Nicolas's profileXanderlandBlogLists Tools Help

Blog


    February 19

    I wanna date a superhero, baby !

    En surfant sur mon site de lesbiennes préféré (bon, techniquement je n'en ai qu'un, ça réduit les choix et oui, j'ai un site de lesbiennes dans mes favoris), j'ai trouvé un gentil petit quizz plutôt sympathique, pour peu que vous maîtrisiez la langue :
     
    img403/1705/datingguyswz3.jpg
     
    Il y a le modèle avec filles aussi, évidemment...
    Après avoir fait les deux, je suis plus content de ma compagne que de mon petit-ami et ça, ça craint !
    Je peux sortir avec Lois Lane, ce qui est bien quand on aime les femmes intelligentes et indépendantes, ce qui est mon cas
    Je peux sortir avec Spiderman, ce qui est bien quand on aime les mecs qui se suspendent au lustre et agitent leurs poignets pour vous balancer leurs filaments moites et collants à la figure, ce qui n'est pas mon cas...
    Encore une fois, je me demande si je ne me suis pas gouré dans mon orientation sexuelle, pfff !
     
    Et vous, vous couchez avec qui ce soir ?
    January 21

    C'est pas gagné !

    Sur la liste de mes résolutions 2008, il y en a deux, immuables, dont je ne m'acquitte jamais. Mais cette année est différente. Cette année, je vais avoir 30 ans (sur le papier uniquement, en vrai tout le monde sait que j'ai 26 ans et 48 mois) et si je veux un jour pouvoir bronzer tranquillement sur les plages de Buenos Aires pendant que mari et enfant barbotteront dans l'eau, il faut sérieusement que je m'y mette.

    Etape n°1 : trouver un job, un vrai pas un tout miteux comme le mien qui me rapporte rien
    Comme j'ai déjà un pied dans la place, je me suis dis que je pourrais toujours postuler au Conseil Général. Comme je suis un idéaliste, je crois qu'un CV et une lettre de motivation suffisent, que si je suis assez bon je décrocherai un entretien et si je suis encore meilleur on m'offrira un job. Si je ne me connaissais pas, je pourrais dire "qu'il est mignon !". Mais pas là. Le marché du travail dans le public est encore plus corrompu que dans le privé, qu'on se le dise ! Comme j'ai une copine qui connaît le DRH, mon CV se retrouve en haut de la pile et, toujours grâce à la même copine, j'obtiens un rendez-vous dans la foulée. Le rendez-vous m'ayant été vendu comme un café entre deux portes, je m'y rends les mains dans les poches avant d'être propulsé dans un bureau pour un véritable entretien. C'est la panique. Sauf que non parce que tout ce qu'on me demande c'est
    - Vous connaissez quelqu'un ?
    - Ben oui, je connais plein de quelqu'un, vous voulez lequel ?
    - Un élu.
    - Ah non, ça je fais pas (en vrai, je suis moins tarte, mais parfois c'est pas loin)
    Le gentil DRH m'explique qu'il a des tas de postes à pourvoir mais qu'il ne les donne que si tu peux justifier d'un appui politique. Et mes compétences ? Et mon expérience ? Et les 5 années où j'en ai chié pour décrocher mon diplôme ? (bon, pas tant que ça mais j'aurais pu me tuer à la tâche). Apparemment, tout ça n'a guère d'importance. Tout en moi crie au scandale mais je l'assure, de façon très professionnelle, que je me renseignerai auprès de l'élu de ma circonscription. Ma conscience hurle qu'il ne faut pas que je cède, que j'ai des principes moraux et qu'il faut que je m'y tienne mais l'intégrité n'a jamais payé les factures et, l'estomac noué, je finis par me résigner. J'appelle la permance du monsieur qui appartient en plus à un parti pour lequel je ne voterai jamais, on me demande de passer. Je passe, on me demande d'écrire. J'écris, on me demande de repasser pour déposer ce que j'ai écris... bref, l'étape n°1 est pour l'instant loin d'être gagnée. Tout ça pour un contrat de 3 mois, renouvelable une deuxième fois pour un autre contrat de 3 mois, lui-même renouvelable pour un premier contrat de 6 mois, lui aussi renouvelable pour un autre contrat de 6 mois, après quoi vous êtes renouvelé de 6 mois en 6 mois jusqu'à ce que vous passiez un concours (externe, il va de soi) qui vous permettra d'être titularisé... L'Administration française n'est qu'une vaste fumisterie !
    Ce n'est pas grave, je peux toujours passer à...

    Etape n°2
    : réveiller les muscles qui sont dans le coma sous ma peau
    J'ai la tenue, j'ai la coach perso, j'ai même de la musique pour mes oreilles ! Fort de mes séances de natation, que je devrais quand même reprendre, je me dis que ça ne devrait pas être si terrible que ça. On commence facile par un peu de cardio, je cours donc comme une andouille sur un tapis qui avance tout seul, c'est marrant même si ça donne un peu le tournis. C'est ensuite que les choses deviennent moins drôles. Ma coach, à qui j'ai dit que je voulais prendre des pecs et des abdos, me fait asseoir sur des tas de machines monstrueuses où je dois pousser et tirer des trucs. C'est chiant comme la mort et en plus ça fait mal. Rien debizarre, c'était l'effet escompté, , je ne m'inquiète pas, là où par contre je mets le hola, c'est quand je me retrouve sans prévenir au bord de la gerbe après un énième exercice de torture. Mon abruti de muscle cardiaque, que je soupçonne d'être complètement détraqué depuis qu'on l'a piétiné, n'a pas apprécié la surdose d'activités. Après une heure d'efforts, je rentre chez moi passablement découragé, maudissant toute ma communauté, crétins arrogants superficiels, qui ne choisissent leurs mecs qu'en fonction de leur plastique. La communauté homosexuelle n'est qu'une vaste fumisterie !
     
    Bref, pour la plage, c'est pas encore gagné, je vais peut-être essayer le Yémen, j'aurai pas à enlever mes fringues...
    December 29

    Petit bilan perso - Troisième

    Plus que 3 jours avec le grand saut vers une nouvelle année et l'heure est venue de dresser le bilan de celle qui va s'achever. Comme les années précédentes, parce que je suis monomaniaque et que le classement et les chiffres sont toujours autant orgasmiques, petit récap en chiffres :

    - J'ai eu 1 boulot, toujours le même, cette fois sur 1 contrat et 3 avenants pour une durée de 9 mois, ce qui fait un nombre total de 5 contrats et 6 avenants depuis novembre 2005. L'Administration m'épatera toujours.
    - J'ai vu 76 films au ciné, ce qui fait plus de 6 films par mois et c'est 6 de mieux que l'année dernière. Et il reste 3 jours pour atteindre les 80 ! (j'ai des challenges de fou, je sais...).
    - J'ai vu 54 séries (ce qui représente plus de 1000 épisodes dans l'année, rien qu'en l'écrivant ça me fait peur) dont beaucoup de daubes. Mais c'est parce que j'avais décidé de redonner sa chance à la fiction française. Grosse erreur, je referai plus. Pour le bilan ciné et télé, ce sera d'ici peu, surtout que j'ai quelques films à chroniquer, comme le soulignait Luluninette.
    - J'ai mis fin à 2 années de thérapie. J'ai donc la confirmation que je suis un masochiste obsessionnel qui manque cruellement de confiance en lui, quelle révélation !
    - J'ai repris 1 activité sportive, même si j'ai rien foutu en décembre, en pataugeant joyeusement dans une piscine, 29 séances en 4 mois, ce qui n'est pas trop mal pour quelqu'un qui hait le sport. Mes bras et mes jambes me disent merci. Mes pecs et mes abdos pas encore mais je crois que c'est parce qu'ils m'en veulent de les avoir négligés pendant 10 ans...
    - J'ai encore attiré 1 vieux, je vais finir par croire que je dégage des phéromones gériatriques. Et hormis mon ex, aucun mec de mon âge ne s'est montré intéressé. Mais c'est peut-être parce que j'en ai pas rencontrés. Ou alors quelque chose cloche chez moi. Faut que je réflechisse à la question...
    - J'ai survécu, une fois de plus, à cette charogne puante de Nini la teigne, ma collègue de bureau. Le nombre de fois où j'ai rêvé de l'agraffer jusqu'à la mort est incalculable.
    - J'ai enfin commencé à écrire ma propre série, même si elle stagne, faute de temps, à l'épisode 2. C'est une information dont tout le monde se fout mais quitte à faire un bilan, autant qu'il soit complet !
    - J'ai oublié de lire cette année et ça, ça ne me ressemble pas. Voilà bien 6 mois que je n'ai pas ouvert autre chose qu'une bd, un comics ou un manga. J'ai très honte...
    - J'ai négligé mon blog pendant près de 2 mois, dit aurevoir à la plupart de mes lecteurs (Pierre, Romain, Coyotus, Hexemorgane, Ben et Amélie), conservé quelques fidèles (merci à vous... je suis tellement démago, c'est monstrueux) et accueilli 3 nouvelles têtes (Karim le sériphile, Galadriel la romantique et Heav' l'insomniaque).
    - J'ai découvert, avec effroi, que la glace Praline & Cream de Häagen Dasz ne me faisait plus aucun effet mais j'ai développé une addiction à la compote de pommes en morceaux de chez Andros (je suis affligé par ce que je viens d'écrire, veuillez m'excuser).
    - J'ai pris 2 kilos, ce qui mène le nombre de kilos à perdre à 3 (vu que j'en ai pris 1 l'année dernière). Il faudrait voir à faire gaffe, mon gros !
    - J'ai gagné 1 vraie correspondante et c'est bien la première fois que j'entretiens une aussi longue relation épistolaire sans que le sexe soit une donnée de l'équation et c'est fichtrement agréable. Comme ça, on arrêtera peut-être de me dire que je veux me taper toute la blogosphère (c'est vrai quoi, il y en a eu que 2, merdeuh...)
    - J'ai eu 1 petit-ami avec qui les choses n'ont pas fonctionné (comme en témoigne l'utilisation du passé, vous êtes fûtés, vous l'avez noté tout seul), j'ai fait 1 fixation pathologique sur un pauvre garçon hétéro qui n'a pas du comprendre pourquoi je le regardais autant et je termine l'année avec 1 gros coup de coeur qui ne ménera à rien, vu que le petit gars est casé.
    - Rayon voyages et visites, j'ai beaucoup vu Orléans, petit-ami oblige. C'est froid et un peu désert aussi. Mais il y a un tramway (ce qui m'amène à la conclusion que je ne sors qu'avec des garçons qui vivent dans des villes à Tramway...). J'ai passé quelques jours à Paris chez mes amis Princesse et Kikouline (on sent toute la camaraderie virile dans ces surnoms) et j'ai visité l'hôpital de Draguignan, merci mon frère. Sympa, dommage que tout le budget soit passé dans la déco et pas dans l'embauche d'un personnel compétent. Pas de trip londonien cette année et je sens bien que la Granouille boude un peu...
    - Sans oublier 1 bonne grosse déprime de fin d'année comme j'en avais pas eu depuis un moment...
     
    Un bilan mitigé donc mais qu'on se le dise, 2008 sera mieux, c'est obligé... non ?... allez, siouplaît...

    Et vous, votre année 2007 ?
    December 27

    Masquerade

    Je suis parfait ! N'essayez même pas de me dire le contraire, je ne vous croierais pas. Je suis parfait, ma famille me l'a dit. Pendant 5 jours. Tous les jours. Plusieurs fois par jour. J'ai bien tenté, comme à chaque fois, de leur faire comprendre que j'en étais loin mais peine perdue, rien n'y a fait, le mantra familial est resté le même : "Il est parfait, ce petit". Et pour cause, "il boit pas, il fume pas, il se drogue pas". Comme si, au passage, on pouvait annoncer à sa famille au repas de Noël : "vous avez déjà essayé l'héro, je suis addict à mort, je vous le conseille"...
    Vous en conviendrez, les critères de perfection selon ma famille ne sont pas très élevés et certains, comme toi petit lecteur qui le pense très fort et que j'entends d'ici, n'hésiteraient pas à remplacer le mot "parfait" par le mot "chiant". J'assume complètement mon côté jeune homme de bonne famille bien sous tous  rapports. En plus, je ne bois même pas de café, un argument de taille selon mon grand-père, sorte de sapin sur la bûche de Noël.
    Mais la clé de ma perfection ne réside pas seulement dans mon régime d'ascète. Pour les miens, je suis ce garçon gentil et serviable, toujours d'humeur constante, qui anticipe les moindres désirs avant même qu'ils soient formulés et qui accepte toutes les corvées sans broncher. Que d'abnégation, que de sacrifice ! Saint Nicolas LeGay, martyr consentant, béatification certifiée. Mais finalement, non. Ma gentillesse, si elle n'est pas totalement feinte car je crois foncièrement être un brave petit gars, sert avant tout à assurer ma tranquilité. Dès que j'ai été en âge de mentir avec conviction, c'est-à-dire assez tôt, j'ai compris qu'il n'y avait pas meilleur paravent pour ce que j'avais à cacher que de me conforter à cette image. Et même après l'annonce vitesse grande V de mes penchants inavouables (ma mère, la Ferrari des porteuses de nouvelles), j'ai continué à jouer le jeu. Parce que le savoir est une chose mais être directement confronté à la réalité de la situation en est une autre. Du coup, plus personne ne m'a demandé si j'avais une copine mais personne ne m'a demandé non plus depuis si j'avais un copain. Par contre, les questions sur le boulot, ça ne loupe pas. A croire que je ne suis qu'une bête de somme !
    Mais à trop porter ce masque policé et asexué, j'ai fini par me détacher émotionnellement de toute ma famille. Je compatis, je réponds présent mais les ennuis de santé et les revers financiers des uns et des autres me laissent froid. "Il est fort, ce petit, il est comme sa grand-mère, il peut tout encaisser". Sauf que non, le petit n'est pas fort, le petit est juste incapable de ressentir quoi que ce soit. Mais je sais très bien faire semblant ! De la graine de psychopathe, le Nico... Un Dexter en puissance... D'ici à ce que je les massacre tous à coups de pelle...
    Quand je vous dis que je suis parfait !

    November 27

    Welcome back, me !

    Non vraiment, ça ne se fait pas de disparaître comme ça sans laisser de nouvelles, c'est pas correct. Ma mère ne m'a donc rien appris au cours de mes nombreuses fugues imaginaires de la maison ?

    Mea culpa, je vous ai lâchement abandonnés durant presque 2 mois et ce, sans aucune raison valable. Mais il faut dire qu'entre les départs successifs de mes plus anciens lecteurs et une vie perso de plus en plus stagnante, il devenait difficile de mettre cet espace à jour, surtout au rythme que je m'étais bêtement imposé. Disons juste que j'en ai eu marre et que j'ai voulu faire une pause. Sauf que je n'ai pas dit que je partais. Et ça, vraiment, ça dénote un manque flagrant de correction. Surtout que j'ai continué à vous lire en catimini, fourbe que je suis. Vous pouvez me battre si vous le souhaitez, je ne vous en tiendrai pas rigueur. Et puis, dans cette période de famine affective, ça sera toujours ça de pris !
    Pourquoi revenir, me direz-vous ? Est-ce que Pierre, Rhum Raisin, Coyotus ou Kinitoon ont rouvert leurs espaces ? Non. Est-ce que ma vie est soudain devenue digne d'intérêt ? Pas que je sache. Mais voilà, ça me turlupinait de laisser mon blog partir à vau l'eau, ça ne fait pas très obsessionnel. Et j'aime être obsessionnel. Et puis je dois reconnaître que très égocentriquement, je voulais dire à ceux qui s'inquiétaient de mon silence, que j'allais bien...
    Le point positif de mon absence prolongée c'est que vous avez échappé à la haine vindicative qui m'a entièrement consumé au point de me faire craindre l'ulcère, une haine féroce qui m'a poussé à souhaiter la mort dans d'atroces souffrances de cette ignoble pourriture nauséabonde qu'est ma collègue. Heureusement pour moi, son contrat est arrivé à terme et j'ai pu retrouver un peu de paix intérieure. Je vais peut-être pouvoir à nouveau m'alimenter le midi...
    L'autre fait marquant de ces deux mois, c'est que mes 30 ans se rapprochent inexorablement. Et ça, c'est profondément injuste. Pourquoi moi ? (comme dirait Joey) Pourquoi moi ? Life sucks ! Comme c'est mon billet de retour, je vous épargne les grandes tirades larmoyantes, signe d'un retour de dépression, sur mon existence vide de sens, mes rêves avortés et la sensation d'être un produit périmé. Autant de joie de vivre dans une seule personne, ça frôle la béatitude. Judith Godrèche n'a qu'à bien se tenir.
    Quoi qu'il en soit, je suis là, à un rythme moins soutenu qu'avant, parce que je me fais vieux et  que je ne veux pas me laisser bouffer par mon sale gosse de blog, mais je suis là quand même !

    Ah, Nico, tu ne nous avais tellement pas manqué au final... toujours à geindre...
    September 23

    Egocentriquement votre

    En attendant que je me décide à faire mes critiques ciné, qui prennent un retard monstrueux faute d'envie de les rédiger, voici les solutions à mon quizz égocentrique :

    1 Nico aime la famille, la preuve il a déjà couché avec deux frères : VRAI
    Je ne suis pas très porté sur les réunions familiales même si j'aime certains membres de ma famille. Pas au point de coucher avec eux cependant, je ne suis pas complètement immoral et pervers. En revanche, je dois avouer que j'ai eu moins de problème de conscience à coucher avec deux frères. Mais pas ensemble tout de même. Le coeur a parfois ses raisons...
    2 Lorsqu'il était petit, Nico a écrit à MacGyver pour lui dire qu'il était son héros : VRAI
    Je ne sais plus très bien ce que je lui ai écrit mais je me souviens avoir passé du temps avec mon dictionnaire pour lui faire une belle lettre en anglais. Il ne m'a jamais répondu. Ensuite, il a joué dans Stargate. Bien fait !
    3 Il ne l'avouera jamais, mais Nico rêve secrètement de se taper Patrick Fiori dès qu’il l’entend chanter : VRAI
    Je ne sais pas ce que ma mère a fait lorsqu'elle était enceinte mais je me demande si elle n'a pas éconduit trop violemment une jeune femme corse qui s'est vengé sur son premier enfant à naître. Depuis, j'ai un truc avec les primates de l'île de Beauté.
    4 Il pourrait le reconnaître mais il ne le fera pas, Nico a très envie d'une nuit avec Vincent Lindon : FAUX
    Je ne peux pas non plus cumuler toutes les tares !
    5 Nico a comme deuxième prénom le nom du chien des Thénardier : VRAI
    Pas besoin de relire Les Misérables, juste d'avoir entraperçu une fois une quotidienne de Secret Story avec ce couple absolument atroce et leur fidèle toutou aka Maxime Leconte. Je m'appelle donc Nicolas Maxime.
    6 Nico aime tellement Jean-Pierre Foucault qu'il a participé à Sacrée Soirée : FAUX
    En tant qu'ancien petit chanteur de Monaco, j'ai du accomplir certaines choses dans ma vie dont je ne suis pas très fier. Comme par exemple chanter avec Début de Soirée devant Jean-Pierre Foucault pour son émission culte Sacrée Soirée. Mais absolument pas parce que je l'aimais !! Tout ce dont je me souviens c'était qu'il avait un gros ventre et qu'il criait sur sa maquilleuse parce qu'il avait chaud.
    7 Nico s'est tapé le bout de gras avec feue la femme du Président Palmer de 24 : VRAI
    Grace à l'anglais yaourt de Cécile, j'ai eu le droit d'être son interprète lors de ses interviews au Festival de Télévision de Monte Carlo. Du coup, on a pu parler avec plein de gens qui sont connus dans le petit écran et c'était bien. Non, non, je ne me la pète pas...
    8 Nico a déjà été placé sous la protection d'un type avec un flingue : VRAI
    Dans mon ancien boulot, j'étais l'employé fourre-tout et je ne sais pas encore très bien comment je me suis retrouvé en charge de la caisse des manifestations qu'on organisait. Entre les recettes des entrées et la paye des pilotes de motocross, j'avais un sacré paquet de billets dans ma grosse boîte, d'où une escorte par le chef du service de sécurité. Ca fait quand même un drôle d'effet de voir un type sortir un fusil et demander à deux de ses gars de m'encadrer le temps que je mette l'argent en lieu sûr.
    9 Nico a déjà passé 24 heures devant sa télé : FAUX
    Je suis un garçon normal, contrairement aux apparences et parfois je dors.
    10 Nico sait jouer de la guitare : FAUX
    La guitare est l'instrument par excellence du vil séducteur à cheveux longs au coin du feu. Je vomis donc Christophe Maé.
    11 Nico sait jouer du piano : VRAI
    Enfin, techniquement j'ai su mais après 15 ans sans en toucher un, même Ross dans Friends serait capable de jouer La Lettre à Elise mieux que moi
    12 Nico a suivi les Feux de l'Amour du temps où Christine s'appelait encore Cricket : VRAI
    Ma mère était fan, c'était l'heure de la digestion... depuis Phillip Chancelor est mort et Nina s'est suicidée. Aux dernières nouvelles je crois que Christine couche avec l'avocat qui avait essayé de la tuer...
    13 Nico a suivi Sous le Soleil du temps où Tonya Kinzinger s'appelait encore Mallaury Nataf : FAUX
    Traumatisé par des années de sitcoms AB, je n'ai pas pu tenir plus de 5 minutes devant le premier épisode. Et puis 3 filles qui se dandinent en maillot sur la plage, c'était un peu trop pour l'homo que je suis
    14 Nico trouve que Cendrine Dominguez est la meilleure animatrice de Fort Boyard : FAUX
    Cendrine Dominguez n'est pas la plus mauvaise animatrice de l'Hexagone, pour ça on a Nathalie Vincent mais elle manque cruellement de sympathie. Sophie Davant était mieux. (c'est la première fois que j'écris Sophie Davant sur ce blog, je me demande si ça va m'attirer la clique de pervers qui veulent la voir nue).
    15 La véritable couleur de cheveux de Nico est brun : FAUX
    J'aurais bien aimé et même si je me suis déjà fait colorer les cheveux en brun, je suis châtain clair, voire blond... La vie est mal faite.
    16 Le deuxième prénom de Nico lui vaudrait d'être traîté de maquerelle s'il était une fille : FAUX
    Et non, c'est mon nom de famille. Rappelez-vous le scandale de Madame Claude ! Bon ok, vous n'avez pas de raison particulière de vous en rappeler mais moi si ! Des années à subir les mêmes blagues bidons sur ma pauvre épouse qui ne manquera pas d'ouvrir un bordel. Pour la peine, je suis devenu pédé !
    17 Nico aime la famille, la preuve il fricotait avec son cousin quand ils étaient petits : FAUX
    Mes cousins ont respectivement 5 ans de plus et 11 ans de moins... difficile de fricoter. Ah oui, et au-delà de l'âge, ce sont mes cousins, ça ne se fait pas (même si mon vieux cousin est plutôt mignon)
    18 Lorsqu'il n'était pas si petit que ça, Nico a écrit à Sébastien Courivaud pour avoir un autographe : FAUX
    Non mais ça va pas, non ?!
    19 En plus de son piercing à l’arcade, Nico a un piercing au téton droit : FAUX
    J'ai une inflammation aréolaire rien que d'y penser.
    20 Au cinéma, Nico aime bien enlever ses chaussures une fois que la salle est dans le noir : FAUX
    JAMAIS ! SACRILEGE ! On ne mange pas, on ne boit pas, on ne parle pas, on ne met pas ses pieds sur le siège, on n'enlève pas ses chaussures, on ne joue pas avec son téléphone, on ne rôte pas et on ne met pas des heures pour désemballer un bonbon !
    21 Petit, Nico a sauté du balcon de son appartement au 4° étage : VRAI
    Maman partie voir la voisine, croyant son petit garçon de 6 ans endormi, je me suis retrouvé seul dans un appartement fermé à clé. Et j'ai eu la trouille. Alors je me suis dit qu'il fallait que je retrouve ma mère. J'ai donc enjambé le balcon pour sauter sur le palier qui faisait angle. Après je n'ai pas bien compris pourquoi ma mère est devenue blanche en me voyant et s'est mise à pleurer en me prenant dans ses bras.
    22 Petit, Nico s’est caché dans le congélateur de ses grands-parents pour jouer à cache-cache : FAUX
    Est-ce que quelqu'un se souvient de la secrétaire naine de High Secret City, La ville du grand secret ? C'est comme ça qu'elle est morte ! Et puis, mon pouvoir c'est de voler par dessus les balcons pas de résister au froid.
    23 Nico a déjà écrit une fanfic sur Buffy : FAUX
    Pourquoi essayé de surpasser Dieu lui-même ?
    24 Nico a déjà écrit une fanfic sur Hélène et les garçons : VRAI
    C'est avec une grande honte que j'avoue aujourd'hui avoir écrit une fanfic pitoyable sur cette série non moins pitoyable dans laquelle Nicolas et Etienne finissait par s'embrasser... je pense qu'avec cette révélation, j'ai perdu toute l'estime que vous auriez pu avoir pour moi...
    25 Nico a déjà écrit une fanfic où Jack Bauer se fait assassiner : VRAI
    C'était Willow qui le tuait. Et Bosco et Yokas enquêtaient sur l'affaire. Mais elle était défendue par Bobby Donnel alors ça allait... Parfois, je me fais peur dans ma tête...
    26 Nico a vu le fils de Julien Lepers se manger un poteau : VRAI
    Techniquement je ne sais pas si c'est son fils, son neveu ou le fils d'une amie mais vu la façon dont il lui a gueulé dessus, j'espère que le gamin l'a dénoncé aux autorités compétentes
    27 Nico a vu Philippe Gildas s’enfuir à scooter : VRAI
    Comme je suis un peu agoraphobe sur les bords, lorsque je vais au Festival de Cannes (une fois tous les quatre ans, c'est le temps qu'il faut pour me remettre de toute cette foule hurlante agglutinée pour voir un bout de cheveux d'une animatrice télé de seconde zone), je reste dans un coin. C'est là que je l'ai vu s'enfuir. Au moins il ne prend pas le risque de se faire ignorer par le public.
    28 Nico a déjà aidé Annette Schreiber à retrouver son chemin : VRAI
    Draguignan est une ville fabuleuse avec son festival de l'Olive ! On accueillait chaque année de grands chanteurs comme Claude Barzotti, Jill Caplan et Annette Schreiber qui a quand même réussi à se paumer dans la seule rue habitée de la ville...
    29 Nico a vu Jean Amadou faire pipi contre un arbre : FAUX
    Le pauvre ne tient même plus debout sur ses jambes, vous pensez vraiment qu'il peut faire pipi contre un arbre !?
    30 S’il devait participer à une émission de télé-réalité, Nico s’inscrirait à La Nouvelle Star : FAUX
    J'aurais trop peur de transpirer sous les projecteurs alors quitteà choisir une émission de rel TV, je prendrais Koh Lanta. Au moins, je pourrais perdre mes kilos en trop !
    31 Le premier garçon pour lequel Nico a craqué s’est avéré être un nain : VRAI
    J'avais 9 ans, il s'appelait David (j'étais prédestiné) et on était en CM1. Plus tard j'ai appris par sa mère que c'est la dernière année où il a pris des centimètres...
    32 Nico connaît quelqu’un qui a aimé L’Hôpital : VRAI
    "C'était génial" dixit Nini la teigne... j'ai pleuré à l'intérieur en me demandant "pouquoi moi ?"
    33 Nico connaît quelqu’un qui a lu le livre de Loana : VRAI
    Mes ex ont des lectures particulières...
    34 Nico connaît quelqu’un qui a acheté l’album de Phillipe Risoli : FAUX
    Vous pensez pas qu'avec les deux du dessus, c'est déjà largement suffisant dans le quota gros beauf ?!
    35 Le premier garçon pour lequel Nico a craqué est aujourd’hui en prison : FAUX
    En revanche le premier garçon avec lequel j'ai couché a fini policier. Je me demande si je vais pas le dire à ses collègues...
    36 Nico a déjà porté une robe et des haut talons : VRAI
    C'était Halloween et j'étais Morticia Addams. Un mec a cru drôle de me mettre la main aux fesses. Depuis je ne me déguise plus jamais.
    37 Nico a déjà porté une aube et une croix de bois : VRAI
    Mais contrairement aux écossais, on garde nos vêtements en dessous. faudrait pas encourager les curés non plus...
    38 Nico a déjà porté des collants et un tutu : FAUX
    J'ai bien émis le souhait de faire de la danse mais mon père, qui craignait pour ma virilité, a refusé. Pour me venger, je suis devenu pédé.
    39 Nico a crée un tableur pour y ranger les gens qu’il connait : VRAI
    Ca s'appelle un répertoire
    40 Nico a crée un tableur pour y ranger les garçons avec lesquels il est sorti : FAUX
    Mais je tenais à vous remercier de tous croire que je suis suffisamment taré pour le faire !

    Et voilà pour les (pseudos) révélations, merci à ceux qui ont bien voulu se prêter au jeu. Cécile, l'honneur est sauf, tu es celle qui me connaît le mieux (il y avait intérêt !)
    September 19

    Réveil d'un psychopathe

    Ca aurait pu être pire. C'est en tout cas ce que je me suis dit après l'avoir fait. Rien pourtant ne me laissait croire que je le ferais, j'ai agi sur un coup de tête, ce qui me ressemble assez peu. Mais il fallait bien que tout ça cesse à un moment. Et il était grand temps.
    Pour être honnête, j'avais déjà tenté le coup quelques jours auparavant. Je m'étais rendu à l'endroit indiqué, réglant mon réveil plus tôt pour l'occasion, et, une angoisse certaine au creu de l'estomac, je l'avais attendu. Il n'était pas venu. Pas plus le lendemain, ce qui m'a fait craindre qu'il ait définitivement quitté son poste, me laissant seul avec mes regrets. Je n'aime pas les regrets, ça vous ronge de l'intérieur les soirs de déprime. Mais comme je l'ai croisé quelques jours plus tard, j'en ai déduis qu'il était toujours là. Alors ce matin, lorsque je l'ai vu s'éloigner, je l'ai suivi. J'ai marché un peu pour le rattraper, ne pouvant décemment pas hurler un "Cédric the Skaterboy, arrête toi" déjà parce qu'on ne hurle pas après les gens qu'on ne connaît pas et surtout parce qu'il y avait peu de chances qu'il s'appelle Cédric the Skaterboy. C'est juste le nom que je lui avais donné. Arrivé à sa hauteur, je lui ai dit "excuse-moi" et c'est là que c'est arrivé. Il a sourit. Je me suis présenté, il m'a confirmé qu'il ne s'appelait pas Cédric the Skaterboy et il m'a laissé déballer mon discours prémâché sur ma tendance pathologique à devenir obsessionnel. Je me suis à nouveau excusé. Je le savais hétéro, ma démarche n'était donc en rien une technique de drague. Je voulais juste me confronter à la source de mon obsession ridicule, quitte à être humilié, et gentiment tourner la page. Mais Cédric the Skaterboy qui ne s'appelle pas Cédric the Skaterboy a fait un truc totalement stupide, il m'a regardé dans les yeux, m'a adressé son plus joli sourire, et m'a dit qu'il n'y avait aucun problème, qu'il lui arrivait aussi de bloquer sur les gens. Je ne sais pas très bien ce qu'il a dit d'autre, tout ce que je voyais c'était ses yeux qui se plissaient quand il souriait et son adorable cicatrice au-dessus de la lèvre. Et c'est une image qui m'a suivi toute la journée. Alors, bien sûr, je ne le regarde plus dans le bus mais la démarche qui devait servir à passer à autre chose n'a finalement fait qu'attiser ma pitoyable obsession.
    J'ai peur que la Glenn Close qui est en moi finisse par sortir. Pourvu qu'il ait pas de lapin...
    August 22

    Des sons et des lettres

    Au chapitre des bizarreries nicoliennes, il y en a une dont j'ai assez peu parlé jusqu'à présent : je hais le R et le G. C'est un peu étrange de détester des lettres mais certains sont bien capable de tergiverser pendant des heures sur les plus jolis jours de l'année à entendre. Je n'aime donc pas les sons rauques et gutturaux. Les gens qui accentuent les r quand ils me parlent me donnent l'impression qu'ils me crachent leurs phrases à la figure et c'est certainement pour cette raison que j'aime autant la langue anglaise et sa façon pommedeterrienne d'envelopper les R. Alors que l'allemand me fait horreur. Il y a donc des mots que je n'aime pas comme gratin, racaille, procrastiner, grammaire ou croûte. Parce que c'est moche à entendre. En contrepartie, j'aime beaucoup lune, chaton, lancinant, polisson et mélancolie. C'est pourquoi mes enfants ne s'appeleront jamais Gargamel et Griselda, ni même Raquel, Carpophore ou Marguerite.
    Maintenant que cette révélation, capitale vous en conviendrez, est faite, je vous pose la question : est-ce que vous aussi, vous avez des lettres fétiches, des couleurs associées, des mots qui vous rebuttent (il faudra que je pense à vous dire à quel point le mot poil me débecte) ou que vous adorez répéter ?


    (il faut que j'arrête de déballer toutes les âneries qui me passent par la tête, vous allez vraiment finir par me prendre pour un taré)

    August 09

    I'm a monster

    Depuis hier, je suis en vacances ! Youhou !! Youhou ? Non pas youhou, parce que mes vacances, je les passe au bureau... C'est un peu naze, je sais. Il faut dire aussi qu'en raison d'événements complétement dépendants de ma volonté, j'ai un peu pourri mes vacances tout seul. Alors pour ne pas me laisser bouffer par les remords et la culpabilité, je bosse. Et c'est bien de bosser quand on a du travail, ce qui, pour une fois, est heureusement le cas. En revanche, ce qui l'est moins, c'est de rentrer à la maison. Mais là aussi, j'ai trouvé un remède pratique pour ne pas penser à l'ignoble individu que je suis, un remède qui vous fera dire que peu importe le sens qu'on donne à ce mot, j'en suis quand même un : je range, je classe, je trie, je jette. Oui, vous pouvez le dire, je suis un monstre. Mais entre les piles de fringues à bazarder, la paperasse à brûler et les magazines à jeter, j'ai de quoi enfouir ma conscience hurlante dans les limbes les plus profondes. Du coup, je peux dire haut et fort, au vu de ce que je (re)découvre dans mes placards que je garde vraiment n'importe quoi et que je m'habille franchement n'importe comment. Et la honte, au demeurant, ce n'est pas si bon que ça... Et vous, vous faîtes quoi en cette fin d'été ?
    July 19

    C'est le squat que je préfère

    Je suis un solitaire. Certains diront même un asocial. J’aime être seul, j’aime vivre seul même si, comme toute bonne midinette qui se respecte, je rêve de partager une maison avec l’homme que j’aime et nos enfants. Ce que j’aime le plus dans la solitude de mon grand appartement de 25m², c’est le silence. Le silence est un ami formidable qui ne déçoit jamais. C’est reposant le silence et ça peut se rompre quand on veut. Parfois aussi quand on ne veut pas. Pour ça, je peux dire merci à mes voisins. Le voisin est un individu conçu pour vous pourrir la vie. Il ne pense qu’à lui, n’aime que lui et ignore jusqu’aux règles basiques de bienséance pourtant cruciales lors de l’apprentissage de la vie en société. Exemple avec mes voisins :
    Monsieur Aigri prend à peu près la même intonation pour dire merci quand vous lui tenez la porte que pour dire va te faire foutre. Comme son look le laisse supposer, Monsieur Aigri, avec ses cheveux sales et gras, ses t.shirts sales et tout froissés et ses doigts sales et jaunis, aime s’exploser les tympans le dimanche matin avec du reggae torse nu sur sa terrasse, un gros pet’ à la main. Bizarrement, l’herbe n’a pas d’effet relaxant et Monsieur Aigri reste constamment aigri, surtout après qu’un voisin excédé ait fini par hurler un ‘moins fort la musique’. Monsieur aigri n’a pas d’humour. Ce que Monsieur Aigri a, en revanche, c’est l’appartement d’à côté, qu’il loue, certainement pour se venger, à tout un tas de cas sociaux, rejetés par toutes les agences de location. Monsieur Aigri est l’arche de Noé du locataire en détresse.
    Il y a les Irlandaises qui tiennent absolument à cultiver le cliché selon lequel les irish sont tous des soulards et qui collectionnent les cadavres de bouteilles sur le balcon, bouteilles qu’elles se sont sifflées bruyamment jusqu’à pas d’heure.
    Il y a les Sénégalaises, qui doivent certainement souffrir d’un problème d’audition, les pauvres, tant elles hurlent pour se parler, ce qui se comprend quand on sait que l’une habite l’aile ouest de l’appart à 30 cm de l’aile est, occupé par les outils de cuisine sur lesquels elle cognent sans relâche parce que la cuisine se doit d’être un instant musical. Surtout la nuit.
    Il y a la famille Bidochon qui vivent à 8 dans 25m², ce qui oblige papi à dormir sur la terrasse. A moins que ce ne soit un choix stratégique pour éviter ses ronflements qui remontent jusqu’en haut de l’immeuble.
    Et puis il y a les copains sonotones qui font hurler leur télé et donc doivent parler fort pour couvrir le bruit de l’émission qu’ils écoutent.
    Il y a eu aussi, Party Girl qui organisait de superbes soirées aux chandelles. Mon voisin du dessus, qui rêvait secrétement d’être pompier, a jeté une casserole pleine d’eau sur sa table. On ne rigole pas avec les bougies. A moins que ce ne soit parce qu’elle venait de lui hurler un tonitruant ‘Ta gueule’ après qu’il lui ait demandé gentiment de baisser d’un ton.
    Au rayon des voisins permanents, si j’ai dit aurevoir avec beaucoup de tristesse à mon voisin très mignon mais certainement hyperactif qui aimait cogner son beau-frère contre le mur qui nous séparait, je ne peux en dire autant de mon voisin du dessus, qui joue à la baballe avec son caniche et aime déménager à 3 heures du matin. Mais il n’y a pas d’heure pour les braves. C’est ce que ce couple de quinqua devait se dire lorsque madame hurlait des ‘oh oui, oh oui, c’est bon’ au milieu de la nuit.
    Mais le tableau ne serait pas complet sans mon adorable voisine du 4ème qui vient sonner à votre porte, un couteau à la main, pour vous informer qu’elle peut vous tuer parce qu’elle en a le pouvoir, le tout les dents mal lavées et l’haleine fétide, ce qui est presque aussi dangereux qu’un couteau pointu. Depuis, elle est sous médoc et dit bonjour et merci quand je lui tiens la porte. En revanche, j’ai arrêté de prendre l’ascenseur avec elle. De toute façon, le chien du dessus a chié dedans alors…
    July 15

    Leitmotiv

    Il faut que... C'est ma phrase fétiche du moment !

    Il faut que je continue à écrire, il faut que je publie un billet, il faut que je laisse des commentaires, il faut que je réponde à mes mails, il faut que j'aille au ciné, il faut que je rattrape mon retard en série, il faut que je finisse le bouquin que j'ai commencé il y a 3 semaines, il faut que j'appelle mes amis, ma famille, mon petit-ami, il faut que je voie mon ex pour finaliser notre divorce, il faut que je perde du poids, il faut que je fasse de l'exercice, il faut que j'aille chez le médécin, chez le dentiste, chez l'ophtalmo, chez le coiffeur, il faut que je fasse les courses, il faut que je fasse le ménage, il faut que révise mon concours, il faut que nettoie mon placard par le vide... une liste beaucoup trop longue, surtout si on rajoute l'impératif il faut que j'aille bosser... rien que de l'écrire, je suis déjà épuisé, d'où la dernière chose sur ma liste : il faut que je me repose !!
    J'aurais du faire prof, j'aurai eu des vacances...

    Et vous, pas trop épuisés ?


    (ce billet est navrant, mais compte tenu de la fréquentation de ce blog ces derniers jours, personne ne s'en rendra compte... il faut que j'arrête d'être psycho-rigide)
    June 15

    So cliché

    Il existe un bon paquet de lieux communs sur mes congénères, dans et hors la communuaté (la notion de communauté étant elle-même un lieu commun), et même si certains ne sont pas totalement faux, la plupart sont juste dévalorisant un peu à l'image de ces pauvres blondes qui sont condamnées à être de ravissantes idiotes. Toutefois, en y repensant et dans un souci de réappropriation du cliché, j'ai trouvé 10 bonnes raisons qui viennent satisfaire la lesbienne qui sommeille en moi...

    5 raisons qui feraient de moi une bonne lesbienne
    (ou comment The L Word m'a mangé le cerveau) :
    - J'ai un bien meilleur goût en matière de filles que de garçons et ce en déplaise à Amélie qui, en tant qu'hétéro et fan à mort de la très malsaine Asia Argento, est assez mal placée pour me dire le contraire.
    - Laissez-moi trois minutes avec un garçon et je suis capable de pousser mes meubles pour le laisser emménager avec moi.
    - Le sexe est indisociable du sentiment amoureux ou du moins d'un attachement sincère à l'autre, ce qui laisse entendre que toute partie de jambes en l'air est à inscrire dans le cadre d'une relation et va bien plus loin que le simple besoin de se vider la tête.
    - Je hais Jenny 'Fucking' Schecter (mais je crois que c'est du bon sens) et j'imagine des tas de relations amoureuses entre filles dans chacune des séries que je regarde.
    - A l'époque où je le lisais, je m'insurgeais contre les 5 pauvres pages de Têtu-e dans le magazine gay Têtu tout en reconnaissant que ce sont les 5 pages les mieux écrites et les plus intéressantes

    5 raisons qui font de moi un très mauvais pédé
    (ou comment j'ai renié Mylène F.) :
    - Ma libido a très souvent frôlé le zéro, au point de faire de la peine à mes amies qui me disaient d'un air compatissant "mais qu'est-ce qui va pas chez toi ?"
    - Je ne danse pas, je ne chante pas, surtout pas trois octaves au dessus de mon registre et je ne sais pas faire la différence entre une dolly et une after, ce qui finalement n'est pas gênant puisque je ne mets jamais les pieds en boîte.
    - Je ne supporte pas qu'on parle de moi au féminin, je suis mort de honte lorsque par mégarde mes intonations sont trop haut perchées, je ne croise jamais les jambes et ai fixé des barres en fer pour éviter que mes poignets cassent. Je crois que je suis un peu follophobe et c'est très mal, surtout venant de quelqu'un qui revendique le droit à la diversité comportementale et sexuelle.
    - Brian Kinney m'ennuie et j'imagine des tas de relations amoureuses entre garçons dans chacune des séries que je regarde
    - La taille n'a aucune importance...
    May 25

    So long Maurice...

    Il fallait bien que ça arrive un jour, depuis le temps que je m'en plaignais !
    A l'occasion de mes 26 ans et 36 mois, mes gentilles mamans (© Cécile) ont eu la bonne idée de m'offrir ça : un nouvel ordinateur !
    Bon je vous passe la phase d'excitation complètement indécente où je me roule, nu et la bave aux lèvres, sur mon canapé, en anonnant d'une voix de demeuré sous acide 'ordinateur, ordinateur, ordinateur'. 4 petits jours après avoir passé commande, mon nouvel ami arrive enfin à la maison. Il n'est même pas encore installé qu'il montre déjà son côté joueur en cachant l'écran dans un autre carton qui arrive deux heures plus tard. Oui, parce que cette fois, mon ordi est un fixe.
    Echaudé par 4 années de vie commune avec Maurice, atteint d'une forme rare de bronchite asthmatique et de progeria, j'ai préféré opter pour la version plus encombrante mais plus résistante. Les ordis , c'est comme les hommes, ce n'est pas ceux qui sont le mieux bâtis qui offrent le plus de plaisir.
    Du coup, j'ai gentiment éteint Maurice, sans le prévenir toutefois qu'il allait être remplacé. Parce que je l'aime bien Maurice, même s'il souffle au moindre effort (manger, bouger qu'ils disent ! On voit qu'ils connaissent pas Maurice), qu'il met 45 minutes pour exécuter deux tâches (fonctionnaire dans l'âme ce Maurice) et qu'il met 25 minutes montre en main pour s'allumer et s'éteindre (il sait se faire désirer, mon petit Maurice, une vraie diva !). Alors, pour ne pas lui faire peur, j'ai gardé le silence. Je suis lâche, je le sais bien mais c'est que j'ai un petit peu de peine. Alors, je le regarde somnoler sur ma table basse, certainement persuadé que je le rallumerai d'ici quelques heures alors qu'il n'en est rien. Et à ceux qui disent que Maurice est bon pour la casse, je répond que non, mon gentil Maurice ira dans un refuge pour ordinateurs où il sautillera dans les prés avec d'autres amis ordinateurs et où ils feront de grandes rondes en chantant.
    Et tandis que Maurice se repose de 4 années d'une relation excessivement intense, mon nouvel ami et moi commençons sans aucune retenue le premier chapitre de notre existence commune. Comme c'est le début et qu'on ne se connaît pas encore très bien, il cherche à prendre le dessus en m'imposant son système d'exploitation avec de grosses icônes très moches et refuse de s'alimenter à internet via un port usb classique parce que Monsieur veut un gros câble ethernet, petit cochon ! Mais je vais te le dompter rapidement... dès que je lui aurai trouvé un nom approprié... Un mieux que Maurice. Il manquerait plus qu'il me fasse une dépression parce que son nom ne lui convient pas ! Jean-Sélim peut-être ou Honoré...
    May 16

    Rain man

    Comme je l'ai récemment démontré sur ce blog rose, je suis un malade du classement (d'ailleurs, à ce propos, merci d'encourager avec autant de constance mes vices les plus atroces). Mais ça vous le savez déjà. Pourquoi, vous demandez-vous (à moins bien sûr que vous ne soyez intimement persuadé que je suis juste psychopathe, ce qui n'est certes pas totalement faux mais quand même pas très sympathique de votre part, excusez-vous). Les quelques rudiments que je peux avoir en psychologie tendraient à agrémenter l'hypothèse selon laquelle je cherche à combler la sensation de manque de contrôle de ma vie en maintenant l'ordre de ce que je peux maîtriser... ou alors je suis toqué, mais c'est une hypothèse trop effrayante, parce que ça ferait de moi un Monk et je n'ai pas les cheveux adéquats. Il y a quelques mois, vous aviez eu droit à ça, aujourd'hui vous pouvez constater l'étendue des dégâts avec ça.
    Mais si j'écris ce billet, ce n'est pas non plus pour qu'on me jette des pierres, j'en ai déjà, merci, mais pour vous demander, à vous qui vous gaussez bêtement, je le sais, derrière votre écran, quelle est votre obsession la plus pathologique, celle qui, si elle était révélée à la face du monde réel, vous conduirait tout droit chez les fous. Après je les classerai par degré de dangerosité ou par potentiel érotique ou par degré d'inaptitude sociale ou...
    May 10

    La fête du sleep (jeu de mots navrant)

    Logiquement je ne suis pas sensé être là. Je devrais être bien sagement couché, sous ma gentille petite couette bleue parce que moi madame je suis un homme, quoi de plus naturel en somme, les paupières closes et les cavités nasales frétillantes parce que même la nuit je respire, d'ailleurs, parfois ça me réveille, c'est que c'est un peu effrayant de savoir que la machine continue de fonctionner alors que vous l'avez mise au garage. Donc, je ne devrais pas être ici, épuisé que je suis par des nuits de tout juste 5 heures, des journées de boulot un poil plus longues que d'ordinaire mais rendues bien plus éreintantes par les gémissements chantés constants de ma collègue et surtout une crise de sinusite matinale dont mon brave camarade Vincent Dubus n'a pas compris que ça ne soignait pas en hurlant de très agaçants 'Mais tu dors ?'. Seulement voilà, à force de lutter, mon organisme, le saligaud, m'a lâchement abandonné, alors que je lui avais bien spécifié en m'allongeant sur mon canapé que ça ne devait pas durer plus de cinq minutes, en me plongeant dans un sommeil de plus d'une heure. Pour être plus précis, je me suis endormi comme une grosse loque. Pour côtoyer au quotidien des experts de cette pratique sournoise, la sieste est appréciable lorsqu'elle survient en début d'après-midi, voire vers l'heure du goûter et qu'elle dure entre 10 et 30 minutes sauf si vous avez été génétiquement modifié dans le cadre d'expérimentations secrètes sur le cycle de sommeil des marmottes. Mais une sieste ça ne se fait pas à 19h. Jamais. Surtout pas pendant une heure. Parce qu'après votre organisme, momentanément reposé, croit impunément qu'il peut repartir pour un tour, l'inconscient. Où est-ce que je veux en venir ? Mais nulle part, le problème est là. Je me dis juste qu'à force de fixer l'écran, mes yeux finiront par se rappeler qu'ils doivent se fermer... mais je n'ai qu'une chose à dire : la sieste, c'est nul !  
    May 02

    Short Po(s)t

    Parfois, au hasard de mes pérégrinations sur le net, je tombe sur des trucs étranges, la plupart du temps avec des gens sans vêtements, mais là n'est pas le propos, d'ailleurs je ne sais pas pourquoi je vous le dis. Parmi ces trucs étranges, il y a ça et ça, ça me fait mourir de rire.
    ...
    ...
    ...
    j'ai honte, pardon


    (ceci était le billet le plus court de l'histoire de ce blog, veuillez m'en excuser)
    April 12

    Les méfaits du temps

    En ce moment au bureau, c'est un peu comme un épisode de Bones : chiant à mourir.
    Et pas seulement parce que Nini, entre deux mails de son chabichou - comprendre petit-ami inespéré de la dernière chance - et une quête éperdue pour une chambre d'hôtel à Lyon, non Montpellier, non Arles, non Marseille, pour son week-end du 1er mai, chouine comme une malheureuse parce qu'elle se sent désoeuvrée ("c'est terrible, mais comment on peut survivre à ça ?") mais parce qu'en 8 jours et près de 60 heures de présence, j'ai du travailler 5 heures, grand maximum... Du coup, j'ai du temps, beaucoup de temps, beaucoup beaucoup de temps. Et comme, contrairement à Nini qui, naïve, vient chaque jour les mains dans les poches, pensant que la fonction publique aura eu une illumination durant la nuit sur la notion de travail, je suis un garçon prévoyant et organisé, j'ai amené des tas de choses pour m'occuper : mes comptes, mes billets de blog à archiver, toutes sortes de tableaux différents et inutiles à actualiser ou à remanier, j'ai même le soukoban au cas où le niveau 90 deviendrait soudainement accessible... et puis surtout, j'ai ma tête. Parce que dans ma tête, il y a plein de trucs marrants... enfin pour moi, les autres trouvent ça inquiétant, et plein de questions d'une importance capitale :

    - Est-ce que j'appelle mon fils Hugo ou Lucas ? Sachant que mon nom de famille c'est Claude et que ça se marie avec rien, à moins que je prenne le nom de mon futur époux en le traitd'unionant au mien...
    - Jean Grey est un personnage super intéressant mais Kitty Pride est plus attachante du coup je sais pas qui je préfère. Ou alors Emma Frost, parce que j'aime bien les vilaines à forte libido habillées de blanc.
    - Est-ce que je peux demander à mon nouveau copain de bus s'il est gay, ça me chiffonne de pas savoir, il a un côté rustique qui brouille mon radar ?
    - Décidé, j'abandonne Bones à la fin de cette saison mais est-ce que je fais la même chose avec FBI, portés disparus ?
    - Est-ce qu'il existe une prédisposition génétique à la connerie ?
    - Sachant que je risque fort de voter contre quelqu'un et non pour lors du deuxième tour, est-ce que je vote utile au premier ou je choisis celui des candidats qui se rapproche le plus de mes convictions ?
    - Y a-t-il un lien entre la question précédente et celle d'avant ?
    - J'aimerais bien me remettre à écrire mais je maîtrise mieux la nouvelle que le script...
    - Lequel est le pire, Arthur ou Nikos ?
    - Est-il normal pour un garçon de mon âge de n'être jamais en manque ?
    - J'ai deux idées pour la future carte d'anniversaire de Cécile : une difficile qui prend du temps et une difficile qui prend du temps...
    - Je suis plus sexy dans mon boxer blanc et bleu ou dans le rouge et blanc ?
    - Est-ce que les scénaristes de Veronica Mars comprennent vraiment ce qu'ils écrivent ?
    - C'est mieux de finir ma version clip pour la chanson 9 crimes par un type qui se tranche les veines ou un type qui saute par la fenêtre ?
    - Jamie Bamber ou Tahmoh Penikett ?
    - Est-ce qu'à force de vivre seul, je suis encore capable de vivre avec quelqu'un ?
    - Est-ce qu'un jour j'arrêterai de me poser des questions stupides ?

    Je vous le disais, des questions fondamentales ! Avoir une tête et du temps, c'est bien... Peut-être que du travail ce serait mieux...
    February 21

    La raison du gros boeuf est toujours la plus forte

    Aller au cinéma, au delà de la question du film, c'est se retrouver avec des gens, plus ou moins nombreux, que vous ne connaissez pas, à moins que vous ayez une salle privée, dans ce cas je n'ai qu'une seule chose à vous dire : "épousez-moi". Pour les autres, ce qui, comme moi, vont au ciné dans des salles remplies d'inconnus, il y a certaines catégories de personnes qu'on craint toujours de voir débouler :
    - Les enfants pour commencer, surtout lorsqu'ils sont petits et que le film n'est pas franchement approprié, parce que, inévitablement, le gamin va s'ennuyer et donc commencer à s'agiter et tirer sur la manche de maman pour savoir quand est-ce qu'il peut rentrer à la maison, ce qui est parfaitement compréhensible, moi aussi, quand je m'ennuie, j'ai envie de rentrer chez moi. A leur décharge, moi aussi je trouverais ça drôle de sauter sur les sièges si mes parents ne m'avaient pas appris à ne pas le faire mais mes parents étaient vieux-jeu, ils m'ont même appris à dire pardon quand je bousculais les gens...
    - Les petites vieilles qui viennent toujours par deux, l'une pour l'ouïe, l'une pour la vue et qui ne peuvent pas s'empêcher de commenter le film, quand elles arrivent à l'entendre.
    - Les morfales. Et je ne parle pas de monsieur pop corn qui fait du bruit en mâchant parce que je sais bien que sur ce point là, c'est moi qui suis pénible à vouloir un silence total, non, je parle de monsieur je viens avec mon McDo ou mon sandwich fait maison, dans du papier alu ou encore mon gentil paquet de bonbons, chacun enveloppé d'un adorable petit papier qu'on essaye de défaire doucement parce qu'on sait que c'est bruyant et qu'on ne veut pas déranger alors on met dix minutes à l'ouvrir et une fois fait, on se dit qu'on aimerait bien en manger un deuxième et là, une seule envie, hurler : "mais ouvre le d'un coup ton putain de bonbon !"
    - La racaille qui vient obligatoirement avec tous ses potes et, supériorité numérique oblige, se croit tout de suite à la maison, enlève ses pompes mais garde sa casquette (toujours se méfier des cheveux qui pue !), se marre comme une dinde quand un type se fait égorger et n'hésite pas à manifester son contentement quand une fille montre sa cuisse, youhou ! c'est la fête du slip dans les hormones, autant faire en profiter tout le monde.
    - L'accroc du portable qui, non seulement oublie de l'éteindre (ça peut arriver même si le morpion est passé avant pour dire de l'éteindre), mais y répond quand il sonne. Tout ça pour dire : "je peux pas te parler, je suis au ciné" d'où l'intérêt de décrocher, espérons qu'il ne fait pas la même chose quand il est au lit avec sa moitié...
    Mais il reste encore une catégorie qui jusque là m'avait complètement échappé : le demeuré. Merci donc à Molière de m'avoir permis de rencontrer mon chaînon manquant. 
    Le demeuré rit fort, très fort, si fort que c'est lui qui vous donne envie de rire. La première fois en tout cas. Parce que le demeuré rit souvent, même quand ce n'est pas drôle et parfois même quand des gens meurent, et là, forcément, c'est moins amusant. Pour vous, bien sûr, parce que lui, visiblement, tout l'amuse. Mais le demeuré ne fait pas que rire comme un troupeau d'orang-outans, le demeuré parle. Seul. Il pourrait alors faire de pertinents commentaires mais non, le demeuré est, comme son nom l'indique, un demeuré. Et il aime énoncer tout haut ce que tout le monde voit à l'écran : "ah ! l'escroc ! il va chercher à l'arnaquer !" ou "ah ! ça va lui donner une idée de pièce !", et chacun de prendre sur soi pour éviter de crier "ah ! moi ça me donne une envie de meurtre !". Parce que le demeuré a une qualité, il vous apprend à être zen. Peu importe qu'il vous empêche de rentrer dans le film, de comprendre certaines répliques ou qu'il ruine la tension dramatique, le demeuré fait de vous un bouddha en puissance. Et lorsqu'il hurle un "ah ! Molière !", vos chakras sont tellement ouverts que vous pouvez entendre au loin les gong tibétains. A moins que ce ne soit les pas précipités d'une inconnue qui entre dans la salle en cherchant quelqu'un qu'elle ne se gêne pas pour appeler tout fort avant de repartir, déçue que personne n'ait répondu. Vous apprenez alors votre deuxième leçon : le demeuré attire les demeurés, suivie dans la foulée d'une troisième : ne jamais, jamais sortir sans une bonne pelle.
    February 07

    Moi pas aimer gens

    L'autiste est de retour. J'avais cru un instant qu'il avait disparu mais non, tapi dans l'ombre, bien au chaud à l'intérieur de moi-même, il attendait son heure pour ressurgir. Et le temps est venu. Peut-être est-ce un effet secondaire de mes vacances mais ma capacité et surtout mon envie de communiquer avec le monde extérieur avoisine le 0. Peut-être que le froid engourdit mon besoin de relations sociales. Pas envie de parler. Pas envie de sortir. Même pas envie de prendre le téléphone ou de me connecter sur MSN. A croire que le dialogue est devenu une notion étrangère. Même seul, je ne me parle pas. Enfin, si, mais dans ma tête. Et ce n'est pas vraiment se parler à soi-même, je n'ai pas de conversation... enfin, bref, là n'est pas la question. Je crois que mon cerveau est en train de mourir. Si, si, je vous jure que c'est possible ! Ou alors je m'oursifie et je me prépare pour l'hibernation. Je ne vois que ça. Chaque fois que je dois parler à quelqu'un, je dois faire un effort ! C'est une catastrophe. Peut-être que ma langue va s'ankyloser et que petit à petit je deviendrai muet... Et je serai une légende urbaine pour les gamins de mon immeuble. Sauf qu'il n'y a pas de gamins. C'est dommage, ça m'aurait bien plu comme idée de guetter les gosses derrière le judas et de pousser des grognements quand ils passeraient devant la porte. Ce n'est pas charitable de traumatiser les enfants, je m'en excuse. Tout ça pour dire qu'en ce moment je suis pas loquace. Ceci est mon excuse pour ce billet affligeant qui ne sert à rien.
    January 26

    On est en train de perdre le patient

    Parfois lorsque je m'ennuie et que je suis d'humeur bougonne, je fais des trucs idiots, des choses inutiles et futiles qui servent juste à occuper le temps et à aiguiser ma mémoire. Parce que j'aime bien faire travailler ma mémoire. Certains feraient du sport ou se contenteraient juste de muscler leur(s) poignet(s) mais je ne suis pas un 'physique', je suis un 'cérébral', plus communément connu sous l'appellation geek, nerd ou otaku. Quoi que geek me correspond le mieux puisque les sciences et l'informatique ne sont pas de grandes passions et même si j'en lis, les mangas ne sont pas ma lecture de prédilection. Donc, lorsque je m'ennuie, je m'arrange pour que ça s'arrête. Et comme "Ennui, mache" est une formule qui ne fonctionne jamais (pour l'explication du mache, adressez-vous à Cécile), j'ai développé une technique très personnelle : je me lance des défis stupides. Comme lister dans l'ordre l'intégralité des 144 épisodes de Buffy ou faire un abécédaire des personnages ou inventorier tous les personnages inscrits au générique d'Urgences depuis la première saison ou les équipages des vaisseaux de Star Trek. Parfois, je peux faire ça pendant des heures, dans ma tête ou devant mon écran, dans un joli tableur où je mets des couleurs. Du coup, je ne m'ennuie jamais. En revanche, et c'est le point négatif, je fais peur, c'est du moins ce que je peux comprendre lorsqu'on me regarde d'un oeil inquiet en me disant "tu fais peur, quand même !" (vous remarquerez au passage la finesse de mon analyse) et je dois reconnaître que parfois, je me fais peur aussi. Alors, pour ne pas me laisser seul face à moi-même, je vais vous demander de me rendre un service : dites moi les trucs étranges que vous faites quand vous sentez poindre l'ennui. Juste histoire que je me sente moins seul.