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May 29 Lucarne d'abondanceChose promise, chose due, après l’état des annulations et des renouvellements la semaine dernière, petit tour d’horizon des nouveautés de la grille de rentrée des chaînes US qui ont eu la gentillesse cette année de nous les donner assez tôt, histoire de me faire passer pour un branque en étant le dernier à vous en parler.
(pour les previews vidéos, cliquer sur les séries en violet)
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Sur les 36 sitcoms présentes l’année dernière sur les 4 grands networks (ABC, CBS, NBC et FOX) et les 6 grandes chaînes câblées (CW, HBO, Showtime, Lifetime, FX et USA), plus de la moitié sont passées à la trappe. Le genre, en perdition depuis quelques années, ne parvient plus à séduire. A croire que le spectateur ne sait plus rire. A moins que les scénaristes ne soient mauvais. Mais pas de quoi s'inquiéter pour leur job, la télé, comme le cinéma, la mode et la musique, fonctionne par cycle et d’ici quelques temps la sitcom devrait à nouveau être un genre populaire. Mais en attendant des jours meilleurs, les nouveautés se font rare et peu réjouissantes. Seules 12 petites séries sensées nous faire rire y trouvent leur place.
Les inadaptés The It Crowd / Cavemen
Les angoissés
Dans un autre registre, on trouve les angoissés pour qui la vie est forcément un challenge : la thérapeute familiale divorcée de State of Mind (Lifetime – avec Lili Taylor (Six Feet Under)), l’éditrice tellement overbookée qu’elle demande à sa sœur de porter son bébé dans The Return of Jezebel James (FOX – avec Parker Posey (Scream 3), Lauren Ambrose (Six Feet Under) et Scott Cohen (Gilmore Girls) et l’amnésique de Sam I am qui se rend compte que la vie était plus simple lorsqu’elle était une peau de vache (ABC – Christina Applegate (Jesse), Barry Watson (What about Brian), Jennifer Esposito (Collision), Jean Smart (24), Tim Russ (Voyager), Melissa McCarthy (Gilmore Girls) et Kevin Dunn) mais pas besoin d'être amnésique pour savoir que de nos jours la gentillesse ça ne paye plus. The Return of Jezebel James / Sam I am
Les retours
Puis il y a ceux qui sont partis et qui découvrent en revenant que les choses ont bien changé comme cette ancienne élève pas franchement populaire qui revient dans son lycée comme conseillère d’éducation (Miss/Guided, ABC – avec Judy Greer (Le Village), Brooke Burns (North Shore), Kristoffer Polaha (North Shore), produite par Ashton Kutcher) ou ce journaliste télé qui suite à un incident très embarrassant refait équipe avec son ancienne partenaire et accessoirement ex-femme (Back to you, FOX – avec Kelsey Grammer (Frasier) et Patricia Heaton (Tout le monde aime Raymond)) ou encore ce groupe d’amis récemment célibataires qui se rendent compte que draguer quand on a 30 ans, ce n’est plus la même chose que quand on en avait 20 (The Rules of Starting Over, FOX – avec Craig Bierko et Rashida Jones (Boston Public)), heureusement parfois que des scénaristes sont là pour nous rappeler les principes fondamentaux de l'existence. Miss/Guided / Back to you
Les chroniques
Et enfin ceux qui nous racontent et se racontent leur vie à l’image de Justin, ado maladroit d’Aliens in America (CW), qui se découvre un allié inattendu dans son correspondant musulman pakistanais, le tout dans une perspective très politiquement incorrecte. Il y a également les Conchords, groupe musical parodique néo-zélandais (Flight of the Conchords, HBO) dont je ne comprends pas bien à quoi ils servent ou encore les voisins de Carpoolers qui se retrouvent dès qu’ils peuvent dans une voiture pour décompresser (ABC – avec Jerry O’Connell (Preuve à l’appui)), d'ailleurs c'est bien simple, quand ça ne va pas, tu squattes une caisse et ça repart. Carpoolers
* * * * * Si la fin de saison 2006 avait été marquée par une véritable hécatombe du côté des dramas, celle de 2007 confirme les séries déjà en place. Les nouveautés, en revanche, ont bien du mal à tenir. Si seulement c'était parce qu'elles étaient mauvaises... Mais il est désormais de plus en plus difficile d’assurer le succès public et critique d’une série, les chaînes étant implacables. 28 petites nouvelles vont tenter l'impossible pour s'imposer dans la grille de rentrée. Mais d'ores et déjà, on peut dégager deux grosses tendances se dégagent de la saison à venir : la première, c’est que le girl power n’est pas mort, qu’on se le dise ! Les femmes reprennent le pouvoir avec pas moins de 8 séries qui leur sont entièrement consacrées. La seconde, c’est que suite à une surexposition la saison dernière, les séries policières, judiciaires et médicales se font plus rares poussant les chaînes à se réorienter vers des histoires plus personnelles. Savoir tailler dans le gras, c'est bien, flirter avec son supérieur marié, c'est mieux.
Les Ladies Series
Après l’explosion des super héroïnes, les femmes ont trouvé un autre moyen de faire entendre leur voix et à l’instar des Desperate Housewives, leur force viendra de leur union. C’est en tout cas ce qu’on décrété les quatre amies de Cashmere Mafia (ABC – produite par Darren Star (Sex & the City) avec Lucy Liu (Ally McBeal), Bonnie Sommerville (Friends), Miranda Otto (Le seigneur des anneaux) et Frances O’Connor), anciennes élèves d’une prestigieuse école de commerce et bien décidées à conquérir New York. Dans la même veine, très Sex & the City puisque adaptée d’une nouvelle de Candace Bushnell, les trois businesswomen de Lipstick Jungle (NBC – Brooke Shields, Kim Raver (24), Lindsay Price (Coupling)) sont également parties pour ne pas s’en laisser compter. Qui a dit c'est la même chose ? De leur côté, les quatre amies du Women’s Murder Club, d’après les romans de James Patterson, occupent leurs loisirs à résoudre les enquêtes criminelles en cours (ABC – avec Laura Harris (Dead like me), Angie Harmon, Aubrey Dollar (Point Pleasant) et Paula Newsome). Qui a décongelé les ovules de de Jessica Fletcher ? Tout aussi nombreuses mais beaucoup moins solidaires, les femmes de militaires de Army Wives s’organisent comme elles peuvent en l’absence de leurs hommes tout en cherchant à protéger leurs secrets (Lifetime – avec Kim Delaney (New York Police Blues), Catherine Bell (JAG), Brigid Brannagh (Angel), Drew Fuller (Charmed)). A côté, la pauvre Marisa Coughlan (Wasteland), photographe sur le point de se marier, est bien seule dans Side Order of life lorsqu’elle découvre que sa meilleure amie est en train de mourir d’un cancer (Lifetime – avec Jason Priestley). Pour ne pas se sentir en reste, quatre copains décident eux aussi de former un club de gens qui parlent beaucoup dans Big Shots (ABC – avec Dylan McDermott (The Practice), Michael Vartan (Alias), Joshua Malina (The West Wing) et Christopher Titus), reste juste à espérer qu'il n'y sera pas trop de question de sports et de voiture et que Michael Vartan sera muet. Cashmere Mafia / Lipstick Jungle / Women's Murder Club / Big Shots
Les Séries Policières, Juridiques et Médicales
Si j’ai dit que les séries mettant en scène de redoutables avocats, d’implacables inspecteurs et d’incroyables chirurgiens étaient plus rares, je n’ai pas dit qu’elles étaient inexistantes. Mais là où leurs homologues masculins ont échoué l’an passé, ces dames espèrent arriver à convaincre. Dans Canterbury’s Law, Julianna Margulies (Urgences) sera donc une brillante avocate dont le mariage avec un professeur de droit bat sérieusement de l’aile mais qui est résolue à ne pas laisser les innocents croupir en cellule, c'est bien gentil à elle mais après tout c'est son boulot ! (FOX – avec Ben Shenkman (Angels in America) et Linus Roache). Kate Walsh se voit offrir une série pour elle toute seule avec Private Practice et quitte le Seattle Grace de Grey’s Anatomy pour une petite clinique du sud de la Californie (ABC – avec Tim Daly (Eyes), Amy Brenneman (Amy), Taye Diggs (Kevin Hill), Merrin Dungey (Alias), Paul Adelstein (Prison Break) et Chris Lowell (Veronica Mars), produite par Shonda Rhimes et Marti Noxon). Du côté des garçons, un policier injustement incarcéré, reprend du service dans Life (NBC – avec Damian Lewis, Sarah Shahi (The L Word), Adam Arkin (Chicago Hope) et Robin Weigert (Deadwood)), un ancien espion vient en aide aux autres dans Burn Notice en essayant de comprendre pourquoi il a été viré (USA Network – avec Jeffrey Donovan, Gabrielle Anwar, Bruce Campbell et Sharon Gless) alors qu’un duo d’officiers de police de la Nouvelle Orléans tente de rétablir l’ordre dans K-Ville toujours sous le choc de l’ouragan Katrina (FOX – avec Anthony Anderson, Cole Hauser et Tawney Cypress (Heroes)). Faire de l'audience sur la misère humaine, ça risque d'être fun ! Du coup, Chuck a franchement l’air d’un guignol avec sa base de données espion encryptée malencontreusement dans son cerveau et qui fait de lui le nouvel atout du gouvernement (NBC – avec Zachary Levi, Adam Baldwin (Firefly), Sarah Lancaster (What about Brian) et Joshua Gomez (FBI, portés disparus), produite par Josh ‘Newport Beach’ Schwartz) et comme si ce n'était pas assez, on a même droit à une attaque d'un ninja masqué... Private Practice / Canterbury's Law / K-Ville / Life
Les Séries Fantastiques
Côté fantastique, pas d’exploration spatiale cette année mais du supernaturel bien de chez nous avec un vampire immortel devenu détective privé et amoureux d’une mortelle. Ce n’est pas Angel non, non, c'est complètement nouveau et original et àa s'appelle Moonlight (CBS – avec Alex O’Loughlin et Amber Valletta). Autre immortel, sans les dents mais avec un mousquet, en la personne de John Amsterdam, ancien soldat allemand au XVII°, aujourd’hui inspecteur de police à New Amsterdam, pardon New York (FOX – avec Nikolaj Coster-Waldau). Mais Après "Je suis un flic et je ne peux pas mourir", "Je suis un avocat et j'entends des voix" avec Eli Stone où un jeune avocat, en proie à des visions, se prend pour un prophète (ABC – avec Johnny Lee Miller, Natasha Henstridge (Commander in chief), Loretta Devine (Boston Public) et Victor Garber (Alias), produite par Greg Berlanti et Ken Olin). Si vous pensez que vraiment c'est trop de la balle, attendez Journeyman où un journaliste effectue des allers-retours dans le temps sans raison apparente (NBC – avec Kevin McKidd). Espérons que les filles sauront davantage nous attirer avec The Bionic Woman, remake de Super Jamie, où une jeune femme se voit offrir des prothèses super puissantes après un terrible accident (NBC – avec Michelle Ryan, Miguel Ferrer (Preuve à l’appui), Molly Price (New York 911) et Mae Whitman) et The Sarah Connor Chronicles, de la saga Terminator où Sarah et son fils John sont les derniers remparts de l’humanité face aux menaces du présente et du futur (FOX – avec Lena Headey (300), Thomas Dekker (Heroes), Summer Glau (Firefly) et Richard T. Jones (Amy)). Toujours dans le registre fantastique, un ado découvre dans Reaper que si ses parents l’ont laissé devenir le plus gros branleur de la terre, c’est parce qu’ils ont vendu son âme au Diable et ce dernier est décidé à faire du jeune homme son nouveau chasseur de tête (CW – avec Bret Harrison (Parents à tout prix) et Ray Wise) et dans Pushing Daisies, un homme se rend compte qu’il peut ressusciter les morts d’un simple toucher mais qu’il peut également les tuer à nouveau s’il les touche une seconde fois (ABC – avec Lee Pace, Chi McBride (Boston Public), Anna Friel et Swoozie Kurtz). Pushing Daisies / Reaper / New Amsterdam / Bionic Woman / The Sarah Connor Chronicles
Les Dramas Familiales
Et puisque ces dames sont sur les devants de la scène pour des séries jusque là masculines, ces messieurs investissent le drame familial : Peter Krause (Six Feet Under) devient l’avocat d’une puissante famille qui cache de noirs secrets (ouyouyou) dans Dirty Sexy Money (ABC – avec Donald Sutherland, Jill Clayburgh, William Baldwin, Samaire Armstrong (Newport Beach), Natalie Zea (Eyes), produite par Greg Berlanti et Bryan Singer), Jimmy Smitts (New York Police Blues) appartient à une entreprise familiale de canne à sucre dans Cane (CBS – avec Hector Helizondo, Nestor Carbonnel (Susan) et Rita Moreno (Oz)), David Morrissey (Basic Instinct 2) , témoin protégé, tente avec sa famille de se construire une nouvelle vie dans une petite ville intrigante à Meadowlands (Showtime), Brett Cullen (Ghost Rider) suit les pas du révérend Camden en prêchant la bonne parole dans Life is wild (CW) où il entraîne sa famille dans une réserve animale d’Afrique du Sud pour nous dire que les petits africains sont mignons et qu'il faut pas détruire la nature et les gentils animaux. Austin Nichols (Surface) arrive de Cincinnati pour prendre des leçons de surf en Californie auprès de la légende locale dans John from Cincinnati (HBO – avec Bruce Greenwood, Ed O’Neil, Rebecca de Mornay, Luke Perry, produite par David ‘Deadwood’ Milch), Jack Davenport (Pirates des Caraïbes) se rend compte que la liberté sexuelle des années 70 n’est finalement pas si évidente à vivre dans Swingtown (CBS – avec Josh Hopkins (Ally McBeal), Molly Parker (Deadwood), Lana Parilla (Windfall), Grant Show (Melrose Place), produite par Alan ‘Six Feet Under’ Poul), série qui, vu son contenu, aurait davantage sa place sur le câble. Quant à Lloyd Owen (Miss Potter), dans une adaptation de la série anglaise Viva Blackpool, il se heurte à ses rivaux et sa famille lorsqu’il décide d’ouvrir un casino à Laughlin au Nevada. Heureusement pour lui, il peut chanter ! Oui, pour de vrai ! (Viva Laughlin, CBS – avec Madchen Amick (Dawson), Carter Jenkins (Surface), DB Woodside (Buffy) et Hugh Jackman également producteur !) Dirty Sexy Money / Cane / Viva Laughlin
La Série pour Ados
Reste le cas de cette mystérieuse internaute qui se fait appeler Gossip Girl et qui colporte les détails croustillants de la vie des élèves de la prestigieuse Ecole Préparatoire de Manhattan. La langue de pute, toujours valeur sûre, ça réconforte (CW – avec Blake Lively, Leighton Meester (Surface), Kelly Rutherford (Melrose Place), Matthew Settle (Into the West) et Kristen Bell (Veronica Mars) à la narration). Voilà pour cette nouvelle fournée pas franchement palpitante. Les séries du câble devraient être disponsibles sous peu chez toutes les bonnes mules, quant aux autres il faudra attendre la rentrée pour se faire un avis plus précis avant d'atterir dans plusieurs mois sur nos écrans français. May 27 Le chat et la sourisLa faille Réalisé par Gregory Hoblit / Scénario de Glenn Gers et Daniel Pyne Avec : Anthony Hopkins, Ryan Gosling, Rosamund Pike, Billy Burke, Bob Gunton, David Strathairn, Embeth Davitz... Un homme jaloux tue sa femme et maquille sa mort. Un jeune avocat du ministère public qui vient de se voir offrir un poste dans une grande firme privée, se saisit de l'affaire. Mais face à un esprit brillant, le procureur doit rapidement revoir ses priorités... L'argument principal de La Faille réside bien entendu dans la prestation de Sir Anthony Hopkins dans un rôle qui n'est pas sans rappeler celui du terrible Hannibal Lecter du Silence des Agneaux. Du moins est-ce ce que l'on veut nous faire croire. Parce qu'à trop en faire dans le registre de la duplicité, l'acteur finit par agacer. Sa prestation entre la benoîterie et le machiavélisme manque de subtilité et c'est vers son partenaire, le très charmant Ryan Gosling, que nos yeux finissent par se tourner. Prolétaire arrogant, séducteur sans scrupule, Gosling compose un personnage auquel il est difficile de s'attacher. Plus que le mystère qui entoure cette affaire de froide et implacable vengeance, c'est l'affrontement entre ces deux personnalités qui constitue l'attrait principal du film. Et fort heureusement car le reste laisse à désirer. Lenteur du rythme, superficialité des seconds rôles, Rosamund Pike en tête dont on se demande bien à quoi elle sert, absence d'implication dans le scénario, froideur de la photographie... à trop jouer sur l'intellect de son intrigue, Hoblit en oublie de lui donner une âme. Un film intelligent qui laisse de marbre. Zodiac Réalisé par David Fincher / Scénario de James Vanderbilt d'après le roman de Robert Graysmith Avec : Jake Gyllenhaal, Mark Ruffalo, Robert Downey Jr., Anthony Edwards, Elias Koteas, John Carroll Lynch, Chloé Sevigny, Dermot Mulroney, Donal Logue, Philip Baker Hall 1969. Un tueur en série qui se baptise lui-même Le Zodiac, envoie des lettres à la rédaction du San Francisco Chronicle. Très rapidement, le journaliste criminel, le dessinateur du journal et l'inspecteur chargé de l'enquête deviennent obsédés par la quête du mystérieux tueur... Plus proche du docu-fiction que du polar, Zodiac est une plongée passionnante dans l'une des affaires criminelles les plus énigmatiques des années 70. Servi par un casting irréprochable, le film déroule son propos, soucieux du moindre détail. Robert Downey Jr. excelle comme à son accoutumé dans le rôle du journaliste alcoolique dévoré par sa quête. Jake Gyllenhaal et Mark Ruffalo sont tout aussi convaincant dans le registre de l'obession. Le problème majeur de Zodiac réside finalement dans sa durée (2h36) et dans le parti pris scénaristique de commencer l'histoire dès le deuxième meurtre du tueur en série. L'intrigue, bien que captivante du simple point de vue factuel, s'enlise dans une routine déconcertante et il faut attendra plus d'une heure avant que la quête de Robert Graysmith, le dessinateur (Gyllenhaal) soit mise au premier plan. Malgré cela, Fincher réalise une enquête visuellement sombre et inquiétante, maîtrisant avec élégance et habileté son sujet, navigant entre l'ombre et la lumière, les certitudes et les doutes, l'engouement et la frustration tout en parvenant à placer ci de là quelques notes d'humour bienvenues. Avec un tel angle d'approche, le réalisateur abandonne sciemment le thriller sensationnel à suspense pour se pencher sur un récit réalistiquement plus authentique et humain. Un parti pris intéressant qui éloigne cependant le spectateur de tout engagement affectif. May 25 So long Maurice...Il fallait bien que ça arrive un jour, depuis le temps que je m'en plaignais ! A l'occasion de mes 26 ans et 36 mois, mes gentilles mamans (© Cécile) ont eu la bonne idée de m'offrir ça : un nouvel ordinateur ! Bon je vous passe la phase d'excitation complètement indécente où je me roule, nu et la bave aux lèvres, sur mon canapé, en anonnant d'une voix de demeuré sous acide 'ordinateur, ordinateur, ordinateur'. 4 petits jours après avoir passé commande, mon nouvel ami arrive enfin à la maison. Il n'est même pas encore installé qu'il montre déjà son côté joueur en cachant l'écran dans un autre carton qui arrive deux heures plus tard. Oui, parce que cette fois, mon ordi est un fixe. Echaudé par 4 années de vie commune avec Maurice, atteint d'une forme rare de bronchite asthmatique et de progeria, j'ai préféré opter pour la version plus encombrante mais plus résistante. Les ordis , c'est comme les hommes, ce n'est pas ceux qui sont le mieux bâtis qui offrent le plus de plaisir. Du coup, j'ai gentiment éteint Maurice, sans le prévenir toutefois qu'il allait être remplacé. Parce que je l'aime bien Maurice, même s'il souffle au moindre effort (manger, bouger qu'ils disent ! On voit qu'ils connaissent pas Maurice), qu'il met 45 minutes pour exécuter deux tâches (fonctionnaire dans l'âme ce Maurice) et qu'il met 25 minutes montre en main pour s'allumer et s'éteindre (il sait se faire désirer, mon petit Maurice, une vraie diva !). Alors, pour ne pas lui faire peur, j'ai gardé le silence. Je suis lâche, je le sais bien mais c'est que j'ai un petit peu de peine. Alors, je le regarde somnoler sur ma table basse, certainement persuadé que je le rallumerai d'ici quelques heures alors qu'il n'en est rien. Et à ceux qui disent que Maurice est bon pour la casse, je répond que non, mon gentil Maurice ira dans un refuge pour ordinateurs où il sautillera dans les prés avec d'autres amis ordinateurs et où ils feront de grandes rondes en chantant. Et tandis que Maurice se repose de 4 années d'une relation excessivement intense, mon nouvel ami et moi commençons sans aucune retenue le premier chapitre de notre existence commune. Comme c'est le début et qu'on ne se connaît pas encore très bien, il cherche à prendre le dessus en m'imposant son système d'exploitation avec de grosses icônes très moches et refuse de s'alimenter à internet via un port usb classique parce que Monsieur veut un gros câble ethernet, petit cochon ! Mais je vais te le dompter rapidement... dès que je lui aurai trouvé un nom approprié... Un mieux que Maurice. Il manquerait plus qu'il me fasse une dépression parce que son nom ne lui convient pas ! Jean-Sélim peut-être ou Honoré... May 23 Fin de saisonsComme chaque année depuis l'ouverture de ce blog, on prend les mêmes et on recommence : voici venu le temps du bilan de saison ! Petit coup d'oeil sur les annulations et les renouvellements de vos séries préférées de l'autre côté de l'Atlantique. (oui, il y a un code couleur pour ceux qui ne veulent pas se farcir tout le texte que j'ai écrit, je peux vous comprendre, parfois, moi aussi je me fatigue) ABC :
Câble : HBO, autrefois lauréate de la chaîne câblée la plus osée et la plus intelligente du paysage audiovisuel s'est vue ravir son titre par ses concurrentes Showtime et FX qui proposent depuis quelques années des séries aussi engagées et polémiques.
Voilà c'en est fini de ce petit bilan de fin de saison US. Comme d'hab', rendez-vous dans quelques jours pour jeter un coup d'oeil sur les nouveautés de la grille de septembre qui nous parviendront d'ici quelques mois. May 21 Mon beau mec du lundi n°70Parce qu'il ne faut pas s'enfoncer dans la routine, mon nouveau beau mec du lundi ne sera pas français donc, comme le dirait Christina, back to basics avec un mâle direct from the States : Michael Trucco. Si son nom vous dit quelque chose c'est qu'au choix vous êtes fan de SF ou de séries pour ados (ou des deux, ce qui n'est pas incompatible). A 37 ans (si seulement je pouvais être comme ça à 37 ans), du haut de son 1m91, Michael est un vraitom, un qui a fait du foot et de la lutte à l'école, un qui rêvait d'être policier ou pilote de course quand il était petit, un qui emballe les minettes en jouant de la guitare dans un groupe de rock. Oui, Michael est un cliché mais ce n'est pas grave parce que Michael joue dans LA meilleure série SF de tous les temps (Cécile, tais-toi !) : Battlestar Galactica. Il y est Sam Anders, ancien joueur de Pyramid (avec un ballon et sans Pépita) et leader de la résistance sur Caprica. Dans un tout autre registre, il est aussi Oncle Cooper, coureur automobile et oncle de Nathan Scott, l'un des Frères de la série qui aime bien fricoter avec les filles sexy mais malheureusement mineures et avant cela officiait comme lieutenant dans la très militaire Pensacola. Ballon, voitures et uniforme, même en tant qu'acteur Michael continue à assouvir ses rêves de petit garçon. Pas sûr en revanche qu'il rêvait de se faire latter la tête. C'est en tout cas ce qui lui arrive dans Next où Nicolas Cage aka Moumoute Man lui en colle une bonne. C'est quand même hargneux un type qui perd ses cheveux... May 19 Poulettes grilléesIl arrive parfois, pour ne pas dire souvent, qu’une série soit culte à nos yeux alors que d’un point de vue objectif, les critères de qualité ne sont pas au rendez-vous. Comme ceux qui continuent de proclamer que les sitcoms AB : ‘c’est bien, wesh !’ ou les nostalgiques de Santa Barbara. Pour ce troisième volet des séries Cultes du petit Nico, je vais vous parler d’une série qui rentre forcément dans cette catégorie (sinon je ne vois pas l’intérêt de mon intro) : Melrose Place.
Produite par Aaron Spelling, dit Papi Prolixe (Prolixe, prolixe, tous les chiens en raffolent… désolé), et Darren Star, alors futur papa de Sex & the City, Melrose Place est un spin-off de Beverly Hills lancé en 1992. Les premiers épisodes permettent ainsi à Kelly de comprendre que son coup de foudre pour Jake le menuisier n’ira jamais plus loin. Exit la blonde, pas de place pour les dindes prépubères, ici on joue dans la cour des grands, on a des dindes d’élevage. C’est en tout cas ce que certifie la campagne promo de l’époque, Melrose Place c’est Beverly Hills avec des poils. La première saison, calquée sur la série d’origine, ne décolle pas et s’enlise dans des histoires conventionnelles et ronflantes autour des difficultés maritales de l’insipide Jane ou des petits boulots de l’aspirant journaliste Billy. C’est alors que Spelling et Star décident de jouer la carte de la blonde incendiaire et arriviste et demandent à Heather Locklear, à l’image sulfureuse depuis son rôle dans Dynastie (et pas dans Hooker), de venir booster les taux d’audience. La bimbo s’installe à Melrose Place, la série peut enfin démarrer. Avec l’arrivée du personnage d’Amanda, les scénaristes, en surcharge hormonale, se jettent à corps perdu dans des scénarios abracadabrantesques. Fini les amourettes trop sages, il s’agit de coucher maintenant ! Et de beaucoup coucher ! Fini également les petites disputes qui se terminaient par de gonflantes réconciliations, plus de pardon désormais, on tue ! Les personnages connaissent alors un sérieux revirement, la série ne faisant pas dans la tiédeur. Il y aura d’un côté les braves gentils niaiseux, de l’autre les coriaces obsédés aux dents longues. Tout repose désormais sur cette dichotomie facile mais néanmoins jouissive. Melrose Place devient la série ‘camp’ par excellence, mariage au second degré d’un trash assumé et d’un glamour pathétique.
Durant 7 saisons, tout le monde aura quasiment couché avec tout le monde (sauf GayMatt), tout le monde aura cherché à tuer son voisin (sauf GayMatt) et chacun aura payé de sa personne (sauf…ah si). Un seul mot d’ordre prédomine : rebondissement. La série, véritable soap, s’illustre dans des retournements de situations improbables mais mémorables, entre enlèvement de bébé, dédoublement de personnalité, explosion d’immeuble, zombi tué à coup de pelle, mariée qui vole par dessus la voiture le jour de ses noces, disparition en haute mer, noyade alcoolisée, fratricide, prostitution, embrigadement et suicide au téléphone.
Melrose Place c’est aussi un casting de stars télé à l’image un peu datée qui ont vu leur carrière repartir suite à leur apparition. L’exemple le plus marquant est celui de Marcia Cross, aujourd’hui héroïne de Desperate Housewives, qui doit son rôle en grande partie à son interprétation schizophrénique de Kimberly Shaw. Kristin Davis a un temps intégré la distribution de la série avant d’atterir dans Sex & the City, Courtney Thorne-Smith a quitté la série pour son rôle de Georgia dans Ally McBeal et Alyssa Milano a échangé son image de garçon manqué pour celle de femme fatale, largement exploitée dans Charmed. En 226 épisodes, la résidence avec piscine du 4616 Melrose Place aura accueilli des vedettes du petit écran comme Perry King (Riptide), Linda Gray (Dallas), David James Elliott (JAG), Dan Cortese (Ce que j’aime chez toi), Greg Evigan (Mes deux papas), Donna Mills (Côte Ouest), Nancy Lee Grahn (Santa Barbara), Megan Ward (Dark skies), Rena Sofer (Coupling), Alexandra Paul (Alerte à Malibu), Antonio Sabato Jr., Denise Richards, Priscilla Presley...
A chaque fois, ces guests ‘prestigieuses’ se sont retrouvés à jouer les tarés profonds, les hystériques dépressives, les pervers retors… Le pourcentage d’individus mentalement instables est si élevé que le quartier est quasiment un asile de haute sécurité. Mais ce n’est rien comparé aux personnages centraux, une vingtaine au cours de la série, qui peuvent se répartir en 4 catégories : Les salopes implacables : Elles sont arrivistes, elles sont super bien gaulées, elles ne veulent qu’une chose : le pouvoir et tant mieux si elles doivent enlever leurs vêtements pour y parvenir mais il ne faut pas s’y tromper, elles ont un cœur sous la nuisette léopard et elles souffrent beaucoup, des fois même elles pleurent seules dans leur lit aux draps de satin. La reine dans cette catégorie c’est bien sûr Amanda Woodward (Heather Locklear), invitée exceptionnelle permanente de la série (!), qui aura eu le plaisir de faire constamment chouiner Alison la pénible, de coucher avec Billy, Jake, Peter, Kyle et Michael, de tuer son ex-mari, de diriger sa propre boîte et de simuler sa propre mort. Face à elle, Lexi Cooper (Jamie Luner) et Brooke Armstrong (Kristin Davis) font pâle figure, la première n’étant mémorable que pour ses dessous de satin, la seconde pour avoir réussi à épouser sous la barbe d’Alison, le gentil Billy. Mais on ne s’attaque pas impunément à la gentille Alison ! Amanda avait perdu le bébé qu’elle attendait de Billy lorsqu’elle l’avait piqué à sa collègue, Brooke, elle, aura appris à ses dépends que si on veut se pochetronner la gueule près d’une piscine, il ne faut pas porter de talons. Les victimes pathétiques : Généralement blondes, elles sont les braves filles pures de la série, celles auxquelles le spectateur est sensé s’attacher parce qu’elles véhiculent de vraies valeurs morales. La brave Alison Parker (Courtney Thorne-Smith), constamment bafouée, trahie, trompée, humiliée en est la meilleure représentante : elle se fait piquer son mec par sa patronne, son ex se suicide au téléphone avec elle, son mari se noie en mer sans rien lui léguer, sa maison brûle et elle perd la vue, elle devient alcoolique et son dernier mec la largue pour une moto… Mais les cruches ont parfois un sursaut de conscience et se rendent compte à quel point elles sont cruches. Fort heureusement ces moments de lucidité où elles deviennent des sous-salopes implacables ne durent jamais très longtemps. Une dinde est une dinde à vie. Dans la même catégorie en plus blonde mais moins aimable, on trouve Jane Mancini (Josie Bissett). Jane, la Judith Godrèche de Melrose Place, blonde péroxydée, cocue dès la première saison alors même que la série n’est que de la soupe, preuve qu’elle est une truffe devant l’éternel, se prend pour une artiste de mode, tous les hommes la trompent, certains, comme son mari Michael, à répétition et lorsqu’elle se rebelle, elle n’arrive même pas à tuer son amant à coup de pelle, la poliotte ! Heureusement après 7 ans de malheur, Jane a le droit de convoler avec son mari dans la vraie vie, le gentil Rob Estes. Mais il n’y a pas que des blondes idiotes, il y a aussi des brunes facilement abusables. Comme Jo Reynolds (Daphne Zuniga). Jo qui réussit à se faire engrosser par un nain après une séance sur un escabeau, Jo qui se fait piquer son bébé par les vieux géniteurs du nain en déambulateur avant de se le faire repiquer par Kimberly, Jo qui se fera plaquer par son mec pour une moto… Mais les hommes ne sont pas en reste. Aussi charismatiques que des huîtres pas fraîches, la plastique habilement exploitée, les hommes de Melrose sont très faciles à manipuler comme Billy Campbell (qui fuira la série en Italie), Jake Hanson (qui fuira la série à moto) et surtout Matt Fielding (qui fuira la série avec sa nièce). Matt, le seul personnage gay, c’est-à-dire asexué, unique représentation des homos durant 5 ans dont le seul baiser aura été censuré par la chaîne, Matt qui fera la grosse erreur de vouloir revenir et mourra donc dans un accident de voiture. Fallait pas revenir nous les briser !
Les losers misogynes : Etrangement tous médecins, les losers cumulent les combines les plus minables et les revers amoureux les plus cinglants. Brett Cooper (Linden Ashby), faussement gentil, a quitté la série quand il a compris que sa femme était une telle punaise que même la tête sous l'eau elle continuait à lui pourrir la vie. Il y a Peter Burns (Jack Wagner), bien sûr, même si son côté retors prendra le pas sur son côté loser au point de finir la série dans les bras d’Amanda sur une île déserte qu’ils repeupleront de petits tarés (autre 1, autre 2, autre 3…) mais LE véritable loser de la série, c’est Michael Mancini (Thomas Calabro), le macho italien qui a un besoin pathologique de sauter sur tout ce qui bouge même si c’est la sœur de sa femme. Il a même réussi à se taper Amanda mais elle a une excuse, elle avait un cancer et on croit même qu’il pourra se racheter une conduite avec Megan (Kelly Rutheford), la prostituée au cœur pur mais la bougresse préfèrera un ancien curé qui vient de découvrir qu’il avait un enfant (non, vraiment, ces intrigues !) Les siphonnées du bocal : Ma catégorie culte. Dans le rôle de la troisième dauphine, Taylor McBride (Lisa Rinna), lèvres en feu, hystérique notoire qui se fait passer pour sa sœur morte pour reconquérir le cœur de son homme qui de toute façon préfère les blondes, couche avec Michael parce qu’elle est désespérée et quitte la série parce que Heather Locklear veut l’emplâtrer. Pour de vrai. La deuxième dauphine c’est Sydney Andrews (Laura Leighton), la petite sœur rousse de Jane, qui tient coûte que coûte à se faire le mari de sa sœur, le fait chanter, menace de le tuer puis devient call-girl, entre dans une secte et croit pouvoir se marier en blanc à l’église. Grosse erreur ! Les scénaristes, qui n’aiment pas voir leurs acteurs quitter le navire, font un joli strike avec la mariée en lui lançant une voiture à pleine vitesse dessus. La voiture gagne. Du coup, son mari de 2 secondes (David Charvet), qui vient de comprendre que ce rôle serait son dernier se suicide dans sa voiture et aussi dans l’indifférence générale. Et pour porter la couronne de Miss Givrée du Bulbe, la génialissime Kimberly Shaw (Marcia Cross). Soyons honnêtes, elle est la raison pour laquelle j’ai fait ce billet. Kimberly, médecin avec des scrupules qui se refuse à Michael parce que l’adultère c’est mal, finit le crâne ouvert dans un fossé, revient avec une perruque et de gros problèmes de personnalités, veut tuer tous ceux qui se trouvent entre elle et Michael en faisant sauter la résidence, organise des réunions tupperware, vole des bébés et obéit à la voix d’un jardinier mort dans sa tête. Kimberly concentre à elle seule toutes les caractéristiques du show : elle est over the top, schizo, fragile, sexy, drôle… Marcia Cross, pas loin de son rôle de future psychorigide dans DH, excelle véritablement et s’impose comme LA star de la série.
Pour ses scénarios tordus, son côté « grand n’importe quoi », sa sexualité assumée, ses playmates et ses homme-objets, ses personnages outranciers, Melrose Place est un soap furieusement camp pour le gay que je suis, une série qui m’aura apporté l’un de mes plus grands moments de télévision (Kimberly qui fait sauter la résidence) et un de mes personnages cultes. Et pour un soap d’Aaron Spelling, c’est beaucoup ! May 16 Rain manComme je l'ai récemment démontré sur ce blog rose, je suis un malade du classement (d'ailleurs, à ce propos, merci d'encourager avec autant de constance mes vices les plus atroces). Mais ça vous le savez déjà. Pourquoi, vous demandez-vous (à moins bien sûr que vous ne soyez intimement persuadé que je suis juste psychopathe, ce qui n'est certes pas totalement faux mais quand même pas très sympathique de votre part, excusez-vous). Les quelques rudiments que je peux avoir en psychologie tendraient à agrémenter l'hypothèse selon laquelle je cherche à combler la sensation de manque de contrôle de ma vie en maintenant l'ordre de ce que je peux maîtriser... ou alors je suis toqué, mais c'est une hypothèse trop effrayante, parce que ça ferait de moi un Monk et je n'ai pas les cheveux adéquats. Il y a quelques mois, vous aviez eu droit à ça, aujourd'hui vous pouvez constater l'étendue des dégâts avec ça. Mais si j'écris ce billet, ce n'est pas non plus pour qu'on me jette des pierres, j'en ai déjà, merci, mais pour vous demander, à vous qui vous gaussez bêtement, je le sais, derrière votre écran, quelle est votre obsession la plus pathologique, celle qui, si elle était révélée à la face du monde réel, vous conduirait tout droit chez les fous. Après je les classerai par degré de dangerosité ou par potentiel érotique ou par degré d'inaptitude sociale ou... May 14 Mon beau mec du lundi n°69C'est de nouveau lundi alors je m'y colle, et un beau mec de plus, un ! C'est pire que l'arrivage de poissons frais, bientôt je vais me mettre à beugler comme une truie en rut pour annoncer la chair fraîche exposée sur ce blog ! D'ici à ce qu'une association de défense des droits de l'homme me tombe dessus pour atteinte à l'image masculine dans son ensemble... C'est qu'il y a des jours où j'ai quand même un peu l'impression d'être un marchand de bétail. Et dans le rôle de la barbak cette semaine, Philippe Bas. Pour une fois je n'ai pas eu à chercher bien loin pour le trouver ! Juste à regarder la nouvelle série de France 2 vendredi dernier. Oui, il est français et oui, c'est le deuxième à la file. Mais il est quand même nettement plus viril que le précédent. Bon, ok, ce n'est pas bien dur... Philippe Bas, 33 ans, a joué dans un peu toutes les daubes produites par la télévision française (Navarro, Les Cordier, Julie Lescaut, Madame le proviseur , Joséphine, Sauveur Giordano...) mais heureusement pour lui il a joué aussi dans des trucs un peu moins mauvais au cinéma : Michel Vaillant, L'empire des loups, L'anniversaire, Scorpion... Mais il tourne aussi dans des productions de qualité comme Nuit noire, 17 octobre 1961 pour la télé ou Les petites couleurs pour le cinéma. En ce moment, il fait des cauchemars torse nu dans Greco, série policière fantastique dont il est le héros. Quand je dis fantastique, je parle du genre puisque Greco voit des gens qui sont morts qui demandent réparation (il est le Jennifer Love Hewitt français) et non de la qualité de la série dont il est le seul atout, le reste du casting étant très mauvais, Audrey Lunati en tête et les dialogues bêtes à pleurer, ce qui est dommage parce que l'image est belle et le sujet, même s'il est éculé et assez proche de celui d'un David Nolande dans la thématique et le traitement, plutôt intéressant, dieu merci cette phrase est finie. Tout comme ce billet d'ailleurs puisque je n'ai pas réussi à savoir si le monsieur avait quelqu'un dans sa vie, homme, femme, chien, hamster, ours en peluche... Personne ne s'intéresse aux vraies questions... May 12 Ecarts de conduitePur week-end Réalisé par Olivier Doran / Scénario de Olivier Doran et Philippe Lefebvre Avec : Kad Merad, Bruno Solo, Valérie Benguigui, François Berléand, Philippe Lefebvre, Jean-Noël Brouté, Anne Marivin, Arnaud Henriet, Alexandra Mercouroff Liés par une indéfectible amitié qui remonte à leurs années de colo, 7 copains se retrouvent chaque année pour une randonnée pèlerinage. Mais cette année est un peu particulière car David, la mascotte, sort tout juste de prison. Heureux de se retrouver, les six autres comprennent très vite que David n'est pas en permission mais bel et bien en cavale.... Ce qui marque avant tout cette comédie policière des montagnes, c'est le soin apporté aux dialogues, souvent très mordants. Car Pur Week-end est drôle : dans ses répliques, dans ses situations, dans ses personnages... Mais de bons dialogues n'assurent pas tout le spectacle et Olivier Doran montre quelques faiblesses derrière la caméra, notamment dans le rythme qu'il donne à son film et dans sa direction d'acteurs. Heureusement pour lui ses comédiens s'en donnent à coeur joie, même si certains en font parfois un petit peu trop, Berléand pour ne nommer que lui. Un film inégal donc mais réjouissant qui distille en passant un discours léger sur l'individualisme. Pur Week-end, pur bonheur, peut-être pas mais un bon moment certainement. Hitcher Réalisé par Dave Meyers / Scénario de Jake Jade Wall et Eric Bernt d'après le film de Robert Harmon Avec : Sean Bean, Sophia Bush, Zachary Knighton, Neal McDonough Sur la route pour rencontrer les amis de sa copine Grace, Jim évite de justesse de renverser un homme étrange. Quelques kilomètres plus loin, le même homme ressurgit. Se sentant coupable de ne pas l'avoir aidé, Jim accepte de le conduire en stop jusqu'au prochain motel. Une décision qu'il va forcément très vite regretter... Je me souviens parfaitement de l'original, sorti en 1986 avec Rutger Hauer, C.Thomas Howell et Jennifer Jason Leigh. Comme j'étais petit, le film avec son tueur psychopathe qui poursuit ce pauvre couple de jeune étudiants m'avait considérablement effrayé et la scène du camion reste encore aujourd'hui une image marquante. 20 ans plus tard, le scénario reste le même et, peut-être aidé par mes souvenirs de l'époque, le film est beaucoup plus plaisant que ce à quoi je m'attendais. Rien de très original pourtant avec poursuites mouvementées, méchant increvable, flics incompétents et jolie jeune fille en détresse. Cette dernière est d'ailleurs la principale réussite de cette nouvelle version. Sophia Bush est lumineuse et s'impose avec efficacité face à un Sean Bean dont on a un peu l'impression qu'il a toujours la même expression. Malgré des rebondissements pas toujours très fin et un dernier quart d'heure un poil too much, The Hitcher sauce 2007 est un petit thriller sympathique. Rien de mémorable cependant. May 10 La fête du sleep (jeu de mots navrant)Logiquement je ne suis pas sensé être là. Je devrais être bien sagement couché, sous ma gentille petite couette bleue parce que moi madame je suis un homme, quoi de plus naturel en somme, les paupières closes et les cavités nasales frétillantes parce que même la nuit je respire, d'ailleurs, parfois ça me réveille, c'est que c'est un peu effrayant de savoir que la machine continue de fonctionner alors que vous l'avez mise au garage. Donc, je ne devrais pas être ici, épuisé que je suis par des nuits de tout juste 5 heures, des journées de boulot un poil plus longues que d'ordinaire mais rendues bien plus éreintantes par les gémissements chantés constants de ma collègue et surtout une crise de sinusite matinale dont mon brave camarade Vincent Dubus n'a pas compris que ça ne soignait pas en hurlant de très agaçants 'Mais tu dors ?'. Seulement voilà, à force de lutter, mon organisme, le saligaud, m'a lâchement abandonné, alors que je lui avais bien spécifié en m'allongeant sur mon canapé que ça ne devait pas durer plus de cinq minutes, en me plongeant dans un sommeil de plus d'une heure. Pour être plus précis, je me suis endormi comme une grosse loque. Pour côtoyer au quotidien des experts de cette pratique sournoise, la sieste est appréciable lorsqu'elle survient en début d'après-midi, voire vers l'heure du goûter et qu'elle dure entre 10 et 30 minutes sauf si vous avez été génétiquement modifié dans le cadre d'expérimentations secrètes sur le cycle de sommeil des marmottes. Mais une sieste ça ne se fait pas à 19h. Jamais. Surtout pas pendant une heure. Parce qu'après votre organisme, momentanément reposé, croit impunément qu'il peut repartir pour un tour, l'inconscient. Où est-ce que je veux en venir ? Mais nulle part, le problème est là. Je me dis juste qu'à force de fixer l'écran, mes yeux finiront par se rappeler qu'ils doivent se fermer... mais je n'ai qu'une chose à dire : la sieste, c'est nul ! May 07 Mon beau mec du lundi n°68Aujourd'hui, c'est lundi. Et ce n'est pas parce que 53% des électeurs ont cédé à la peur qu'il faut que j'en oublie mes devoirs envers mon gentil petit blog. Mais 53% c'est quand même beaucoup et ça laisse un peu un goût amer. Et alors que je rumine ma colère, perdu dans un département majoritairement effrayé par la promiscuité frontalière des pays qui se trouvent au-delà de notre gentille Méditerranée, je repense à 2002, à cette France qui, telle un seul corps, s'était élevée pour hurler son 'non' au candidat d'extrême-droite en proclamant, les larmes aux yeux, que 'non, plus jamais ça'. On avait cru alors à un sursaut de la République, un retour du débat, un réveil de la conscience politique. Mais non. Cette défaite du président du FN en 2002 n'était pas celle de ses idées mais seulement celle de l'homme. C'est le constat que je peux faire en tout cas en regardant la version polisée, rajeunie et plus fréquentable accéder aux fonctions de chef de l'Etat. Et de façon très égoïste, parce qu'une partie de moi n'a pensé qu'à lui en choisissant son candidat, je me dis que ce n'est pas de si tôt que je pourrais enfin prétendre à une famille. C'était la minute égoïste de ma soirée d'après-défaite, celle qui a précédé mes hurlements solitaires puis mes remarques sarcastiques (et un brin paranoïaques) sur la joie d'avoir enfin bientôt le retour de nos explosions dans le métro et le bonheur de pouvoir offrir à ma cousine enceinte le premier test anti-bébésuicidaire de l'histoire. Je sais bien que j'exagère, ces 5 années ne peuvent pas être si catastrophiques que ça... non... non ? Bref, plutôt que de m'apesantir inutilement sur une donne que je ne peux malheureusement pas changer (je n'ai qu'un mot Législative Power !), je retourne à mes préoccupations du jour, bassement plus triviales, mon BMDL. Et comme, en y réfléchissant bien, Pierre n'a jamais eu le sien, je lui offre son number two sur sa liste : Laurent Artufel (le premier étant M.P... Laurent, si tu passes par là, désolé, l'appel du vide est parfois très mystérieux). Je vois d'ici les demoiselles qui hochent tristement la tête devant les sauts surexcités du petit Pierre qui ressemble tellement à une pompomgirl lorsqu'il crie le nom de Laurent en brandissant son petit fanion délicatement cousu main (et encore, estimez-vous heureuse de ne pas être à côté de lui lorsqu'il regarde ça). Laurent a bien quelques rôles télé (dans Les Cordier, Julien l'apprenti ou encore Deuxième vie), quelques pubs (dont celle, très drôle, pour la Play) et quelques apparitions sur les planches à son actif, mais s'il est surtout connu c'est pour ses qualités de présentateur (et aussi, dans une moindre mesure parce que Pierre est fan à mort) : sur M6 dans le morning café (émission inregardable quand vous aimez le silence du matin), sur Canal dans Groland et dans plusieurs chroniques sur Pink (oui, pour une fois, le jeune homme est de mon côté et en plus il aime les gémeaux). Mais ce jeune garçon de 29 ans (29 ans c'est jeune), drôle à son insu et fort sympathique, a plus d'une ficelle à son string. Après Cendrine et le faste des brocantes bourgeoises, Valérie et la surcharge kitsch et flashouille, l'atelier bricolo-déco est fier d'accueillir le petit Laurent, promu designer de chambres pour ados sur France 2. Et pour celles et ceux qui rétorqueraient que non, franchement, Laurent, bof bof, je ne saurais trop leur conseiller de regarder quelques passages télé du petit trublion dont le charme réside bien plus dans son côté gentiment pas drôle mais qui fait rire quand même que dans sa plastique. Cela dit, j'en connais un qui se fera pas prier si Laurent lui demande de ranger sa chambre... May 06 Bouffons dans la toileSpiderman 3 Réalisé par Sam Raimi / Scénario de Sam et Ivan Raii d'après les personnages de Stan Lee Avec : Tobey Maguire, Kirsten Dunst, James Franco, Topher Grace, Thomas Haden-Church, Bryce Dallas-Howard... Devenu le héros de l'Amérique, Peter Parker alias Spiderman a tout pour être heureux surtout depuis qu'il vit le parfait amour avec la très niaise et insipide Mary Jane et tant pis si son meilleur ami Harry ne lui pardonne pas d'avoir tué son père, ce qui est faux comme on le sait quand a on a vu le premier film. Mais lorsque l'assassin de son oncle s'évade de prison, Peter laisse éclater sa colère et devient une proie facile pour Vénom, symbiote maléfique venu de l'espace. J'aime les super héros, les X-Men en particulier, mais pas Spiderman. Pourtant de toutes les adaptations ciné (la trilogie X-Men mise à part), celle de Spiderman était jusqu'ici la plus réussie. Je dis bien jusqu'ici. Car ce troisième opus est décevant à plus d'un titre. - Les effets spéciaux, dont on sait qu'ils sont légion dans ce genre de productions, manquent ici cruellement de finesse surtout lors du gigantesque affrontement final avec l'homme-sable qui n'est pas sans rappeler le très mauvais Godzilla. - La réalisation manque au choix de panache, comme lors des scènes intimistes entre Peter la chiffe molle et Mary Jane la godiche ou de clarté, en témoigne le duel Peter/Harry dans les allées obscures où la caméra se prend pour un tambour de machine à laver. - Le scénario manque d'envergure avec des dialogues plats et sans relief (Vous avez des amis très gentils/Oui, ce sont les meilleurs, je donnerai ma vie pour eux), des déclarations d'amour pitoyables (Mais Mary-Jane, on s'aime, je t'aime, je voulais t'épouser) et des menaces risibles. - Les personnages sont creux, un comble pour un film dont les thèmes tournent autour du doute, de la vengeance, du pouvoir. A aucun moment on ne ressent les démons intérieurs de Peter, ni les désillusions de Mary Jane ou la solitude de Harry. Si son pire ennemi est en lui, tout ce que le monde a à craindre de Spiderman c'est qu'il se mette à boulotter des cookies et du lait ! - Les acteurs sont mauvais, Tobey Maguire en tête. Plus laid que jamais, il enchaine les contreperformances, pathétique en séducteur à la mèche grasse, misérable en amant délaissé, insupportablement niais en toutes circonstances. Face à lui Kirsten Dunst, hamster rosissant, est transparente et ennuyeuse au possible. Topher et James, eux, font ce qu'ils peuvent, les acteurs les plus brillants étant ceux qui ont le moins à dire. Malgré tout, le film n'est pas le navet du siècle, loin s'en faut. Malgré ses innombrables longueurs et son côté patriotique et moralisateur, il se laisse voir avec une facilité déconcertante, certains plans étant tout de même très réussis (Spiderman vêtu de noir perché en haut de l'église, la transformation initiale de Flint Marko en Homme-Sable). Mais avec un tel budget et un opus précédent de haut niveau, on était en droit d'attendre un spectacle de plus grande qualité. May 04 Léger et creux : les maltesers de la Comédie RomantiqueLove (et ses petits désastres) Ecrit et Réalisé par Alex Keshishian Avec : Brittany Murphy, Matthew Rhys, Santiago Cabrera, Catherine Tate Jacks, assistante de mode chez Vogue, et son meilleur ami et colocataire Peter, journaliste gay, rêvent tous deux du grand amour mais sont plutôt du genre à s'engluer dans des relations calamiteuses lorsqu'elles ne sont pas carrément fantasmées. Lorsque Jacks rencontre Paolo, assistant photographe dont elle est persuadée qu'il est gay, elle décide de le présenter à Peter sans se douter que le jeune homme a craqué pour elle. Le propos est léger, les acteurs dynamiques, les situations sont amusantes et le film se laisse suivre avec un certain plaisir. On aurait très bien pu en rester là mais habitué que je suis aux comédies romantiques à l'anglaise, tendres et acidulés, pleines de sarcasmes et de répliques qui font mouche, je reste sur ma faim. La faute à un manque flagrant de second degré, à des dialogues pas toujours très travaillés et a un rythme plutôt faiblard. Pas de quoi non plus en faire un drame, Brittany Murphy et Matthew Rhys (qui se cantonne aux rôles gays puisqu'il est le frère homo de la série Brothers & Sisters) forment un duo efficace et attachant, secondés par le très mignon Santiago Cabrera et l'excentrique Catherine Tate qui monopolise les meilleures répliques. Love est une petite comédie assez sympathique au propos forcément savoureux pour le petit homo que je suis mais qui ne me laissera pas pour autant un souvenir impérissable. Je veux pas que tu t'en ailles Ecrit et Réalisé par Bernard Jeanjean Avec : Richard Berry, Julien Boisselier, Judith Godrèche Raphaël est fou amoureux de Carla, la femme de Paul, psychanalyste dont Raphaël est le patient. Lorsque Paul découvre la relation entre sa femme et son patient, il met tout en oeuvre pour les séparer et reconquérir son épouse. Vaudeville mâtiné de pseudo psychologie, Je veux pas... est un film qui s'épuise très rapidement. Quelques minutes seulement après les premières images, les failles sont déjà apparentes : absence de rythme, dialogues navrants, réalisation académique... Seules les prestations de Richard Berry et du très sexy Julien Boisselier parviennent à nous faire redresser la tête. Malheureusement pour eux, l'objet de leur affection est incarnée par Judith Godrèche, dont on se demande comment quelqu'un peut encore la laisser jouer tellement elle est effroyablement creuse. Ses relations de couple manquent cruellement d'alchimie tout comme son regard manque d'une lueur d'intelligence, elle rit comme une dinde sans qu'on comprenne très bien pourquoi et essaye de nous faire croire qu'elle peut être prof de français en terminale. Le summum du vide. Du coup le film, déjà plombé par son scénario convenu et ses dialogues du pauvre, plonge le spectateur dans un ennui soporifique. May 02 Short Po(s)tParfois, au hasard de mes pérégrinations sur le net, je tombe sur des trucs étranges, la plupart du temps avec des gens sans vêtements, mais là n'est pas le propos, d'ailleurs je ne sais pas pourquoi je vous le dis. Parmi ces trucs étranges, il y a ça et ça, ça me fait mourir de rire. ... ... ... j'ai honte, pardon (ceci était le billet le plus court de l'histoire de ce blog, veuillez m'en excuser) |
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