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    July 30

    Complots, cochon et petites voitures

    Raisons d’Etat
    Réalisé par Robert De Niro / Scénario de Eric Roth
    Avec : Matt Damon, Angelina Jolie, Robert De Niro, Alec Baldwin, Billy Crudup, William Hurt, Michael Gambon, John Turturro, Oleg Stefan, Joe Pesci, Timothy Hutton, Gabriel Macht, Tammy Blanchard…
    Que faire lorsqu’on porte le poids du secret de la mort de son père, que l’on est riche et brillant et que l’on rêve de nobles idéaux autres que celui de se faire pisser dessus par les membres de sa fraternité ? Devenir espion pour le gouvernement. C’est en tout cas le chemin que prend le taciturne Edward Wilson. Un chemin qu’il suivra sa vie durant, sacrifiant l’homme heureux qu’il aurait pu être, son mariage et sa famille.
    Raisons d’Etat est un film exigeant qui nécessite une attention constante tant sa vision des méandres de l’espionnage est complexe. A travers le personnage de Wilson, De Niro dresse le portrait d’une organisation quasi omnipotente, révérée par ses membres tel un dieu, symbole d’une nation nourrie aux complots. Au sortir de la guerre, en pleine guerre froide, les agents de la CIA cède à un patriotisme qui frôle la schizophrénie. Matt Damon, imperturbable, signe là une de ses prestations les plus remarquables, petit homme terne et froid mais néanmoins inquiétant. Un film qui invite à la réflexion malgré sa mise en scène classique et sans éclat qui étouffe ses passions, à l’image de son héros, derrière une façade triste et policée.

    Les Simpson : le Film
    Réalisé par David Silverman d’après la série créée par Matt Groening
    A force d’y jeter tout et n’importe quoi, le lac de Springfield est en passe de devenir une véritable menace écologique. Et lorsque Homer Simpson y déverse le déchet de trop, le gouvernement décide de placer la ville en quarantaine. Rejeté par les siens, Homer doit tout faire pour reconquérir l’amour de sa famille et sa place au sein de sa communauté.
    Je ne suis pas un gros fan des Simpson, tout au plus n’ai-je du voir qu’une vingtaine d’épisodes sur les plus de quinze saisons diffusées. Autant dire qu’aller au ciné pour voir 1h30 des aventures de la famille la plus dysfonctionnelle d’Amérique tenait de la gageure. Et si les 30 premières minutes sont un véritable festival d’humour cynique et iconoclaste, de situations parfaitement invraisemblables et de clins d’œil hilarant, la suite l’est beaucoup moins. La thématique écolo, qu’on croirait sorti du cerveau de Michael Moore, porte rapidement sur les nerfs tout comme la tendance d’Homer a en faire toujours trop. L’humour des Simpson, parfaitement à sa place sur petit écran, perd ici de sa force dans une intrigue qui s’étire jusqu’à rendre ses personnages véritablement agaçants. Mais rien que pour le spider cochon, ça valait quand même le coup.

    Transformers
    Réalisé par Michael Bay / Scénario de Alex Kurtzman et Roberto Orci
    Avec : Shia LaBeouf, Megan Fox, Josh Duhamel, Jon Voight, John Turturro, Tyrese Gibson, Rachael Taylor, Anthony Anderson, Michael O’Neill
    Une race alien mécanoïde en guerre est à la recherche d’un artefact perdu sur Terre. Alors que des soldats basés au Qatar sont attaqués par l’une de ces créatures robotiques, Sam Whitwiky découvre les joies de la conduite et de la drague à bord de sa toute nouvelle et étrange voiture, une Camaro jaune qui semble vouloir communiquer avec lui…
    N’y allons pas par quatre chemins, lorsque Michael Bay se met derrière une caméra, c’est généralement du lourd. The Rock, Armageddon, Pearl Harbor, The Island, autant de blockbusters un peu bourrins qui font la part belle à l’action, au détriment du scénario. Et pourtant ça marche. Transformers le confirme à nouveau avec une virtuosité dans les effets spéciaux tout simplement ahurissante. Bay, servi par un scénario minimaliste mais néanmoins bourré d’humour, enchaîne courses-poursuites, attaques aériennes et combats destructeurs à un rythme effréné. Porté par le frêle Shia Labeouf et les très sexy Megan Fox et Josh Duhamel, Transformers, malgré la présence imposante de ces robots/véhicules, n’écrasent jamais ses acteurs, parfaitement conscients d’être au service d’une grosse production qui les dépasse. Bay réussit à rendre ses autobots attachants, Bumblebee, la Camaro jaune, en tête et offre à ses spectateurs un gros divertissement, parfois un peu long, mais très réjouissant.
    July 28

    La (toute petite) blague du samedi

    Revenue de vacances, en ayant quand même réussi à oublier son anorak dans sa chambre d'hôtel, Princesse, pour son premier jour, s'est surpassée :
    " J'ai une question à poser, je sais que je vais avoir l'air bête, mais tant pis, je la pose quand même.
    Noël dans le monde, ça tombe toujours un 25 décembre ?"

    ...
    ...
    Par où commencer ?
    July 26

    Le temps des illusions

    En tant que sériephile averti, je choisis mes séries avec soin. Sauf quand je subis 4 saisons de Boston Public ou 5 saisons de 24. Parfois, je suis masochiste. Jamais au point de me pencher sur une série allemande cependant, les quelques épisodes entraperçus du Destin de Lisa, m’ayant confirmé que Jessica de Souslesoleil dansant avec ses rideaux de salon est un spectacle scénaristiquement plus abouti que celui de Lisa Ingalls qui cherche à noyer l’Allemagne derrière ses hublots. Cela dit, parce qu’il arrive que je sois parfois pris d’indulgence, je me laisse bercer par la douce illusion que les productions françaises se sont améliorées. C’est vrai, combien d’années encore le téléspectateur moyen peut-il accepter les aventures de commissaires grabataires stéradentés et madrangés ? C’est donc avec l’espoir d’assister à la mort de ces plaies increvables que je me suis laissé tenté par quelques productions made in France.

    Je suis le premier à louer le talent des américains en matière de tivichose, même si je suis aussi le premier à leur tomber dessus lorsqu’ils produisent de la daube (comme cela avait été majoritairement le cas dans les années 80 avec les sympathiquement pitoyables K2000, Supercopter, Starsky & Hutch et autres cabrioleries sans scénar). Nous, en France, on aime la profondeur. C’est en tout cas ce que pensent les autres de notre cinéma, introspectif (qualifié aussi par les locaux de chiantissime mais le Français est un râleur par nature). Alors pourquoi ne pas arriver à produire une série de qualité ? J’ai cru longtemps qu’on avait les scénaristes et les acteurs, qu’il suffisait juste aux producteurs de leur donner une chance. Finalement, je me suis trompé. Nos acteurs sont mauvais. Nos scénaristes aussi. Et ça me rend triste.

    Prenez Ingrid Chauvin, la femme poumon, qui ne sait plus donner de la tête entre la loi à faire respecter et les dolmens à faire saigner, les mauvaises langues seraient tentées de dire qu’elle n’est plébiscitée que parce qu’elle est la première créature mi-silicone, mi-humaine. Et ce serait vrai. Quiconque a déjà vu un véritable acteur sait que ce que fait Ingrid avec sa bouche ne s’appelle pas jouer. Autre exemple, cette gentille Toinette, au prénom si joli de nos campagnes du XVII°. Elle aurait aisément pu tirer son épingle du jeu face à ses partenaires de Mystères dont la consigne étaient de ne pas jouer de manière à en faire une héroïne d’exception. Mais non, comme Toinette ne croit pas un mot de ce qu’elle dit, elle refuse de s’impliquer – et comme on la comprend – allant même jusqu’à tourner le dos à la caméra pour pouvoir pouffer en silence. Ce n’est pourtant pas difficile d’être crédible en disant « le docteur Roger a parlé avec un extra terrestre et c’est forcément vrai parce qu’il a dit que c’était authentique ».

    Heureusement, pour palier à cet absence complète de talent, compensé et c’est le principal, par une jolie coupe de cheveux, les producteurs font désormais appel à l’american touch. Si les acteurs invités font partie de séries qui cartonnent, alors forcément les nôtres aussi vont déchirer leur race. Bon, en vrai, un producteur ne parle pas comme ça mais c’est tout comme dans sa tête. Alors ils invitent Karina Lombard, des 4400 et de The L Word, sans se dire un seul instant que si les séries dans lesquelles elle tourne marchent ce n’est pas nécessairement parce qu’elle est douée. La preuve, elle est aussi attractivement mauvaise en français qu’en anglais. Et en plus elle garde ses vêtements, la conne. Ils invitent aussi Patrick Bauchau, du Centre du Caméléon, qui en lisant le scénario de Mystères, s’est dit qu’il tenait la comédie du siècle, sauf que non et du coup il est juste mauvais. Comme cette pauvre Lio qui a visiblement cru lire Jean-Luc Azoulay en haut de sa copie du scénario et joue en conséquence. On n’avait pas vu pleurer quelqu’un avec autant de talent depuis Karine Lollichon, la Nathalie d’Hélène et les garçons… Je le redis, c’est triste.

    La faute aussi à des scénaristes qui pensent qu’utiliser les ressorts scénaristiques de Signes, X-Files, Desperate Housewives, Dead Zone et consort est une idée de génie que personne, mais vraiment personne ne relèvera.

    Et pourtant j’ai tenu, devant Suspectes qui était drôle en raison principalement de son scénario improbable et de ses actrices pitoyables, même si passé le quatrième épisode, on s’acclimate à autant de faussetés et que tout devient moins risible, j’ai tenu aussi devant Greco, appelé aussi David Nolande devient policier ou encore John Smith n’a plus de canne dont le seul intérêt était de savoir si Philippe Bas allait enlever son t.shirt, j’ai tenu et je ne sais toujours pas comment, devant Mystères dont on aura retenu qu’il ne fallait surtout pas prendre l’avion Paris-Marseille si vous ne vouliez pas devenir l’hôte reproducteur d’une race alien qui ne peut plus faire gologolo dans la soucoupe.

    Au moins, une fois que les Astier auront pris le contrôle de la production française sur M6, on pourra rire plus souvent. Sauf si la chaîne, qui ne veut pas faire de la peine à ses concurrentes, décide de déprogrammer.

    Finalement Marc et Sophie, c’était bien. Maguy aussi…surtout Maguy !

    Non, je déconne

    July 23

    Mon beau mec du lundi n°76

    Ah, le charme des week-ends prolongés, les grasses matinées tandis que les autres travaillent, pouvoir se rouler nu dans l'herbe fraîchement coupée et danser autour des fontaines publiques... Bref, ne pas bosser, c'est le pied ! Mais ce n'est pas une raison suffisante pour ne pas honorer ma promesse de mardi dernier : mon beau mec de cette semaine sera rond ! Et bien rond ! Qui donc est Bouboule qui malgré ses kilos peut figurer dans cette rubrique ? Greg Grunberg.
    Je vous vois hocher la tête d'un air compatissant. C'est vrai, où sont les tablettes de chocolat, les pecs en acier, les bras musclés et les cuisses galbées ? Comment mettre une photo d'un type tout rond à poil sans prendre le risque de faire fuir les lecteurs ?  Mais qui a décrété qu'un beau mec se devait forcément d'être plastiquement irréprochable ? Greg Grunberg, avec son air de gentil nounours, a suffisamment de charme pour être mon BMDL.
    Greg, 1m88, 41 ans, est un copain du BMDL précédent avec ses 3 enfants et son mariage de 15 ans. De là à voir un lien de cause à effet entre le mariage et la prise de poids, il n'y a qu'un pas ! Copain d'enfance de JJ Abrams, qui devait déjà casser tout ce qu'il touchait à l'époque, il est apparu dans toutes les productions de son copain : il était Sean, le colocataire de Ben dans Felicity, l'agent Weiss, le partenaire de cette tête de noeud de Vaughn, dans Alias, il a été le pilote de l'avion de Lost, mémorablement bouffé par une grosse bestiole dès le premier épisode, il a même conduit une voiture dans le pilote de What about Brian et a joué les potes de Tom dans MI3... A n'en pas douter il finira avec les oreilles de Spock dans la prochaine adaptation ciné de Star Trek réalisé par son copain JJ. Mais Greg n'attend pas toujours après son pote pour trouver du boulot : Dead Zone, Monk, NYPD Blue, House, Profiler... Greg tourne beaucoup mais dans des rôles de 35 secondes à l'exception de Hollow Man avec Kevin Bacon et bien évidemment de Heroes où il est l'officier télépathe Matt Parkman. Pour le reste, le bonhomme s'investit à fond dans l'aide aux épileptiques, vu qu'un de ses gamins l'est, il joue dans un groupe de musique et a créé à LA un service livraison de yaourts frais (!!) et en plus, il paraît qu'il est drôle... C'est gonflant les types comme ça, il y aurait pas le politiquement correct, ça donnerait presque envie de se moquer de lui parce qu'il est gros !
    July 21

    Dr. Nico, j'écoute

    Nini : Chabichou et moi, on s'est encore disputé et il trouve que ce n'est pas normal, qu'on devrait être sur un petit nuage tout le temps.
    Moi, qui n'en a un peu rien à foutre : C'est normal pour un couple de se disputer de temps en temps
    Nini, survoltée : Répète, répète, il faut que je le note !

    Et effectivement, elle l'a noté.

    Cette semaine, je suis devenu conseiller conjugal

    July 19

    C'est le squat que je préfère

    Je suis un solitaire. Certains diront même un asocial. J’aime être seul, j’aime vivre seul même si, comme toute bonne midinette qui se respecte, je rêve de partager une maison avec l’homme que j’aime et nos enfants. Ce que j’aime le plus dans la solitude de mon grand appartement de 25m², c’est le silence. Le silence est un ami formidable qui ne déçoit jamais. C’est reposant le silence et ça peut se rompre quand on veut. Parfois aussi quand on ne veut pas. Pour ça, je peux dire merci à mes voisins. Le voisin est un individu conçu pour vous pourrir la vie. Il ne pense qu’à lui, n’aime que lui et ignore jusqu’aux règles basiques de bienséance pourtant cruciales lors de l’apprentissage de la vie en société. Exemple avec mes voisins :
    Monsieur Aigri prend à peu près la même intonation pour dire merci quand vous lui tenez la porte que pour dire va te faire foutre. Comme son look le laisse supposer, Monsieur Aigri, avec ses cheveux sales et gras, ses t.shirts sales et tout froissés et ses doigts sales et jaunis, aime s’exploser les tympans le dimanche matin avec du reggae torse nu sur sa terrasse, un gros pet’ à la main. Bizarrement, l’herbe n’a pas d’effet relaxant et Monsieur Aigri reste constamment aigri, surtout après qu’un voisin excédé ait fini par hurler un ‘moins fort la musique’. Monsieur aigri n’a pas d’humour. Ce que Monsieur Aigri a, en revanche, c’est l’appartement d’à côté, qu’il loue, certainement pour se venger, à tout un tas de cas sociaux, rejetés par toutes les agences de location. Monsieur Aigri est l’arche de Noé du locataire en détresse.
    Il y a les Irlandaises qui tiennent absolument à cultiver le cliché selon lequel les irish sont tous des soulards et qui collectionnent les cadavres de bouteilles sur le balcon, bouteilles qu’elles se sont sifflées bruyamment jusqu’à pas d’heure.
    Il y a les Sénégalaises, qui doivent certainement souffrir d’un problème d’audition, les pauvres, tant elles hurlent pour se parler, ce qui se comprend quand on sait que l’une habite l’aile ouest de l’appart à 30 cm de l’aile est, occupé par les outils de cuisine sur lesquels elle cognent sans relâche parce que la cuisine se doit d’être un instant musical. Surtout la nuit.
    Il y a la famille Bidochon qui vivent à 8 dans 25m², ce qui oblige papi à dormir sur la terrasse. A moins que ce ne soit un choix stratégique pour éviter ses ronflements qui remontent jusqu’en haut de l’immeuble.
    Et puis il y a les copains sonotones qui font hurler leur télé et donc doivent parler fort pour couvrir le bruit de l’émission qu’ils écoutent.
    Il y a eu aussi, Party Girl qui organisait de superbes soirées aux chandelles. Mon voisin du dessus, qui rêvait secrétement d’être pompier, a jeté une casserole pleine d’eau sur sa table. On ne rigole pas avec les bougies. A moins que ce ne soit parce qu’elle venait de lui hurler un tonitruant ‘Ta gueule’ après qu’il lui ait demandé gentiment de baisser d’un ton.
    Au rayon des voisins permanents, si j’ai dit aurevoir avec beaucoup de tristesse à mon voisin très mignon mais certainement hyperactif qui aimait cogner son beau-frère contre le mur qui nous séparait, je ne peux en dire autant de mon voisin du dessus, qui joue à la baballe avec son caniche et aime déménager à 3 heures du matin. Mais il n’y a pas d’heure pour les braves. C’est ce que ce couple de quinqua devait se dire lorsque madame hurlait des ‘oh oui, oh oui, c’est bon’ au milieu de la nuit.
    Mais le tableau ne serait pas complet sans mon adorable voisine du 4ème qui vient sonner à votre porte, un couteau à la main, pour vous informer qu’elle peut vous tuer parce qu’elle en a le pouvoir, le tout les dents mal lavées et l’haleine fétide, ce qui est presque aussi dangereux qu’un couteau pointu. Depuis, elle est sous médoc et dit bonjour et merci quand je lui tiens la porte. En revanche, j’ai arrêté de prendre l’ascenseur avec elle. De toute façon, le chien du dessus a chié dedans alors…
    July 17

    Mon beau mec du mardi n°75

    Ce n’est pas parce que j’ai étrangement rêvé que Cécile était enceinte de son nouveau patron, qui avait les traits de Jacques Coltelloni (de Hélène et les garçons ou de la pub Kinder… allez comprendre, je le trouve même pas beau) et qui espérait ainsi pouvoir épouser la nouvelle commerciale blonde, que Rygel, l’actuel patron de Cécile, était devenu chef d’un bus itinérant reconverti en salon de coiffure dans lequel officiait Vincent, mon collègue du bus, que Cécile, engoncée dans une robe à fraise noire, trouvait drôle d’essayer de m’écraser maintenant qu’elle était enceinte jusqu’aux yeux et que j’étais poursuivi par des câbles usb reproducteurs qui voulaient m’emprisonner dans un porte-bagages d’avion qu’il faut que j’en oublie mes devoirs envers ce blog ! C’est vrai, ça, un cauchemar et tout fout le camp ! Alors, dans le rôle de l’attrapeur-de-rêves : Justin Chambers.
    A voir toutes les dindes du Seattle Grace Hospital s’extasier devant les mal-nommés Mamour et Glamour, dont les personnages sont tellement pitoyables qu’ils en perdent tout sex-appeal, on en oublierait presque qu’il existe d’autres garçons. Pas Richard, trop vieux, ni Burke, trop ridiculement homophobe, ni même George, trop nounours gélatineux à cheveux gras mais Karev. Justin Chambers, avec ses problèmes de peau, sa drôle d’implantation capillaire, sa tendance à prendre des joues, est quand même un putain de beau gosse. Oui, je sais, c’est une expression qui ne se dit plus depuis 1999 mais je suis un has been de la langue française.
    Justin, 1m80, 37 ans, fait un peu figure d’alien mormon à Hollywood avec son mariage de 14 ans et ses 5 enfants. Il commence sa carrière dans un soap, joue aux côtés de J-Lo dans Un mariage trop parfait, de Catherine Deneuve dans D’Artagnan avant d’intégrer le temps de quatre malheureux épisodes le générique de Cold Case en tant qu’inspecteur diabétique. Aujourd’hui il est Alex Karev, le bad boy de service qui dit toujours ce qu’il pense, a une peur panique de s’engager et parvient à se taper les deux filles les plus canons de la série. Et pour tous ceux qui se poseraient la question, oui, il a pris du poids depuis le début de la série. Mais c’est le truc bien avec Grey's Anatomy, il y en a pour tous les goûts, des maigrelettes, des faces écrasées, des grosses qui font peur, des toutes petites… d’ailleurs, mon prochain BMDL sera rond, au diable le culte de la perfection, vive les types en chair !!

    July 15

    Leitmotiv

    Il faut que... C'est ma phrase fétiche du moment !

    Il faut que je continue à écrire, il faut que je publie un billet, il faut que je laisse des commentaires, il faut que je réponde à mes mails, il faut que j'aille au ciné, il faut que je rattrape mon retard en série, il faut que je finisse le bouquin que j'ai commencé il y a 3 semaines, il faut que j'appelle mes amis, ma famille, mon petit-ami, il faut que je voie mon ex pour finaliser notre divorce, il faut que je perde du poids, il faut que je fasse de l'exercice, il faut que j'aille chez le médécin, chez le dentiste, chez l'ophtalmo, chez le coiffeur, il faut que je fasse les courses, il faut que je fasse le ménage, il faut que révise mon concours, il faut que nettoie mon placard par le vide... une liste beaucoup trop longue, surtout si on rajoute l'impératif il faut que j'aille bosser... rien que de l'écrire, je suis déjà épuisé, d'où la dernière chose sur ma liste : il faut que je me repose !!
    J'aurais du faire prof, j'aurai eu des vacances...

    Et vous, pas trop épuisés ?


    (ce billet est navrant, mais compte tenu de la fréquentation de ce blog ces derniers jours, personne ne s'en rendra compte... il faut que j'arrête d'être psycho-rigide)
    July 12

    Plus Mirouf qu'Houdini

    Harry Potter et l'Ordre du Phénix

    Réalisé par David Yates / Scénario de Michael Goldenberg d'après le roman de J.K. Rowling

    Avec : Daniel Radcliffe, Rupert Grint, Emma Watson, Imelda Staunton, Gary Oldman, Alan Rickman, Michael Gambon, Brendan Gleeson, David Thewlis, Maggie Smith, Emma Thompson, Robbie Coltrane, Ralph Fiennes, Helena Bonham Carter, Jason Isaacs, Tom Felton, Katie Leung, Matthew Lewis, Bonnie Wright, Evanna Lynch...

    Harry est de retour ! Harry est de retour ! Oui, ceci n'est pas un résumé mais plutôt un aperçu de ma joie et de mon impatience à retrouver le petit sorcier pour un cinquième film dont la bande-annonce laissait présager le meilleur.
    Attaqué par des détracteurs en territoire moldu, Harry utilise la magie pour se protéger et atteri devant le tribunal des sorciers où il clame haut et fort que Voldemort est de retour. Une vérité que le Ministère n'est pas prêt à entendre. Heureusement, Harry est pris en charge par une mystérieuse organisation, l'Ordre du Phénix, qui regroupe certains visages connus dont celui de Sirius. Tout à ses questions, Harry retrouve l'école de Poudlard qui accueille cette année une nouvelle prof de magie, Dolores Ombrage, à la solde du Ministère...
    Adapter un bouquin de plus de 900 pages en 2h15 est un pari risqué et dans le cas de Harry Potter et l'Ordre du Phénix, un pari manqué. Steve Kloves, qui a travaillé sur les 4 premiers et adaptera les 2 prochains a laissé la main pour ce cinquième opus à Michael Goldenberg et ça se sent. A trop vouloir aller à l'essentiel, le scénariste en vient à oublier que ce sont parfois les détails qui font la force d'un récit. Bien sûr, lorsqu'on a lu le livre, on peut combler les trous mais même comme ça, le film reste bancal. Les scènes s'enchaînent sans véritable lien et les ellipses sont si frustrantes qu'elle détruisent toute tension dramatique. Et c'est bien dommage parce que ce nouveau chapitre des aventures du plus célèbre des sorciers, entre critique du pouvoir et difficultés d'apprentissage, est certainement le plus introspectif de la saga et pas seulement pour Harry. Mais les personnages sont jetés pêle-mêle dans un récit confus et mal monté et perdent toute essence. Plus sombre, plus tourmenté, Daniel Radcliffe, qui vieillit décidément très bien, arrive, malgré sa partition rapetissée, à transmettre toute la compléxité du personnage. Mais la grande interrogation qui subsistait avant la projection tenait à la prestation d'Imelda Staunton dans le rôle de Dolores Ombrage. Saurait-elle être aussi jouissivement haïssable que sur le papier ? Malheureusement non. Staunton, toute de rose vêtue, en rajoute un peu trop et ridiculise son personnage. Reste quelques scènes de bravoure, notamment lors de l'affrontement final, qui perdent toutefois de leur intensité suite à la découpe maldroite du livre. Un film puzzle donc, qui se laisse tout de même voir avec intérêt, cinquième opus oblige, mais qui déçoit énormément.
    July 10

    Mon beau mec du mardi n°74

    Il paraît que l'été est là et la saison, ici en tout cas, est propice au farniente sur la plage, aux plongeons dans l'eau salée, à l'indigestion de glaces les lunettes sur le nez et les tongs au pieds... bref, c'est les vacances. Sauf que non. Parce que les vacances en été, c'est bon pour les élèves, voire les profs, cette catégorie de fonctionnaires qui n'en fout jamais une. Pour les autres, c'est encore et toujours boulot. Mais ce n'est pas parce que nous n'avons droit qu'à 5 semaines de congès payés par an qu'il faut se laisser abattre. Pour la peine, et parce que ce blog ne chôme jamais, le beau mec sera présent tout l'été. De toutes façons, l'été est une saison qui craint, il fait chaud, les touristes s'incrustent partout, les mouettes n'arrivent jamais à se taire et des thons hideux déambulent dans les rues sans prendre la décence de se couvrir un minimum. L'alternative à cette calamité s'appelle Raoul Bova.
    Après des dizaines et des dizaines de petits yankees, je fais dans l'italien, proximité géographique oblige, ça devait arriver un jour. Raoul, 36 ans, 1m81, marié et père de famille, est semble-t-il un acteur réputé dans son pays. Je dis semble-t-il parce qu'il faut bien avouer que les films italiens n'inondent pas franchement le marché du cinéma. Après de nombreux films et téléfilms et 3 saisons de Ultimo (avec Paolo 'Largo Winch' Seganti), Raoul tourne au ciné aux côtés de Diane Lane dans Sous le Soleil de Toscane, Sylvester Stallone dans Mafia Love, un warrior et une reine mère dans Alien vs Predator avant d'épouser pour la télé Rosanna Arquette dans What about Brian et de bêtement mourir parce que tourner chez l'oncle Sam, c'est un peu loin de la maison. Il sera prochainement au générique d'une mini-série sur la CIA avec Chris O'Donnell et Michael Keaton. Pour le reste des informations pas intéressantes, il aime les chiens, la natation, est un écologiste convaincu et adore faire à manger. Un homme parfait me direz-vous. Jusqu'à ce que vous appreniez que sa chanteuse préférée est Laura Pausini... tout de suite, ça calme.
    July 08

    Le 13 fait sauter la banque

    Ocean's Thirteen
    Réalisé par Steven Soderbergh / Scénario de David Koppleman et David Levien
    Avec : George Clooney, Brad Pitt, Matt Damon, Al Pacino, Ellen Barkin, Andy Garcia, Elliot Gould, Casey Affleck, Scott Caan, Don Cheadle, Bernie Mac, Eddie Jemison, Shaobo Qin, Carl Reiner, Vincent Cassel
    Lorsque papy Reuben se fait dépouiller comme un novice par l'infâme Willie Banks, un requin du jeu, Danny Ocean reforme sa petite troupe de gentlemen cambrioleurs pour venger l'honneur de son ami. Mais, comme toujours, sinon il n'y aurait pas de film, les choses sont plus compliquées que prévu...
    S'il y a une chose à retenir de ce troisième volet de la saga Ocean, c'est qu'on peut tout se permettre tant qu'on a la classe. Difficile de résister au charme désinvolte de cette bande de monte-en-l'air, robin des bois modernes et honorables qui ne prennent qu'aux riches pour leur apprendre que l'arrogance est un vilain défaut. Avec cette incroyable histoire de casse d'un des plus luxueux hôtel-casino de Vegas, Soderbergh renoue avec le style du premier opus. Exit donc Julia, restée à la maison pendant que Danny est parti jouer avec les garçons. Exit aussi Catherine dont on soupçonne qu'elle en a eu assez de voir Rusty bouffer tout le temps. Une virée entre mecs, donc, histoire de resserrer les liens. Le seul problème, et c'est un problème récurent depuis le début, c'est la complexité inutile de l'intrigue. Les 30 premières minutes du film auraient aisément pu être simplifiées tant les explications de Danny et les détails du plan à venir sont tarabiscotées. Fort heureusement, une fois en place, le gang s'en donne à coeur joie et le spectateur, qui commençait à s'ennuyer ferme, retrouve l'audace et l'humour qui sont la marque de la franchise. On peut aussi regretter le manque de personnages féminins, même si Ellen Barkin est irrésistible en femme à poigne trahie par ses hormones. Mais George, Brad, Matt et les autres s'en donnent à nouveau à coeur joie et le spectacle, s'il manque de clarté, ne manque pas de panache.
    July 06

    Dumb & Dumber

    Alors que, éreinté par une semaine qui doit à être à 8 sur l'échelle de pourritude, je me faisais une joie d'accueillir le week-end, mes charmantes collègues, Nini la Teigne et Princesse aux doigts de sucre, ont décidé de former une coalition pour faire grimper la pression. D'ordinaire, elles sont juste pénibles, l'une braillant du Sardou comme si elle était une cantatrice, l'autre pendue au téléphone toute la journée avec son petit pôpa et sa petite môman. Aujourd'hui, elles sont passées à la vitesse supérieure

    Nini
    : "Princesse, où t'as mis la clé pour fermer le bureau ?"
    Princesse en pointant la clé du doigt : "Là, sur la table."
    Nini : "Pourquoi tu la prends pas pour fermer la porte ?"
    Princesse : "Ah non, je veux pas la toucher, je viens de me laver les mains"
    Nini ferme la porte
    Princesse : "Tu me donnes la clé que j'aille la ranger dans le coffre"

    Princesse, alors que Nini ne nous a pas encore rejoints : "Si elle regarde une seule fois encore ce que je bouffe, je lui envoie mon plateau dans la tronche"
    Nini, une fois que Princesse a posé son plateau : "C'est bien la peine de dire qu'elle aime la pastèque si c'est pour en laisser la moitié dans son assiette, sale gosse de riche !"

    Et si je les inscrivais à Koh Lanta ?
    July 04

    C'est la bougonne attitude !

    Les parents, parfois, ça craint. Parfois aussi ça peut être bien. Souvent, même, ça peut être bien. Tout est question de pot lors de l'attribution de la famille dans la grande usine à bébés. Personnellement, j'aurai préféré qu'on stérilise mes parents ou que d'eux-mêmes, ils décident de m'abandonner dans une poubelle. C'est assez radical comme méthode mais il y a des jours où la tendresse, la patience et la compréhension sont épuisés. Bref, comme dirait Cali (pas la  dame qui veut manger George et qui fait peur ni même le chanteur qui est perdu dans son propre appart et ne retrouve plus le chemin de la salle de bains), z'en ai ras la coquille !! Mais voilà, ce blog n'étant pas non plus un caniveau dans lequel je vomis mes ressentiments personnels, je ne m'apesantirai pas sur la difficulté d'être le fils de mes parents. En revanche, je peux hurler contre Windows Vista, le système d'exploitation le plus pourri qui existe au monde. Tellement pourri que le programme de protection honteusement imposé, bodyguard de mon ordi innocent et encore vierge, est incapable de faire correctement son boulot. Du coup, Apollo (mon ordi) lutte vaillamment contre une horde de chevaux déchaîné qui veulent lui arracher sa petite fleur. Heureusement cette fois-ci, je lui ai choisi un nom de guerrier grace auquel il vaincra. A moins qu'il ne se mette à enfler et qu'il explose... (ceci n'est compréhensible que des fans de BSG, je m'en excuse).  C'est la cerise sur le gâteau qui vient clore une journée magnifique qui aura vu mes semaines d'inactivité au bureau toucher à leur fin alors même que je croule sous la paperasse administrative dont mes géniteurs se sont si gentiment déchargé sur moi et qu'un peu de répit supplémentaire n'aurait pas été de trop. Sans oublier mon crâne qui visiblement n'aime pas le bruit du vent. Si j'osais, je dirais que c'est une journée de merde mais ce serait manquer de classe et ce n'est pas le genre de la maison...
    PUTAIN DE JOURNEE DE MERDE !
    La classe, de toutes façons, c'est surfait...
    Et vous, votre journée ?
    July 02

    Mon beau mec du lundi n°73

    Encore un lundi ? Mais quand est-ce que ça s'arrêtera ? Non aux Lundi travaillés ! Oui aux Dimanche bis !
    Sur ces récriminations, qui auraient parfaitement pu trouver leur place dans un programme électoral, voici mon flyer de campagne : Sendhil Ramamurthy.
    Je suis une feignasse, je vous entends d'ici, parce que j'ai choisi un des Heroes et que je n'ai donc pas eu à chercher bien loin. Mais c'est qu'en ce moment, j'ai un peu d'autres chats à foutter, j'ai un frère à l'hôpital (la culpabilité, c'est bien ! toujours jouer sur la culpabilité !).
    Alors, hop, on y va, Sendhil, américain d'origine indienne, marié, 1m77, diplômé de Tufts en Angleterre, ancien membre de la Royal Shakespeare Company, aurait facilement pu avec son héritage indien et sa peau olive, ne jouer que terroristes à la très subtile 24 mais non, Sendhil refuse et se retrouve le héros sans pouvoirs mais à la recherche de la vérité de Heroes. Avant cela il est apparu dans Grey's Anatomy, Numbers, The Evidence et a été un des personnages récurrents de Ultimate Force, série anglaise de 2002. Pour les photos, le monsieur est semble t'il allergique aux appareils, alors on se contentera de ce qu'il y a. De toutes façons, c'est comme d'hab', c'est moi qui décide !