Nicolas's profileXanderlandBlogLists Tools Help

Blog


    June 29

    Jamais deux sans trois

    Après la granouille qui se vautre en patins et se pète le poignet,
    Après la grand-mère qui glisse sur de la pisse de chien et se pète la hanche,
    Merci d'accueillir le petit frère qui se vautre dans les cailloux, dévale la falaise et se pète la cheville, le poignet et les vertèbres !
    C'est moi, ou il y a comme une récurrence ?
    Heureusement plus de peur que de mal, le petit gars est toujours vivant, c'est un premier bon point (auquel cas vous vous doutez bien que je ne serais pas là, j'ai quand même un coeur !). Cela dit, quelques petits trucs à retenir si à l'avenir vous avez l'intention de vous vautrer :
    - Toujours avoir vos papiers d'identité sur vous, ça permet d'éviter de rester comme une andouille dans le cirage à l'hôpital pendant deux jours avant que la famille, qui n'habite pas le même département, soit prévenue. Personne ne regarde jamais de séries policières ?
    - Arrangez-vous également pour avoir une mutuelle santé qui couvre les frais d'hospitalisation et si c'est le cas qu'elle est bien à jour. Parce que, même si votre famille vous aime et passé le soulagement initial, elle a quand même un peu envie de vous en coller une bonne quand elle découvre qu'elle va devoir payer la note. Docteur vous me rappelez quel poignet est cassé ? Ce serait pour casser l'autre !
    - Tombez comme vous voulez mais gardez vos clés sur vous sinon ça oblige les autres à ouvrir la voiture à l'aide d'une baleine de soutien-gorge et quand on est un garçon, on n'a pas forcèment de soutifs sous la main. Enfin, ça dépend quel genre de garçon vous êtes.
    - Evitez de parler si vous êtes sous anti-douleur, ça vous fait dire des phrases atroces comme "je crois que j'ai les os qui sortent, je comprends pas pourquoi personne m'opère", phrase qui a tendance à légèrement alarmer votre entourage qui se demande dans quel hôpital vous avez atteri et si vous n'êtes pas l'objet d'expérimentations militaires suite à un enlèvement extraterrestre (comment ça, je mélange tout ?)

    Bref, autant que faire se peut, éviter de tomber. Il parait que ça fait moins mal.
    June 27

    Quand le chah n'est plus là...

    Persepolis
    Ecrit et Réalisé par Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud d'après la bande-dessinée de Marjane Satrapi
    Avec les voix de : Chiara Mastroiani, Catherine Deneuve, Danielle Darrieux, Simon Abkarian
    L'histoire vraie de Marjane, de son enfance à Téhéran à son adolescence à Vienne, en passant par la chute du régime du chah, ses premières amours, ses prises de position politique contre l'intransigeance du régime islamiste, l'exil...
    Lorsqu'on est habitué, comme moi, à un dessin à la Disney, les premières images de Persepolis, d'une simplicité quasi enfantine, sont déroutantes. Puis très vite on se retrouve happé par un récit tout à la fois drôle, tendre et émouvant. Tout comme la petite Marjane, on (re)découvre l'histoire d'un pays meurtri par la dictature, coincé entre son désir de liberté et le poids de ses croyances et tout comme elle on s'amuse des contradictions des adultes, on est horrifié par les atrocités d'un régime totalitaire, scandalisé par la facilité avec laquelle toute une population se retrouve voilée. Avec sensibilité et un humour ravageur, Marjane Satrapi nous raconte sa vie, sans détour, sans fausse pudeur, d'une enfance animée à une adolescence chaotique, entourée par des parents ouverts et engagés et une grand-mère au caractère bien trempé, magnifiquement doublé par Danielle Darrieux. Persepolis nous offre sa version, forcément partiale, de l'Histoire, un récit moderne, humain et digne, qui porte un regard intelligent sur un pays éternellement en conflit.
    June 25

    Mon beau mec du lundi n°72

    La première fois que je l'ai vu, je me suis juste dit qu'il avait beaucoup de cheveux et une pointe d'accent du sud-ouest qui était assez mignon. Mais comme je n'étais pas amené à le revoir, je n'ai pas véritablement fait attention. De toute façon, l'autre garçon à côté de lui me plaisait davantage, certainement parce que lui était passé chez le coiffeur. Puis je l'ai à nouveau croisé lors d'une plongée sous-marine où il cherchait bêtement des perles alors qu'on en vend des toutes propres chez Leclerc. Les cheveux mouillés lui donnait une plus belle allure. A croire qu'il m'a entendu puisque la troisième fois où je l'ai vu, aux côtés de la plus belle femme du monde, il s'était coupé les cheveux. Et malgré le peu d'intérêt que je portais à l'affligeante histoire qu'il essayait de me raconter, je l'ai écouté jusqu'au bout. Un moment de faiblesse, certainement. Du coup, je ne me suis pas fait avoir lorsque je l'ai entraperçu, arme au poing, luttant contre le crime ni même aux côtés de mesdames les juges, malgré son nom prédestiné. Et puis, voyant certainement que je le délaissais, il est revenu avec les bons arguments. Il était tombé amoureux d'un homme. Son histoire n'a pas réussi à éveiller ma curiosité suffisamment longtemps mais j'ai bien noté qu'il avait enlevé sa chemise. Ce qu'il a fait à nouveau, cette fois pour une jeune femme dont il prétend être le petit-ami pour mieux l'espionner et découvrir la vérité sur une prochaine invasion alien venue de Vega alors qu'il suffisait de demander à Fred de Secret Story. Mais qui est donc le charmant jeune homme qui a les honneurs de ce billet ? Je l'avais déjà mentionné il y a quelques temps mais il n'était pas encore prêt à se montrer dans la lumière, aujourd'hui c'est chose faite : Arnaud Binard.
    Je sais, mon intro est très longue et vous n'avez probablement pas bien saisi ce dont je parlais. Arnaud Binard, bordelais de 36 ans (encore un qui a du mal répartir son âge avec Simon Astier), commence sa carrière dans LA série française par excellence, celle qui véhicule le mieux l'image de la France : Sous le Soleil. Il y est Manu. Ne m'en demandez pas plus, j'étais occupé, lorsque je tombais sur le programme, à regarder Gregory Fitoussi. Puis Arnaud est parti rejoindre Manatea, les perles du pacifique avant d'intégrer Groupe Flag pour terminer finalement au service d'Alice Nevers dans Le juge est une femme où il est le lieutenant Romance. Pour décompresser, parce que tous ces bons scénarios, c'est quand même difficile, il joue avec Corinne Touzet dans Valentine avant de se dire qu'un peu de sérieux n'a jamais nui à personne, la preuve avec la mini série européenne Le dernier seigneur des Balkans. Epuisé, il succombe aux charmes de l'oncle de Lola dans Le ciel sur la tête où ses parents, Bernard Le Coq et Charlotte de Turckheim, ont un peu de mal à encaisser que leur joli garçon aux boucles d'or se fasse ramoner par un vieux pervers. Traumatisé par l'évenement, il se joue de cette pauvre Toinette Laquière, qui aurait du s'y attendre avec un prénom si pourri, dans la saga de l'été Mystères dont le plus grand réside dans l'état du responsable de casting lorsqu'il a choisi ses acteurs à moins qu'il ne couche avec Lio et Patrick Bauchau, ce qui serait un choix sexuel audacieux. Heureusement pour Arnaud, il pourra se consoler avec la franche camaraderie des sportifs, les douches communes et les poses de calendrier sexy dans Fort comme un homme, le prochain téléfilm de Stéphane Giusti (Pourquoi pas moi) sur les coulisses du Rugby. Un homme nu dans des vestiaires, il aura mis le temps à comprendre comment me séduire !
    June 23

    Le Nico aux 10 visages

    L'idée n'est pas de moi (et je le regrette, pour l'origine, je ne saurais trop vous conseiller d'aller ) mais elle m'obsède depuis un bon moment, alors en attendant le prochain volet des séries cultes que je tarde à publier, je me suis plongé dans les personnages de séries auxquels je m'identifie. Voici donc qui je suis, ou ce que je crois être, en 10 visages :

    Free Image Hosting at www.ImageShack.us
    Bree Van De Kamp (Desperate Housewives)
    Hormis la crinière rousse et la carte de membre du parti républicain, je suis Bree. Psycho-rigide, maniaque, ordonné... je cherche constamment à donner la meilleure image possible de moi, même si ça doit vouloir dire me cacher dans les toilettes pour pleurer. J'ai souvent du mal à montrer mes émotions, ce que mes amis me reprochent, je ne sais pas me détendre, j'ai toujours quelque chose à faire et le chaos est mon ennemi. Je continue à croire qu'en essayant de garder le contrôle sur ce qui m'entoure, je parviendrai à garder ma vie en ordre. En général, comme Bree, je me rends compte que c'est humainement impossible. En revanche, je suis une brèle en cuisine, j'ai horreur des plantes et je ne sais pas faire de point de croix.

    Free Image Hosting at www.ImageShack.us
    Jack McPhee (Dawson)
    Comme Jack, j'ai découvert assez péniblement que je préfèrais les garçons quand j'étais ado. Comme Jack, je suis sorti avec une fille pour me persuader du contraire. Et comme Jack, il a bien fallu que je me rende à l'évidence, larmes à l'appui, que ça ne servait à rien. Paraître bien sous tous rapports était une obsession, même si ça voulait dire avancer l'estomac constamment noué et même une fois sorti du placard, j'ai longtemps cru, comme Jack, que je resterais seul, que les gens ne retiendraient de moi que mon homosexualité et qu'il faudrait que je m'excuse toute ma vie durant d'être différent. Après Jack s'est mis à jouer au foot et à boire de la bière et, bizarrement, je ne me suis plus reconnu.

    Free Image Hosting at www.ImageShack.us
    Monica Geller (Friends)
    Chaque chose à sa place. Si on bouge un objet, je passe derrière pour le remettre où il faut. Je rêve d'être un hôte parfait mais il me faudrait prendre des cours de cuisine, surtout au vu du dernier repas catastrophique que j'ai préparé. J'aime que mes amis se retrouvent chez moi et je suis obsédé par l'idée d'avoir des enfants. J'aime bien gagner et il m'arrive, et c'est regrettable, d'être un assez mauvais joueur. Pas au point de hurler, ni d'embrasser mes amis pour récupérer ce que je viens de perdre.

    Free Image Hosting at www.ImageShack.us
    Harry Kim (Star Trek Voyager)
    Harry est le prototype même de la jeune recrue qui veut prouver à son intransigeante capitaine qu'il est un garçon compétent à qui on peut donner des responsabilités. C'est moi. Je passe mon temps à chercher l'approbation des autres, et pas seulement au boulot. J'ai besoin qu'on me dise que je fais du bon travail et je fais généralement en sorte d'accomplir plus que ce qu'on me demande. Pas parce que je suis un fayot mais parce que, de façon très narcissique, j'aime me dire que je suis un employé au-dessus de la moyenne. Et puis, comme Harry, j'ai tendance à faire une fixette sur des gens qui ne jouent pas dans la même cour que moi. Cela dit, les miens ne sont composés que de tissus organiques.

    Free Image Hosting at www.ImageShack.us
    Riley Finn (Buffy contre les vampires)
    Oui, je sais bien ce que tout le monde pense : Riley est niais. Mais moi aussi, parfois je suis un peu niais. Là où bien évidemment je me reconnais le plus c'est dans sa déplorable faculté de s'entêter à poursuivre une relation avec quelqu'un qui ne l'aimera jamais autant que lui peut l'aimer. Et plutôt que de reconnaître qu'il n'y a pas d'avenir, je suis prêt à tous les sacrifices jusqu'à renier complètement qui je suis. Comme Riley, j'aime me montrer fort et résistant de façon à ce que l'autre puisse se reposer sur moi et tout naturellement, je repousse les autres quand je ne vais pas bien. Par contre, et dieu merci, ma mère ne rêve pas secrètement de coucher avec moi et mes cheveux ne sont pas gras.

    Free Image Hosting at www.ImageShack.us
    Lily Manning (Once & Again)
    Qu'ai-je en commun avec une femme de 40 ans, séparée de son mari et mère de deux enfants ? Je suis plus organisé, je ne passe pas mon temps à dire aux autres ce qu'ils doivent faire et en réfléchissant bien, j'ai plus de points communs avec Judy, la petite soeur, qui nage perpétuellement en plein dilemme amoureux. Mais voilà, Lily est pleine de principes stupides, comme moi. Du genre ne pas manger au ciné, ne pas crier en public, ne pas exposer son corps à la plage... Mais surtout, comme Lily, malgré les déceptions, je continue fermement à croire au prince charmant, je continue, malgré mon féminisme acharné, à penser que ma vie ne peut avoir de sens que si un homme la partage. Et c'est quand même d'une mièvrerie affligeante !

    Free Image Hosting at www.ImageShack.us
    Michael Novotny (Queer as Folk)
    Michael a des rêves tout simple de maison, de famille, de couches à changer et de tendres étreintes dans le lit conjugal. Je fais partie de ces pédés qui veulent absolument reproduire le schéma hétérosexuel. Pas parce que je veux coûte que coûte rentrer dans le moule et éviter une trop grande visibilité mais parce que c'est le schéma qui me convient. Comme Michael, j'ai tendance à avoir des avis assez arrêtés, je suis un garçon têtu et je crois qu'assez souvent mes amis ont envie de me filer des baffes, ce dont ils s'abstiennent et je les en remercie. Comme Michael, je materne les gens autour de moi, j'ai une mère très envahissante, j'ai longtemps (et pas si secrètement que ça) rêvé de coucher avec mon meilleur ami et je suis fan de super héros. En revanche, je sais tenir correctement une fourchette quand je mange et je mesure plus d'1m12.

    Free Image Hosting at www.ImageShack.us
    Jack McCallister (Jack & Bobby)
    Jack est un garçon tellement honnête et droit qu'il en est chiant. Il veut tout le temps bien faire même si ça lui en coûte, il peine à se dérider, se montre serviable et attentionné avec tout le monde. Et bon sang ce que c'est pénible à voir et à vivre ! Mais imaginez un peu si les gens arrêtaient de m'aimer parce que je ne me suis pas montré assez gentil ? Non, c'est tout simplement inenvisageable ! Et puis, comme Jack, j'ai longtemps été l'autre figure parentale de mon petit frère et le confident de ma mère, deux rôles qu'un ado ne devrait jamais, jamais avoir à occuper.

    Free Image Hosting at www.ImageShack.us
    Julia Sallinger (La vie à cinq)
    Quand j'étais ado, j'avais un peu ce côté "eh, je souffre, faîtes attention à moi, mer-deu ! » et cette envie irrépressible d’écrire. Comme Julia, je ne m’en suis pas vraiment donné les moyens, ce que je regrette aujourd’hui. Puis, comme elle, je mets un certain temps avant de me rendre compte que je fais les mauvais choix, enfonçant avec obstination ma tête sous l’eau avant de me dire ‘oh zut, je suis en train de me noyer’. Tout comme elle je ne sais jamais correctement repousser quelqu’un et tout comme elle, il m’arrive de me montrer un chouïa égocentrique. Là où on diffère, c’est que je ne porte pas de chapeaux ridicules. Je ne porte pas de chapeaux du tout d’ailleurs.

    Free Image Hosting at www.ImageShack.us
    George O'Malley (Grey's Anatomy)
    George ne sait pas très bien ce qu'il veut au point parfois d'être très agaçant. C'est moi ! Il ne sait pas se mettre en avant, n'est toujours entouré que de filles, est un garçon sensible au point que les rares garçons à qui ils parlent se foutent de lui, s'entête avec arrogance dans les erreurs qu'il commet et place son amitié avec sa meilleur amie si haut qu'elle est parfois un obstacle à son épanouissement amoureux. Comme George, j'ai toujours peur que quelqu'un finisse par me dire que je ne suis pas à ma place même si je fais ce que je peux pour donner le change. Je me trouve en décalage complet avec les membres de ma famille que je trouve assez limités et comme George, je ne sais pas me battre. Mais je suis moins pénible, enfin je crois... non ?


    Et vous, vous ressemblez à qui ?
    June 21

    Cochon toxique

    Il ne faut jamais se réjouir trop tôt. C'est ce que j'aurais appris avec ma collègue Nini la Teigne aujourd'hui. Preuve que le monde est voué à sa perte et que décidemment il est profondément injuste, Nini a réussi à faire plier son "ami" Chabichou et à le récupérer. Il avait pourtant réussi le plus difficile, c'est dommage. Du coup, dotée d'une confiance nouvelle en son charme irrésistible Nini, la femme au visage de goret, se montre plus insupportable que jamais. La preuve par 9.

    1 Même les gorets savent chanter...
    Quand Nini a une chanson en tête, impossible de la faire taire. Et tant pis si elle ne connaît qu'une seule phrase du refrain, elle la répète ad nauseam durant toute la journée avec sa voix suraïgue qui prend de plus en plus d'ampleur au fur et à mesure que la journée avance. Un concert de Nini pour la fête de la musique, il fallait oser, elle l'a fait.
    2 Piggy aime la baballe
    Nini souffre du syndrome petite fille gâtée. Elle a toujours obtenu tout ce qu'elle voulait et ne sait pas s'occuper seule. Même lorsqu'elle est rivée à l'écran à jouer au flipper, elle ne peut s'empêcher de commenter chacune des actions de sa bille. Comme tous les enfants, elle demande bien sûr à ce qu'on s'extasie sur ses prouesses. Si tel n'est pas le cas, Nini se met à crier un vrillant : "mais oh ! Viens voir ! Viens !". Heureusement pour moi, Princesse aux doigts de sucre, mon autre collègue, est d'une naïveté accablante et se déplace à chaque fois en poussant, elle aussi, de petits cris d'admiration.
    3 Ou comment fourrer son groin partout
    Nini se mêle de tout, tout le temps, et ne comprend pas qu'on ne veuille pas lui répondre. Je passe les "qu'est-ce que tu fais ? Et pourquoi ? Et ça te sert à quoi ?" auxquels je ne réponds même plus, la laissant furieuse sur son siège dans lequel elle s'enfonce. Maintenant que Princesse est là, elle a une nouvelle cible. "Et pourquoi tu ne finis pas ton assiette ? T'as vu comment tu coupes ton poisson, c'est honteux d'en laisser autant ! Faut pas prendre de compote si tu la finis pas !" Mais parfois, Nini se souvient que j'existe. "Tu manges un biscuit ?! Avec ce que t'as mangé ce midi, tu crois pas que t'as assez mangé ?". Comme mon taux de patience est au plus bas, je lui réponds un laconique "je fais un peu ce que je veux" sans même reveler la tête. Nini n'aime pas qu'on ne la regarde pas quand on lui parle. Du coup Nini s'emporte et ça m'amuse.
    4 Dumb & Dumber (ou le syndrome Michael Vartan)
    Nini est une imbécile. Alors que Princesse et moi, pour faire face aux longues journées de chômage technique, avons amené un bouquin et de quoi nous occuper, Nini est venue les mains dans les poches. C'est qu'elle n'a rien à faire, elle. Et de toute façon, elle n'aime pas les histoires. Elle ne pense aux livres que lorsque le programme télé ne lui convient pas. Et ça donne un superbe : "il y a rien à la télé ce soir, je vais devoir m'acheter un livre. Femme actuelle. J'aime bien leurs recettes de cuisine."
    5 Maaaanger !!!
    Nini n'est préoccupée que par un seul sujet, en dehors de son extraordinaire Chabichou, la bouffe. Elle a faim dès 10h, récite 5 fois par jour le menu de la semaine en composant d'avance ses plateaux repas, elle scrute les assiettes de tous ceux qui passent près d'elle et durant le repas, se fait un plaisir de nous éclairer sur les fluctuations du prix du cabillaud au marché.
    6 Iceberg, droit devant !
    Toujours syndrome de la petite merdeuse archie pourrie, Nini ne pense qu'à sa pomme. Alors que Princesse et moi nous liquéfions sous l'effet de la chaleur, Nini se plaint d'avoir froid à cause de la clim. Sur ce coup là, Princesse me devance, j'ai à peine le temps d'ouvrir la bouche, bien décidé à l'envoyer paître, qu'elle lui conseille de prendre une veste pour se couvrir. Le lendemain, Nini, boudeuse, ramène une veste. ce qui ne l'empêche pas de se plaindre du froid polaire alors même que, pour satisfaire tout le monde, la clim n'est que sur 1.
    7 Nini Bernhardt
    Nini joue les grands tragédiennes. Alors qu'on regarde les photos de la sortie annuelle du personnel, un petit serpent fait son apparition sur l'écran. Je peux parfaitement comprendre que la vue d'un serpent hérisse le poil et qu'on tourne la tête en grimaçant. Mais Nini fait mieux. Nini se met à hurler, se replie sur elle-même et demande en suppliant que quelqu'un veuille bien éteindre le diaporama. Tétanisée, Nini met plusieurs minutes avant de reprendre son souffle. On n'est pas passé loin de l'attaque cardiaque. Dommage.
    8 Ou Porcinet est un modèle de bravoure
    Nini a peur d'à peu près tout. Peur de laisser ses affaires dans un bureau fermé à clé et dont on a la clé, peur de retirer de l'argent au distributeur dans une ville qu'elle ne connaît pas, peur de manger un yaourt dont la date de péremption est dans 2 jours, peur d'appuyer sur le bouton 'maintenir les portes ouvertes' de l'ascenseur, peur d'aller à la plage toute seule et de se faire draguer (faut pas rêver laideronne, il y en avait qu'un, tu l'as déjà) et surtout peur de déposer son courrier dans la boîte aux lettres du Centre Administratif. A l'instar de François Feldman, la phrase fétiche de Nini pourrait être "J'ai peur".
    9 Sainte Nini, la thérapie par le rire
    Et pour finir Nini est étroite d'esprit. Etant d'un naturel plutôt sarcastique, je balance souvent quelques moqueries sur mes gentils camarades de travail. Alors que je me moque de l'air perpétuellement illuminé d'une vilaine collègue, Nini fait remarquer que c'est mal de se moquer des gens, qu'on ne sait jamais quels drames ils ont pu traverser dans leur vie. Agacé, je réponds que je m'en tape. Ce qui n'est pas très malin mais Nini me gonfle, vous l'aurez compris. Nini s'enflamme aussitôt et croyant me clouer le bec me sort un virulent : 'tu aimerais qu'on se moque de toi ?". Dans la mesure où je me moque des autres, il est bien évident que j'accepte que les autres se moquent de moi, c'est la règle du jeu. Décontenancée par ma réponse, elle reste butée sur un "c'est un dégueulasse". Toujours sans la regarder, parce qu'il ne faut pas la regarder plus de 5 minutes par jour si vous voulez pouvoir trouver le sommeil, je réponds sèchement que son politiquement correct m'emmerde. On ne l'entendra plus de la journée. J'aurais du me souvenir que si on peut rire de tout, on ne peut pas le faire avec tout le monde. Pourtant son fou-rire en racontant que 'hi hi hi, hier soir en sortant hi hi hi Chabichou était garé sous le pont hi hi hi et j'ai pas reconnu sa voiture hi hi hi" aurait du me mettre la puce à l'oreille...

    Finalement rien de tel que cracher son fiel pour se sentir mieux...
    June 19

    Mon beau mec du mardi n°71bis

    Après presque un mois d'absence, le voici de retour, tout brun et tout velu parce que, contrairement à certains candidats passés ici, il a commencé sa puberté il y a un moment : le nouveau beau mec du lundi-sauf-qu'on-est-mardi. Le sélectionné de la semaine s'appelle Zachary Quinto.
    Zachary, tout juste 30 ans, 1m88, d'origine italo-irlandaise, est surtout connu pour deux séries : la surestimée 24 où il était Adam Kauffman, une version masculine de Chloé derrière un bureau, le côté hystérico-laideron-antipathique en moins, durant la saison 2 de la série et aujourd'hui il est Sylar, le vilain méchant de la déjà très acclamée Heroes, qu'on accueille sur TF1 d'ici deux semaines. A part ça, il est apparu aux côtés de l'infâme Tori Spelling dans sa sitcom So NoTORIous puis dans Les Médiums, Charmed, Les Experts, Six Feet Under, Miracles, Le monde de Joan, Blind Justice... tout çà dans n'importe quel sens, parce que, tout le monde s'en fout, j'aurai moi-même oublié ce que je suis en train de taper dès que le billet sera publié.
    Allez, trève de blabla inutile, look the pictures
    Sinon aujourd'hui comme hier et comme la semaine dernière, j'ai travaillé 10 minutes, montre en main. Et croyez le ou non, être payé à ne rien faire, c'est beaucoup plus fatigant que ce qu'on croit !
    June 17

    Oh oh oh, géant vert

    Shrek le troisième
    Réalisé par Chris Miller et Raman Hui / Scénario de J. Price, P. Seaman et C. Miller
    Avec les voix française de : Alain Chabat, Barbara Tissier, Mel Hondo, Boris Rehlinger
    Avec les voix originales de : Mike Myers, Cameron Diaz, Eddie Murphy, Antonio Banderas, Rupert Everett, Justin Timberlake
    Le roi Harold de Fort Fort Lointain se meurt. Logiquement c'est à Shrek, l'époux de la princesse Fiona, de monter sur le trône mais voilà Shrek est un ogre et il ne veut surtout pas de ce genre de vie. Le roi mourant lui indique alors un possible candidat, Arthur. Alors que Shrek, accompagné de l'âne et de Potté, prend la mer pour retrouver l'héritier de la couronne, Charmant, plus aigri que jamais, réunit tous les méchants de contes de fée pour prendre le contrôle du royaume...
    Troisième volet de la saga phare de chez Dreamworks, Shrek 3 continue ses détournements de contes de fée avec le même humour que les précédents opus. Mais si visuellement le film est à la hauteur, du côté du scénario c'est plus poussif. L'histoire se traîne, encombrée par une morale bien pensante dont on se serait volontiers passé, sombrant parfois même, notamment dans l'allocution finale d'Arthur, dans une guimauve assommante. Malgré cela, le doublage, les dialogues savoureux et les situations cocasses assurent le spectacle. On rit beaucoup, notamment lors de la mort du roi Harold, avec des gags à l'esprit corrosif et des parodies exubérantes. On regrettera toutefois les changements opérés entre la bande-annonce et la version finale. Même si ce dernier opus n'est pas le meilleur, il offre une conclusion satisfaisante à la saga Shrek. Jusqu'à ce que 2010 nous ramène l'ogre vert pour un nouveau volet, au risque d'épuiser la franchise et de lasser le public...
    June 15

    So cliché

    Il existe un bon paquet de lieux communs sur mes congénères, dans et hors la communuaté (la notion de communauté étant elle-même un lieu commun), et même si certains ne sont pas totalement faux, la plupart sont juste dévalorisant un peu à l'image de ces pauvres blondes qui sont condamnées à être de ravissantes idiotes. Toutefois, en y repensant et dans un souci de réappropriation du cliché, j'ai trouvé 10 bonnes raisons qui viennent satisfaire la lesbienne qui sommeille en moi...

    5 raisons qui feraient de moi une bonne lesbienne
    (ou comment The L Word m'a mangé le cerveau) :
    - J'ai un bien meilleur goût en matière de filles que de garçons et ce en déplaise à Amélie qui, en tant qu'hétéro et fan à mort de la très malsaine Asia Argento, est assez mal placée pour me dire le contraire.
    - Laissez-moi trois minutes avec un garçon et je suis capable de pousser mes meubles pour le laisser emménager avec moi.
    - Le sexe est indisociable du sentiment amoureux ou du moins d'un attachement sincère à l'autre, ce qui laisse entendre que toute partie de jambes en l'air est à inscrire dans le cadre d'une relation et va bien plus loin que le simple besoin de se vider la tête.
    - Je hais Jenny 'Fucking' Schecter (mais je crois que c'est du bon sens) et j'imagine des tas de relations amoureuses entre filles dans chacune des séries que je regarde.
    - A l'époque où je le lisais, je m'insurgeais contre les 5 pauvres pages de Têtu-e dans le magazine gay Têtu tout en reconnaissant que ce sont les 5 pages les mieux écrites et les plus intéressantes

    5 raisons qui font de moi un très mauvais pédé
    (ou comment j'ai renié Mylène F.) :
    - Ma libido a très souvent frôlé le zéro, au point de faire de la peine à mes amies qui me disaient d'un air compatissant "mais qu'est-ce qui va pas chez toi ?"
    - Je ne danse pas, je ne chante pas, surtout pas trois octaves au dessus de mon registre et je ne sais pas faire la différence entre une dolly et une after, ce qui finalement n'est pas gênant puisque je ne mets jamais les pieds en boîte.
    - Je ne supporte pas qu'on parle de moi au féminin, je suis mort de honte lorsque par mégarde mes intonations sont trop haut perchées, je ne croise jamais les jambes et ai fixé des barres en fer pour éviter que mes poignets cassent. Je crois que je suis un peu follophobe et c'est très mal, surtout venant de quelqu'un qui revendique le droit à la diversité comportementale et sexuelle.
    - Brian Kinney m'ennuie et j'imagine des tas de relations amoureuses entre garçons dans chacune des séries que je regarde
    - La taille n'a aucune importance...
    June 13

    Intro dans la semoule

    Que dire lorsque pour le troisième billet consécutif, vous n'avez rien à raconter et que vous avez déjà écrit près d'une vingtaine d'intro, rageusement effacées en tapant bruyamment sur les touches de votre clavier ? Petit condensé de ce à quoi vous avez échappé :
    L'intro qui tient plus du billet qu'autre chose
    Aujourd'hui, ma collègue Nini la teigne s'est faite larguer. J'ai pleuré de joie. La gourde a pris ces larmes de bonheur pour de la compassion et en a profité pour s'épancher et me demander mon avis. Je lui ai dit que quand c'était fini, c'était fini et que l'idée de chabichou de vouloir rester amis était une mauvaise idée, ce qu'elle a eu l'air de trouver stupide parce que ce n'est pas parce que c'est fini qu'ils ne peuvent pas passer du temps ensemble tous les deux. Intérieurement j'ai ri. Elle a pris mon demi-sourire pour de l'approbation. Parfois, je suis un méchant garçon.
    L'intro qui fait trop Winnie
    Pense, pense, pense...
    L'intro pathétique
    Ma vie est quand même rudement pourrie avec mes contrats à durée déterminée à répétition, ma situation financière complètement catastrophique, mon copain à 600 bornes que je ne vois qu'une semaine par mois et mes kilos superflus que je n'ai même pas l'énergie de perdre...
    L'intro ronchon
    Marre de la politique de diffusion des séries en France ! Après le massacre honteux de Dr. House sur TF1, c'est un véritable festival ! La norme n'est plus à 2 épisodes par soir mais à 3. De quoi dégoûter même le plus indécrottable des fans. Le samedi 30 Juin, TF1 enchaîne 3 épisodes de Heroes avec 3 épisodes de 24, le lendemain, France 2 croit éviter la casse de la saison dernière en expédiant Urgences pendant l'été suivi de The Nine, le lundi TF1 refourgue 3 épisodes de Lost à la suite et le jeudi on accueille Cold Case, par 3 mais peut-être avec des rediffs faudra regarder le programme... Sans oublier ce qui continue à être diffusé... 25 épisodes par semaine, c'est pas la fête ça ?
    L'intro qui dénonce
    Aujourd'hui, révélations : Cécile préfère Callie à George, Pierre est fasciné par le tricottin, Rhum Raisin porte une casquette la nuit !
    L'intro qui se veut originale
    Et si je prenais la première phrase de chacun de vos derniers billets pour en écrire un ?
    L'intro vraie mais courte
    J'ai rien à dire. Et si je disais rien ?

    Finalement, je crois que j'aurais du garder la dernière...
    June 10

    Le billet qui n'a rien à dire

    Il y a des questions qui demeurent éternellement sans réponse, comme si Chris Carter était le seul à détenir les réponses.
    Non, rassurez-vous, je ne vais pas répondre à toutes les interrogations de ces lecteurs de passage qui arrivent ici complètement par erreur, ne laissent aucun commentaire et ne reviennent jamais, surtout lorsque ces mêmes lecteurs ont des centres d'intérêts aussi préoccupants que Pouf et Bille en lycra (la version trash de Boule et Bill) ou les garçons qui se touchent entre eux devant des chevaux, je ne vais pas non plus me réjouir des nouveaux déboires de Paris Hilton qui pleure dans les bras de sa môman pour ne pas retourner en prison, ni de ceux d'Isaiah Washington qui est viré de Grey's Anatomy, ni m'insurger contre les jeunes garçons tout juste pubères qui font des striptease d'oreilles à des heures indues sur msn. Non, pour rompre le cercle infernal des questions sans réponse et parce que les vacances ont un effet désastreux sur mon inspiration, je vais répondre à cette interrogation si cruciale qu'elle m'amène chaque jour une bonne dizaine de lecteurs : dans quelle série Wentworth Miller, le "beau gosse" de Prison Break a-t-il fait une apparition à ses débuts ? Je sais, vous qui lisez attentivement ce blog, vous connaissez déjà la réponse parce que vous avez lu le billet le concernant en juin 2005 et que bien évidemment vous vous souvenez de tout ce que je peux écrire. Wentworth Miller a joué un membre de l'équipe de natation dans l'épisode 'Les Hommes Poissons' de la saison 2 de Buffy. C'était facile, il suffisait de demander. Maintenant, même si je suis content que ça m'amène des visites, faut arrêter de lire Hit Machine Girl !

    June 08

    Ma jolie fille du vendredi n°8

    Quand on a aucune idée de billet, que la seule chose qui vous obsède est de mettre de l'ordre dans le capharnaüm qui sert d'appart' à votre petit-ami, quand toutes les deux secondes vous vous précipitez sur votre boîte de mouchoirs parce que renifler à force ça fait mal au crâne, on est bien heureux d'avoir inventé la jolie fille du vendredi. La jolie fille du vendredi, assez peu présente sur ce blog, ce qui est fort dommage, tout comme son homologue masculin du lundi, présente l'avantage de pouvoir dire n'importe quelle ânerie dans le billet qui lui est consacré du moment qu'il est illustré par deux jolies photos. Parce que, soyons honnête, tout le monde se contrefout de la bio des charmantes personnes que je mets quasiment toutes les semaines, on regarde les photos et on se dit 'miam' ou 'la vache, quand même ce Nico, il a des goûts pourris !'... La demoiselle qui va passer au pilori cette semaine s'appelle : Erica Durance
    L'un des atouts principaux de l'affligeante Smallville, si ce n'est le seul, Erica Durance est la pétillante et très sexy Lois Lane. En regardant la série, ce qui est quand même assez difficile tant l'ennui est grand, on se dit que le seul scénariste compétent a été affecté aux dialogues de Lois tant elle est la seule à avoir un peu d'humour. Petite fermière canadienne de 29 ans, Erica rêve d'être chanteuse mais on ne fait pas toujours ce qu'on veut alors la pauvre devra se contenter d'être actrice. Elle apparaît dans Andromeda, Tru Calling et Stargate , une série dans laquelle son homme a eu le rôle récurrent d'Anubis. Parce que oui, Erica a un homme dans sa vie, David Palffy, le frère de son impressario, avec lequel elle s'est mariée il y a deux ans.  Avouez que tout ça est extrêmement intéressant...  Allez, je crois que j'ai assez délayé, place au photos, il faut que je réfléchisse à ce que je vais vous raconter d'ici dimanche...
    June 06

    Sur la mer comme au ciel...

    Pirates des Caraïbes : jusqu'au bout du monde
    Réalisé par Gore Verbinski / Scénario de Ted Elliott et Terry Rossio
    Avec : Johnny Depp, Keira Knightley, Orlando Bloom, Geoffrey Rush, Chow Yun-Fat, Bill Nighy, Stellan Skarsgard, Tom Hollander, Naomie Harris, Jack Davenport, Keith Richards...
    Décidés à ramener Jack Sparrow et son navire d'entre les morts, Elizabeth, Will, Barbossa et Tia Dalma cherchent le soutien du puissant Sao Feng. Chacun animé d'un but secret, les cinq compagnons ont bien du mal à offrir un front uni face à leur ennemi commun, Lord Cutler Beckett, en passe de conquérir tous les océans...
    Echaudé par un deuxième volet très poussif et par les près de 3 heures du film, je suis allé voir PdC 3 en traînant des pieds. Je suis ressorti avec le sourire, réconcilié avec la franchise. Plus sombre, plus violent, ce dernier opus est également plus construit. Le scénario repose tout à la fois sur les effets visuels, impressionnants et sur son intrigue, faite de conspirations, de retournements d'alliance et d'intérêts personnels. Alors que la piraterie se rassemble, chacun cherche à tirer profit du retour de Jack d'entre les morts. Un Jack moins présent, casting nombreux oblige, et donc moins agaçant si on excepte les pénibles scènes d'hallucinations qui culminent avec un ridicule affrontement cartoonesque entre un mini Jack sur l'épaule droite et un autre sur l'épaule gauche. A ses côtés, Geoffrey Rush est impeccable en tyrannique Barbossa, désabusé et retors, Orlando sort enfin de sa torpeur pour embrasser son destin, Naomie Harris a un charisme surprenant et Keira, dans son corsaire mandarin, n'est pas loin de s'accaparer le premier rôle. Verbinski arrive étonnament à ne pas se laisser écraser par la grosse machinerie et offre un spectacle détonnant entre la surprenante première scène de pendaison collective, les bas-fonds de Singapour et un duel sur mer âprement disputé. Une flibusterie tragique dont le final, qui mêle le désespoir romantique d'une légende maritime et un nouveau retour aux sources, laisse augurer que la franchise n'est peut-être pas tout à fait morte. Reste à savoir si c'est une bonne idée...

    Après lui
    Ecrit et Réalisé par Gaël Morel
    Avec : Catherine Deneuve, Thomas Dumerchez, Guy Marchand, Elodie Bouchez, Eli Meideros, Luis Rego, Adrien Jolivet
    Une mère qui vient de perdre son fils, incapable de faire son deuil, se rapproche du meilleur ami de ce dernier, responsable de l'accident qui a causé sa mort.
    Morel, pour lequel j'ai une profonde sympathie depuis Les Roseaux sauvages, est un réalisateur à l'univers étrange qui manque toujours de force et de panache dans ses films. Après lui ne fait pas exception à la règle. La faute à une brochette d'acteurs pas franchement convaincant, Deneuve en tête, qui surjoue la douleur et l'austérité. Thomas Dumerchez, s'il est très mignon, a un phrasé plus proche de la pièce de théâtre artisanale et Elodie Bouchez... fait du Elodie Bouchez. Capitonné dans une bulle de cotton, le spectateur est comme anesthésié et attend, somnolent, que cette comtemplative mise en abîme trouve enfin son point d'orgue. En vain, submergé par son amour pour Deneuve, Morel en oublie son film qui se dillue dans l'ennui...

    June 04

    Mon beau mec du lundi Spécial

    Aujourd'hui, pour fêter mes 29 ans (joyeux anniversaire, bla bla bla, c'est bon, on me le fait chaque année, je peux continuer ? mais non je suis pas aigri, j'ai même pas 30 ans pourquoi je serais aigri ? Et puis, pourquoi m'étendre sur le sujet quand mon homme le fait si bien pour moi), j'ai décidé de m'offrir un best of de mes beaux mecs du lundi préférés à moi (loser !). Une petite liste de 5 beaux mecs avec lesquels j'aurais le droit de fauter si jamais l'occasion se présentait et ce en complet accord avec mon petit-ami (c'est beau l'amour). C'est la règle de Ross. Et elle est d'autant plus valable qu'elle est plastifiée ! Donc, photos à l'appui, voici les 5 garçons avec lesquels j'ai officiellement le droit de m'envoyer en l'air si jamais ils passent le pas de ma porte, ce qui n'arrivera jamais d'où l'intérêt de cette liste... parfois, quand même, je me fais de la peine...

    Free Image Hosting at www.ImageShack.us Free Image Hosting at www.ImageShack.us Free Image Hosting at www.ImageShack.us 
    Free Image Hosting at www.ImageShack.us Free Image Hosting at www.ImageShack.us

    Voilà, ce sont les miens à moi, même si soudainement en les regardant, j'ai un doute (mais pourquoi Jared ?)... De toutes façons, le plastique ça se décolle... J'ai bien conscience que tout cela est incroyablement pitoyable, que j'ai passé l'âge de jouer les ados hystériques qui se paluchent sur une photo de bout de fesse de poster boy mais hey ! c'est mon anniversaire, je fais ce que je veux !

    Et votre liste à vous ?
    June 01

    La pie qui chante

    Quelque part, durant ces deux derniers mois, pour une raison que je ne m'explique pas vraiment, Nini la teigne, mon insupportable collègue de travail dont je n'ai pas arrêté de me plaindre depuis qu'elle est arrivée, m'est devenue sympathique. Peut-être est-ce le power of love de chabichou, son homme des montagnes, mais elle est plus souriante, plus aimable, plus gentille. Bien sûr, elle chantonne toujours autant mais j'ai développé des facultés de patience extraordinaires. De qui me moquer alors si j'arrive à m'acclimater de la pire des teignes ? Pas de souci, Princesse aux doigts de sucre est arrivée !
    Princesse, 22 ans, blondinette manucurée, le sourire constamment aux lèvres comme si elle venait de se faire sauter, est une gentille fille qui a la fâcheuse manie de parler tout le temps. C'est une fille me direz-vous, la fonction expression est donc plus développée que chez ces primaires de garçons. Sauf que même selon les standards en cours, Princesse parle beaucoup... beaucoup... beaucoup... sans jamais laisser de blanc, sans jamais respirer, sans même faire de coupe pour signaler qu'elle change de sujet de conversation. Ce serait déjà épuisant en soi mais la jeune fille ne se contente pas de bavasser sur sa vie formidable avec ses amis étudiants dont un qui sent des pieds, son petit-ami qui fait de la voile et qui doit passer trois fois la frontière parce qu'il n'a pas le bon papier, sa voisine qui a perdu son chien mais peut-être que non parce qu'elle l'a retrouvé, ses photos qu'elle doit changer parce que sa tête est coupée et qu'on ne voit pas la pointe de la tour Eiffel, son sac tâché en plastique qui la fait transpirer de l'épaule, non, la demoiselle pose des tas de questions. Forcément elle est nouvelle, elle ne sait pas très bien comment ça marche. Nini, assez peu pédagogue, renonce au bout de la deuxième question, du coup, elle se tourne vers moi et toute la journée me repose les mêmes questions en s'excusant d'être aussi peu attentive, ce qui est normal vu qu'elle parle pendant que je lui donne les réponses... Bref, elle m'épuise. Mais si elle n'était qu'épuisante, elle n'aurait pas droit à un billet. En plus d'avoir avalé un vibro qui la fait sauter sur sa chaise en poussant des petits cris, Princesse découvre la vie et c'est beau : "c'est quoi un RIB ?", "à quoi ça ressemble une feuille d'impots ?", "c'est quoi des caprins ?"... le tout en se mettant de l'encre plein les mains parce qu'elle n'a jamais vu de tampon dateur de sa vie et en nous refilant la calculatrice parce que "tu comprends, avec mes ongles, j'arrive pas à taper"...
    Heureusement pour elle, elle a tapé dans l'oeil du vieux patron libidineux qu'elle appelle 'Clôoode' en minaudant et en rigolant parce que 'ô, franchement, ce Claude, il est trop drôle !'...
    Une bécasse à la direction de l'agriculture, normal, non ?