrétaire a préféré entasser le courrier plutôt que de le ranger, nous laissant ainsi le grand bonheur de classer des feuilles dans des pochettes, une activité qui vous fait aimer votre bac + 4. Face à la perspective de cette tâche si exaltante, je me dis qu'au moins, je pourrai faire une pause sur le net et rattraper mes lectures bloguesques en retard. Et bien non ! Parce que WLS fait partie de ces sites considérés comme néfastes à la bonne activité du fonctionnaire (activité et fonctionnaire dans la même phrase, je me fais rire tout seul) par le très intelligent Smartfilter, si intelligent d'ailleurs qu'il permet quand même d'accéder aux skyblogs et autres blogspots... J'enrage. Et doublement. Pas parce que mon gentil blog constitue ma seule activité dans mes journées de travail de 8min30 mais parce qu'il est l'échappatoire idéal à la présence de l'autre. L'autre ? Elle ! L'épuisante, l'agaçante, la détestable et repoussante Despote Girl ! Ils avaient personne d'autre à appeler ? Comme si en 8 mois elle avait pas pu se trouver un boulot...
    I hate my fucking job !!
    April 01

    Les Gniards - Episode 10

    Episode 10 : Potins de Gniards

    Dans la chaleur de leurs lits, les mâles sont toujours punis, aucun danger ne les impressionne, les coups durs ils les affectionnent, et la justice les passionne, les Gniards ne craignent personne. C’est en tout cas ce que dit la chanson… enfin, je crois… Quoi qu’il en soit, nous voici arrivés au terme de cette passionnante saga qui, si elle était une série, aurait les honneurs de la case horaire de Chasse et Pêche ou celle de l’Inspecteur de Cock. Vous ne savez pas à quelle heure est diffusé l’Inspecteur de Cock ? Vous venez de comprendre le sens du mot abyssal. Dans les épisodes précédents, l’auteur que je suis (et quel auteur, même Marc Lévy écrit mieux) a vainement essayé d’instaurer une tension dramatique mais soyons sérieux, nos cinq Gniards n’ont rien de héros. Ils sont stupides, agressifs, obsédés et ne comprennent rien à la mission qu’ils doivent remplir. Ca tombe bien, vous non plus. Ceux qui les entourent ne valent pas mieux entre une matrone envahissante qui beugle comme une Chimène Badi en rut, une harpie désaxée que même Britney, période chauve et défoncée, ne parviendrait pas à effrayer et un chat maléfique qui veut plonger le monde dans les ténèbres parce que c’est bien connu, les chats ça vous la trouille avec leurs petites patounnes roses et leurs petites moustaches… Bref, l’heure du verdict final a sonné. Et c’est pas trop tôt !!

    - Si je récapitule bien, une fois que Katana nous aura donné la procédure à suivre pour sauver le monde, procédure qu’elle tient de la prophète Clarabelle, sa maîtresse, que Steakarella a tuée, alors, nous les cinq Gniards nous serons des héros malgré le fait que seuls quatre d’entre nous sont vraiment du bon côté alors que le cinquième et dernier Gniard, le jumeau de Soda Pêche, refuse de nous aider parce qu’il a des comptes à régler avec son ex, Gikou, qui est amoureux de Matiche qui lui-même hésite entre Gikou et Soda Pêche, Soda Pêche étant toujours très amoureux de Matiche.
    - Dis-moi Noodle, tu penses sincèrement que quelqu’un a suivi cette histoire ? demande Steakarella
    - Non mais je ne sais pas si j’aurais une autre ligne de dialogue dans cet épisode vu que je veux coucher avec personne, alors je rentabilise mon temps de présence.
    - C’est pas bête comme idée ! Viens, on s’envoie en l’air !
    - Rocco, t’es lourde, on est des filles, ça intéresse personne et puis arrête de me coller, on va vraiment finir par croire que je suis lesbienne !
    - Parce que tu ne l’es pas ? s’étonne Matiche
    - J’ai une sexualité opportuniste basée sur l’ennui mais c’est difficile de me ranger dans une case, alors forcément vous me collez une étiquette comme ça vous êtes rassurés sur la nature même des individus que vous refusez de voir comme des êtres complexes qui ne se cataloguent pas.
    - Moi j’ai deux cases : les gens qui me gonflent et les autres, interrompt Katana. Là tout de suite, tu me gonfles prodigieusement alors si tu pouvais te taire, c’est presque aussi insupportable qu’une chanson de Vitaa.
    Soda Pêche, qui somnolait parce qu’il n’y a rien de tel qu’une fille qui parle sans arrêt pour vous donner envie de plonger dans le coma, s’est réveillé en sursaut.
    - Une chanson ? Où ça ? Je peux avoir un micro ? Je connais une chorégraphie ! Les spots sur moi, s’il vous plaît !
    Double G, qui quatre épisodes plus tôt représentait encore une menace sérieuse, sent que son heure est passée et qu’il est tout juste une source d’embarras.
    - Mais allez, soyez sympa, faites comme si c’était super grave que je veuille pas sauver le monde. Je suis fourbe et pervers et super méchant.
    Mais personne ne fait plus attention à lui. Chacun a les yeux fixés sur Soda Pêche dont les pas de danse sont aussi aléatoires que ceux d’une chorée de High Shool Musical coachée par Bruno Vandelli.
    - C’est atroce, murmure Gikou, horrifié
    - Ah, toi aussi, tu trouves que c’est injuste que personne ne me prenne au sérieux. Alors que c’est quand même ta faute si le monde va mourir. T’avais qu’à pas me quitter, je ne serais pas devenu le monstre psychopathe que je suis. Mais si tu acceptais de me redonner ma chance, alors peut-être que je voudrais bien vous aider.
    - J’ai jamais vu quelqu’un danser de cette façon, c’est tellement effroyable que c’en est fascinant.
    - Mais je veux qu’on m’écoute ! Je veux qu’on m’aime ! Je veux qu’on me prenne dans ses bras ! se met à geindre Double G.
    Rocco se blottie alors contre Double G en serrant très fort ses petits bras autour de son torse.
    - Rocco ? T’es en train de te dire que puisque t’arrives plus à te taper Noodle, tu vas essayer avec moi ?
    - Je suis désespérée.
    - Merci Rocco, je me sens tellement mieux maintenant.
    Un coup de fusil à pompe ramène tout le monde à la raison. Katana et Steakarella, exaspérées par le comportement des Gniards, ont décidé de leur montrer que le pouvoir appartient aux vieilles.
    - Je suis pas vieille !
    - Ta gueule, c’est moi qui écris !
    - Ecoutez les sales braillards, ce que j’ai dans les mains peut faire de gros trous dans vos petites têtes alors vous allez faire bien sagement ce que je vous dis sinon on pourra égoutter les pâtes à l’intérieur de vos crânes.
    - C'est quoi ce revirement à deux balles ? Pourquoi vous bossez ensemble alors que vous pouvez pas vous supporter ? demande Noodle, pragmatique
    - C'est vrai, ça, pourquoi je bosse avec toi ? demande Katana en regardant Steakarella
    - Parce que tu crèves d'envie de diriger le monde et que tu ne peux pas le faire sans mon aide et que moi j'en ai plus qu'assez de jouer les Super Nanny du pauvre avec cinq modèles miniatures d'Eve Angeli.
    - On a des pouvoirs, on peut t'arrêter rétorque Noodle, décidément trop contente d’avoir autant de texte.
    - C’est vrai, je peux la carboniser si je veux, remarque Soda Pêche qui n’a jamais réussi à faire griller un marshmallow.
    - Ou la noyer ! Ce serait chouette ! Je pourrais créer une grosse flaque d’eau et Noodle l’assommerait avec une pierre et on la laisserait s’étouffer dans une flaque !
    - Ca a tellement d’envergure comme plan ! ironise Gikou
    - Ah oui, et tu crois que tu peux mieux faire, monsieur je me la pète parce que tout le monde veut coucher avec moi !
    - Pas moi, s’empresse de répondre Noodle
    - Moi non plus, fait Rocco toujours collée contre Double G
    - Moi non plus, ajoute Soda Pêche mais si tu pouvais déclencher une mini brise pour chasser la sueur de mon front, ça m’aiderait parce que ierk beurk, ça me dégoûte.
    - Bon… ok, il y a que moi qui en ai envie… mais quand même, pour le principe, vous auriez pu me soutenir fait Matiche, le rouge aux joues.
    Un deuxième coup de fusil vient interrompre cet échange accablant. Cette fois, c’est Steakarella qui le tient en main.
    - Je suis pas comme Katana, , je n'ai pas la neutralité de juger sans préjugé...
    - Ca veut rien dire, fait remarquer Matiche.
    - Référence intellectuelle, tu ne peux pas saisir. Bref, je suis pas comme Katana, je vais pas vous menacer par la force parce que j’ai un cerveau et je sais m’en servir !
    - Connasse ! siffle Katana entre ses dents
    - A partir de maintenant, s’il y en a un qui moufle, je lui colle sa tête entre mes seins.
    Les cinq Gniards se regardent, paniqués et s’alignent aussitôt dans le silence.
    - Comme t’es trop forte applaudit Katana
    - Bizarrement, je ne peux pas dire que ça me réconforte.
    - Vous allez tous vous donnez la main… commence Katana.
    - Oh oui ! Oh oui ! comme à l’école ! fait Matiche en sautillant.
    - Eh la tapette géante, mollo sur les ressorts, aboie Steakarella.
    - Il est tellement trognon quand il fait ça, soupire Soda Pêche, transi d’amour.
    - Je peux changer de jumeau, celui-là est vraiment trop niais !
    - Double G, ta tête entre mes seins ! hurle Steakarella.
    - Non, promis madame, je dirais plus jamais rien, promis, s’il vous plaît, je vous en supplie, je suis à genoux, je me traîne par terre.
    - Oui, bon ça va, ça devient vexant maintenant.
    Rapidement les cinq Gniards ont formé un cercle et se sont donné là main, non sans avoir d’abord changé de position une bonne dizaine de fois pour que chacun tienne la main de la personne qu’il aime.
    - Dites les gars, il y a pas comme un problème là ? demande Katana.
    - Non, je vois pas, fait Matiche en haussant les sourcils.
    - Vous avez pas l’impression d’avoir oublié quelqu’un ?
    Les mains tendues, Noodle attend comme une pauvresse que quelqu’un veuille bien l’inclure dans le cercle.
    - Tends pas la main, Noodle, ça fait mendiant fait Gikou en rigolant..
    Steakarella lui file un coup derrière le crâne.
    - Tu te crois drôle Gigi joli ?.
    Les jumeaux se sont écartés pour laisser la place à Noodle.
    - Maintenant vous allez tourner en chantant «il court, il court le furet».
    - C’est obligé ? demande Steakarella à voix basse.
    - Non, mais ça me fait rire, lui répond Katana.
    Alors que le petit groupe commence à tourner mollement en chantant, la porte d'entrée s’ouvre sauvagement. Tout le monde s’arrête sauf Soda Pêche parce que quand il chante, rien ne l'arrête.
    - Coquille ! lance Katana. Sale traîtresse !
    - Dixit la soeur aînée qui a voulu ma mort... Je ne suis pas là pour ça de toute façon. Et ne me regardez pas comme ça, c'est pas moi le centre d'intérêt.
    Chacun fait le tour de la pièce des yeux sans rien remarquer d'autre.
    - Forcément, une entrée par la chatière, ça fait moins peur ! Par terre ! Youhou !
    - Oh, c’est mon copain le petit chat fait Soda Pêche en brisant le cercle.
    A cet instant précis, Lulu prend la forme de l’ombre encapuchonnée.
    - Bande de crétins ! Il ne fallait pas rompre le cercle ! Vous êtes à ma merci !
    Soda Pêche, à quatre pattes, cherche Lulu en l’appelant
    - Minou, minou, où tu es ?
    - Je suis là, débile !
    - Pardon monsieur le moine en robe de bure, si vous pouviez vous pousser un peu.
    Enervée, Lulu file un grand coup de pied dans la tête de ce pauvre Soda Pêche.
    - NONNNNNN hurle Matiche.
    - T’as qu’à crier plus fort ! Et après tu veux me faire croire que c’est moi qui compte le plus, constate Gikou agacé. Si c’était moi qui me prenais un coup, même pas tu pousserais un gémissement.
    - Lulu, c’est pas très gentil de faire ça lui fait remarquer Coquille
    - 9 épisodes à faire le chat, ça met un peu sur les nerfs.
    - J’ai compris, c’est lui le dernier cylon du Battlestar Galactica ! hurle Steakarella en se tapant sur le front. Aïe.
    - Hein ? Mais qu’est-ce que tu dis ? demande Katana en la regardant comme une demeurée.
    - Rien, laisse tomber, vous savez pas ce qui est bon…
    - L’Ombre était un chat qui nous a manipulé pour nous détruire de l’intérieur, vient de comprendre Matiche.
    - C’était expliqué dans l’épisode précédent, Matiche, tu pourrais suivre…
    - Je couche avec l’auteur, j’ai pas dit que je comprenais toutes les conneries qu’il écrit !
    - Lulu a un message fait Coquille en levant la main.
    - Merci Coquille, t’es mignonne mais tu sers plus à rien alors si tu pouvais te taire, ça éviterait de gâcher des lignes de texte pour rien.
    Coquille va bouder dans un coin. Rocco la prend dans ses bras en souriant.
    - Salut, Coquille, dépressive chronique, fait Coquille en se présentant.
    - Salut, Rocco, sexuellement désespérée.
    Lulu a ouvert les pans de sa robe, laissant apparaître sa véritable nature.
    - Oh mais il est noir ! s’exclame Gikou
    - Ne prends pas cet air horrifié, c’est une remarque profondément raciste lui fait remarquer Steakarella
    - Non, mais je veux dire, il est noir de chez noir !
    - Ca va, on a compris Gikou, ça arrive à des gens très bien ! insiste Katana
    - Non mais vous êtes débiles ou quoi ? Il est noir comme un trou noir, noir comme les ténèbres, noir comme l’intérieur de l’armure d’or des Gémeaux.
    - Oh oui, je m’en rappelle, après il faisait passer les chevaliers dans une autre dimension, ajoute Matiche qui en profite pour peloter le corps de Soda Pêche inconscient.
    - Je suis le mal incarné, vous allez pas me faire un flan pour une histoire d’esthétisme. Pas ma faute si les standards en cours ont décrété que le noir serait la couleur du mal absolu.
    - Moi, j’aurais dit rose, remarque Steakarella, mais c’est un avis tout personnel.
    - Bon, écoute Lulu, t’as été un chat super marrant, tu rebondissais comme personne sur les murs, mais maintenant tu retournes faire popo dans ta litière, la vraie méchante dans l’histoire c’est moi.
    - Ma pauvre Katana, tout le monde sait bien que tu te donnes des airs de guerrière antipathique prête à écraser n’importe qui alors qu’au fond t’es une grande sensible qui refuse d’extérioriser ses sentiments de peur que quelqu’un en profite pour te faire du mal.
    - C’est quoi ça ? La version chat de la psychologie pour les nuls ? Tout ce que tu fais depuis que t’es arrivé, c’est miauler comme un Christophe Maé qu’on égorge ! Si t’es vraiment le mal absolu, prouve le !
    D’un geste las, Lulu a envoyé une petite boule d’énergie noire en direction de Gikou. Sans comprendre ce qui lui arrive, le pauvre Gniard s’écroule par terre.
    - Mais… mais tu l’as tué !
    - Je vous avais dit que j’étais un méchant chat !
    Noodle s’est penché sur le corps de Gikou.
    - Ouaip, il est clamsé, raide de chez raide. En tout cas, il avait raison Matiche, t’as même pas crié !
    Matiche, la bouche grande ouverte, essaye vainement de faire sortir un son.
    - Désolé, j’ai crié trop fort tout à l’heure, extinction de voix.
    - Mais comment on va faire pour sauver le monde maintenant qu’il n’y a plus que quatre Gniards demande Steakarella qui se souvient encore qu’il y a un monde à sauver.
    - Ne t’en fais pas pour ton monde, Carpacciorella, je n’étais là que pour empêcher les Gniards de le sauver du chaos dans lequel il sombre depuis que l’Homme a pris le contrôle de cette terre. Ma tâche est accomplie, je vous laisse le soin de détruire votre planète. Prenez votre temps, dans les Ténèbres, on est pas super pressé...
    - C’est encore un discours à la con écologiste sur l’homme qui détruit la planète et qui court à sa perte parce qu’il est un égoïste primaire qui ne cherche qu’à tuer son prochain ? demande Noodle, le sourire aux lèvres
    - Euh.. ouais, fait Lulu, étonnée d’avoir été percée à jour.
    - Oh, le discours ringard ! Si c’est ça le mal absolu, je m’étonne même plus de voir qu’Arthur est le roi de la télé.
    - Excusez-moi d'interrompre ce formidable débat idéologique ! Je m’appelle Gewurztraminer Goyave. Il y a deux minutes vous avez tué mon ex que j’aimais toujours et pour qui j’étais prêt à sacrifier le monde s’il ne me revenait pas.
    - Tu veux me remercier, petit ? sourit Lulu
    - Non, juste le rejoindre.
    Double G a saisi Lulu dans ses bras et a fermé les yeux. Son corps se met soudain à scintiller. Matiche s'est penché vers Soda Pêche pour le protéger. L'étreinte de Double G se renforce et son corps brille de plus en plus. Le reste de la pièce se retrouve soudain baigné d’une lumière aveuglante. Chacun se protège les yeux de la main tandis que Double G continue d’intensifier son pouvoir. Et dans un bruit vibrant de verre qui se brise, les corps de Double G et Lulu éclatent, laissant une simple trace noire sur le sol.
    - Le premier qui récupère ses yeux sera gentil de nettoyer le parquet ! hurle Steakarella.

    * * * * *
    Xanderboy : Et voilà, fin de l’histoire. C’était bien, non ?
    Seikyo : Et Matiche il a fini avec Soda Pêche ?
    Xanderboy : Ben oui…
    Seikyo : C’est trop beau !
    Nataka : Non mais faut arrêter ! Tout ça pour ça ? Mais tu te fous de ma gueule ! Je mets peut-être du temps à écrire la mienne, mais au moins ma saga ressemble à quelque chose !
    Coyotus : Ah oui, ce serait pas à moi d’écrire le prochain épisode ?
    Nataka : Tiens, tu te souviens de tes responsabilités de blogueuse ? Lâcheuse !
    Seikyo : Moi tant qu’il y a des garçons ensemble… mais la morale de l’histoire c’est bien que l’humanité est condamnée parce que l’homme ne changera jamais ?
    Lilkumo : Non, la morale de l’histoire c’est qu’il ne faut jamais laisser Xander écrire une saga. Moi, je peux, je suis brillante, mais lui, c’est du n’importe quoi !
    Luluninette : Je t’aurais bien dit ce que j’en ai pensé mais là tout de suite j’ai une otite et je me bats pour la survie de mes oreilles… je me demande si à force d’écouter Jeff Buckley et Damien Rice, elles ont pas essayé de se suicider…
    Xanderboy : Cécile, si ça te gêne pas, tu pourrais me défendre !
    Cécile : Hein ? Quoi ? Pardon, t’as parlé de Battlestar Galactica alors je me repasse la saison dans ma tête. Mais de toute façon, je me retrouve toujours à jouer les lesbiennes qui hurlent et qui se vautrent. Et j’aimerais que t’arrête de parler de mes culottes et de mes seins, après les gens vont s’imaginer des choses…
    Xanderboy : Un avis masculin peut-être… ou s’approchant… Pierre ? Rhum Raisin ? Un mot ?
    Pierre : Vieux.
    Xanderboy : Merci, Pierre, tu sais tellement bien réconforter les gens.
    Pierre : Tu m’excuseras, j’essaye d’emballer Rhum Raisin mais si tu me parles tout le temps ça risque de ne pas être évident.
    Rhum Raisin : Mais j’ai rien demandé, je veux pas qu’on me touche, vous êtes plein de microbes, c’est sale ! Et puis tu m’as tué alors je vois pas pourquoi je prendrais ta défense. Et c’est vrai que c’était n’importe quoi. Je suis pas du tout comme ça dans la vie.
    Xanderboy : Vous n’êtes qu’un lectorat ingrat, j’ai sué sang et eau sur cette saga en espérant vous faire sourire un peu et vous…
    Tout le monde : Ca fait longtemps que t’es pas passé sur mon blog – Tu comptes rouvrir le tien ? – J’ai bien aimé ton dernier billet – Lui, il est trop sexy – T’as quand même des musiques pourries – J’ai trop de boulot pour actualiser – C’est sympa comme principe, on rencontre des gens – Tu connais Mika ? - Je suis jamais passé chez toi – WLS c’est tellement trop naze – T’as été où à Londres ? – Mais en fait, vous avez les mêmes goûts de chiotte, faut surtout pas vous reproduire ! – Tu fais autre chose qu’aller au ciné ? – T’es franchement super désagréable comme fille – Tu connais Mika ? - Je croyais que t’étais un programme informatique – Sérieusement, t’aimes vraiment Dorothée ? - Xanderboy, il serait pas un peu… ? – Pédé ? – Non, débile, pédé, je vois bien il a un blog rose – C’était quand même nul – Tu connais Mika ? – Vous êtes tous des flans – 30 ans, tu vas bientôt mourir – Mais t’es un nain – On aurait pas oublié quelqu’un ?