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    January 04

    Une année dans ma télé

    Après vous avoir dressé mon petit bilan perso, j'avais pensé, comme l'année dernière, faire un petit best of de mon année ciné/télé/musique/bouquins. Mais soyons honnête, je ne serais jamais aussi bon que la granouille et je n'ai rien lu de notable si ce n'est le dernier tome de Harry Potter (Harry rules, youhou ! - veuillez ne pas tenir compte de cette parenthèse). Alors, à l'image de la brillante POC (qui vient d'être publiée, youhou, je connais une célébrité, jetez vous sur ce livre, c'est un ordre !), je vais faire un petit tour d'horizon de mon année télévisuelle :

    JANVIER
    Comme je suis en vacances forcées, je prends enfin le temps de découvrir la série avec laquelle la Granouille me bassine depuis qu'elle l'a vue. Et je suis scotché. Battlestar Galactica rentre immédiatement au panthéon de mes séries cultes. Je tombe amoureux de tous ses personnages (à l'exception du petit singe poilu) et vous offre 3 beaux mecs (n°45, n°63 et n°70) directement issus de cette magnifique série de science-fiction. De son côté, le Docteur House confirme tout le mal que je pensais de lui dans une saison 2 particulièrement jouissive. L'année commence bien avec l'arrivée sur Jimmy de la saison 3 de la très sombre MI-5 qui tient toutes ses promesses même si je vois partir à regret Matthew MacFadyen et sa voix puissante et virile au profit du néanmoins très sexy Rupert Penry-Jones (n°60).

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    FEVRIER
    Alias entame sa dernière saison, fort heureusement. Comme il fallait s'y attendre, c'est du grand n'importe quoi et JJ Abrams m'étonne une fois de plus en franchissant les limites du ridicule en plongeant la némésis de Sydney dans un petit bain rouge pour en faire un clone de notre héroïne. Le point positif : Michael Vartan n'est là qu'à mi-temps. C'est déjà trop. Rescue me, de son côté, achève sa saison 3 de façon spectaculaire. Je ne peux pas en dire autant de la saison 5 de Dead Zone, véritable somnifère.
     
    MARS
    Retour de Clark Kent, le héros au charisme d'huître, dans la nouvelle saison de Smallville. Comme à chaque fois je me demande pourquoi je m'obstine à regarder une série de plus en plus mauvaise au fur et à mesure des années, surtout s'il n'enlève même plus sa chemise. Heureusement d'autres le font pour lui (n°65). La saison 4 de The L Word prend fin et si globalement cette nouvelle saison a été moins mauvaise que la précédente (mais pouvait-on faire pire ?), on est bien loin du brio des deux premières. La faute à des scénaristes qui ne maîtrisent pas leurs intrigues et à de nouveaux personnages inintéressants. Et à Jenny Schecter. De toute façon, tout est toujours la faute de Jenny Schecter.

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    AVRIL
    Trop c'est trop. Face à l'avalanche de séries produites par Bruckheimer (Les 3 Experts, FBI, Cold Case...) toutes construites sur le même canevas, je quitte sans regret Jack Malone (FBI, portés disparus) et Mac Taylor (Les Experts Manhattan). Temperance Brennan, l'héroïne de Bones, hérite du Meredith Grey Award du personnage que je hais le plus. Je finis la saison 1 en me promettant de ne jamais regarder la 2. Promesse tenue. Nip/Tuck finit sa saison 4 en eau-de-boudin mais globalement la série n'a plus grand chose à dire depuis la saison dernière. Heureusement il y a ses guests : Catherine Deneuve, Jacqueline Bisset, Alanis Morissette mais pas Rosie O'Donnell. Je hais Rosie O'Donnell.
     
    MAI
    Après des années d'attente, la saison 2 d'Everwood arrive enfin sur nos écrans. L'émotion est toujours au rendez-vous grâce à des acteurs brillants, Marcia Cross en tête, très loin de son personnage de Bree. M6 trouve amusant d'arrêter la diffusion de la saison 3 de Veronica Mars à l'épisode 8. Comme la série m'ennuie et que l'héroïne est de moins en moins sympathique, je m'offusque juste par principe. Son retour en novembre me laissera de marbre et la fin de saison dort toujours sur mon disque dur. Pris d'un accès de générosité aigü, je tente non pas une mais cinq fictions françaises en un mois pour voir dans quel état est notre production nationale (et pour mâter les n°69 et n°72) . Grosse erreur. Suspectes et Mystères atteignent des sommets grâce aux interprétations magistrales de Ingrid Chauvin, la femme poumon et de Patrick Bauchau. Je déverse toute ma haine de la fiction française dans un billet rageur. Seule Virginie Efira trouve grâce à mes yeux dans la très sympathique Off Prime, évidemment retirée de l'antenne...

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    JUIN
    Star Trek Voyager achève son voyage sur Jimmy au terme de 7 saisons souvent remarquables notamment grâce à ses interprètes féminines dont Jeri Ryan, véritable révélation. L'été est presque là, l'occasion d'accueillir les ménagères de Desperate Housewives dans une saison 2 assez fade (enfermer son gamin goliot dans la cave est toujours une excellente méthode d'éducation), les internes de Grey's Anatomy dans une saison 3 plutôt décevante vers la fin (mais dites à George d'arrêter de geindre et de se taper Izzie, enfin, merde, ce garçon à si peur que ça de sa grosse truie ? Oubliez ma dernière phrase, Callie me fait peur) et un troupeau d'inconnus aux super pouvoirs dans la première saison de Heroes, plagiat honteux de tout ce qui a pu être fait dans les comics US et qui s'essouffle très rapidement. Encore une fois c'est une fille qui sort du lot, Ali Larter, impressionnante même si les garçons sont bien mignons (n°71, n°73 et n°76). J'ai eu 29 ans, ce qui n'a rien à voir, mais je tenais à le dire. La fin est proche.  
     
    JUILLET
    Le Cook County refuse de fermer ses portes et est de retour pour une saison 13 d'Urgences. Le feu sacré n'est plus là mais ma conscience télévisuelle me dit que c'est mal de détourner ses yeux d'une série autrefois brillante qui agonise. La bonne surprise de l'été vient de Jack Bauer, dont je ne suis pourtant pas fan, mais qui assure le spectacle dans la saison 5 de 24. Lost, après une saison 2 catastrophique, réussit également à me surprendre notamment grace à son intrigant final. Et à Ben et Juliet. Les héros de The Nine, eux, ne me surprennent pas et je rêve que quelqu'un ouvre le feu sur les otages pour en finir.
     
    AOUT
    Lily Rush est de retour ! Lily Rush est de retour ! Lily R...oui mais non. La saison 3 de Cold Case est à mourir d'ennui et ce malgré Danny Pino dont je ne me lasse pas (n°3 sur mon top 5 plastifié, notez à quel point cette parenthèse est affligeante). Les Frères Scott sont également de retour et c'est tellement léger que mes neurones se décollent mais j'ai un faible pour les ados tête à claques qui s'envoient en l'air (et j'ai soudain l'air d'un pervers...). Deuxième coup de coeur de l'année avec la saison 1 de Brothers & Sisters au casting impeccable, dominé par une Sally Field à mourir de rire. Et enfin un vrai personnage gay, ça manquait au paysage audiovisuel (enfin, moi, en tout cas, ça me manquait mais je suis peut-être de parti pris). 

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    SEPTEMBRE
    Les frères Winchester reviennent dans une deuxième saison, plus aboutie, de Supernatural mais il y a encore du boulot... Gale Harold, le héros de Queer as Folk, est navrant dans Vanished. La bonne surprise viendra de Kyle XY, dont je me moquais pourtant allégremment, et qui s'avère rudement sympathique. Et puis il y a Rome. Rome la magnifique, Rome l'incomparable. A l'instar de BSG, Rome entre tout droit dans mon top 5. Je suis bluffé par le travail de reconstitution et encore plus par le talent des acteurs. Un véritable bijou.

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    OCTOBRE
    La rentrée n'en finit pas de me gâter après une année plutôt maussade. Torchwood, série anglaise, s'avère étrangement déroutante et jouissivement permissive. Eureka, série attachante à l'univers loufoque, est une très agréable surprise. Vraiment très agréable (n°42). Seule ombre au tableau, les évadés de Fox River peinent à se faire descendre dans une saison 2 de Prison Break monstrueusement chiante. Et je pèse mes mots.
     
    NOVEMBRE
    Après 10 ans de bons et loyaux services, Stargate SG-1 tire sa révérence. Et bon sang que ça fait du bien ! Hormis son dernier épisode, cette dernière saison, malgré la présence de Claudia Black et Ben Browder, aura été digne des meilleurs épisodes de Derrick. Et on peut en dire tout autant de sa petite soeur Stargate Atlantis. Au rayon des séries dont on se demande pourquoi je les regarde : Kidnapped, clone de Vanished en aussi chiant. Il faudra peut-être dire aux chaînes de se concerter avant de lancer des produits identiques la même année... Amateurs ! Vivement que je créé ma propre chaîne !
     
    DECEMBRE
    Après tout le bien que tout le monde en a dit, je me décide à regarder Dexter. La première saison ne me convainc pas vraiment même si Michael C. Hall fait un boulot remarquable. La deuxième en revanche est à couper le souffle. Ce qui m'inquiète par contre, c'est de me reconnaître autant dans ce personnage de serial killer mort à l'intérieur. M6 massacre la diffusion de la très addictive Jericho, jusqu'à bouffer ses 3 derniers épisodes. Pourquoi est-ce que je m'énerve encore ? La chaîne achève ma mise à mort en poursuivant avec la saison 3 de Prison Break, lamentable. Heureusement, je tombe amoureux. D'une sitcom. C'est assez rare pour être souligné. How I met your Mother et son héros si attendrissant me font fondre complètement. Et en plus je me marre. Legend...wait for it... ary ! Quoi de mieux pour finir l'année ! 

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    Voilà pour mes douze mois en séries. Je reconnais que c'est un billet qui s'adresse à ceux qui, comme moi, sont mordus et je m'excuse auparavant auprès des autres. Mais après tout, je suis obsessionnel, depuis le temps, vous devriez le savoir.
     
    Et vous, vos séries de l'année ?

     


    August 24

    Promos pour ados

    Je suis un nostalgique dans l'âme. J'ai une tendresse toute particulière pour mes années de lycée qui pourtant, comme la plupart des ados, n'ont pas été une partie de plaisir tous les jours mais sont teintées aujourd'hui de la douceur des souvenirs. Comme mon premier amour, mon premier baiser, ma première main aux fesses (sur le coup c'était moins drôle quand même) et le sentiment que tout était à réaliser. C'est pourquoi j'aime autant les séries pour ados. Mais je crois que je l'ai déjà dit lorsque j'ai fait mon billet sur Dawson. Si je le mentionne à nouveau, c'est que Dawson ou plus récemment Les Frères Scott, autre série pour ados dont je me délecte sans honte aucune, portent toutes les deux la marque d'une chaîne aujourd'hui disparue : la WB.
    Pour ceux qui l'ignorent, The Warner Brothers Network est une petite chaîne américaine, lancée en 1995 à destination d'un public adolescent et dont l'emblème était une sympathique grenouille en smoking. On lui doit ma série culte, Buffy ainsi que son spin-off Angel.
    Mais aussi et surtout Dawson, Charmed, Smallville et l'increvable (mais heureusement aujourd'hui décédée) Sept à la Maison. Sans oublier Sabrina, Felicity, Roswell, Jack & Bobby, Jack & Jill, Gilmore Girls, Everwood, Young Americans, Summerland, Supernatural, Les Frères Scott, Parents à tout prix et Ce que j'aime chez toi... Pas toujours que du très bon, il faut le reconnaître (et je ne vise pas du tout Smallville quand je dis ça). Depuis la rentrée 2006, la chaîne a fusionné avec une autre petite chaîne, UPN, pour devenir CW. Mais les heures de gloire sont désormais bien loin et le futur de la CW ne s'annonce guère brillant avec des annulations à la pelle et des taux d'audience très en deça de leurs espérances.
    Quoi qu'il en soit, du temps de sa splendeur, la WB savait choyer son public et cultiver son image de marque. La preuve avec de superbes promos qui regroupaient les acteurs de la chaîne. Et je ne résiste pas à l'envie de vous en montrer quelques unes. Je suis un incorrigible nostalgique...
     

     
    Video: The WB Promo 2000

     

    July 26

    Le temps des illusions

    En tant que sériephile averti, je choisis mes séries avec soin. Sauf quand je subis 4 saisons de Boston Public ou 5 saisons de 24. Parfois, je suis masochiste. Jamais au point de me pencher sur une série allemande cependant, les quelques épisodes entraperçus du Destin de Lisa, m’ayant confirmé que Jessica de Souslesoleil dansant avec ses rideaux de salon est un spectacle scénaristiquement plus abouti que celui de Lisa Ingalls qui cherche à noyer l’Allemagne derrière ses hublots. Cela dit, parce qu’il arrive que je sois parfois pris d’indulgence, je me laisse bercer par la douce illusion que les productions françaises se sont améliorées. C’est vrai, combien d’années encore le téléspectateur moyen peut-il accepter les aventures de commissaires grabataires stéradentés et madrangés ? C’est donc avec l’espoir d’assister à la mort de ces plaies increvables que je me suis laissé tenté par quelques productions made in France.

    Je suis le premier à louer le talent des américains en matière de tivichose, même si je suis aussi le premier à leur tomber dessus lorsqu’ils produisent de la daube (comme cela avait été majoritairement le cas dans les années 80 avec les sympathiquement pitoyables K2000, Supercopter, Starsky & Hutch et autres cabrioleries sans scénar). Nous, en France, on aime la profondeur. C’est en tout cas ce que pensent les autres de notre cinéma, introspectif (qualifié aussi par les locaux de chiantissime mais le Français est un râleur par nature). Alors pourquoi ne pas arriver à produire une série de qualité ? J’ai cru longtemps qu’on avait les scénaristes et les acteurs, qu’il suffisait juste aux producteurs de leur donner une chance. Finalement, je me suis trompé. Nos acteurs sont mauvais. Nos scénaristes aussi. Et ça me rend triste.

    Prenez Ingrid Chauvin, la femme poumon, qui ne sait plus donner de la tête entre la loi à faire respecter et les dolmens à faire saigner, les mauvaises langues seraient tentées de dire qu’elle n’est plébiscitée que parce qu’elle est la première créature mi-silicone, mi-humaine. Et ce serait vrai. Quiconque a déjà vu un véritable acteur sait que ce que fait Ingrid avec sa bouche ne s’appelle pas jouer. Autre exemple, cette gentille Toinette, au prénom si joli de nos campagnes du XVII°. Elle aurait aisément pu tirer son épingle du jeu face à ses partenaires de Mystères dont la consigne étaient de ne pas jouer de manière à en faire une héroïne d’exception. Mais non, comme Toinette ne croit pas un mot de ce qu’elle dit, elle refuse de s’impliquer – et comme on la comprend – allant même jusqu’à tourner le dos à la caméra pour pouvoir pouffer en silence. Ce n’est pourtant pas difficile d’être crédible en disant « le docteur Roger a parlé avec un extra terrestre et c’est forcément vrai parce qu’il a dit que c’était authentique ».

    Heureusement, pour palier à cet absence complète de talent, compensé et c’est le principal, par une jolie coupe de cheveux, les producteurs font désormais appel à l’american touch. Si les acteurs invités font partie de séries qui cartonnent, alors forcément les nôtres aussi vont déchirer leur race. Bon, en vrai, un producteur ne parle pas comme ça mais c’est tout comme dans sa tête. Alors ils invitent Karina Lombard, des 4400 et de The L Word, sans se dire un seul instant que si les séries dans lesquelles elle tourne marchent ce n’est pas nécessairement parce qu’elle est douée. La preuve, elle est aussi attractivement mauvaise en français qu’en anglais. Et en plus elle garde ses vêtements, la conne. Ils invitent aussi Patrick Bauchau, du Centre du Caméléon, qui en lisant le scénario de Mystères, s’est dit qu’il tenait la comédie du siècle, sauf que non et du coup il est juste mauvais. Comme cette pauvre Lio qui a visiblement cru lire Jean-Luc Azoulay en haut de sa copie du scénario et joue en conséquence. On n’avait pas vu pleurer quelqu’un avec autant de talent depuis Karine Lollichon, la Nathalie d’Hélène et les garçons… Je le redis, c’est triste.

    La faute aussi à des scénaristes qui pensent qu’utiliser les ressorts scénaristiques de Signes, X-Files, Desperate Housewives, Dead Zone et consort est une idée de génie que personne, mais vraiment personne ne relèvera.

    Et pourtant j’ai tenu, devant Suspectes qui était drôle en raison principalement de son scénario improbable et de ses actrices pitoyables, même si passé le quatrième épisode, on s’acclimate à autant de faussetés et que tout devient moins risible, j’ai tenu aussi devant Greco, appelé aussi David Nolande devient policier ou encore John Smith n’a plus de canne dont le seul intérêt était de savoir si Philippe Bas allait enlever son t.shirt, j’ai tenu et je ne sais toujours pas comment, devant Mystères dont on aura retenu qu’il ne fallait surtout pas prendre l’avion Paris-Marseille si vous ne vouliez pas devenir l’hôte reproducteur d’une race alien qui ne peut plus faire gologolo dans la soucoupe.

    Au moins, une fois que les Astier auront pris le contrôle de la production française sur M6, on pourra rire plus souvent. Sauf si la chaîne, qui ne veut pas faire de la peine à ses concurrentes, décide de déprogrammer.

    Finalement Marc et Sophie, c’était bien. Maguy aussi…surtout Maguy !

    Non, je déconne

    June 23

    Le Nico aux 10 visages

    L'idée n'est pas de moi (et je le regrette, pour l'origine, je ne saurais trop vous conseiller d'aller ) mais elle m'obsède depuis un bon moment, alors en attendant le prochain volet des séries cultes que je tarde à publier, je me suis plongé dans les personnages de séries auxquels je m'identifie. Voici donc qui je suis, ou ce que je crois être, en 10 visages :

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    Bree Van De Kamp (Desperate Housewives)
    Hormis la crinière rousse et la carte de membre du parti républicain, je suis Bree. Psycho-rigide, maniaque, ordonné... je cherche constamment à donner la meilleure image possible de moi, même si ça doit vouloir dire me cacher dans les toilettes pour pleurer. J'ai souvent du mal à montrer mes émotions, ce que mes amis me reprochent, je ne sais pas me détendre, j'ai toujours quelque chose à faire et le chaos est mon ennemi. Je continue à croire qu'en essayant de garder le contrôle sur ce qui m'entoure, je parviendrai à garder ma vie en ordre. En général, comme Bree, je me rends compte que c'est humainement impossible. En revanche, je suis une brèle en cuisine, j'ai horreur des plantes et je ne sais pas faire de point de croix.

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    Jack McPhee (Dawson)
    Comme Jack, j'ai découvert assez péniblement que je préfèrais les garçons quand j'étais ado. Comme Jack, je suis sorti avec une fille pour me persuader du contraire. Et comme Jack, il a bien fallu que je me rende à l'évidence, larmes à l'appui, que ça ne servait à rien. Paraître bien sous tous rapports était une obsession, même si ça voulait dire avancer l'estomac constamment noué et même une fois sorti du placard, j'ai longtemps cru, comme Jack, que je resterais seul, que les gens ne retiendraient de moi que mon homosexualité et qu'il faudrait que je m'excuse toute ma vie durant d'être différent. Après Jack s'est mis à jouer au foot et à boire de la bière et, bizarrement, je ne me suis plus reconnu.

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    Monica Geller (Friends)
    Chaque chose à sa place. Si on bouge un objet, je passe derrière pour le remettre où il faut. Je rêve d'être un hôte parfait mais il me faudrait prendre des cours de cuisine, surtout au vu du dernier repas catastrophique que j'ai préparé. J'aime que mes amis se retrouvent chez moi et je suis obsédé par l'idée d'avoir des enfants. J'aime bien gagner et il m'arrive, et c'est regrettable, d'être un assez mauvais joueur. Pas au point de hurler, ni d'embrasser mes amis pour récupérer ce que je viens de perdre.

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    Harry Kim (Star Trek Voyager)
    Harry est le prototype même de la jeune recrue qui veut prouver à son intransigeante capitaine qu'il est un garçon compétent à qui on peut donner des responsabilités. C'est moi. Je passe mon temps à chercher l'approbation des autres, et pas seulement au boulot. J'ai besoin qu'on me dise que je fais du bon travail et je fais généralement en sorte d'accomplir plus que ce qu'on me demande. Pas parce que je suis un fayot mais parce que, de façon très narcissique, j'aime me dire que je suis un employé au-dessus de la moyenne. Et puis, comme Harry, j'ai tendance à faire une fixette sur des gens qui ne jouent pas dans la même cour que moi. Cela dit, les miens ne sont composés que de tissus organiques.

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    Riley Finn (Buffy contre les vampires)
    Oui, je sais bien ce que tout le monde pense : Riley est niais. Mais moi aussi, parfois je suis un peu niais. Là où bien évidemment je me reconnais le plus c'est dans sa déplorable faculté de s'entêter à poursuivre une relation avec quelqu'un qui ne l'aimera jamais autant que lui peut l'aimer. Et plutôt que de reconnaître qu'il n'y a pas d'avenir, je suis prêt à tous les sacrifices jusqu'à renier complètement qui je suis. Comme Riley, j'aime me montrer fort et résistant de façon à ce que l'autre puisse se reposer sur moi et tout naturellement, je repousse les autres quand je ne vais pas bien. Par contre, et dieu merci, ma mère ne rêve pas secrètement de coucher avec moi et mes cheveux ne sont pas gras.

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    Lily Manning (Once & Again)
    Qu'ai-je en commun avec une femme de 40 ans, séparée de son mari et mère de deux enfants ? Je suis plus organisé, je ne passe pas mon temps à dire aux autres ce qu'ils doivent faire et en réfléchissant bien, j'ai plus de points communs avec Judy, la petite soeur, qui nage perpétuellement en plein dilemme amoureux. Mais voilà, Lily est pleine de principes stupides, comme moi. Du genre ne pas manger au ciné, ne pas crier en public, ne pas exposer son corps à la plage... Mais surtout, comme Lily, malgré les déceptions, je continue fermement à croire au prince charmant, je continue, malgré mon féminisme acharné, à penser que ma vie ne peut avoir de sens que si un homme la partage. Et c'est quand même d'une mièvrerie affligeante !

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    Michael Novotny (Queer as Folk)
    Michael a des rêves tout simple de maison, de famille, de couches à changer et de tendres étreintes dans le lit conjugal. Je fais partie de ces pédés qui veulent absolument reproduire le schéma hétérosexuel. Pas parce que je veux coûte que coûte rentrer dans le moule et éviter une trop grande visibilité mais parce que c'est le schéma qui me convient. Comme Michael, j'ai tendance à avoir des avis assez arrêtés, je suis un garçon têtu et je crois qu'assez souvent mes amis ont envie de me filer des baffes, ce dont ils s'abstiennent et je les en remercie. Comme Michael, je materne les gens autour de moi, j'ai une mère très envahissante, j'ai longtemps (et pas si secrètement que ça) rêvé de coucher avec mon meilleur ami et je suis fan de super héros. En revanche, je sais tenir correctement une fourchette quand je mange et je mesure plus d'1m12.

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    Jack McCallister (Jack & Bobby)
    Jack est un garçon tellement honnête et droit qu'il en est chiant. Il veut tout le temps bien faire même si ça lui en coûte, il peine à se dérider, se montre serviable et attentionné avec tout le monde. Et bon sang ce que c'est pénible à voir et à vivre ! Mais imaginez un peu si les gens arrêtaient de m'aimer parce que je ne me suis pas montré assez gentil ? Non, c'est tout simplement inenvisageable ! Et puis, comme Jack, j'ai longtemps été l'autre figure parentale de mon petit frère et le confident de ma mère, deux rôles qu'un ado ne devrait jamais, jamais avoir à occuper.

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    Julia Sallinger (La vie à cinq)
    Quand j'étais ado, j'avais un peu ce côté "eh, je souffre, faîtes attention à moi, mer-deu ! » et cette envie irrépressible d’écrire. Comme Julia, je ne m’en suis pas vraiment donné les moyens, ce que je regrette aujourd’hui. Puis, comme elle, je mets un certain temps avant de me rendre compte que je fais les mauvais choix, enfonçant avec obstination ma tête sous l’eau avant de me dire ‘oh zut, je suis en train de me noyer’. Tout comme elle je ne sais jamais correctement repousser quelqu’un et tout comme elle, il m’arrive de me montrer un chouïa égocentrique. Là où on diffère, c’est que je ne porte pas de chapeaux ridicules. Je ne porte pas de chapeaux du tout d’ailleurs.

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    George O'Malley (Grey's Anatomy)
    George ne sait pas très bien ce qu'il veut au point parfois d'être très agaçant. C'est moi ! Il ne sait pas se mettre en avant, n'est toujours entouré que de filles, est un garçon sensible au point que les rares garçons à qui ils parlent se foutent de lui, s'entête avec arrogance dans les erreurs qu'il commet et place son amitié avec sa meilleur amie si haut qu'elle est parfois un obstacle à son épanouissement amoureux. Comme George, j'ai toujours peur que quelqu'un finisse par me dire que je ne suis pas à ma place même si je fais ce que je peux pour donner le change. Je me trouve en décalage complet avec les membres de ma famille que je trouve assez limités et comme George, je ne sais pas me battre. Mais je suis moins pénible, enfin je crois... non ?


    Et vous, vous ressemblez à qui ?
    May 29

    Lucarne d'abondance

    Chose promise, chose due, après l’état des annulations et des renouvellements la semaine dernière, petit tour d’horizon des nouveautés de la grille de rentrée des chaînes US qui ont eu la gentillesse cette année de nous les donner assez tôt, histoire de me faire passer pour un branque en étant le dernier à vous en parler.
    (pour les previews vidéos, cliquer sur les séries en violet)
     
    * * * * *
    Sur les 36 sitcoms présentes l’année dernière sur les 4 grands networks (ABC, CBS, NBC et FOX) et les 6 grandes chaînes câblées (CW, HBO, Showtime, Lifetime, FX et USA), plus de la moitié sont passées à la trappe. Le genre, en perdition depuis quelques années, ne parvient plus à séduire. A croire que le spectateur ne sait plus rire. A moins que les scénaristes ne soient mauvais. Mais pas de quoi s'inquiéter pour leur job, la télé, comme le cinéma, la mode et la musique, fonctionne par cycle et d’ici quelques temps la sitcom devrait à nouveau être un genre populaire. Mais en attendant des jours meilleurs, les nouveautés se font rare et peu réjouissantes. Seules 12 petites séries sensées nous faire rire y trouvent leur place.

    Les inadaptés
    Au rayon des types pas franchement cool qui ont du mal à trouver leur place (qui a dit losers ?), on trouve du très classique avec les colocataires geek qui découvrent le monde grâce à leur nouvelle voisine très sexy dans The Big Band Theory (CBS – avec Kaley Cuoco (Charmed) et Johnny Galecki), du résolument dans l’air du temps avec l’adaptation de la série anglaise The It Crowd (NBC) où un groupe d’employés d’une boîte informatique doit faire face aux humiliations quotidiennes et à l’incompétence de leur nouvelle patronne technophobe et du grand n’importe quoi avec Cavemen (ABC), adapté d'une publicité (!!), qui suit les tentatives d’intégration de trois hommes des cavernes dans le monde moderne. A quand une série sur la dinde des barres Taillefine ?

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    The It Crowd / Cavemen
    Les angoissés
    Dans un autre registre, on trouve les angoissés pour qui la vie est forcément un challenge : la thérapeute familiale divorcée de State of Mind (Lifetime – avec Lili Taylor (Six Feet Under)), l’éditrice tellement overbookée qu’elle demande à sa sœur de porter son bébé dans The Return of Jezebel James (FOX – avec Parker Posey (Scream 3), Lauren Ambrose (Six Feet Under) et Scott Cohen (Gilmore Girls) et l’amnésique de Sam I am qui se rend compte que la vie était plus simple lorsqu’elle était une peau de vache (ABC – Christina Applegate (Jesse), Barry Watson (What about Brian), Jennifer Esposito (Collision), Jean Smart (24), Tim Russ (Voyager), Melissa McCarthy (Gilmore Girls) et Kevin Dunn) mais pas besoin d'être amnésique pour savoir que de nos jours la gentillesse ça ne paye plus.
     
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    The Return of Jezebel James / Sam I am
    Les retours
    Puis il y a ceux qui sont partis et qui découvrent en revenant que les choses ont bien changé comme cette ancienne élève pas franchement populaire qui revient dans son lycée comme conseillère d’éducation (Miss/Guided, ABC – avec Judy Greer (Le Village), Brooke Burns (North Shore), Kristoffer Polaha (North Shore), produite par Ashton Kutcher) ou ce journaliste télé qui suite à un incident très embarrassant refait équipe avec son ancienne partenaire et accessoirement ex-femme (Back to you, FOX – avec Kelsey Grammer (Frasier) et Patricia Heaton (Tout le monde aime Raymond)) ou encore ce groupe d’amis récemment célibataires qui se rendent compte que draguer quand on a 30 ans, ce n’est plus la même chose que quand on en avait 20 (The Rules of Starting Over, FOX – avec Craig Bierko et Rashida Jones (Boston Public)), heureusement parfois que des scénaristes sont là pour nous rappeler les principes fondamentaux de l'existence.
     
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    Miss/Guided / Back to you
    Les chroniques
    Et enfin ceux qui nous racontent et se racontent leur vie à l’image de Justin, ado maladroit d’Aliens in America (CW), qui se découvre un allié inattendu dans son correspondant musulman pakistanais, le tout dans une perspective très politiquement incorrecte. Il y a également les Conchords, groupe musical parodique néo-zélandais (Flight of the Conchords, HBO) dont je ne comprends pas bien à quoi ils servent ou encore les voisins de Carpoolers qui se retrouvent dès qu’ils peuvent dans une voiture pour décompresser (ABC – avec Jerry O’Connell (Preuve à l’appui)), d'ailleurs c'est bien simple, quand ça ne va pas, tu squattes une caisse et ça repart. 
     
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    Carpoolers

    * * * * *

    Si la fin de saison 2006 avait été marquée par une véritable hécatombe du côté des dramas, celle de 2007 confirme les séries déjà en place. Les nouveautés, en revanche, ont bien du mal à tenir. Si seulement c'était parce qu'elles étaient mauvaises... Mais il est désormais de plus en plus difficile d’assurer le succès public et critique d’une série, les chaînes étant implacables. 28 petites nouvelles vont tenter l'impossible pour s'imposer dans la grille de rentrée. Mais d'ores et déjà, on peut dégager deux grosses tendances se dégagent de la saison à venir : la première, c’est que le girl power n’est pas mort, qu’on se le dise ! Les femmes reprennent le pouvoir avec pas moins de 8 séries qui leur sont entièrement consacrées. La seconde, c’est que suite à une surexposition la saison dernière, les séries policières, judiciaires et médicales se font plus rares poussant les chaînes à se réorienter vers des histoires plus personnelles. Savoir tailler dans le gras, c'est bien, flirter avec son supérieur marié, c'est mieux. 
     
    Les Ladies Series
    Après l’explosion des super héroïnes, les femmes ont trouvé un autre moyen de faire entendre leur voix et à l’instar des Desperate Housewives, leur force viendra de leur union. C’est en tout cas ce qu’on décrété les quatre amies de Cashmere Mafia (ABC – produite par Darren Star (Sex & the City) avec Lucy Liu (Ally McBeal), Bonnie Sommerville (Friends), Miranda Otto (Le seigneur des anneaux) et Frances O’Connor), anciennes élèves d’une prestigieuse école de commerce et bien décidées à conquérir New York. Dans la même veine, très Sex & the City puisque adaptée d’une nouvelle de Candace Bushnell, les trois businesswomen de Lipstick Jungle (NBC – Brooke Shields, Kim Raver (24), Lindsay Price (Coupling)) sont également parties pour ne pas s’en laisser compter. Qui a dit c'est la même chose ? De leur côté, les quatre amies du Women’s Murder Club, d’après les romans de James Patterson, occupent leurs loisirs à résoudre les enquêtes criminelles en cours (ABC – avec Laura Harris (Dead like me), Angie Harmon, Aubrey Dollar (Point Pleasant) et Paula Newsome). Qui a décongelé les ovules de de Jessica Fletcher ? Tout aussi nombreuses mais beaucoup moins solidaires, les femmes de militaires de Army Wives s’organisent comme elles peuvent en l’absence de leurs hommes tout en cherchant à protéger leurs secrets (Lifetime – avec Kim Delaney (New York Police Blues), Catherine Bell (JAG), Brigid Brannagh (Angel), Drew Fuller (Charmed)). A côté, la pauvre Marisa Coughlan (Wasteland), photographe sur le point de se marier, est bien seule dans Side Order of life lorsqu’elle découvre que sa meilleure amie est en train de mourir d’un cancer (Lifetime – avec Jason Priestley). Pour ne pas se sentir en reste, quatre copains décident eux aussi de former un club de gens qui parlent beaucoup dans Big Shots (ABC – avec Dylan McDermott (The Practice), Michael Vartan (Alias), Joshua Malina (The West Wing) et Christopher Titus), reste juste à espérer qu'il n'y sera pas trop de question de sports et de voiture et que Michael Vartan sera muet. 
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    Cashmere Mafia / Lipstick Jungle / Women's Murder Club / Big Shots
     
    Les Séries Policières, Juridiques et Médicales
    Si j’ai dit que les séries mettant en scène de redoutables avocats, d’implacables inspecteurs et d’incroyables chirurgiens étaient plus rares, je n’ai pas dit qu’elles étaient inexistantes. Mais là où leurs homologues masculins ont échoué l’an passé, ces dames espèrent arriver à convaincre. Dans Canterbury’s Law, Julianna Margulies (Urgences) sera donc une brillante avocate dont le mariage avec un professeur de droit bat sérieusement de l’aile mais qui est résolue à ne pas laisser les innocents croupir en cellule, c'est bien gentil à elle mais après tout c'est son boulot ! (FOX – avec Ben Shenkman (Angels in America) et Linus Roache). Kate Walsh se voit offrir une série pour elle toute seule avec Private Practice et quitte le Seattle Grace de Grey’s Anatomy pour une petite clinique du sud de la Californie (ABC – avec Tim Daly (Eyes), Amy Brenneman (Amy), Taye Diggs (Kevin Hill), Merrin Dungey (Alias), Paul Adelstein (Prison Break) et Chris Lowell (Veronica Mars), produite par Shonda Rhimes et Marti Noxon).  Du côté des garçons, un policier injustement incarcéré, reprend du service dans Life (NBC – avec Damian Lewis, Sarah Shahi (The L Word), Adam Arkin (Chicago Hope) et Robin Weigert (Deadwood)), un ancien espion vient en aide aux autres dans Burn Notice en essayant de comprendre pourquoi il a été viré (USA Network – avec Jeffrey Donovan, Gabrielle Anwar, Bruce Campbell et Sharon Gless) alors qu’un duo d’officiers de police de la Nouvelle Orléans tente de rétablir l’ordre dans K-Ville toujours sous le choc de l’ouragan Katrina (FOX – avec Anthony Anderson, Cole Hauser et Tawney Cypress (Heroes)). Faire de l'audience sur la misère humaine, ça risque d'être fun ! Du coup, Chuck a franchement l’air d’un guignol avec sa base de données espion encryptée malencontreusement dans son cerveau et qui fait de lui le nouvel atout du gouvernement (NBC – avec Zachary Levi, Adam Baldwin (Firefly), Sarah Lancaster (What about Brian) et Joshua Gomez (FBI, portés disparus), produite par Josh ‘Newport Beach’ Schwartz) et comme si ce n'était pas assez, on a même droit à une attaque d'un ninja masqué...
     
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    Private Practice / Canterbury's Law / K-Ville / Life
     
    Les Séries Fantastiques
    Côté fantastique, pas d’exploration spatiale cette année mais du supernaturel bien de chez nous avec un vampire immortel devenu détective privé et amoureux d’une mortelle. Ce n’est pas Angel non, non, c'est complètement nouveau et original et àa s'appelle Moonlight (CBS – avec Alex O’Loughlin et Amber Valletta). Autre immortel, sans les dents mais avec un mousquet, en la personne de John Amsterdam, ancien soldat allemand au XVII°, aujourd’hui inspecteur de police à New Amsterdam, pardon New York (FOX – avec Nikolaj Coster-Waldau). Mais Après "Je suis un flic et je ne peux pas mourir", "Je suis un avocat et j'entends des voix" avec Eli Stone où un jeune avocat, en proie à des visions, se prend pour un prophète (ABC – avec Johnny Lee Miller, Natasha Henstridge (Commander in chief), Loretta Devine (Boston Public) et Victor Garber (Alias), produite par Greg Berlanti et Ken Olin). Si vous pensez que vraiment c'est trop de la balle, attendez Journeyman où un journaliste effectue des allers-retours dans le temps sans raison apparente (NBC – avec Kevin McKidd). Espérons que les filles sauront davantage nous attirer avec The Bionic Woman, remake de Super Jamie, où une jeune femme se voit offrir des prothèses super puissantes après un terrible accident (NBC – avec Michelle Ryan, Miguel Ferrer (Preuve à l’appui), Molly Price (New York 911) et Mae Whitman) et The Sarah Connor Chronicles, de la saga Terminator où Sarah et son fils John sont les derniers remparts de l’humanité face aux menaces du présente et du futur (FOX – avec Lena Headey (300), Thomas Dekker (Heroes), Summer Glau (Firefly) et Richard T. Jones (Amy)). Toujours dans le registre fantastique, un ado découvre dans Reaper que si ses parents l’ont laissé devenir le plus gros branleur de la terre, c’est parce qu’ils ont vendu son âme au Diable et ce dernier est décidé à faire du jeune homme son nouveau chasseur de tête (CW – avec Bret Harrison (Parents à tout prix) et Ray Wise) et dans Pushing Daisies, un homme se rend compte qu’il peut ressusciter les morts d’un simple toucher mais qu’il peut également les tuer à nouveau s’il les touche une seconde fois (ABC – avec Lee Pace, Chi McBride (Boston Public), Anna Friel et Swoozie Kurtz).
     
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    Pushing Daisies / Reaper / New Amsterdam / Bionic Woman / The Sarah Connor Chronicles
     
    Les Dramas Familiales
    Et puisque ces dames sont sur les devants de la scène pour des séries jusque là masculines, ces messieurs investissent le drame familial : Peter Krause (Six Feet Under) devient l’avocat d’une puissante famille qui cache de noirs secrets (ouyouyou) dans Dirty Sexy Money (ABC – avec Donald Sutherland, Jill Clayburgh, William Baldwin, Samaire Armstrong (Newport Beach), Natalie Zea (Eyes), produite par Greg Berlanti et Bryan Singer), Jimmy Smitts (New York Police Blues) appartient à une entreprise familiale de canne à sucre dans Cane (CBS – avec Hector Helizondo, Nestor Carbonnel (Susan) et Rita Moreno (Oz)), David Morrissey (Basic Instinct 2) , témoin protégé, tente avec sa famille de se construire une nouvelle vie dans une petite ville intrigante à Meadowlands (Showtime), Brett Cullen (Ghost Rider) suit les pas du révérend Camden en prêchant la bonne parole dans Life is wild (CW) où il entraîne sa famille dans une réserve animale d’Afrique du Sud pour nous dire que les petits africains sont mignons et qu'il faut pas détruire la nature et les gentils animaux. Austin Nichols (Surface) arrive de Cincinnati pour prendre des leçons de surf en Californie auprès de la légende locale dans John from Cincinnati (HBO – avec Bruce Greenwood, Ed O’Neil, Rebecca de Mornay, Luke Perry, produite par David ‘Deadwood’ Milch), Jack Davenport (Pirates des Caraïbes) se rend compte que la liberté sexuelle des années 70 n’est finalement pas si évidente à vivre dans Swingtown (CBS – avec Josh Hopkins (Ally McBeal), Molly Parker (Deadwood), Lana Parilla (Windfall), Grant Show (Melrose Place), produite par Alan ‘Six Feet Under’ Poul), série qui, vu son contenu, aurait davantage sa place sur le câble. Quant à Lloyd Owen (Miss Potter), dans une adaptation de la série anglaise Viva Blackpool, il se heurte à ses rivaux et sa famille lorsqu’il décide d’ouvrir un casino à Laughlin au Nevada. Heureusement pour lui, il peut chanter ! Oui, pour de vrai ! (Viva Laughlin, CBS – avec Madchen Amick (Dawson), Carter Jenkins (Surface), DB Woodside (Buffy) et Hugh Jackman également producteur !)
     
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    Dirty Sexy Money / Cane / Viva Laughlin
     
    La Série pour Ados
    Reste le cas de cette mystérieuse internaute qui se fait appeler Gossip Girl et qui colporte les détails croustillants de la vie des élèves de la prestigieuse Ecole Préparatoire de Manhattan. La langue de pute, toujours valeur sûre, ça réconforte (CW – avec Blake Lively, Leighton Meester (Surface), Kelly Rutherford (Melrose Place), Matthew Settle (Into the West) et Kristen Bell (Veronica Mars) à la narration).  

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    Voilà pour cette nouvelle fournée pas franchement palpitante. Les séries du câble devraient être disponsibles sous peu chez toutes les bonnes mules, quant aux autres il faudra attendre la rentrée pour se faire un avis plus précis avant d'atterir dans plusieurs mois sur nos écrans français. 

    May 23

    Fin de saisons

    Comme chaque année depuis l'ouverture de ce blog, on prend les mêmes et on recommence : voici venu le temps du bilan de saison ! Petit coup d'oeil sur les annulations et les renouvellements de vos séries préférées de l'autre côté de l'Atlantique. (oui, il y a un code couleur pour ceux qui ne veulent pas se farcir tout le texte que j'ai écrit, je peux vous comprendre, parfois, moi aussi je me fatigue)

    ABC
    :
    • Sitcoms : Toutes les sitcoms de la chaîne passent à la trappe, les anciennes comme les nouvelles. Exit donc l'inédite According to Jim avec Courtney Thorne-Smith et Une famille du Tonnerre (sur TF6), produite par Sandra Bullock. Comme l'an dernier, le genre n'est plus très porteur. Seule Notes from the Underbelly, lancée en début d'année, sitcom qui suit les pérégrinations d'un couple dont le rapport aux autres est bouleversé par l'arrivée de leur bébé, survit à l'hécatombe et on se demande bien pourquoi.
    • Dramas : ABC reconduit sans grande surprise ses grosses séries pour une saison 4 chacune. Retour donc de Boston Justice et Grey's Anatomy qui constitue les plus grosses audiences de la chaîne ; Lost et Desperate Housewives, malgré des scores décevants sont également renouvelés. C'en est fini en revanche de What about Brian (en ce moment sur TF1) annulé à la fin de sa saison 2. Du côté des nouveautés de la rentrée dernière : Ugly Betty (à la rentrée sur TF1), Brothers & Sisters et Men in trees (prochainement sur France 2) se voient assurées une nouvelle saison. Ce ne sera pas le cas de The Nine, Six Degrees et Day break toutes annulées en cours d'année.
    CBS :
    • Sitcoms : La chaîne n'est pas réputée pour ses sitcoms mais n'a pas à rougir des taux d'audience de Mon oncle Charlie (Jimmy), Comment je l'ai rencontrée (Canal +) et The new adventures of Old Christine (inédite), toutes trois renouvelées. Un gars du Queens s'arrête après 9 ans et The Class n'aura pas droit à une deuxième saison.
    • Dramas : Si vous aimez les séries policières, c'est LA chaîne à regarder. Et comme le genre fonctionne (toujours) bien, la quasi totalité de la grille est reconduite : Les Experts (saison 8), Les Experts : Miami (saison 6), Les Experts : Manhattan (saison 4), FBI, portés disparus (saison 6), Cold Case (saison 5), NCIS (saison 5), Numb3rs (saison 4), Ghost Whisperer (saison 3), Esprits criminels (saison 3) et The Unit (saison 3). Seule Juste cause avec Jennifer Finnigan disparaît de la grille à la fin de sa 2ème année. Shark, la série juridique avec James Woods est l'unique rescapée des nouveautés de la rentrée dernière.
    NBC :
    • Sitcoms : Il n'y a guère plus que les sitcoms qui soient saluées sur cette chaîne, autrefois leader des 4 grands networks. Malgré des relations difficiles avec les producteurs, NBC renouvelle Scrubs pour une 7ème année. The Office est également reconduite pour une saison 4 et la surprise de la rentrée dernière, Earl, pour une saison 3. 30 rock, la nouvelle sitcom de l'excellente Tina Fey se voit aussi renouvelée pour une 2ème saison. Ce ne sera pas le cas de 20 good years avec John Lithgow et Andy Barker avec Andy Griffiths.
    • Dramas : Il est bien loin le temps où NBC régnait en maître sur la grille avec sa case du jeudi soir. Aujourd'hui la chaîne assure tout juste ses arrières en renouvelant les masdodontes New York Police Judiciaire (saison 18) et Urgences (saison 14) dont les prochaines saisons risquent fort d'être les dernières (si seulement !). New York Unité Spéciale est reconduite pour une saison 9, New York Section Criminelle pour une saison 7 mais transférée sur la chaîne câblée USA. Las Vegas se poursuit pour une 5ème année toujours avec Josh Duhamel mais sans James Caan, Patricia Arquette continue de voir des morts dans la saison 4 de Medium. En revanche Jordan range ses scalpels, plus d'autopsie pour Preuve à l'appui qui s'arrête à la fin de sa 6ème saison. Parmi les nouveautés, la chaîne peut tout de même se féliciter des très bons scores de Heroes, acclamée par la critique et dans une moindre mesure de Friday Night Lights avec l'ex monsieur Demain à la Une en coach de foot. Les autres nouveautés disparaissent de la grille, fin de parcours donc pour Raines avec Jeff Goldblum, Black Donnellys de Paul Haggis, Kidnapped avec Gale Harold et Studio 60 d'Aaron Sorkin.
    FOX :
    • Sitcoms : Les sitcoms de la FOX font assez peu parler d'elles. Sur les 5 présentes dans la grille, seules 2 reviennent : The Loop dès le mois de juin et Til Death avec Brad Garret de Tout le monde aime Raymond pour une deuxième saison à la rentrée.
    • Dramas : Vu les chutes d'audience depuis le milieu de la saison 2, il est déjà étonnant que Newport Beach ait survécu aussi longtemps. La série s'est donc arrêté en début d'année avec sa 4ème saison. Les nouveautés de la rentrée 2006 connaissent toutes le même sort : Justice (prochainement sur France 2 avec Victor Garber et Kerr Smith), Standoff, Vanished, Drive et la nouvelle production de David E. Kelley, Wedding bells (sérieusement David arrête de t'acharner). Mais la chaîne n'est pas à plaindre, elle reconduit en fanfare ses 4 gros succès : 24 heures chrono (saison 7), Prison Break (saison 3), Dr. House (saison 4) et Bones (saison 3).
    CW :
    • Sitcoms : Lors du mariage UPN/WB célébré l'an dernier, UPN a apporté ses sitcoms, WB ses dramas. Un an plus tard des 5 sitcoms encore sur la grille, 2 finissent dans la poubelle. Chris Rock et sa sitcom Everybody hates Chris se voit renouvelé pour une saison 3, Girlfriends et son spin-off The Game sont reconduites pour une 7ème et une 2ème saison respectivement.
    • Dramas : L'année a été particulièrement difficile pour CW qui peine à retrouver son public et doit donc sacrifier une grosse partie de ses programmes. 7 à la maison, reconduite miraculeusement l'an passé lors de la fusion cesse cette fois tout activité, au plus grand bonheur de tous après 11 années de préchi-précha rétrograde. Fin de parcours également pour les Gilmore Girls et Veronica Mars (même si cette dernière peut encore être sauvée, verdict le 15 juin). Les autres petits jeunots de la grille, Clark Kent pour Smallville, les frères Winchester pour Supernatural et les Frères Scott pour eux-mêmes reviennent faire crier les midinettes.

    Câble : HBO, autrefois lauréate de la chaîne câblée la plus osée et la plus intelligente du paysage audiovisuel s'est vue ravir son titre par ses concurrentes Showtime et FX qui proposent depuis quelques années des séries aussi engagées et polémiques.
    • HBO : Avec la fin des Sopranos, la chaîne tourne ainsi une des pages les plus glorieuses de son histoire. Lui reste Sur écoute, Entourage et Big Love. Rome, éreintée par d'impressionnants coûts de production, ne reviendra pas.
    • Showtime : La grille reste la même avec une saison 5 pour The L Word et une seconde saison pour Dexter (en ce moment sur Canal +) et The Tudors avec Jonathan Rhys-Meyers. L'une des seules sitcoms du câble, Weeds, avec Mary-Louise Parker, est également renouvelée.
    • FX : On garde les mêmes et on recommence : la saison 6 de The Shield a commencé mi-avril, la 4 de Rescue Me arrive dès cet été et la saison 5 de Nip/Tuck à la rentrée. Les deux petites nouvelles Dirt (avec Courteney Cox) et The Riches (avec Minnie Driver) sont assurées de revenir l'an prochain.
    • SciFi : Après 10 ans d'un parcours chaotique et dernièrement très soporifique, Stargate SG-1 ferme les portes du programme Porte des Etoiles. Sa petite soeur Stargate Atlantis en revanche reste fidèle au poste pour une saison 4. Saison 4 également et probablement la dernière pour l'excellentissime Battlestar Galactica. Eureka revient pour une seconde saison. Rien n'est moins sûr en revanche pour Dresden et Painkiller Jane.
    • USA : Outre l'arrivée de New York Section Criminelle, la chaîne reconduit Monk le toqué pour une saison 6. Dead Zone et Les 4400 commencent leur nouvelle saison dès le mois de juin, la 6ème et dernière pour Dead Zone, la 4ème pour Les 4400.

    Voilà c'en est fini de ce petit bilan de fin de saison US. Comme d'hab', rendez-vous dans quelques jours pour jeter un coup d'oeil sur les nouveautés de la grille de septembre qui nous parviendront d'ici quelques mois.




    March 18

    L'ennui est une vertu

    Peut-être est-ce parce que je m'ennuie à mourir devant Dead Zone, dont je m'obstine pourtant à suivre chaque saison, pire que la précédente dans la catégorie 'série-sans-originalité-ni-personnalité-qui-est-plus-efficace-qu'un-somnifère', que je me demande qu'est-ce qui ne tourne pas rond chez moi pour que je m'inflige des séries que je n'apprécie même plus.
    Les séries sont le seul genre de programmes que je regarde à la télé. Je ne regarde absolument rien d'autre, si l'on fait exception de quelques rediff d'émissions la nuit lorsque je n'arrive pas à dormir. Ce que j'aime avant tout dans une série et qui me fait dire que je préfère ce genre au cinéma (même si je suis un grand consommateur de films), c'est le principe de temporalité. J'aime voir des personnages évoluer dans le temps, j'aime m'attacher à des petits détails qui prendront ou pas de l'importance au fil des saisons, j'aime découvrir des personnalités plus ou moins complexes et bien écrites en fonction de la qualité des scénarios. C'est également pour cette raison que j'aime les sagas littéraires, les 'à suivre' en fin de chapitre d'une bd, d'un manga ou d'un comics... Et c'est également pour cette raison qu'une fois une série commencée, je vais jusqu'au bout. Parce que regarder un programme qui se suit demande un minimum d'implication et qu'il m'arrive d'être émotionnellement si attaché à des personnages que je ne peux me résoudre à les laisser en plan, même si la qualité de la série est en baisse. Ca a été le cas de Dawson, par exemple, dont les dernières saisons étaient franchement mièvres et agaçantes (Dawson ou Pacey ? le plus grand puceau de l'histoire de la télévision ou son meilleur copain qui devrait penser à moins boire ? Et si je prenais du temps pour me retrouver moi-même et commencer à appliquer les principes de la scientologie au cas où un nain dont j'ai les posters dans ma chambre voudrait m'épouser pour offrir mon bébé à sa secte ?) ou dans une moindre mesure d'Ally McBeal qui a cessé d'être une série innovante dès sa troisième saison au point qu'on aurait souhaité que Barry White s'asseye sur Calista pour la faire taire. Parfois aussi, la résolution d'un mystère m'empêche de quitter le navire en cours de route : Mulder et Scully arriveront-ils à déjouer la conspiration gouvernementale ? Les naufragés de Lost perceront-ils le secret de l'île ? Michael Vartan parviendra t-il à être un bon acteur ? J.J. Abrams sait-il ce qu'il fait ?
    Mais il arrive parfois que je me rende compte que mon acharnement est surtout une perte de temps : pourquoi continuer à regarder Smallville alors que cette série donne une nouvelle dimension au mot 'abysmal' et que de toutes façons Tom Welling n'est torse-nu que deux épisodes par an ? pourquoi vouloir finir la saison de Bones alors que ce n'est qu'un énième copier/coller de toutes les séries policières/scientifiques qui ont envahi nos écrans depuis Les Experts et que je déteste le personnage principal ? pourquoi regarder Jack Bauer torturer sauver le monde chaque année alors que je trouve cette série si navrante de ridicule (mais peut-être est-ce là la raison) ?
    Et si c'était parce que je ne veux pas rater le seul épisode de la saison qui sera bon (un peu comme la saison 4 de FBI, portés disparus où pour le coup ce sont les scénaristes qui sont portés disparus) ou parce que je ne veux pas découvrir que soudainement une série est devenue intéressante et que je l'ai lâchée juste au moment où ça le devenait (ce qui aurait pu arriver avec Enterprise si je m'étais arrêté à la saison 1). Et si c'était pour satisfaire à ma propre réputation personnelle d'expert es séries ? Ce serait stupide ment narcissique quand même... mais n'ai-je pas déjà prouvé maintes fois que mes obsessions frôlaient le pathétique...
    Et dire que je me pose toutes ces questions parce qu'un abruti de médium est sorti du coma il y a 5 ans, si j'avais su, je l'y aurais laissé.
    March 02

    Paroles d'un saint gardien de troupeau

    TF1 est une grande chaîne. Si, si. Qui donc oserait mettre en scène pendant près de 20 ans un commissaire qui avait déjà l'âge de la retraite avant même le premier épisode et qui aujourd'hui ne réussit à articuler ses monologues que grâce à des transfusions de stéradent ? Qui donc aurait eu l'idée géniale d'une intrigue avec un compte à rebours incrusté dans l'écran qui égrène ses secondes avec un tic tac stressant ? Décidément TF1 ose tout. De l'adoption d'un petit roumain par une Julie Lescaut en manque de personnel depuis que sa fille est partie et que plus personne n'a nettoyé les vitres de sa voiture à l'embrigadement d'une quadragénaire de petite taille dans l'armée qui se trouve être un peu magicienne. Tout en haut de cette chaîne si prestigieuse, il y a un homme talentueux, certains diront un visionnaire : Etienne Mougeotte.
    Etienne, c'est l'intelligence au service de la programmation, le bon sens au service du peuple. Désireux de protéger ses veaux spectateurs qu'ils chérit tant, Etienne n'hésite pas à penser à leur place puisque dieu sait que penser est une action difficile pour le veau spectateur moyen. Ainsi, saluons ce grand homme qui prend soin de souffler des programmes à la concurrence pour mieux les ranger dans ses tiroirs et éviter ainsi qu'un jour ils n'arrivent sur les ondes et abiment nos petits noeils, remercions le de remonter les séries trop violentes, celles que ses idiots d'américains diffusent en deuxième partie de soirée, pour que nous, gentils petits français nous puissions en profiter avec nos enfants le dimanche après-midi et surtout acclamons le pour cette invention révolutionnaire : la série puzzle.
    La série puzzle est un concept brillant, certes pas nouveau, mais qui a pris tout son sens depuis que Big Titi s'en sert avec la quasi totalité des fictions de son cheptel. Prenez une série, mettez tous les épisodes dans un grand chapeau et chaque semaine, au moment de décider de la grille, tirer un épisode au sort. Facile ! Chez vous aussi, vous pouvez essayer. Prenez un livre, arracher les pages, mélanger les et tirez-en une au hasard. Vous verrez, c'est une technique fantastique qui vous ouvre des perspectives littéraires inimaginables. Si vous préférez, vous pouvez tout aussi bien faire la même chose avec les chapitres de vos films en DVD. C'est un parti pris artistique comme un autre. A ceux, les inconscients, qui ne comprendraient pas toute la poésie d'une telle démarche, Etienne répond très simplement qu'il n'est pas le seul à l'appliquer (mais lui le fait avec une telle constance et un tel brio) et qu'il faut penser à ces pauvres petits enfants seuls devant leur écran de télé qui regardent n'importe quoi. Parce qu'Etienne, c'est avant tout un coeur. Plutôt qu'encourager les parents à veiller sur les programmes que regardent leurs enfants, plutôt que de leur dire : "non, la télé n'est pas une babysitter", Etienne, saint père protecteur, prend tous ces enfants abandonnés à leur triste sort et leur offre la possibilité de regarder des séries que de toutes façons ils ne regardent pas à des heures où de toutes façons ils dorment déjà. Merci Etienne. Vous n'êtes pas convaincus ? Vous continuez à ne jurer que par les sacro-saints respect de l'oeuvre et chronologie du récit ? Etienne ne vous en veut pas, il trouve votre indignation sympathique mais lui, qui regarde parfois les mêmes séries que vous, de temps en temps bien sûr parce que suivre est un concept destiné aux veaux et qu'il est une tête pensante, ça ne lui pose aucun problème. Si, après tout ça, vous n'êtes toujours pas satisfaits et qu'en dernier argument vous ayez l'audace de lui dire que voir un personnage mort l'épisode précédent ressurgir dans l'épisode suivant est une aberration, Etienne aura la réponse qui vous clouera le bec une fois pour toutes, petits effrontés : "Vous savez, c'est ça la fiction"
    Etienne, merci de veiller sur nous avec autant de bienveillance. Et merci pour Navarro !
    January 28

    La télé selon St Pierre

    D'ordinaire, je ne suis pas un grand consommateur de télévision. Ne vous trompez pas, j'avale de la série au kilomètre, même si je suis un peu moins boulimique qu'avant, mais hormis la liste inscrite sur le côté de ce blog, je ne regarde quasiment rien d'autre. Je surfe juste suffisamment sur le net pour donner le change et me tenir informé des dernières tendances télévisuelles et, à l'occasion, je jette un coup d'oeil sur un morceau d'émission. J'ai une réputation d'autiste à entretenir.
    Mais lorsque je suis avec Pierre, j'ai l'opportunité de découvrir des tas de programmes que je n'aurais probablement jamais vus sans lui. Là aussi, ne vous trompez pas, nous savons occuper notre temps autrement qu'en regardant la télé. Pierre a une grosse collection de bande-dessinées. Mais grace à lui, j'ai ainsi pu découvrir que Christophe Dechavanne était en passe de prendre la place d'Arthur dans la catégorie "animateur qui fait des blagues qu'elles sont encore moins drôles que celles de Flanby" (d'ailleurs à ce propos où trouve-t-on le plus de poisson ?). J'ai aussi eu la grande joie de découvrir que George Chétochine était bien plus qu'un amateur de gestuelles de célébrités, il aime aussi les jolies filles et est prêt à acheter n'importe quelle invention si elle lui est présentée par un décolleté avantageux. Son sexisme manifeste compense évidemment son absence de conscience écologique, rachetée in extremis par son enthousiasme pour la pilule à faire des pets parfumés à la lavande, invention civique aux vertus sociales sous-estimées.
    Sortir avec Pierre, c'est aussi avoir la chance de découvrir l'incroyable jeu avec le jeune Brad Pitt du pauvre, le divertissement de la 8 avec des invités prestigieux comme Gaël Leforestier qui a préféré investir dans un jogging à bandes jaunes plutôt que dans de nouvelles dents et Vincent Desagnat, reconverti en acteur mais cette fois sans cagoule mais toujours sans humour, venus tous deux assurer la promotion du film de Gaël, parce que, oui, Gaël est réalisateur puisque personne ne veut de lui comme animateur, un film sur un sujet extraordinaire, l'histoire d'un homme ivre, écrit par un Sulitzer, parce que oui, Sulitzer est scénariste puisque personne ne veut de lui comme écrivain.
    Grace à Pierre, j'ai aussi pu confirmer mon aversion pour Henri Salvador, et pas seulement parce que ses exigences salariales ont dénaturé La Petite Sirène, mais surtout j'ai pu constater que confier la présentation d'une émission à Daniela Lumbroso, c'était s'assurer de passer un moment d'ennui incomparable, merci à Laurent Voulzy pour son interprétation osée de Santiano qui ravira les pensionnaires des maisons de retraite qui pourront compléter leur formation vocale par une leçon de danse donnée par Olivia Ruiz, qui a quitté la Star Ac' juste avant les cours sur les mouvements du bassin.
    On finit avec le festival des grosses blondes sympathiques qui font peur, Laurence B., cette fois face à un troupeau de tatoués et Valérie D., qui a pris des leçons de bon goût auprès du fournisseur de lunettes de Mac Lesggy. (entre la tête et la queue)
    Bon, je vais devoir vous laisser, parce que D&CO vient de reprendre. C'est le risque de sortir avec un autiste social, on se retrouve à regarder n'importer quoi à la télévision !
    January 04

    Tout vide appelle à être rempli

    Pour mon premier billet de l'année, oui, mon premier billet puisque le précédent aussi brillant soit-il n'a pas été écrit par mes soins mais par un certain Mister P., plus communément appelé "le petit-ami" (vous remarquerez avec quelle rapidité j'ai réussi à caser ces mots si tôt dans le billet mais à ma décharge, comprenez que j'ai toujours un peu de mal à réaliser que j'en ai un, non pas que je ne sois pas coutumier de la pratique, mais il est un petit-ami particulier, vu qu'il est un gens comme vous... oui "autiste sociopathe mégalomane" mais ce n'était pas le mot que je voulais, "lecteur" est plus approprié. Pourquoi est-ce que je vous raconte ça au juste ?)... donc, disais-je, pour mon premier billet de l'année (qui ne sera pas un nouvel épisode des Gniards, désolé Coyotus, mais promis, il sera là demain), un constat s'impose : je n'ai rien à dire.
    C'est effrayant, j'entends bien. Comment un être aussi maladivement productif qui ne conçoit pas de s'éloigner plus de 3 jours de son blog sur lequel il déverse un flot ininterrompu d'âneries, peut-il comme ça se retrouver à sec... Le choc est énorme, je sais. Mais n'ayez crainte, vous qui tremblez pour cet espace, la fonction "délires pitoyables et masturbatoires" va bien finir par se ré-enclencher. Peut-être est-ce l'abus d'Oasis au réveillon ou les séquelles d'une activité musculaire trop intensive ou, plus sournois, les effets dévastateurs du manque suite au départ du Petit P., retourné traquer les souris dans sa province cyrillignacaise...
    Bref, je n'ai rien d'original à dire aujourd'hui mais je tenais tout de même à vous le faire savoir. Mais comme je suis un hôte généreux et qu'il est si tentant de céder à l'appel du chiffre, je vous propose un petit classement tout personnel de cette année 2006. Ceci n'est pas à confondre avec l'excellent bilan cinématographique de la Granouille ou la rétrospective par 3 du non moins excellent Rhum Raisin. Voici donc The Pire and the Meilleur of the année 2006 :

    Catégorie Télévision
    Meilleure nouvelle série : La concurrence n'a pas été dure et au risque de ne pas me montrer très original, je vais dire Grey's Anatomy (même si la 2ème saison a connu un gros passage à vide et même - surtout - si je déteste profondément son héroïne)
    Pire nouvelle série : Facile, et tant pis si on m'accuse de ne jamais défendre les productions françaises, mais RIS décroche la palme de la série la plus mal tournée, mal montée, mal écrite et mal jouée. A ce niveau là, c'est du grand art. A leur décharge, c'est dur de lire correctement un prompteur quand il n'y en a pas. J'aurais pu choisir Point Pleasant qui brillait aussi par son incroyable médiocrité mais au moins il y avait Samuel Page torse nu...
    Meilleure nouvelle saison : Sans aucune hésitation, la saison 4 de A la Maison Blanche. Aaron Sorkin est un génie.
    Pire nouvelle saison : C'était long, c'était chiant, c'était ridicule, merci aux esprits brumeux des pitoyables Abrams et Lindelof pour la deuxième saison de Lost. Et merci surtout pour cette extraordinaire entité de fumée noire. Un de mes plus gros fou-rires de l'année !
    Mon héros/héroïne : Il y a t'il quelqu'un d'autre pour détrôner Bree Van de Kamp de mon coeur ?
    Ma tête de turc : Même pas la peine de réfléchir, c'est presque comme si j'avais fait ce classement pour pouvoir le hurler : Meredith Grey et son balloches flasques de copain, le très mal nommé Dr. Mamour. Je hais cette fille. Je hais ce type. Mais pourquoi, pourquoi est-ce qu'elle n'a pas explosé quand elle avait la main dans la graisse ventrale du type qui mange des bombes ??

    Catégorie Cinéma

    Mon film culte de l'année : C'était lent mais c'était aussi incroyablement bon. Le secret de Brokeback Mountain arrive donc à la première place dans ma petite tête. Parfois, deux hommes en  même temps, c'est bien.
    Le Meredith Grey Movie de l'année : La compétition a été plus dure, forcément Sharon est revenue et la troupe du Splendid aussi mais le couple Vince Vaughn/Jennifer Aniston écrase tout avec sa comédie horripilante détestable, La Rupture.
    Mes acteurs fétiches : Même si MON Jake est THE man of the year, mes acteurs de l'année sont français tous les deux. Mélanie Laurent m'aura bouleversé dans Je vais bien ne t'en fais pas et Bernard Campan aura été l'homme de ma vie dans L'homme de sa  vie.  Ok, ce ne sont pas deux films particulièrement réjouissant mais les prestations sont remarquables.
    Mes boulets de l'année :  Parce qu'il est mon boulet à vie et qu'il ne saurait en être autrement, Jean Reno a droit à cet honneur avec son interprétation renoesque du Commissaire Fache dans Da Vinci Code. Une seule expression, aucun effort d'articulation, aucun talent. C'est Reno. Pour l'accompagner j'ai choisi l'insipide Kate Bosworth, qui, si elle n'est pas si mauvaise dans Superman Returns, ne dégage cependant rien, mais alors rien, faisant d'un personnage farouche et obstinée une dinde passive.

    Catégorie Littérature (c'est un bien grand mot)
    Mon héros/héroïne de BD : Il y en a eu peu et comme ma rebelle préférée, j'ai nommé Cixi, s'est assagie, ce sera donc Clarissa de Sargamore, très Cordéliasque, dans les réjouissants Naufragés d'Ythaque.
    Mon héros/héroïne de Comics : Là aussi, il y en a peu, surtout que les seuls comics que je lis sont les rééditions des classiques X-Men mais avec la mort de Jean Grey, la place était à prendre et c'est Malicia qui s'en charge. Pour ses tourments, ses doutes, sa force et son pouvoir d'absorber les souvenirs de l'autre.
    Mon héros/héroïne de Manga : Il est pénible, il chouine tout le temps, il a 3 ans d'âge mental mais il me fait mourir de rire : Shuichi Shindo de Gravitation (l'histoire d'un apprenti chanteur immature qui tombe amoureux d'un écrivain asocial et antipathique)
    Mon bouquin de l'année : Même si les Orphelins Baudelaire m'accompagnent depuis un certain temps, c'est La Proie des âmes de Matt Ruff qui m'aura le plus tenu en haleine. Mais il n'y a que moi pour trouver séduisant l'idée d'avoir des gens qui vivent dans une maison en bois dans votre tête.
    Le bouquin que je ne suis même pas arrivé à finir tellement il était gonflant : L'affaire Jane Eyre de Jasper Florde. Pas la peine que j'essaie de vous le résumer, c'est juste bizarre et ennuyeux.

    Catégorie Musique
    Ma bombe sexuelle de l'année : Oui, c'est sans rapport aucun avec le talent musical de l'artiste mais je suis chez moi, je cède à l'appel du muscle suintant quand je veux. Donc, sans surprise pour ceux qui me lisent, ce sera Miguel Angel Muñoz avec sa chanson Diras que estoy loco (ahhhhh, Miguel, enlève ton t-shirt!!!)
    La chanson qui donnerait presque envie d'être sourd : Serait-ce possible que l'insupportable Boulette de Diam's est été évincée à la dernière minute ? Et bien oui. Merci donc à Fatal Bazooka pour le daubesque Fous ta cagoule (et non, je ne m'excuserais pas auprès de mon homme qui sait pourtant si bien faire la caillera de la téci avec ses wesh, gros)
    Le tube dans mes oreilles : Merci à Grey's Anatomy et aux Frères Scott pour m'avoir fait découvrir ce morceau : Chasing Cars de Snow Patrol. Mais je me dois de citer La ceinture d'Elodie Frégé et Le temps qui court des Enfoirés qui m'auront accompagné un long moment dans mon petit balladeur MP3.
    La nouvelle star académicienne qui aurait du gagner : Non, n'en déplaise à Cécile, ça ne sera pas Dominique parce que préférer se goinfrer de pâtes alors qu'on a la chance de pouvoir renifler les poils d'un futur gypsy king, c'est une faute impardonnable. Je dirais Cynthia même si j'ai quand même très envie de lui coller une baffe. Et si quelqu'un pouvait empêcher Christophe Willem d'ouvrir à nouveau la bouche et surtout de danser, ce serait bien aimable, merci !

    Je pourrais continuer encore avec des catégories toutes plus débiles les unes que les autres mais je crois que mon billet est suffisamment long. Bien sûr, j'attends que vous me donniez vos coups de coeur et vos déceptions de l'année, dans les catégories que vous voudrez, avec autant de mots que vous souhaitez. Je relèverai les copies dans une heure. C'est parti !
    Je vous avais dit que c'était dangereux quand je trouvais rien à dire...
    October 21

    Par la comète de Pégase !

    Peut-être parce qu'hier j'ai passé la soirée avec mon amie Marina à discuter Dorothée (on a les discussions qu'on peut), peut-être parce que j'ai enfin pu voir la fameuse émission de Delarue sur les stars has-been de la télé, peut-être aussi parce qu'en rangeant mon placard je me suis pris un sac de figurines en plastiques datant de mon enfance sur le crâne (et les souvenirs parfois ça fait mal), j'ai décidé aujourd'hui de vous parler de mon dessin animé culte de quand j'étais petit mais finalement pas si petit que ça puisque j'étais déjà au collège : Les Chevaliers du Zodiaque. Oui, je sais bien que ce n'est pas très original comme choix de dessins-animé préféré. J'aurai pu tout aussi bien vous dire que j'aimais Sherlock Holmes, Jayce et les conquérants de la lumière (au point de vouloir une mèche blanche dans mes cheveux) ou Ulysse 31 mais certainement pas vous avouer que j'ai vu l'intégrale de Princesse Sarah, Lady Oscar encore celle de Juliette je t'aime parce qu'il paraît que ça manque de virilité.
    Si j'ai choisi Les Chevaliers du Zodiaque c'est parce que déjà, inconsciemment, ils me permettaient d'ordonner les choses dans ma tête (88 constellations réparties en 3 catégories, bronze, argent et or, un tournoi intergalactique donc des classements, des couleurs à associer à chaque personnage, 12 maisons à traverser, 7 saphirs sur une couronne et 7 piliers au fond des mers pour soutenir chacun des 7 océans) et surtout, parce que je ne suis pas que psychorigide, il me permettait de me plonger dans les mythologies grecques et nordiques que je préfèrais de très loin à celle d'Egypte.

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    Juste histoire de vous rappeler de quoi ça parlait, au cas où le titre ne serait pas suffisamment évocateur et où vos souvenirs d'enfance auraient brusquement décidé de se faire la malle, Les Chevaliers du Zodiaque, diffusé pour la première fois en France en 1988 grace à (c'est bon Pierre, t'agites pas comme ça, on sait tous que tu connais la réponse) Dorothée, raconte l'histoire d'un groupe de jeunes combattants chargés de défendre la très agaçante déesse Athéna, qui malgré son statut de déesse, n'est jamaisi fichue de se débrouiller toute seule préférant laisser ses gentils protecteurs mourir pour elle. Le héros incontesté de la série est Seiya (Seyar en VF), chevalier de Pégase, immature mais fort courageux, qui bravera tous les dangers au cours des 114 épisodes de la série afin de sauver sa déesse, acquérant au passage une force colossale qui fera de lui un chevalier bien plus puissant qu'un chevalier d'or. A ses côtés, il y a Shiryu, le chevalier du dragon, zen, juste et si irréprochable qu'il en devient soporiphiquement ennuyeux. Hyoga, le chevalier du cygne, solitaire et marqué par la mort tragique de sa maman, transformée en glaçon dans un accident de bateau (il y avait plus de place dans le congélo alors l'Antarctique lui a paru une bonne idée). Shun, le chevalier d'Andromède, pacifiste, sensible et tellement gay... euh, androgyne que les doubleurs français l'ont pris pour une fille (normal quand on porte une armure rose avec des seins) et Ikki, le chevalier du phénix, rebelle limite associal qui est trop occupé à sauver continuellement la vie de son petit frère, Shun, pour avoir le temps de faire la conversation.
    La saga animée se décompose en 3 périodes : le sanctuaire (73 épisodes) dont la traversée des 12 maisons reste certainement la période la plus populaire, Asghard (26 épisodes) qui est pour beaucoup le cycle le plus beau des 3 et Poséïdon (15 épisodes), légèrement bâclé et surtout très frustrant puisqu'il laisse le spectateur sur sa faim. S'ajoute à cela 5 films où les dieux de tout poil y mettent du leur : Eris et sa pomme d'or (1987), Abel (1988), La bataille des dieux (1988), précurseur d'Asghard, le très affligeant Lucifer (1989) et Artémis/Apollon (2002).
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    Masami Kurumada, le créateur de la série et auteur des 28 volumes du manga (publié pour la première fois en 1986, il y a 20 ans... arggh, le coup de vieux), a toujours regretté que la dernière partie de son oeuvre, le chapitre sur Hadès (d'une maîtrise graphique incroyable), n'ait pas été portée à l'écran. En 2002, il lance donc une première série d'OAV de 13 épisodes (actuellement diffusés sur NT1) suivie en 2005 d'une nouvelle série sensée clore l'histoire telle qu'elle est écrite dans le manga. Mais comme il serait dommage de laisser mourir une histoire qui fait vibrer autant de fans, trois nouveaux mangas, dérivés de l'original, voient le jour : Saint Seiya Episode G (de Megumu Okada) qui raconte, quelques années avant l'apparition de Seiya et des siens, la lutte des chevaliers d'or contre les chevaliers de Chronos vue par le chevalier du Lion, héros tout aussi immature et puissant que pouvait l'être Pégase. Puis Lost Canvas, mis en images par Shiori Teshigori (une femme, ça change), qui se penche sur l'histoire d'amitié entre le premier Pégase et Alone, destiné à devenir l'hôte humain d'Hadès (le genre Clark/Lex sans Lana) et Next Generation, mis en scène par Kurumada lui-même, qui relate la toute première guerre sainte entre Athéna et Hadès.
    Tout ça pour dire que Les Chevaliers du Zodiaque ont bercé toute mon adolescence (même la chanson ô combien pourrie de Bernard Minet qui remplaçait le générique original) au point qu'aujourd'hui encore il m'arrive de me replonger dans la lecture du manga ou de bloquer devant un épisode quand j'ai la chance de tomber sur une rediff (et avec le recul je me dis que les traducteurs n'y sont pas allés avec le dos de la cuillière niveau incohérences). Et le plus dingue c'est que ça me fait toujours autant plaisir. Grandir, pour quoi faire ?

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    September 28

    La déchéance d'une idole

    si vous avez été un ado ou un pré-ado dans les années 80, vous ne pouvez pas être passé à côté d'une sitcom qui aujourd'hui serait qualifiée de daube sans autre forme de procès mais qui jouissait à l'époque et même encore aujourd'hui d'un capital sympathie énorme, ne serait-ce que parce que toutes les minettes rêvaient de recevoir un baiser enflammé du héros méché blond. Vous l'aurez reconnue, cette sitcom, c'est Sauvés pas le gong. Je ne fais pas ce billet pour vous parler de mon adoration pour cette série principalement parce que je ne l'ai pas aimée plus que ça et que Zach et ses copains m'ont toujours tapé sur le système avec leurs blagues vasseuses. Quoi qu'il en soit, je la remercie pour nous avoir donnée Mark Paul Gosselaar qui a très bien vieilli et dont on a pu admirer la plastique impeccable dans les trois dernières saisons de NYPD Blue. Non, si je fais ce billet c'est pour vous donner des nouvelles de Screech ou Dustin Diamond, puisqu'il y a un nom derrière le personnage. Etre moche et maladroit n'est pas franchement une sinécure surtout quand vous découvrez une fois la caméra éteinte que vous êtes toujours moche et maladroit. Urkle pourrait vous le dire. Alors que ses petits camarades voguaient tous vers d'autres aventures plus ou moins dénudées, Screech est resté Screech. Il a été Screech au collège dans Good morning, Miss Bliss de 87 à 89, puis Screech au lycée dans Sauvés par le Gong de 89 à 93, puis Screech à la fac dans Sauvés par le Gong, les années fac de 93 à 94 et toujours Screech 'je bosse dans mon ancien lycée parce que je suis un éternel loser' dans Sauves par le Gong, la nouvelle classe de 94 à 2000. Mais aujourd'hui, 6 ans plus tard, Dustin n'est plus rien. Fini le salaire à la fin du mois, fini les fêtes dans sa grande maison du Wisconsin, fini les chemises barriolées. Alors, pour éviter de se retrouver à la rue, Dustin a eu une grande idée : demander à ses gentils fans d'acheter 30.000 t.shirts à 20 $ pièce. C'est vrai, après tout, pourquoi bosser quand on peut profiter de la crédulité de quelques dizaines de fans (allez, soyons généreux centaines) prêt à tout pour avoir l'impression d'être plus proche de leur idôle (une impression qui se soigne facilement avec une bonne thérapie). Mais voilà, les fans de Screech sont un peu pauvres, les malheureux, et Dustin a toujours besoin d'argent. Alors, pour relancer sa brillante carrière, l'homme au visage tordu, est passé à la vitesse supérieure : le porno à la Paris Hilton. Une vidéo amateur, deux filles dénudées et très joueues et c'est parti pour 40 minutes de bonheur, si tant est que vous ayiez envie de voir l'anatomie complète de Screech et auquel cas vous êtes prié de ne pas me le dire parce qu'il y a des limites à la perversité. C'est sa femme qui doit être contente !
    Je sais bien que ce n'est pas une nouvelle révolutionnaire mais je me devais de vous la faire partager.
    July 13

    Monsieur Programme Télé, le retour

    La rentrée n'est pas encore là (heureusement diront certains) que les chaînes outre-atlantique ont déjà annoncé la composition de leurs grilles télé. Et vue l'hécatombe de la saison dernière, il y a beaucoup, beaucoup de nouveautés. Mais quand on y regarde de plus près, pas vraiment de quoi s'enthousiasmer. Petit tour d'horizon de ces séries dont la plupart ne nous parviendront jamais.
     
    Les Sitcoms
    La sitcom est un genre qui s'exporte peu. Pour 30 sitcoms diffusées en une année aux USA, seules 2 ou 3 nous parviennent et beaucoup perdent de leur mordant en cours de doublage. Pour les thématiques, deux sujets en or : la famille et le couple, première source de bizzarerie en tout genre. Pas moins de 4 séries ont le jeune couple comme point de départ : Notes from the Underbelly (ABC) où deux jeunes gens voient leur quotidien bouleversé quand madame tombe enceinte, The Game (CW) où une jeune femme découvre les joies de sortir avec un footballeur, Til Death (FOX - avec Brad Garret, Joely Fischer et Eddie Kaye Thomas) où un jeune couple idéaliste emménage à côté d'un couple 20 ans plus âgé et forcément revenu des joies du mariage, Rules of Engagement (CBS - produite par Adam Sandler) où deux couples et un célibataire se posent des questions sur l'amour et Big Day (ABC - avec Marla Sokoloff et Wendie Malick) qui suit les préparatifs de mariage d'un jeune couple à la façon de 24 heures chrono. Côté familial, Lucky Louie (HBO - filmée en live) se penche sur les affres quotidiennes d'un garagiste à mi-temps qui doit s'occuper de sa petite fille et des relations difficiles avec le voisinage pendant que maman bosse à l'hosto.

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    Big Day
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    In case of emergency
     
    Autre thème récurrent, le choc des opposés ou l'exploration à but comique des contrastes. Culturels avec Happy Hour (FOX), où un type de province débarque dans une grande ville et doit cohabiter avec un clone fêtard de Dean Martin, générationnels avec 20 good years (NBC - avec John Lithgow et Jeffrey Tambor), où deux vieux décident contre l'avis de leurs enfants de profiter au maximum de leur retraite ou encore le contraste entre ce qu'on était et ce qu'on est devenu avec The Class (CBS - produite par deux créateurs de Friends) où des copains de l'école primaire qui se sont perdus de vue se retrouvent 20 ans plus tard, In case of emergency (ABC - avec David Arquette, Lori Loughlin et Greg Germann) où quatre copains de lycée se retrouvent et s'aperçoivent qu'aucun n'a réussi et The Winner (FOX) où un homme d'affaires à succès se remémore sa vie de vieux garçon pathétique chez ses parents
     

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                                                   The Class                                                 'Til Death
     
    Puis il y a les sitcoms à paradoxes qui jouent sur la nature même de leurs personnages. C'est le cas de Help me Help you (ABC - avec Ted Danson) qui s'intéresse aux sessions de groupe d'un thérapeute dépressif, The Knights of Prosperity (ABC - avec Donald Logue) où des voleurs très maladroits décident de cambrioler la maison de Mick Jagger, Lovespring International (Lifetime produite par Eric McCormack le Will de Will & Grace) où des inadaptés relationnels s'occupent d'une agence de rencontres, The Singles Table (NBC) où des inconnus deviennent amis à force de se retrouver à la table des célibataires lors des mariages ou encore 30 Rock (NBC - avec Tina Fey et Alec Baldwin) où une scénariste d'émissions parodiques doit composer avec un patron autoritaire et sans humour.
     
    Mon pronostic :
    Même si le sujet m'emballe peu, je vois bien 'Til Death et 20 good years réussir en raison principalement de la présence de deux poids lourds de la comédie télévisée : Brad Garrett (Tout le monde aime Raymond) et John Lithgow (3ème planète après le soleil). Sinon, j'ai une petite préférence pour Big Day (parce que j'aime Marla Sokoloff), The Class (parce que j'adore ce genre de retrouvailles) et 30 Rock (pour Tina Fey, déjà scénariste du très sympathique Lolita malgré moi)
     

    Les séries Policières, Juridiques et Médicales
     
    Les trois professions les plus exploitées dans les séries télé (aux USA mais aussi chez nous avec le talent incroyable qu'on nous connaît !) sont toujours à l'honneur. Nouvelle fournée d'agents du FBI, de chirurgiens talentueux et autres avocats aux dents longues...
    Commençons par celles qui sont du bon côté de la loi avec Raines (NBC - avec Jeff Goldblum, Matt Craven et Linda Park) ou les enquêtes d'un flic excentrique qui parle avec les morts, Standoff (FOX - avec Ron Livingston, Rozemarie DeWitt et Gina Torres) où deux agents négociateurs du FBI essayent de mener à bien leur boulot en cachant à leurs collègues leur liaison, Vanished (FOX - avec Gale Harold, Ming Na et Rebecca Gayheart) où des agents du FBI découvrent une conspiration politique nationale en enquêtant sur la disparition de la femme d'un sénateur, Psych (USA - avec James Roday, Dulé Hill et Corbin Bernsen) où un consultant, au sens si aigu de l'observation que ses collègues le prenne pour un médium, aide à la police à résoudre des crimes,  The Dresden Files (Sci Fi - avec Paul Blackthorne) où un détective privé/magicien enquête à Chicago, Angela's Eyes (Lifetime - avec Abigail Spencer) où une jeune agent de la CIA capable de débusquer le moindre mensonge cherche à expier les crimes de ses parents en devenant une redoutable inspectrice, Brotherhood (HBO - avec Jason Clarke, Jason Isaacs, Annabeth Gish et Ethan Embry) où un policier honnête voit ressurgir son frère dangereux après 7 ans d'absence, Kidnapped (NBC - avec Jeremy Sisto, Delroy Lindo et Mykelti Williamson) suit l'enquête sur l'enlèvement d'un fils de riches entre agents du FBI, kidnappeurs et détectives privés engagés par la famille et Dexter (Showtime - avec Michael C. Hall, Julie Benz, James Remar et Lauen Velez) où un gentil expert scientifique de Miami le jour se transforme en tueur en série la nuit et tue les gens qui selon lui méritent de mourir.  

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     Vanished  
    Du côté des avocats, Shark (CBS - avec James Wood, Jeri Ryan et Danielle Panabaker) nous présente un avocat féroce qui décide d'abandonner gloire et fortune pour devenir procureur et Justice (FOX - avec Victor Garber, Kerr Smith et Eamonn Walker, produite par Jerry Bruckheimer) ou comme son titre l'indique le quotidien d'un cabinet d'avocats qui essayent de défendre leurs clients et la justice.
    Du côté des médecins, un jeune ambulancier fait ses premiers pas dans Saved (TNT - avec Tom Everett Scott) et un brillant neurochirugien prend sous son aile un jeune loup de la médecine dans 3LBS (CBS - avec Stanley Tucci et Mark Feuerstein, produite par Barry Levinson et Tom Fontana)

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    Justice

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    Day Break

    Puis il y a les malfrats ou les victimes d'injustices qui fuient la police. C'est le cas de Runaway (CW - avec Donnie Wahlberg et Leslie Hope) où un homme injustement accusé de meurtre s'enfuit avec sa famille dans l'Iowa pendant que le FBI et le véritable meurtrier sont à ses trousses, Traveler (ABC - avec Aaron Stanford, Matthew Bomer et Anthony Ruivivar) où deux copains deviennent des fugitifs lorsque le FBI les soupçonnent d'être des terroristes et Day Break (ABC - avec Taye Diggs, Victoria Pratt et Adam Baldwin) où un policier revit sans cesse la même journée afin de découvrir des preuves qui l'innocenteraient du crime dont on l'accuse. Pour les malfrats Smith (CBS - avec Ray Liotta et Virginia Madsen) présente un chef de gang qui essaye de maintenir les apparences auprès des siens et The Black Donnellys (NBC - créée par Paul Haggis, le scénariste de Collision) suit le parcours de quatre frères engagés dans le crime organisé à New York.

     
    Mon Pronostic :
    La plupart de ces séries n'ont rien de franchement excitant (encore un type qui parle aux morts, ça devient lassant) et certaines prêtent même à sourire (j'adore le détective/magicien !). J'ai un faible pour Vanished et Justice pour des raisons qui n'ont rien à voir avec le sujet des séries en lui-même (Gale Harold et Kerr Smith !!!). Kidnapped me plaît bien pour la multiplication des perspectives mais celle qui m'interpelle le plus est sans aucun doute Dexter dont j'ai hâte de découvrir les premières images. Cela dit Shark est déjà présentée là bas comme un gros succès potentiel. Je suis pas convaincu mais ce ne serait pas la première fois que les raisons du succès d'une série m'échappent complètement.

    Les Soaps
     
    Le drame à rebondissements improbables, amours impossibles et trahisons familiales est un genre qui peut s'avérer particulièrement jouissif lorsque les scénaristes savent y mettre une bonne dose de second degré. pas sûr que la fournée de cette année soit de cet accabi là.

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    Friday Night Lights
     
    Nouvelle chaîne lancée cette année, My Network TV lance deux bons gros soaps à l'ancienne : Desire où deux frères tombent amoureux de la même femme et Secret Obsessions (avec Bo Derek) où une jeune créatrice de mode tombe amoureuse du fils de son impitoyable patronne. Côté soap pour ados, on a Falcon Beach (ABC Family) où des ados en maillots de bains s'aiment et sé déchirent sur la plage et Friday Night Lights (NBC - avec Kyle Chandler) où un coach de football nouvellement promu doit apprendre à composer avec les histoires hormonales de ses joueurs lycéens et de leurs copines pompom girls. Betty the Ugly (ABC - avec Eric Mabius, Vanessa Williams et America Ferrara) est une adaptation d'une telenovela (soap latino), produite par Salma Hayek et qui nous raconte les difficultés d'intégration d'une fille plutôt moche au sein de son entreprise de haute couture. Hidden Palms (CW - avec Sharon Lawrence, Gail O'Grady et Michael Cassidy) voit le retour de Kevin Williamson (créateur de Dawson) qui nous fait découvrir les secrets de famille d'un ado qui vient juste de perdre son père.
     
    Mon Pronostic :
    Je ne comprends même pas à quoi My Network TV peut bien servir... Quant au reste, si j'espère que Hidden Palms signera le retour de Kevin Williamson, je ne donne pas cher des autres...

    Les Dramas / Dramedy
     
    Ou comment raconter la vie de gens ordinaires dans leur quotidien ordinaire en essayant de rendre le tout palpitant, touchant, drôle et attachant. C'est un genre casse-gueule qui peut rapidement devenir indigestes si les scenarii ne sont pas à la hauteur. les candidats de cette année ont en commun de présenter des castings impressionnants avec des figures clés du petit écran. Brothers & Sisters (ABC - produite par Ken Olin et Marti Noxon) ou l'histoire d'une famille obligée de reprendre l'entreprise familiale à la mort du père compte parmi ses acteurs : Calista Flockhart, Rachel Griffiths, Jonathan LaPaglia, Betty Buckley, Ron Rifkin, Sally Field, Patricia Wettig et Balthazar Getty. Men in Trees (ABC) qui narre les aventures sentimales d'une jeune coach relationnel exilée en Alaska suite à une rupture est portée par Anne Heche. The Wedding Album (FOX) voit Bruno Campos (Nip/Tuck) campé un photographe de mariages qui refuse d'entendre parler d'engagement amoureux.

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    Brothers & Sisters
     
    Au rayon des dramas étranges on retiendra Eureka (Sci Fi - avec Colin Ferguson, Debrah Farentino, Joe Morton et Matt Frewer) et son point de départ rocambolesque : à la suite des bombardements d'Hiroshima, le gouvernement américain prend conscience de l'impact de la science sur la sécurité mondiale et demande à Albert Einstein de regrouper les scientifiques les plus brillants et de leur créér un village dans le Pacifique Nord spécialement pour eux, coupé de tous et qui n'apparaît pas sur les cartes. 50 ans plus tard, que sont-ils devenus ? Autre série décalée, Waterfront (CBS - produite par Joe Pantoliano, avec Joe Pantoliano, Mary Stuart Masterson, William Baldwin et Larenz Tate) présente le quotidien du maire excentrique de la petite ville de Providence.

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    Eureka 

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    The Nine 
     
    Pour les dramas plus dramatiques, deux postulantes : The Nine (ABC - avec Tim Daly, Kim Raver, Scott Wolf, Chi McBride, Lourdes Benedicto et John Billingsley) ou les difficultés de 9 otages d'un braquage de banque à reprendre goût à la vie suite à leur traumatisme et Six Degrees (ABC - avec Erika Christensen, Bridget Moynahan et Campbell Scott), la dernière production de JJ Abrams (Alias, Lost) qui se penche sur les destins croisés de 6 new yorkais qui ne se connaissent pas. 

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    Six Degrees
     
    La dramedy sur fond politico-économique est assurée par la dernière série de Aaron Sorkin (A la Maison Blanche), Studio 60 on the Sunset Strip qui réunit Matthew Perry et Bradley Whitford, secondés par Amanda Peet, Sarh Paulson et Steven Weber dans une autopsie des coulisses d'une émission de télé à succès à la Saturday Night Live.
     
    Mon Pronostic :
    Les dramas sont les séries que j'aime le plus et envers lesquelles je suis le plus exigeant. J'attends avec impatience The Nine (il y a deux ans, c'était Desperate Housewives et je ne m'étais pas trompé. L'année dernière j'avais choisi Reunion et la série a connu un bide, j'ai une chance sur deux !). En raison de son casting, je suis curieux de découvrir Brothers & Sisters et pour le sujet, j'attends également de voir Eureka. Et bien évidemment il y a Six Degrees, de JJ Abrams pour pouvoir constater une nouvelle fois que ce type a le don de lancer des séries au postulat intéressant pour mieux les saborder ensuite.

    Les Séries SF et Fantastiques
     
    Pas beaucoup de nouveautés cette année, les séries SF étant celles qui connaissent en moyenne la durée de vie la plus longue : Jericho (CBS - avec Skeet Ulrich, Gerald McRaney et Sprague Grayden) ou comment une petite ville est coupée du reste du monde suite à un mystérieux désastre nucléaire, Kyle XY (ABC Family) ou les aventures d'un étrange gamin à pouvoir découvert amnésique et sans nombril et Heroes (NBC - avec Greg Grunberg, Ali Larter, Milo Ventimiglia, Adrian Pasdar, Leonard Roberts et Hayden Panettiere) ou des individus sans lien apparent découvrent qu'ils possédent de super pouvoirs.

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    Mon Pronostic :
    Le postulat de départ de Jericho est plutôt pas mal, faut voir. Kyle XY me donne franchement envie de rire (un mec sans nombril, tu parles d'un héros ! pourquoi pas des aliens avec un petit doigt en l'air aussi)  et Heroes me fait penser aux 4400 (en plus chiant)... Pas de quoi fouetter un chaton...  
     
    Voilà pour ce tour d'horizon des séries US à venir. Certaines, celles du câble, ont été lancées il y a une ou deux semaines. Pour les autres, il faudra attendre la rentrée de septembre (voire avril pour les séries de mi-saison) pour connaître le verdict des téléspectateurs et surtout pour savoir quelles sont celles qui franchiront nos frontières. Quoi que maintenant avec le net... ah, non, j'oubliais, le téléchargement nuit gravement à la santé de la télévision... :-)
    June 24

    La fin d'un empire

    Je m'apprêtais à faire un billet joyeux sur... non, je déconne, vous avez vraiment cru que je pouvais faire des billets joyeux ? Bref, quoi qu'il en soit, le billet qui suit n'a rien à voir avec le billet initialement prévu dans la mesure où j'ai appris ce matin que Aaron Spelling était mort.
    Ouaip. Bon, ok, il était vieux, 83 ans et il avait l'air un peu gâteux mais quand même Aaron Spelling, pour le fan de séries que je suis, c'est une institution.
    Qualifié par le Guinness de Producteur le plus prolifique de tous les temps, Aaron Spelling est également connu pour avoir engendré cette créature extravagante et capricieuse nomnée Tori Spelling, sorte de Paris Hilton avant l'heure. Et ça c'est pas franchement un cadeau à léguer à la postérité. Alors pour vous donner une petite idée de l'empreinte de Spelling sur le petit monde de la télévision, voici quelques une des séries qu'il a produites. Des daubes, quelques petites perles mais surtout tout un pan de notre culture télévisuelle (je parle pour les gens de ma génération, celle d'avant aussi, peut-être un peu celle d'après) qui aujourd'hui nous font sourire lorsqu'on retombe par hasard sur des rediffusions.

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    Sans oublier : Vega$, Hooker, Hôtel, Model's Inc., Savannah, Kindred, Sunset Beach, Titans, All Souls, Summerland...  

    Divorcé de l'actrice Carolyn Jones (la Morticia Adams de la vieille série en noir et blanc), il était marié depuis 1968 avec Candy qui lui a donné l'horrible Tori (Sainte Donna de Beverly Hills) et le non moins horrible Randy (qui a essayé de se faire un nom en apparaissant dans les productions de papa). Réputé pour son ambition et sa mégalomanie (l'homme possède un Manoir qui est la maison la plus grande de toute la Californie), Aaron Spelling est mort des suites d'une attaque cérébrale dans la journée d'hier. Ce n'était peut-être ni un génie, ni un visionnaire mais il a certainement fait beaucoup pour le monde de la télévision. Et pour ça je lui tire mon chapeau.

    June 08

    La dure loi des séries

    Je l'avais déjà fait l'année dernière, je m'y recolle cette année aussi... petit tour d'horizon des renouvellements et annulations des séries US...
     
    Le cru 2005-2006 n'a pas été une année géniale en terme de nouveautés (qui devraient arriver prochainement sur nos écrans français) mais se distingue par un taux d'annulations comme on en avait pas vu depuis bien longtemps ! Sur les 58 séries lancées cette année, seules 19 se sont vues reconduites pour une saison supplémentaires. La sitcom est le genre le plus mal en point. Chaque chaîne a épuré sa grille à un tel point que seule une toute petite douzaine a survécu. A croire que le rire ne paye plus !
     
    Etat des pertes et des survivants (pour ceux qui auraient pas envie de se taper le billet en entier, un petit système de couleurs permet de visualiser les choses plus rapidement. Cela dit, je préférerais que vous lisiez le billet parce que je me suis pas cassé la tête pour rien, merde !)
     
    ABC
    Côté sitcoms, on vire tout. Aucune nouveauté ne reviendra la saison prochaine et seules les shows de Courtney Thorne-Smith (ex-Ally McBeal) et George Lopez, toutes deux inédites chez nous, passent le cap pour une 6ème saison chacune. C'est Sarah Michelle Gellar qui va être contente de récupérer son mari à plein temps maintenant que sa sictom est annulée !
    Côté dramas, la chaîne renouvelle bien évidemment pour une saison 3 ses gros succès : Lost, Desperate Housewives, Boston Justice et Grey's anatomy (prochainement sur TF1). C'est une grosse surprise, je sais... En revanche c'en est fini des aventures de Sydney Bristow pour Alias. (Pierre, mes sincères condoléances). Seule nouveauté à se voir renouvelée, What about Brian avec Barry Watson (ex 7 à la maison). La présidente des Etats-Unis, Geena Davis, ne convaint pas malgré ses récompenses et Commander in Chief (prochainement sur M6) passe à la trappe !
     
    CBS
    Côté sictoms, la chaîne conserve King of Queens pour une saison 9 et Mon oncle Charlie pour une saison 4. Si Jenna Elfman (ex Dharma et Greg) dans sa toute nouvelle série n'est pas rappelée à la rentrée, Alyson Hannigan (la Willow de Buffy) rempile pour une deuxième saison de How I met your mother (bientôt sur Canal +)
    Côtés dramas, la chaîne des séries policières renouvelle son stock : les 3 Experts (Las Vegas, Miami et New-York), FBI portés disparus, Cold Case, NCIS et Numb3rs et y ajoute quatre petites nouvelles : Criminal Minds (bientôt sur TF1), Close to home, Ghost Whisperer (avec Jennifer Love Hewitt) et The Unit, saluée par la critique. C'est facile aux Etats-Unis, t'aimes pas les policiers, tu zappes entièrement une chaîne ! 
     
    NBC
    Côté sitcoms, la chaîne a beaucoup de mal à se remettre du départ de Friends (un peu comme Cécile !) et ce n'est pas Joey qui pourra assurer la relève (Oh que non !). La sitcom de Matt LeBlanc est en effet annulée alors qu'il reste encore quelques épisodes en boîte... dommage ! C'est la fin également pour Will & Grace après 8 ans de gays et mauvais services. Heureusement on garde Scrubs ! Et dans une moindre mesure The Office... Parmi les nouveautés, la grande gagnante est My name is Earl qui cartonne et se voit donc offrir une seconde saison à la rentrée (où comment un beauf sale et lourdingue devient le héros des américains... je comprendrais jamais ce pays !)
    Côtés dramas, on garde Urgences pour une saison 13 même si les taux d'audience sont en baisse (s'il vous plaît, arrêtez avant que ça devienne vraiment mauvais, déjà que c'est chiant !), on garde également New York District (saison 17 !!), Section Criminelle et Unité Spéciale. Preuve à l'appui, Las Vegas et Médium rempilent aussi. C'en est fini en revanche de A la Maison Blanche. A noter qu'aucune des nouveautés de la chaîne n'a connu de succès et toutes sont passées à la trappe. Ce qui fait quand même 7 commandes passées pour rien, il faudrait peut-être revoir leur politique de programmation ! 
     
    FOX
    Côtés sitcoms, c'est le drame ! Fin de parcours pour Malcolm, That 70's Show, Bernie Mac Show et Arrested Development. La chaîne ne garde que deux nouveautés mais sans grande conviction...
    Côtés dramas, ça va beaucoup mieux puisque les grands succès de la chaîne sont tous reconduits : l'increvable Jack Bauer sera de retour dans une saison 6 de 24 heures chrono (et là, je pleure... mais tuez le !) tout comme le Dr. House (saison 3 cool !!) et les ados de Newport Beach (saison 4). David Boreanaz (ex Angel) gagne le gros lot avec sa nouvelle série anthropo-policière, Bones et Prison Break, succès surprise de l'année, se voit assurer une deuxième saison.
     
    CW
    Face à la concurrence et à des taux d'audience en berne, les chaînes UPN et WB fusionnent et deviennent The CW. Du coup, c'est l'épuration complète et on assiste à un véritable massacre, surtout pour UPN qui perd la quasi totalité de ses programmes.
    Côtés sitcoms, tout le monde dégage (essentiellement des sitcoms blacks toutes inédites chez nous) à l'exception de la nouvelle sitcom de Chris Rock, Everybody hates Chris. Du coup, Fran Drescher dans Living with Fran et Jennie Garth dans Ce que j'aime chez toi se retrouvent à la rue.
    Côtés dramas, la chaîne regorge de séries pour ados : Gilmore Girls, Les Frères Scott, Smallville, Veronica Mars et 7 à la Maison (qui aurait du y passer mais pourquoi ? pourquoi la ramener !!). Les sorcières de Charmed rentrent leur livre des ombres au placard et ne reviendront pas à la rentrée (enfin !)tout comme le petit monde d'Everwood. Seule une nouveauté se glisse dans la grille de rentrée, Supernatural avec Jensen Ackles et Jared Padalecki (respectivement beau mec n° 7 et 6).
     
    Les chaînes du câble
    Côté sitcoms, une seule mérite d'être mentionnée, Weeds qui débarque prochainement sur Canal + et dont la saison 2 ne devrait pas tarder à être diffusée sur Showtime.
    Côté dramas, on garde les mêmes et on recommence :
    SciFi : Stargate SG-1 et Stargate Atlantis, Battlestar Gallactica
    USA : Dead Zone, Les 4400, Monk
    TNT : LA : Enquêtes Prioritaires
    HBO : Deadwood, Sur écoute, Entourage, Rome
    FX : The Shield, Nip/Tuck, Rescue me  
    Showtime : Huff, The L Word
    Seules victimes notables : Missing annulée par Lifetime, Over There (en ce moment sur Canal +) annulée en octobre dernier par FX (politiquement trop dérangeant dans le climat actuel !) et Les Sopranos dont la saison 6 est la dernière pour HBO
     
    Voilà pour ce petit bilan de la saison qui vient de s'achever. Je reviendrai faire un petit tour pour présenter les nouvelles séries de la grille de rentrée d'ici quelques jours. Et vu le nombre d'annulations qu'il y a eu cette année, il y aura forcément beaucoup de nouveautés.
    September 15

    Que sont nos idoles d'AB devenues ???

    Pierre se demandait de façon assez ironique (c'est du moins comme cela que je l'ai perçu mais il pouvait tout aussi bien être sérieux, allez savoir avec Pierre) si Sébastien Courivaud avait joué dans autre chose qu'une pub pour Coeur de Lion. Sébastien Courivaud, pour vous rafraîchir la mémoire, c'était Sébastien, le bassiste dans Hélène et les garçons et sa suite, Le Miracle de l'Amour, gros succès d'AB diffusés sur TF1 (mais si, faites pas semblant d'avoir oublié !).

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    Personne n'a pu échapper à ce qu'il faut malheureusement appelé un phénomène. Pour ma génération, les sitcoms pourries d'AB c'est le comble du kitch et on ne peut s'empêcher de sourire en repensant aux scénarios minables (le mot scénario est d'ailleurs beaucoup trop fort), aux comédiens qui se prenaient pour des chanteurs (et pour des comédiens aussi d'ailleurs) et aux chansons qu'aujourd'hui encore on fredonne en rigolant ('Hélène, je m'appelle Hélène'... faites comme moi, apprenez à apprivoiser la honte). Désireux de répondre à l'interrogation du petit Pierre et curieux moi aussi de découvrir ce que sont devenus ces pseudo-acteurs je me transforme en petit détective du net (en gros, je tape leur nom dans une fenêtre et je clique sur un lien... je sais, un vrai travail de pro).
    Bien sûr pas la peine de chercher ce que sont devenus Hélène Rollès ou Mallaury Nataf, on les a vues toutes deux essayer de retrouver un peu de leur gloire passée de manière assez pathétique en participant à des émissions de real-tv (Première compagnie pour Hélène, La ferme célébrités pour Mallaury). Comme à chaque fois on ne peut s'empêcher de se dire que c'est tomber bien bas. Mais les autres, les Christophe Rippert, Anthony Dupray et autre Sébastien Roch ? Beaucoup ont disparu du 'circuit' du showbiz (tant mieux ?) pour se fondre dans la masse des anonymes, certains avec regret d'autres avec soulagement. Camille Raymond (la Justine de Premiers Baisers) est aujourd'hui chef de projet pub chez Euro RSCG, Boris Haguenauer (François, le débile à lunettes dans Premiers Baisers) est psychanalyste (et ce n'est pas une blague ! Comment voulez vous faire une thérapie sérieuse si à chaque fois que vous regardez votre psy vous le revoyez avec des bretelles rouges sur pantalon vert en train d'essayer d'embrasser le têtard à hublot d'Annette ?).

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    Certains continuent leur carrière (si on peut appeler ça une carrière) en passant par la case - quasi obligatoire - de Sous le Soleil. Pas de grand changement niveau qualité de scénarios, il n'y a que le décor qui change ! C'est le cas pour Manuela Lopez, Anthony Dupray, Christophe Rippert... Magali Madison a essayé de sortir un disque (on l'a échappé belle) et a même tourné un pilote de sitcom pour TF1 (qui n'en a pas voulu lol) mais elle est apparue dans L'un reste, l'autre part (avec Charlotte Gainsbourg). Virginie Desarnaut se débrouille mieux avec un rôle remarqué par les critiques dans Comme une image d'Agnès Jaoui, Anthony Dupray a joué dans la saga de l'été 2003, Le bleu de l'océan (quand on est habitué aux daubes !) et est désormais un mulet de Navarro.

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    Mais pour les autres à un moment ou un autre il faut quand même ouvrir les yeux et se trouver un vrai job pour payer les factures. Parce qu'une gloire éphémère il y a 10 ans ne remplit pas le frigo. Du coup Christophe Rippert travaille pour une filliale d'AB spécialisée dans la vente de DVD, Sébastien Courivaud s'est reconverti dans le doublage. Côté vie privée, les années aidant, chacun s'est reproduit (c'était inévitable, il faut juste espérer que Azoulay ne refasse pas de sitcoms avec leurs gosses). Certains couples à l'écran le sont également à la ville comme David Proux et Cathy Andrieu (Etienne et Cathy dans Hélène et les garçons) ou Sébastien Courivaud et Virginie Caren (Rémy et Julie dans L'école des passions ou Sébastien et Aline dans Le Miracle de l'amour). D'autres ont préféré miser sur des valeurs sûres (comme je suis médisant) : Manuela Lopez a épousé un directeur d'écuries, Isabelle Bouysse ('Javel dose... javel le dire à tout le monde!'... personne n'a pu oublier cette voix atroce) est mariée à Jean-Luc Azoulay.
    Et puis il y a ceux qui refusent de tourner la page comme les acteurs des Vacances de l'Amour (a peu près tous les anciens d'Hélène même Cri-cri d'amour) qui passent leur vie à Saint Martin (il y a pire comme lieu de tournage). En résumé pas grand chose de glorieux, il fallait s'y attendre. A leur décharge il faut dire que les directeurs de casting ne sont pas très tendres avec les anciens acteurs de sitcoms. Mais sur la pléthore de comédiens estampillés AB, peu d'entre eux peuvent prétendre au titre d'acteur.
    Et pour ceux qui des années plus tard sont curieux de savoir comment était réellement l'envers du décor, Fabien Remblier (le Jérôme de Premiers Baisers et ex de Christine Lemler, la Marion de Classe Mannequin et Valentine de Sous le Soleil... ne me demandez pas comment je retiens tout ça, je suis mort de honte) a ouvert un blog, plutôt sympathique, dans lequel il ne se gêne pas pour balancer ses anciens petits camarades. Et c'est assez gratiné (extrait : Que dire de Virginie Desarnauts ? Il y a tant à dire et tellement rien à la fois. Virginie, ou l'incarnation du néant. ou encore : Christophe (Rippert) ou Anthony (Dupray) essayaient régulièrement de forcer les figurantes à toucher leur sexe, qu’il sortaient le plus souvent possible, de préférence derrière les décors).
    Quant à Dorothée, elle vient de se voir refuser pour la seconde fois son projet de chaîne thématique câblée. Dur, dur la déchéance des idoles de notre enfance.
    August 26

    Quand on croit qu'il y en a plus...

    Abruti par 3 heures de Playstation 2 (d'ailleurs j'ai les doigts qui tremblent sur le clavier et je vois tout flou... tiens, ça va mieux avec mes lunettes...), je me décide à m'alimenter (c'est que ça creuse de sauver le monde des Metalheads !) et comme il faut bien que je m'occupe en mangeant (qui, je tiens à le préciser, n'est pas pour moi une activité en soi pour preuve j'ai préféré mettre cinéma comme centre d'intérêt sur mon CV et pas gueuleton) j'allume la télé pour découvrir en zappant la finale de Top Model 2005 sur M6. Je suis familier du concept (en même temps comme le titre l'indique des filles concourrent pour être élue top model... même une dinde avec le qi d'Eve Angeli l'aura compris) puisque je me suis tapé la version originale sur Téva (je tiens d'ailleurs à remercier Magali pour ça qui m'a fait enregistrer chaque épisode quand le câble est tombé en panne chez elle... si, si, c'est possible d'être accroc à ce point !).
    Comme il fallait s'y attendre la version française est beaucoup plus cheap (il me semblait pourtant qu'on était le pays de la mode ?), les filles beaucoup plus ternes (remarque de mon frère, qui lui est hétéro, 'quelle bande de tromblons !'... no comment) et le jury dirigé par une bande de petits nazillons prétentieux (faudra peut-être expliquer au clone de Catherine Lara que l'éventail est la marque de fabrique de Karl Lagerfeld) est bien fadasse comparé à Tyra Banks et surtout à cette ancienne mannequin aigrie et revancharde qui officiait aux USA (Cécile a encore des frissons rien qu'en y repensant... oui, je sais, quand un truc me traumatise, j'aime bien en faire profiter les copains). Tout ça pour dire que comme toutes les émissions de real-tv, on assiste à un festival de larmes de crocodiles, de sourires faux-cul, de promesses ridicules de félicité éternelle et de mesquineries pitoyables. C'est là que je me rends compte que j'ai réussi cette année à éviter les sempiternelles Koh Lanta (mais qu'on leur envoie une vraie mygale - non, Cécile, c'était une blague ! - des anacondas mangeurs d'homme ou Laurence Boccolini en bikini XS), Ile de la tentation (dont la seule image que j'ai vu m'a fait mourir de rire, à savoir un pauvre type larmoyant parce que sa copine qu'il n'avait pas vu depuis 2 jours lui manquait atrocement et que non, toutes ces filles superbes qui cherchent à fourrer leur langue dans son oreille ne lui font rien, d'ailleurs pour la preuve je manque de m'évanouir dans les bras de mon copain macho) et autre Mon incroyable fiancé (qui était certainement le moins mauvais des quatre, attrait de la nouveauté et cruauté familiale obligent... comme ça doit être jouissif de pousser vos parents au bord de la dépression et du suicide pour gagner de l'argent !).
    Mais voilà, quand on croit qu'il y en a plus (d'où le titre du billet... c'est que je réfléchis un peu quand même), il y en a encore. Le pensionnat de Sarlat où de sales moutards égocentriques et malélevés vont se prendre la raclée de leur vie histoire de leur apprendre que le chef ici c'est celui qui gueule le plus fort et qui frappe le plus longtemps et la 5ème édition de la Star Academy avec le comique de la décennie, Nikos Alliagas (élu meilleur représentant de la marque Perrier pour sa ressembance avec la bouteille après le désistement de Lara Fabian pour cause d'anorexie/boulimie) prennent le relais à la rentrée et seront suivis au cours de l'année par la Nouvelle Star 4, la Ferme Célibrités 3, le Bachelor 4, une nouvelle édition de Popstars (rebaptisée cette fois Attention, medames et messieurs, histoire de nous faire croire que le programme est différent et ainsi essayer de faire oublier le plantage de leurs deux dernières éditions (qui se rappelle encore de la tête des gagnants ? Et mieux qui peut dire ce qu'ils chantaient ? Qui a dit de la daube ?))... Si on rajoute toutes les émissions originales diffusées sur TF6, Téva et Canal + qui a mis cette année à l'antenne The Contender sur le milieu de la boxe avec le retour de Sylvester Stallone (Ben oui, s'il est devenu Rocky c'est parce qu'il est un véritable boxeur... non ?) et l'inénarable Simple Life (saison 2) avec son altesse sérénissime reine des potiches sans cervelle et sans talent Paris Hilton (je suis mauvaise langue, il y a des vidéos qui prouvent que la demoiselle est très habile avec ses mains) on se dit que l'année a quand même été sacrément chargée côté Real-Tv.
    Et le pire c'est que les résultats d'audience sont bons (selon médiamétrie... mais si vous avez un doute, demandez à Pierre, c'est chez lui que Médiamétrie prend ses infos). 
    Quand je pense qu'on prédisait la mort de la télé réalité avec la fin du Loft 2... A la place, heureusement qu'on a toujours Julie Lescaut, Navarro et les Cordier...
    May 31

    Rentrée US 2005

    Pour ceux que ça intéresse, voici un petit tour d'horizon des nouveautés de la grille de programmation des chaînes américaines en matière de série à la rentrée. Suivez le guide.

    May 22

    Renouvellements et Annulations de Séries

    Pour savoir quelles séries reviendront ou pas à la rentrée sur les chaînes US, suivez le guide... 

    May 19

    Clara Sheller ou les infortunes de la trentaine

    France 2 continue sa programmation très gay friendly et après le magnifique Un amour à taire nous propose une mini-série de 6 épisodes centrée sur la vie d’une jeune trentenaire et de son meilleur ami homo sur un scénario de Nicolas Mercier (co-scénariste de certains courts de François Ozon) d’après une idée de Stéphanie Tchou-Cotta.

    Clara, jeune chroniqueuse dans un magazine de société (genre Carrie Bradshaw en plus jolie et moins bécasse superficielle), vit avec son meilleur ami Jean-Philippe. Le petit JP, comptable pour le même magazine que sa copine, n’a toujours pas annoncé à ses parents ou ses collègues que son truc à lui c’était plutôt les garçons et préfère entretenir l’illusion d’une relation de couple avec Clara (histoire de préserver certains ressorts dramatiques, rien de tel qu’un bon coming-out pour affoler la ménagère). Un postulat de base dans l’air du temps (on se souvient du très mauvais 3 garçons, 1 fille, 2 mariages sur M6, la télé française aime les homos un peu festifs et très mal dans leur peau…je devrais poser ma candidature) qui aurait pu aisément tourner au fiasco.

    Mais la force de Clara Sheller, c’est justement Clara ou plutôt Mélanie Doutey. Fraîche, pétillante, énergique, elle dégage un souffle de spontanéité qui illumine ces deux premiers épisodes. En revanche, Frederic Diefenthal est beaucoup moins crédible dans la peau de JP, le copain homo. Un manque de charisme évident et surtout un manque de conviction comme si le rôle ne le mettait pas à l’aise. Saluons la bande son (avec le générique de Mirwaïs), plutôt originale pour une fiction française.

    Clara Sheller explore le thème, récurrent pour notre génération, de la quête éperdue du prince charmant. Nous, les adulescents (puisque c’est comme ça qu’on nous appelle… nos parents ne voient en nous qu’une bande d’adultes immatures qui vénèrent Casismir et qui refusent de grandir, ce qu’ils ne voient pas c’est qu’on peut être responsables sans pour autant renier l’enfant qui est en nous), sommes désormais une cible privilégiée. Exit la ménagère, le jeune couple ou l’adulte trentenaire avec son petit capital financier est en passe de devenir la catégorie fétiche des programmateurs. Et Clara Sheller est faite pour nous, à l’image d’une Bridget Jones. Le féminisme de maman a laissé des marques sur sa progéniture. Pas question de renoncer à son indépendance et à la parité (encore toute relative dans certains domaines malheureusement) mais pas question non plus de renoncer à ses rêves de petite fille. Clara veut tout à la fois ou rien du tout. Un boulot épanouissant dans lequel elle est respectée et un mec qui la protège sans l’étouffer, qui l’aime sans chercher à la posséder, qui soit suffisamment à l’aise avec son côté féminin pour exprimer ce qu’il ressent sans jamais se départir de son côté un peu macho. Impossible ? Presque. Parce que les hommes dans tout ça ne savent plus très bien où se placer. D’où une ambiguïté des désirs, des sentiments et finalement des comportements sexuels.

    Notre bon pays serait-il devenu capable de produire des séries de qualité ? C’est à croire. Parce que Clara Sheller est une comédie romantique drôle et innovante dans un paysage audiovisuel français sclérosé. Parce que l’homosexualité de JP n’est pas un problème mais une donnée comme une autre. Parce que ce marivaudage amoureux apporte une légéreté bienvenue à un tragique amoureux de plus en plus pesant.

    Une dernière petite chose, je sais bien que la mode est au savamment négligé mais entre JP et son copain Ben, c’est plutôt négligemment sale (je parle de leur hygiène pas de leur relation mais ai-je besoin de le préciser…)

    Clara Sheller, histoire de Nicolas Mercier et Stéphanie Tchou, réalisé par Renaud Bertand

    Avec : Mélanie Doutey, Frédéric Diefenthal, Thierry Neuvic, Valérie Donzelli, Christophe Malavoy, Bruno Salomone, Francine Bergé, Hélène Vincent,