Nicolas's profileXanderlandBlogLists Tools Help

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    March 07

    Clap de fin

    C'est une déception sentimentale qui m'a amené à ouvrir ce blog, c'en est une autre qui m'amène à le fermer. Je suis une drama queen indéniablement. Pour être parfaitement honnête, il y a bien longtemps que je n'ai plus rien à dire, j'ai l'impression d'avoir déjà livré ma vie plus que de raison et qu'aujourd'hui, tout ce que je pourrais dire ou faire ne serait qu'une pâle copie de ce qui a déjà été fait. Fin du voyage donc mais quel voyage !
    Comme je suis obsessionnel et qu'il ne faudrait pas faillir à ma réputation, petit récap en chiffres, histoire de vous rappeler à quel point je peux être dangereux parfois. J'ai d'ailleurs appris cette semaine que cette manie de tout classer et de tout compter faisait de moi un psychopathe en puissance, ma mère serait si fière !
    - Mais, tu vas me fermer pour de vrai ?
    - Ah toi, ta gueule, le trip du blog qui parle tout seul, je le fais chaque année, ça commence à devenir lourd !
    Je disais donc, mon gentil petit blog c'est 89 beaux mecs du lundi, 9 jolies filles du vendredi, 175 films chroniqués, 2 blogos-séries, des tas d'anecdotes sur mes infâmes collègues de bureau, des jérémiades sur les mecs qui me plaisent et qui ne veulent pas (ou plus) de moi et sur les vieux qui au contraire voudraient plus, ... pour un total de 430 billets et 4452 commentaires laissés par 166 blogueurs différents (d'ailleurs, c'est le retour du camembert, il y avait longtemps !).
    Comme j'ai un coeur aussi, (si, si je vous assure), mon blog c'est aussi des rencontres, virtuelles pour la plupart, réelles parfois et je ne parle pas uniquement des garçons avec lesquels je suis sorti, avec des gens que je n'aurais certainement jamais rencontrés autrement et avec qui j'espère rester en contact le plus longtemps possible. Bon, là, je suis démago, mais comme c'est mon dernier billet, vous ne me le ferez pas remarquer.
    Je ne suis pas très doué pour les aurevoirs, j'ai tendance à chouiner et ça ne se fait pas, je suis un homme fort et courageux (on ne rit pas !) donc je vais me contenter de vous faire un petit signe de la main (viril le signe quand même) en vous disant merci pour ces presque trois ans, merci pour les fou-rires que je me suis pris, les coups de gueule que j'ai poussé tout seul devant mon écran et pour la sensation incroyable d'appartenir à un tout. Je ne sais pas très bien quoi dire d'autre, je vous l'ai dit, je suis nul pour les aurevoirs.
    January 12

    Par cet anneau...

    J'ai un objet fétiche, sorte de précieux sans pouvoir, qui orne gentiment mon doigt depuis déjà 12 ans. Je ne l'enlève que pour dormir et les jours où j'oublie de le remettre, je passe ma journée à triturer mon doigt en le cherchant. Pourquoi est-ce qu'un objet prend autant d'importance ? Possiblement parce que je l'ai chargé de souvenirs et d'une symbolique trop forte.
    Lorsque j'ai débarqué dans la grande ville, heureux d'être libéré du carcan familial, je n'avais qu'une envie, crier au monde qui j'étais. C'est un joli début, on dirait un mauvais téléfilm de M6 où je joue le rôle du péquenot de province. Comme je ne voulais pas d'une boucle à mon oreille, j'ai opté pour trois anneaux en argent entrelacés à mon doigt. Je ne sais plus très bien où j'avais été cherché l'idée que c'était un objet identitaire. Du coup, il n'y avait bien que moi pour savoir ce que cet anneau signifiait. Et comme en plus je le porte à la main gauche, je peux dire qu'il n'a pas vraiment eu l'effet escompté. Je suis parfois d'une bêtise affligeante. Je mets toujours un peu de temps à comprendre quand quelqu'un me demande en regardant mon anneau si je suis marié. Ca arrive très rarement  mais mes amis me disent que c'est suffisant pour faire fuir un éventuel intéressé. A moins qu'il veuille détourner un homme du droit chemin, après tout, c'est bien un de mes vieux fantasmes d'ado. Et puis, il me semble qu'avec ou sans anneau, on est sensé se repérer entre nous, ce qui est vrai et qui m'étonne à chaque fois. Bref, si cet anneau a autant de valeur ce n'est pas pour son potentiel, clairement loupé, de revendication.
    Au fur et à mesure des années et donc de mes relations, chacun des garçons avec qui je suis sorti, s'est amusé à me passer cet anneau au doigt. Je ne demandais rien, ils le prenaient, le faisaient tourner dans leur main et le remettaient à mon doigt. Je n'y ai jamais attaché plus d'importance que ça même si le geste est évidemment symbolique. Jusqu'à ce que le garçon avec qui j'avais prévu de passer le reste de ma vie ne profite de notre premier anniversaire pour me le passer au doigt en me demandant, joueur, de l'épouser. La scène est d'un cliché redoutable et je m'étais toujours vu dans le rôle de celui qui propose mais qu'à cela ne tienne, elle garde malgré tout son côté romantique. Pour lui, ce n'était rien d'autre qu'une boutade, il a d'ailleurs recommencé à manger sans même attendre ma réponse, trop classe, mais pour moi, guimauve irrécupérable, mon coeur venait d'éclater. Dès lors cet anneau a été la preuve de mes sentiments et même après notre séparation, je l'ai gardé à mon doigt, dans un premier temps parce qu'il était le souvenir de ce que j'avais perdu mais aujourd'hui parce qu'il représente l'espoir qu'un jour, après en avoir passé un à son doigt, un garçon retirera celui que je porte pour en glisser un nouveau à la place.
    Tout ça est d'une mièvrerie affligeante, ne vous gênez pas pour le dire, mais peu importe au final parce que sans espoir que resterait-il de nous ?
    January 01

    One left...

    Ca y est, on y est, une nouvelle année commence et elle a intérêt à être à la hauteur !

    BONNE ANNEE !!

    (ben oui, c'est tout, ça fait à peine 2 heures que je suis debout, qu'est-ce que vous voulez que je dise d'autre, je suis plus tout jeune, j'ai les neurones qui mettent du temps à se réaligner...)
    December 22

    Puisque la tradition l'exige...

    En attendant que le calvaire de la visite familiale prenne fin (Nico, prend sur toi, rappelle toi, comme le disais si bien Heav', que tu le fais pour eux, pas pour toi), je profite d'avoir un ordi sous la main pour souhaiter à tous ceux qui aiment cette période de l'année :
     
    Joyeux Noël
     
    et pour les autres, be brave, it's almost over !
    December 19

    Divagation en coeur majeur

    J'ai toujours été un incorrigible romantique. Sarcastique, désabusé mais romantique. Les élans de mon coeur sont l'unique moteur de mon existence, quitte à y sacrifier aspirations professionnelles et revendications politiques. J'aime sentir mon âme qui se consume, à tort ou à raison, j'aime le poids de mes pensées, les noeuds dans l'estomac, les mains qui tremblent... Je ne parle pas nécessairement d'amour mais de ces instants où un regard, des mots qui vous touchent, la simple aura d'une présence suffisent à vous enflammer. En quelques secondes, c'est comme si tout avait changé, les sons ne viennent plus, les lèvres brûlent, d'un même élan tout votre corps n'est plus dirigé que vers une seule pensée : faîtes que ça ne s'arrête pas. Et peu importe l'issue, peu importe les obstacles, il y a dans cette sensation ineffable un goût d'éternité, une espérance de bonheur si puissamment addictive qu'elle empêche toute autre sensation. Très peu de ces éclats ont donné lieu à de réelles relations, la plupart sont restés silencieux, faute de partager les mêmes désirs mais chacun d'eux, par sa fulgurance si proche de la douleur, m'a conforté dans l'idée que je n'aspire finalement qu'à une seule chose, si commune que l'écrire est presque un affront : aimer.
    Les faits disent le contraire mais chacun de ces coups de coeur, qu'ils aient duré cinq minutes ou des mois d'agonie, a donné lieu à une histoire, pas toujours très drôle ni toujours très tendre mais ma tête est pleine de ces romances infécondes que j'ai sublimé à l'extrême. Elles n'atteindront bien sûr jamais la force des sentiments que j'ai pu mettre dans les histoires qui ont compté mais elles m'accompagnent à chaque fois et façonnent l'amoureux que je suis. Je n'obéis à aucune raison, me consumant silencieusement la plupart du temps pour des garçons qui ne peuvent m'aimer et ne sauront jamais l'influence qu'ils ont exercé sur mon coeur. Mon envie d'aimer se nourrit de douleur, c'est ma façon d'exister, tout à la fois puérile et pathétique mais avec l'espoir, toujours, que cette envie d'aimer se concrétise. Parce que c'est tout ce qui compte finalement, trouver quelqu'un à chérir et se donner entièrement à lui.
    December 12

    En attendant Janvier...

    Noël approche à grand pas et les cadeaux ne sont toujours pas faits. L'envie n'y est pas. Chaque année pourtant, j'espère retrouver les joies des fêtes de fin d'année telles que je les ai connues enfant mais il faut croire que Noël n'est propice au bonheur que dans les yeux d'un gamin de 5 ans. Je hais les fêtes et leur obligation d'être heureux et d'aimer les siens. Alors pour changer, j'ai décidé de troquer le Nico ronchon contre le Nico déprimé. Et pour éviter que la déprime s'envole, j'ai trouvé un moyen radical pour l'entrenir : me faire l'intégrale des films gays de ma dévédéthèque, histoire de me rappeler à quel point c'est chouette d'être amoureux et combien c'est bon d'avoir un homme à soi et des projets d'avenir plein la tête. Sauf que non, parce que... ah oui, suis-je bête, je suis tout seul ! Et puis ça fait belle lurette que je n'ai pas pleuré alors c'est important de vérifier que les canaux lacrimaux sont toujours en état de marche. Ma semaine est donc follement drôle entre des garçons qui meurent parce qu'ils sont pédés, d'autres qui pleurent parce que leur famille les rejettent et ceux qui crèvent d'amour sans oser se déclarer. Et comme si ce n'était pas suffisant, un gentil camarade de bus ne trouve rien de mieux que de m'exposer ses théories sur le couple et sur combien il préfère se passer d'amour plutôt que de souffrir. Réjouissant. Quoi qu'il en soit, je ne me suis jamais senti aussi seul et ce n'est pas la semaine que je m'apprête passer en famille où il faudra se forcer à sourire pour faire croire au monde que tout va bien qui va arranger les choses. Décidemment, je hais Noël... et pour une fois le Nico ronchon me manque, la version déprimée est trop pénible à supporter !
    June 29

    Jamais deux sans trois

    Après la granouille qui se vautre en patins et se pète le poignet,
    Après la grand-mère qui glisse sur de la pisse de chien et se pète la hanche,
    Merci d'accueillir le petit frère qui se vautre dans les cailloux, dévale la falaise et se pète la cheville, le poignet et les vertèbres !
    C'est moi, ou il y a comme une récurrence ?
    Heureusement plus de peur que de mal, le petit gars est toujours vivant, c'est un premier bon point (auquel cas vous vous doutez bien que je ne serais pas là, j'ai quand même un coeur !). Cela dit, quelques petits trucs à retenir si à l'avenir vous avez l'intention de vous vautrer :
    - Toujours avoir vos papiers d'identité sur vous, ça permet d'éviter de rester comme une andouille dans le cirage à l'hôpital pendant deux jours avant que la famille, qui n'habite pas le même département, soit prévenue. Personne ne regarde jamais de séries policières ?
    - Arrangez-vous également pour avoir une mutuelle santé qui couvre les frais d'hospitalisation et si c'est le cas qu'elle est bien à jour. Parce que, même si votre famille vous aime et passé le soulagement initial, elle a quand même un peu envie de vous en coller une bonne quand elle découvre qu'elle va devoir payer la note. Docteur vous me rappelez quel poignet est cassé ? Ce serait pour casser l'autre !
    - Tombez comme vous voulez mais gardez vos clés sur vous sinon ça oblige les autres à ouvrir la voiture à l'aide d'une baleine de soutien-gorge et quand on est un garçon, on n'a pas forcèment de soutifs sous la main. Enfin, ça dépend quel genre de garçon vous êtes.
    - Evitez de parler si vous êtes sous anti-douleur, ça vous fait dire des phrases atroces comme "je crois que j'ai les os qui sortent, je comprends pas pourquoi personne m'opère", phrase qui a tendance à légèrement alarmer votre entourage qui se demande dans quel hôpital vous avez atteri et si vous n'êtes pas l'objet d'expérimentations militaires suite à un enlèvement extraterrestre (comment ça, je mélange tout ?)

    Bref, autant que faire se peut, éviter de tomber. Il parait que ça fait moins mal.
    June 10

    Le billet qui n'a rien à dire

    Il y a des questions qui demeurent éternellement sans réponse, comme si Chris Carter était le seul à détenir les réponses.
    Non, rassurez-vous, je ne vais pas répondre à toutes les interrogations de ces lecteurs de passage qui arrivent ici complètement par erreur, ne laissent aucun commentaire et ne reviennent jamais, surtout lorsque ces mêmes lecteurs ont des centres d'intérêts aussi préoccupants que Pouf et Bille en lycra (la version trash de Boule et Bill) ou les garçons qui se touchent entre eux devant des chevaux, je ne vais pas non plus me réjouir des nouveaux déboires de Paris Hilton qui pleure dans les bras de sa môman pour ne pas retourner en prison, ni de ceux d'Isaiah Washington qui est viré de Grey's Anatomy, ni m'insurger contre les jeunes garçons tout juste pubères qui font des striptease d'oreilles à des heures indues sur msn. Non, pour rompre le cercle infernal des questions sans réponse et parce que les vacances ont un effet désastreux sur mon inspiration, je vais répondre à cette interrogation si cruciale qu'elle m'amène chaque jour une bonne dizaine de lecteurs : dans quelle série Wentworth Miller, le "beau gosse" de Prison Break a-t-il fait une apparition à ses débuts ? Je sais, vous qui lisez attentivement ce blog, vous connaissez déjà la réponse parce que vous avez lu le billet le concernant en juin 2005 et que bien évidemment vous vous souvenez de tout ce que je peux écrire. Wentworth Miller a joué un membre de l'équipe de natation dans l'épisode 'Les Hommes Poissons' de la saison 2 de Buffy. C'était facile, il suffisait de demander. Maintenant, même si je suis content que ça m'amène des visites, faut arrêter de lire Hit Machine Girl !

    April 22

    Je suis un monstre

    J'étais pourtant sûr de moi. J'avais étudié bien attentivement chacun des profils, rejeté immédiatement les candidats d'extrême droite (le preux, le borgne et le nain), les utopistes aux accents du terroir (celui qui tue les oiseaux et celui qui tue les employées du mcdo) et celui dont on se demande comment il a fait pour obtenir ses signatures. Sur les six candidats restants, compte tenu de ma couleur politique, il m'était tout simplement impossible, malgré un léger doute en tout début de campagne, de choisir Oui Oui sur son tracteur. Exit également les écolo, très flower power dans leur vision naïve d'un pays gouverné par le principe de 'sauvons la nature', principe qui, s'il me gonfle, était tout de même intégré dans la quasi totalité des programmes des autres partis, effet Ushuaïa oblige. Face aux bourdes répétées de la candidate sensée me représenter et au manque d'enthousiasme que suscite son programme, je me tourne vers les grévistes professionnels et quitte à m'engouffrer dans cette voie là, autant suivre celui qui a le plus de dynamisme, habitué qu'il est à parcourir des kilomètres à vélos. Ma vision de la poste est très archaïque. Bref, il est un peu foncé par rapport à ma couleur initiale mais il a l'avantage d'être clair, ce qui est une vraie phrase et non un jeu de mots navrant tiré du meilleur du mieux de Julien Lepers. Et tant pis si les politests me disent que je dois choisir la candidate de mon parti parce que son programme me ressemble, je persiste et je signe.
    A voté !
    Sauf que non. Parce qu'à force de matraquer mes oreilles avec le vote utile et le spectre du 21 avril 2002, je commence à douter. Douter, pour ceux qui ne me connaissent pas, est une de mes grandes spécialités. Et plus la réponse est évidente, plus le doute est grand. Certains se diraient : "j'ai pris une décision super vite, c'était facile, c'est donc forcément la bonne" mais moi je suis plutôt du genre : "oula, c'était trop facile, j'ai du rater quelque chose, reconsidérons la question"... La nuit se passe, agitée, non pas à cause de moustiques oranges comme chez certaines militantes téléphages mais à cause d'étranges rêves érotiques cauchemardesques dont je vous passe les détails mais qui risquent de ruiner ma vie sexuelle si je continue à les faire et au petit matin, malgré ce qu'annoncent les sondages, je prends la décision d'abandonner le petit postier, me rangeant aux côtés de ces 11% d'inconscients qui ont choisi leur candidat le jour même de l'élection.
    A voté ! Pour de bon...
    Le problème maintenant, c'est que même si la jolie couleur que j'ai choisie et qui orne si magnifiquement mon blog (comme quoi, je me demande pourquoi je me suis posé autant de questions) est au second tour, j'ai lâchement trahi mes convictions au profit du vote utile.
    Quand je pense qu'à cause de moi, Olivier va être obligé de dormir dans un carton, je m'en veux.
    January 01

    Live from 2007

    Nice, 1er janvier 2007, au matin (vers 16h27).

    Chez Monsieur Nicolas, tout n'est plus que désolation. Les deux guirlandes électriques illuminent assez l'appartement pour voir l'ampleur du désastre. Au sol gisent pêle-mêle papiers cadeaux usagés déchirés avec passion pour découvrir ce que renfermaient les précieux paquets, pommes de terre rissolées visiblement un peu trop cuites échappées de leurs assiettes, restes de bougies fondues un peu trop vite à même le carrelage, coquilles de pistaches et cacahuètes perdues, capotes usagées. Si l'on ose s'aventurer dans la cuisine, un amoncellement de casseroles encrassées attend le coup d'éponge salvateur, en compagnie d'une pile d'assiettes laissant sous-entendre que le repas fut fastueux. Les sacs poubelles trop remplis déversent leur contenu, lentement, mais sûrement, sur le tapis. Il est encore trop tôt pour que les survivants de cette soirée, visiblement finie fort tard, aient recouvré leurs esprits. Leurs corps gisent ça et là, elle sur le canapé, lui ronflant sur le lit, cet autre lui affalé sur le sol de la salle de bains, pour le cas où... Il serait bien délicat de savoir à qui appartiennent les vêtements qui jonchent le sol et gênent notre marche... L'odeur de l'air est pestilentielle, ouvrir la fenêtre aurait demandé bien trop d'efforts à ces sinistres individus, même si la soirée ne fut arrosée qu'au Fantä et à l'Oasis pour ceux qui n'aiment pas les bulles...

    Soudain, le silence de mort qui accompagne cette scène apocalyptique est rompu par un gémissement. Il semblerait que l'un des participants de ce réveillon ait décidé de profiter un peu de ce premier jour de cette nouvelle année. C'est le plus jeune, semble-t-il, même s'il serait complexe de dire si les autres convives sont vraiment plus âgés, le charmant jeune homme n'étant pas encore remis de sa longue soirée. Il s'étire, tourne sur le lit, puis fournit l'effort suprême de se lever. Il avance d'un pas incertain dans ce lieu de stupre, en se grattant le ventre, comme s'il avait trop mangé. Il titube. Sans prendre le temps de constater l'étendue des dégâts ni de réveiller ses comparses, il se dirige, les yeux embués, vers l'ordinateur, qu'il allume machinalement. Profitant du calme qui l'entoure, il se lance sans vergogne dans une visite approfondie de la machine. Peut-être rêve-t-il depuis des mois d'écrire sur Xanderland, il semble en tout cas faire montre d'une certaine excitation en découvrant l'envers du décor. Il y a bien là une ébauche de billet, pas un nouvel épisode des Gniards et cela semble le dépiter... Pas grand chose encore, quelques mots:

    "Lecteurs de mon coeur, vous m'aimez et moi aussi je vous aime, et parce que je vous aime, je vous souhaite à tous une bonne année 2007... Et la santé aussi, parce que c'est important la santé, ce serait bête de tomber et de se casser le pied"

    Monsieur Nicolas n'était visiblement pas encore inspiré pour broder tout un texte drôle amenant cette banalité qui fait pourtant toujours plaisir, mais déjà, notre jeune homme, par un bâillement mal réprimé, a provoqué un sursaut de lucidité dans ce lieu de débauche, et d'un geste rapide, il referme le clapet du portable. La maisonnée se remet doucement, la vie reprend calmement son cours. Laissons donc là nos hôtes involontaires, il leur reste encore 364 jours pour profiter de cette année 2007. Et à vous, qui auriez supporté ce récit absolument authentique des événements, je souhaite une très bonne année 2007 aussi.
    Et la santé aussi, car, comme dirait Monsieur Nicolas, c'est important la santé, ce serait bête de tomber, et de se casser le pied.

    Mister P., en direct de Nice

    December 06

    Mon nom est Co, Nico ! (Bonne fête moi)

    Si j'avais été une fille, ma mère m'aurait appelé Nathalie, ce qui en soit n'aurait pas changé mes initiales non pas que j'y tienne particulièrement. Cela dit, si j'avais été une fille, mes deuxième et troisième prénoms auraient été les prénoms de mes grand-mères qui sont aussi laids si ce n'est plus que ceux de mes grand-pères qui me servent aujourd'hui de deuxième et troisième prénom. Nathalie Léone Jacqueline, on ne peut pas dire que ce soit très glamour. Mais il n'y a pas que mes prénoms qui auraient changé. Je ne parle pas de tout l'aspect physique puisqu'il est bien évident que si j'avais été une fille je n'aurais pas été comme je suis aujourd'hui, à savoir un garçon, je le reprécise. Non, je parle des petits choses qui m'ont été refusées enfant sous prétexte justement que je n'en étais pas une.
    J'aurais pu faire de la danse comme j'en avais émis le désir, inconscient alors de l'image qu'une telle activité pouvait véhiculer lorsqu'on est un garçon. Mon père, lui, en avait conscience et dans le but de protéger son fils de la promiscuité avec le vice, il m'a opposé un refus catégorique. Bien lui en a pris puisque grace à lui je ne suis pas devenu homosexuel. Ah si, zut alors.
    Si j'avais été une fille, je n'aurais également pas eu à prétexter une surcharge hormonale de mon Action Man, lassé des pratiques onanistes à répétition, pour qu'on m'offre une Barbie et encore la Barbie la plus simple et la moins chère parce qu'après tout elle ne devait servir que de défouloir pour mon viril mais néanmoins émasculé Action Man, ce qui ne devait pas changer beaucoup Barbie, habituée à son ennuque de Ken.
    Si j'avais été une fille, je n'aurais pas eu à demander à ma prof d'EPS qui venait justement de proposer aux filles qui en avait envie de jouer dans une équipe de garçons, si je pouvais faire la démarche inverse, ce à quoi elle avait répondu oui avec un regard de dédain ce que j'avais trouvé assez mal venu compte tenu de son orientation sexuelle.
    Bien sûr si j'avais été une fille j'aurais alors eu beaucoup de plus de facilités à sortir avec Fabien, Eric, Sébastien, Cédric, Olivier, Bruno, Marc ou encore Alexandre mais rien n'est moins sûr puisqu'il y a fort à parier que les raisons pour lesquelles ils me plaisaient n'auraient pas été les même si j'avais été une fille. J'aurais peut-être eu un meilleur goût en matière d'hommes.   
    Bref, si j'avais été une fille j'aurais donc été le stéréotype même de la petite fille qui fait de la danse, joue avec des barbies et porte du rose. Mais je suis un garçon, même pas efféminé en plus alors que pourtant je présentais toutes les caractéristiques et j'aime bien être un garçon. Ca n'a pas toujours que des avantages, mais les filles peuvent dire exactement la même chose de leur sexe, mais comme ça fait 28 ans que je suis un garçon, je m'y suis habitué. Et comme je suis un garçon, et ce depuis même avant ma naissance, ma mère qui n'aimait pas le prénom Nathalie au point de vouloir m'en affubler peu importe mon sexe, m'a appelé Nicolas. Soit le deuxième prénom le plus en vogue cette année là, juste derrière Sébastien comme quoi ma mère sait être originale, la preuve 6 ans plus tard lorsqu'elle choisira pour mon frère le prénom n°1 de l'année à savoir Julien, puisque le n°2 était toujours Nicolas et qu'appeler ses deux enfants de la même façon c'est quand même exagérer.
     
    Tout ça pour dire que j'aime bien mon prénom.  
    October 19

    Prendre un enfant par la main

    Mon Metro ce matin, comme le reste de la presse puisque mon Metro n'est pas à proprement parlé un journal précurseur, s'indignait de la vitesse à laquelle Madonna avait pu acheter, pardon adopter, un petit garçon. Petit garçon qui, bien évidemment, n'avait pas pu voyager avec la dame et son mari puisqu'il était trop lourd pour passer en bagage à main et pas assez oblitéré pour atterir en soute. Le petit garçon est donc resté chez lui, en attendant de rejoindre le staff royal de son altesse la Madone, chose faite depuis mardi dernier. Ce qu'il y a de bien quand on est un people, outre la gloire, la fortune et une fiche personnelle sur wikipédia, c'est qu'on a le droit d'obtenir plus vite ce que d'autres mettent des mois, voire des années à obtenir. Non pas parce qu'on le mérite mais parce qu'on est un people. Le propos n'est pas ici de faire un procès d'intention à notre amie Louise dont j'espère que la nouvelle acquisition a été mûrement réfléchie ni même à Jean-Philippe et Leticia ou encore Angelina... mais il faut bien admettre que la différence de traitement laisse un arrière goût dans la bouche.
    Les conditions en France pour adopter un petit (ou un grand puisque l'âge maximum est de 15 ans) sont très logiquement assez strictes puisqu'il ne faudrait pas, sous prétexte que n'importe qui peut en avoir et ne se gêne pas pour le faire sans pour autant savoir ou vouloir s'en occuper ensuite, que l'enfant tombe entre de mauvaises mains. Il vous faudra donc être âgé de plus de 28 ans, seul ou en couple, être en bonne santé, avoir toute sa tête et être bien vu de sa famille, ses voisins, son patron, son boulanger et son épicier (à défaut d'épicier la caissière de monop' fera l'affaire si tant est qu'elle se souvienne de vous). Mais ce n'est bien sûr pas suffisant, vous ne croyiez tout de même pas qu'on va vous donner un enfant comme on vous vend une voiture. Il y a, en France et dans le monde, plus de candidats à l'adoption que d'enfants à adopter (ce qui englobe chez nous les pupilles de l'Etat, les enfants déclarés abandonnés et ceux dont les parents consentent à le faire adopter) ce qui explique, en plus de la difficulté et de la lenteur des démarches, le recours à des procédures d'adoption pour des enfants étrangers. Parce qu'entre le moment où vous obtenez l'agrément de la DASES (soit 9 mois après votre demande, enquête sociale et entretiens psychologiques inclus) et celui où le petit (ou grand) bout débarque à la maison, il peut se passer plusieurs mois voire des années (4 étant le maximum) et l'adoption ne deviendra finale que lorsque le Tribunal de Grande Instance aura prononcé son jugement 6 mois après l'arrivée de votre enfant. Un délai sacrément plus long que les quelques semaines accordées à Madonna.
    Pourquoi est-ce que je vous raconte ça ? Parce qu'aujourd'hui, j'ai plus de 28 ans et donc, selon la loi, je peux déposer une demande d'adoption. Ce qui ne veut pas dire que je vais le faire, je ne suis pas complètement stupide, je sais parfaitement que je n'ai pas les moyens d'élever un enfant et en tant qu'homosexuel, je prends le risque, tant qu'une loi n'aura pas été votée, de voir ma demande rejetée. Mais je me donne 5 ans pour le faire. 5 ans pour stabiliser ma vie professionnelle et espérer un changement de statut dans les textes. Si l'Espagne y est arrivée, pourquoi pas nous (même si avec les candidats à la présidentielle en lice aujourd'hui, tout cela paraît bien utopiste). Et peu importe le quand dira t'on, peu importe les clichés réducteurs qui supposent que je ne suis pas, par essence, apte à élever un enfant. Peu importe les coûts et le temps que ça prendra. J'aurai un enfant. 
    October 06

    Je pourrais...

    Etendu sur mon lit, les yeux au plafond, j'essaye, comme tout bon masochiste qui se respecte, d'énumérer mes douleurs. Ce ne sont pas de grandes douleurs et le mot prête à sourire. Mais comme je suis seul étendu sur mon lit, j'emploie finalement les mots qui à mes yeux désignent le mieux ce qui me fait mal. C'est narcissique et inutile. Et je ne me sens jamais aussi nombriliste que lorsque justement je fixe trop longtemps mes erreurs de parcours. Et j'attends. De m'endormir. De réagir. De pleurer un bon coup. Mais les larmes ne viennent jamais quand on aimerait qu'elles coulent.
    Je pourrais pleurer un corps d'enfant qui n'était pas encore soumis aux exigences du regard des autres, un corps imparfait que le boucher n'avait pas encore décidé de suspendre. Lorsque je l'observe, j'y découvre avec regret les formes qu'il n'aura jamais, flasque dépouille rongée par la paresse et l'envie. Mes yeux se cherchent et se brouillent. Mon regard ne sera plus jamais aussi clair et j'ai beau l'éviter, j'y décèle encore trop bien les ombres pesantes et effrayantes, celles qui ont noyé trop tôt mon innocence, perdue de force dans une chaleur caniculaire sous des mains trop jaunies.
    Je pourrais pleurer un rôle de père qui n'aurait jamais du être le mien et que je n'ai pas pu tenir, lui préférant ma propre survie. Et aujourd'hui c'est avec amertume que je regarde ce frère devenu un homme dont je ne reconnais plus les traits. J'ai fait miennes les erreurs des autres, entre mes silences accusateurs et ce sentiment trompeur de n'appartenir à rien. Des négligences paternelles aux supplications d'une mère bien trop souvent au bord du gouffre, je ne retiens que la peur terrifiante de l'abandon.
    Je pourrais pleurer la fulgurance de mes élans citoyens concédés à la tranquilité d'une vie sans engagement idéologique. Malgré tout, mon âme s'insurge de ce désir sectaire d'uniformité de croyance, de l'intransigeance sanglante et du basculement inéluctable vers le fond. Je suis nostalgique des élans généreux et utopistes de générations qui n'étaient pas la mienne. J'oublie les profondeurs pour ne flotter qu'à la surface, lisse et paisible. Je me tiens loin du tumulte des passions.
    Je pourrais pleurer des amours mortes avant même d'avoir écloses, des rêves idiots de barrière blanche et de couches sales, brisés sous les assauts répétés de celui pour qui j'ai abandonné tout honneur et toute vertue. J'ai de l'amour une vision absolue et périlleuse qui pousse invariablement l'autre à fuir. Peut-être parce que je donne tout trop tôt, trop vite. Peut-être parce que mon sens du sacrifice me donne davantage l'image d'un croisé que d'un amant.
    Je pourrais mais je ne pleure pas. Parce qu'il n'y a pas de véritables raisons pour ça. Parce que j'ai conscience de cette vanité propre à mon espèce qui est de croire qu'on détient l'apanage de la souffrance. Ce n'est pas le cas. Mes blessures ne seront jamais que des entailles superficielles même si elles font douloureusement mal. Et aujourd'hui que je sens mon coeur frissonner de nouveau comme celui d'un adolescent qui pense que sa vie lui appartient, je me demande si j'aurai la force d'affronter l'inéluctable mur sur lequel je vais m'écraser.
    Je regarde toujours le plafond. Le sommeil n'est pas venu. Les larmes non plus. Mais qu'importe, ce coeur qui cogne aussi fort dans ma poitrine n'est pas le signe que j'ai mal juste le signe que je peux aimer à nouveau.
    September 14

    Pauvre garçon...

    Les premières pluies de fin de saison ont sur moi le même effet que les premiers rayons chauds du soleil d'avril chez Cécile : c'est euphorisant ! J'aime la couleur grise du ciel, j'aime l'odeur des arbres humides, j'aime le contact de l'eau dans mes cheveux... L'inconvénient, c'est que dans une ville d'ordinaire inondée par un soleil écrasant, la pluie est vécue comme une agression. Les gens sont irritables, parce que c'est bien connu, la pluie ça tue, les bus sont bondés, le chauffage est poussé au max, parce que, autre fait bien connu, quand il pleut il fait obligatoirement froid du coup les gens sont encore plus irritables, les rues sont encombrées par les voitures, toujours parce que la pluie, ouille ouille ouille ça tue, qui roulent dans les flaques d'eau sans se soucier des passants qui se battent avec leur parapluie, tout perturbés qu'ils sont à porter autre chose que des lunettes de soleil, du coup tout le monde est irritable... mais moi je m'en moque, les jours où il pleut, j'ai le sourire jusqu'aux oreilles. Et ça, ça énerve vachement les gens irritables.
     
    Mais le but de mon billet n'était pas de vous parler de mon amour de la pluie, que la plupart d'entre vous trouveront certainement étrange, mis à part Lilkumo qui partage avec moi le goût des gris du ciel d'automne. Non, ce billet a pour but de...
     
    (mince, c'était quoi mon intention au départ ? Leur dire que j'ai remarqué que je craquais souvent pour des garçons qui s'appellent David, Fabien, Olivier ou Sébastien... non, ça n'a aucun intérêt... Je suis pourtant sûr que j'avais un truc à dire... Non, vraiment, ça ne me revient pas... je crois que je voulais parler de moi plus en détail parce que mes amis se plaignent que je parle jamais... mais ça ne pouvait décemment pas être ça... voilà ce que c'est de commencer un billet à 8h30 et de le reprendre 3 heures plus tard... En plus je viens d'apprendre que c'est couscous pour tout le monde à midi... Et il vient de s'arrêter de pleuvoir... Je crois que je commence à avoir mal au crâne, j'ai les yeux qui picottent... Et cet abruti d'agriculteur qui est même pas foutu de savoir où il habite... Nico, t'as conscience que t'es en train de penser tout fort ?... ferme cette parenthèse... ferme la...mais ferme la bon sang !!)
     
    ... parfois, faudrait que je réflechisse avant d'ouvrir la bouche ! 
    July 09

    3 raisons...

    Quand j'ai pas le moral... je déprime... cette phrase qui aurait plus à Lapalisse s'accompagne généralement d'un laconique 'comptons les bonnes raisons de détester ma vie'... oui, parce que quand je déprime, je compte. Quand je ne déprime pas, je compte aussi... en fait, je compte souvent, puis je classe, je range, j'ordonne, je trie... bref, je fais ce que toute bonne Bree Van De Kamp ferait à ma place... ça fait peur, je suis au courant, merci... Donc, parmi toutes ces bonnes raisons, il y en a 3 qui reviennent souvent : 
    Numéro 1 : Je suis seul ou le syndrome du 'Regardez-moi, je suis célibataire, c'est trop cool, le bonheur, je fais ce que je veux quand je veux, je ne me soucie que de moi, je mange au lit en laissant des miettes, je traine en caleçon jusqu'à pas d'heure et je regarde ce que je veux à la télé sans que personne ne bougonne ou ne m'arrache la télécommande des mains'... Sympa un temps mais au final, vous vous couchez seul, vous vous réveillez seul et il n'y a personne contre qui se blottir quand vous avez le cafard...
    Numéro 2 : J'ai pas de boulot fixe ou le malheureusement récurrent 'J'en ai ras le bol d'enchaîner les CDD, être pauvre ça craint, je dois surveiller tout ce que j'achète et je parle même pas de faire des économies pour ses vieux jours de dans deux semaines'... d'ailleurs bientôt vous n'aurez plus rien pour payer le loyer, vous devrez revendre votre collection de DVD de Buffy à la voisine qui s'en servira comme épouvantail à pigeons, vous finirez à la rue, sans rien, forcément seul...
    Numéro 3 : Je déteste mon corps, il y a pas de muscles ou le lassant 'La vache, mate ce type comme il est bien gaulé ! J'aimerais trop être foutu comme lui mais il y a trop d'efforts à fournir et pourquoi j'ai pas de tablettes au bout de 10 pompes, c'est trop long, c'est trop chiant, je m'ennuie et j'en ai marre d'être à la tiède'... en même temps ça me fait faire des économies de bouffe et ça retarde le moment où je me retrouverai à la rue, maigrichon, sans muscles, sans rien et toujours forcément seul...
     
    MAIS (parce qu'il y a un mais sinon il y a belle lurette que je me serai jeté sur les palettes de mon ventilateur à pleine vitesse... je te raconte pas le boulot pour nettoyer l'appart ensuite) quand j'y regarde de plus près, je dois reconnaître que j'ai pas franchement à me plaindre. Et ces trois fausses bonnes raisons deviennent très vite trois légers désagréments temporaires qui en aucune manière ne peuvent m'amener à détester ma vie
    Numéro 1 : Je suis peut-être seul pour le moment mais au moins je peux reprendre le vieil adage 'mieux faut être seul que mal accompagné' qui est beaucoup plus vrai qu'on ne le pense et qui laisse entendre que bientôt je ne le serai plus et que mon nouveau copain sera forcément mieux que ceux qui sont passé avant. C'est obligatoire. C'est ce qui s'appelle l'optimisme à outrance. Et même si c'est se montrer un peu naïf c'est mieux que de se lamenter en se disant qu'on va rester seul pour le reste de sa vie. Parce que c'est impossible, m'enfin, réfléchis un peu Nico, t'es trop bien pour rester seul :-) CQFD.
    Numéro 2 : J'ai peut-être pas de CDI mais j'ai des CDD, ce qui veut dire des chances probables de décrocher un contrat fixe. J'ai entendu dire que ça arrivait à des tas de gens, alors pourquoi pas à moi ? Et puis en attendant, un CDD c'est toujours mieux que le RMI, le chômage ou l'esclavagisme patronnal. Et une rentrée d'argent même minime est toujours mieux que pas de rentrée d'argent du tout. C'est ce qui s'appelle de la logique financière basique. 1 est plus grand que 0. Pas besoin d'être Albert Einstein, Zinédine Zidane ou Pierre Vernet pour le comprendre.
    Numéro 3 : J'ai le corps que j'ai et jusqu'à présent il ne m'a pas valu d'humiliants 'casse-toi, t'es trop laid' et même si j'attire davantage l'attention des divas vieillissantes, des femmes d'âge mûr ou des jeunes filles trentenaires en manque de clairvoyance ça ne veut pas dire que je ne peux pas plaire aux mecs qui me plaisent. Tant qu'ils ne sont pas hétéros, faut pas non plus pousser Cécile dans les parkings ! Si c'est arrivé par le passé, aucune raison que ça ne se reproduise pas. Après tout, je vois des tas de mecs et de filles qui n'ont rien de Brad et Angie et qui réussisent à trouver quelqu'un. C'est ce qui s'appelle de l'autoflatterie persuasive. Ca rejoint le point n°1. C'est un poil égocentrique mais c'est bon pour le moral. 
     
    Bref, un petit billet égoïste à fonction thérapeutique qui n'a d'autre but que de me faire voir le verre à moitié plein. Et pour une fois, ça me change !
    January 04

    Mes petites résolutions...

    Qui dit nouvelle année dit... oui, c'est vrai, j'ai oublié de vous la souhaiter alors qu'on est déjà le 4, donc...
     
    BONNE ANNEE 2006 !!!!
     
    Ceci étant fait, je peux revenir au point important de ce nouveau billet : les résolutions. Chaque année, c'est la même chose, le ventre repus, les yeux encore tout émerveillés de la magie de Noël (ou pour certains à moitié ouverts du à un excès de bulles, d'ailleurs si vous pouviez faire un peu de moins de bruit avec votre clavier merci), on se dit que cette nouvelle année sera forcément meilleure que la précédente parce qu'elle nous apportera enfin ce qu'on désire ardemment au plus profond de nous mêmes (non pas Brad Pitt sous votre douche, non pas la fortune de grand-maman planquée sous le matelas... qui rêve de l'intégrale vinyle de Dorothée ??) à condition bien sûr qu'on y mette un peu du nôtre. Et c'est finalement là que le bât blesse parce que si on est prêt avec un entrain démesuré à se fixer une nouvelle ligne de conduite, on est tout de suite beaucoup moins prompt à la suivre passé l'émulation collective des premières semaines (voire des premiers jours pour certains).
     
    Au rayon des classiques, on retrouve les sempiternelles :
    - J'arrête le tabac/alcool/chocolat/colle cléopatra...
    - Je me mets à la gym/vélo/yoga/sirtaki
    - Je me jette à fond dans mon boulot/études/recherche d'emploi/petites annonces de gigolo
    Il y a aussi les toujours très utopiques :
    - Je m'ouvre au monde pour enfin trouver la femme/l'homme de ma vie ou toute personne susceptible de vouloir partager mon lit pour une heure ou deux
    - Je joue régulièrement au loto parce qu'il n'y a qu'en jouant qu'on devient millionnaire et il n'y a pas de raison que ça n'arrive qu'aux autres et puis, à défaut de réaliser le voeu précédent, ça fera des sensations fortes à moindre prix
    Et les très altruistes
    - Je suis davantage dispo pour les gens que j'aime à condition que ce soit aux horaires où je suis disponible (et aussi en fonction de ce que j'ai à regarder à la télé)
    - Je m'investis dans une association caritative/je donne aux pauvres/je souris aux vieux dans le bus
    Et les radicales
    - Je change de boulot/d'appart/de look/de sexe
    - Je deviens boudhiste zen/militant anarchiste/leader stakhanoviste/bisounoursophile
    - Je vire mon mec/mes amis/mes parents/ma cuti
    - Je liquide mon patron/mon beau-père/le mec de mon ex/le premier quidam qui passe si je suis énervé
     
    Alors pour ne pas couper à la tradition et même si je sais que je ne les tiendrais pas (c'est là, d'ailleurs, toute la saveur des résolutions), voici mes résolutions 2006 :
    - Me sculpter un corps de rêve (10 ans que je la fais et je lui suis toujours fidèle à celle-là ! ren que de l'écrire, je sens déjà les abdos qui poussent)
    - Adopter une vie saine en me couchant à une heure raisonnable et en m'alimentant de manière régulière avec des aliments de couleur verte (donc pas comme la pizza que je me suis enfilé hier soir, oops, 1ère entorse)
    - Sortir davantage pour m'ouvrir au monde (tant que le monde a une tête suffisamment pleine pour savoir commencer ses phrases par autre chose que 'moi, je...'... aïe, mauvaise ville !)
    - M'acheter des chaussettes, du céleri, de la confiture, du maïs et des cotton-tiges (je crois que je me suis gourré de liste, là)
    - Arrêter de faire des blagues vaseuses (c'est mal parti !)
    - Arrêter d'être désolé tout le temps (c'est vrai, c'est fatigant à la longue et j'en suis désolé...ah, zut...pardon...arggg...je sens que ce sera pas encore pour cette année)
     
    Voilà pour les miennes, rien de très original et rien qui restera dans les annales du petit Nicolas illustré mais ça m'aura amusé de les faire. Et les vôtres ?
    December 29

    Mon petit bilan perso...

    Pour ce dernier billet de l'année (vu que demain je suis dans le train et que - contrairement à Noël - il y a peu de chances pour que je me retrouve devant un ordinateur par désoeuvrement), un petit bilan perso s'impose avant de s'atteler aux habituelles résolutions. Donc :
     
    - J'ai vu 70 films au cinéma (dont quelques bonnes daubes)
    - J'ai regardé 49 séries différentes (soit 1067 épisodes... sans commentaires...)
    - J'ai eu 2 petits-copains (un les deux premiers mois de l'année et un les deux derniers, ce qui laisse quand même un vide énorme entre les deux mais ça valait le coup d'attendre ^^)
    - J'ai eu 1 angine (ce qui me n'était pas arrivé depuis au moins 4 ans)
    - J'ai perdu 12 kilos (mais j'en ai repris 3, merci les fêtes !!)
    - J'ai eu 3 boulots (taper des menus de Noël pour un primate décérébré, faire la compta d'une asso en redressement judiciaire et me tourner les pouces dans les bureaux surchauffés de la préfecture, il y a pas à dire, côté boulot, ça a été une année faste !)
    - J'ai fait 1 dépression (et ça occupe beaucoup plus que ce que je croyais)
    - J'ai lu une 100aine de bouquins (bouquins, bd, mangas, comics confondus)
    - J'ai avalé une 20aine de pots de glace Häagen Dazs (c'était ça ou faire des pompes, je sais pas pourquoi mais j'ai pas mis beaucoup de temps à choisir)
    - J'ai commencé 1 thérapie (ce qui m'a permis de comprendre qu'on pouvait parfaitement vivre heureux en étant masochiste)
    - J'ai ouvert 2 blogs (qui ont rapidement pris le contrôle de ma vie, j'ai toujours pas compris comment)
    - J'ai passé plus de 90h dans les transports en commun (et je me demande comment Axe, Narta et cie arrivent à survivre quand on voit le peu de gens qui s'en servent)
    - Un temps incalculable au téléphone et encore plus sur internet (merci MSN !)
    - J'ai pleuré en 3 mois ce que j'ai du pleurer dans toute ma vie avant (et le proverbe 'pleure, tu pisseras moins ce soir' n'est finalement pas si faux que ça)
    - J'ai tué la même personne de 53 façons différentes (c'était en rêve mais ça compte quand même !)
    - J'ai été me baigner 1 fois à la mer (et j'ai même réussi à enlever mon t.shirt)
    - J'ai pas eu le temps de dire aurevoir au oua-oua avant qu'il se fasse piquer
    - J'ai découvert 1 nouvelle ville (ce qui m'a permis de relativiser la notion de froid)
    - J'ai fait le guignol à l'hôpital (pour éviter que ma meilleure amie se rende compte que son poignet fracturé avait la taille de ma cuisse)
    - J'ai fêté les 60 ans de mariage de mes grands-parents (et j'ai survécu à la réunion familiale)
    - J'ai eu 27 ans et j'ai rien pu faire contre (mais promis, l'année prochaine j'arrête !)
     
    Bref, une année plutôt chargée... espérons que 2006 soit plus tranquille... et vous, votre année ?
    September 20

    Ma toute petite nouvelle

    Il y a quelques jours, je replongeais dans ce que j'avais écrit quand j'étais ado. J'ai remis la main sur un texte que j'avais présenté lors d'un de mes premiers cours à la fac à 19 ans. Et comme beaucoup d'autres sur pas mal de blogs, j'ai eu envie de le partager. Même si la démarche, mettre plus davantage à nu, me paraît un peu étrange. Peut être que c'est s'exposer inutilement mais j'avais envie de changement, envie d'autre chose que d'une critique de film ou d'une belle gueule sur papier glacé alors voilà... Soyez indulgents ;)
     
    Tout ce dont je me rappelle ce sont ses yeux vairons et l'odeur de ses cheveux : acacia. Ce n'est pas grand chose des yeux et une odeur mais c'est tout ce que j'ai et quelque part c'est tout ce dont j'ai besoin.
     
    Je n'ai qu'à fermer les paupières et il est là. Et cette image est pour moi l'essence même du bonheur, comme si le fait de ne pas savoir me rendait finalement plus heureux, à l'abri d'une quelconque déception.
    La première fois que je l'ai aperçu, il balançait ses pieds dans l'eau du bassin de la place centrale. Ils devaient être une dizaine à jouer ainsi dans l'eau, sans aucun regard pour le voisin, les yeux rivés sur le mouvement battant de leurs pieds, indifférents aux éclaboussures que la proximité de leurs corps rendait possibles. Il n'avait rien de plus que les autres et c'est pourtant lui que j'ai remarqué. Peut-être parce que, déjà, l'odeur de ses cheveux avait pénétré mon coeur. Je le regardais, fasciné par ma propre fascination, et encore inconscient du pouvoir que je venais de lui attribuer.
    Dès lors je ne pensais plus qu'à lui et je me rendais chaque jour fébrilement à l'endroit où je l'avais vu; chaque soir je rentrais déçu mais plein d'espoir que le lendemain m'apporterait ce à quoi j'aspirais tant. Les plus folles histoires prenaient naissance en mon coeur, chaque fois plus intenses, chaque fois plus tragiques. Un mélange de romanesque et de sensualité. Je finis par perdre la réalité de vue et mes sorties au bassin se firent plus rares. Le soleil m'aveuglait et le bruit sourd de la foule me perçait les tympans. Plus rien d'autre n'avait de sens que ce désir brûlant de le voir et de sentir la merveilleuse odeur d'acacia de ses cheveux.
    Le temps perdait toute texture. Une indéfinissable paresse me saisissait. Pesante somnolence. Allongé sur mon lit, les yeux clos, je cherchais dans mes rêves une tendresse qu'il ne pourrait jamais m'offrir. Exutoires à mon attente. Je chassais la douleur de la réalité en me plongeant dans de constantes rêveries. Ame malsaine de mes délires féeriques, il se dressait à mes côtés, ironique compagnon, et me guidait dans l'implacable dédale de mes fantasmes insensés. Mon odorat ne percevait plus que la tendre senteur de l'acacia. Je sentais chaque jour ce grand corps étendu à mes côtés, reprenant son souffle, passant négligemment la main dans ses cheveux, laissant derrière lui son odeur si particulière. Le temps semblait nous avoir oubliés dans sa course; il était à moi, il n'appartenait qu'à moi et même si je savais cette aventure impossible le souvenir que me laissaient mes rêves suffisait à ma contemplation.
    J'attendis quatre mois et dix-huit jours. Quatre mois et dix-huit jours durant lesquels l'espoir avait fait place à une douce amertume. Je ne me rendais plus au bassin, persuadé de toute manière qu'il n'y reviendrait plus, et j'avais fini par croire qu'il n'existait que dans mon imagination, que je l'avais créé de toutes pièces pour combler mes heures de solitude.
    Puis il revint. Je le rencontrais chez l'épicier auquel il venait d'acheter une bouteille de shampooing. Ses yeux se tournèrent vers moi un instant et c'es alors que je les vis : deux frères ennemis en un même sein, d'une beauté farouche et sans équivoque. L'un flamboyant, l'autre ténébreux, pointant leur lame dans la même direction. Il m'a sourit ou peut-être m'a t'il dit un mot, je ne sais plus. Je restais suspendu à ses yeux. Puis le vide, abyssal, et la résonance solitaire des battements désordonnés de mon coeur, écho terrifiant de ma solitude, derniers vestiges d'une vie que son départ venait de plonger irrémédiablement dans le gouffre béant de la désolation.
    Le coeur vaincu, je rentrais chez moi et baissait les stores. Et là, assis dans la pénombre, les genoux contre mon torse, je  fermais les yeux. Je rouvrais le livre inachevé des mes contes et repris le rythme inconstant de mes rêveries solitaires. le désir qui m'envahissait certains soirs me laissait dans la bouche un arrière goût d'imparfait et l'accablement qui me saisissait alors trouvait un écho prodigieux dans la vision accusatrice de ses yeux, lesquels se battaient en duel pour savoir qui des deux achèverait mon supplice le premier.
    Je ne le revis jamais et l'état dans lequel je m'étais mis me rendait dans l'impossibilité de le revoir. J'appartenais à un monde qu'il fuyait et nul ne m'attendait dans celui que j'avais fui.
     
    Et je reste là, coincé entre ces deux pôles, avec le seul souvenir de ses yeux vairons et de son odeur d'acacia. Ce n'est pas grand chose des yeux et une odeur mais c'est tout ce que j'ai et quelque part c'est tout ce dont j'ai besoin.
    September 14

    Mon petit plongeon 10 ans en arrière

    En fouillant dans mes affaires, je suis retombé sur de vieux écrits du temps où je savais encore me servir d'un crayon et où mes doigts n'étaient pas irresistiblement attiré par les touches du clavier. Des petites nouvelles jamais finies, un gros pavé qui se prenait pour un soap et deux ou trois poèmes assez ridicules. Un peu comme beaucoup de gamins qui essayent durant cette période là de retranscrire tout le malaise et tous les espoirs de l'adolescence. Rien de bien palpitant même si je me surprends à trouver quelques idées et tournures de phrases plutôt réussies. Mais ce qui m'amuse le plus c'est de relire mon journal intime. Pardon, cahier d'expression et d'interrogation philosophique. C'est le titre que notre prof de philo nous avait obligé à lui donner en terminale. On était sensé y retranscrire nos pensées, nos doutes et tout notre cheminement intellectuel suite aux cours - oh combien soporiphiques - qu'il nous donnait. Mon cahier est bourré de gémissements et de complaintes sur mon grand amour de l'époque avec des phrases comme seul un gamin de 16 ans peut en écrire, des mots qui avec le recul sont assez drôles ('je ne pourrais plus jamais aimer après lui' ou 'ma vie ne vaut rien s'il n'est pas là'... t'es mignon mon petit Nico mais le côté drama queen à puceauland c'est un poil ridicule. Qu'est-ce qu'on peut être con à cet âge là !). C'est également l'occasion de voir que je regardais vraiment n'importe quoi à la télé et que mon goût en matière d'hommes n'a pas tellement évolué. Déjà, j'aimais les types gentils avec un sourire un peu niais (j'étais fasciné par Olivier Carreras... oui, j'ai très honte). Et surtout l'occasion de constater que je suis vraiment blond (28/11 : TF1 est en grève; 29/11 : c'était pas une grève, fallait changer le canal... vous remarquerez au passage l'intérêt évident d'écrire ce genre de phrases dans un journal !). Ce qui me marque surtout c'est la douleur qui accompagne la prise de conscience que mon homosexualité est irréversible et qu'il va me falloir apprendre à vivre avec. Aujourd'hui, 10 ans plus tard, tout va bien de ce côté là fort heureusement (proud to be gay, baby !!!), je regarde des trucs moins cons à la télé (mais il ne fait jurer de rien) et les hommes sur lesquels je craque sont un peu plus virils même si on me fait toujours remarquer que j'ai un faible pour les nigauds. Finalement, on ne se refait pas.  

    September 08

    En attendant Morphée...

    Nouvelle insomnie. J'observe mes pensées qui défilent dans le noir, je cherche une réponse unique à ma multitude de questions, j''attends que le sommeil m'étouffe. Ma vie ne résiste pas à cet examen systématique et microscopique de mes moindres erreurs de parcours, des mes petites trahisons, de mes espérances déçues. Je me demande souvent si l'enfant que j'ai été aimerait l'adulte que je suis devenu. Je ne crois pas. Il me regarderait les yeux grand ouvert en se demandant ce que j'ai pu faire des rêves qu'il faisait. Et je n'aurais aucune réponse à lui apporter. Le sommeil n'est toujours pas là. Je compte les battements de mon coeur. Lorsque je ferme les yeux j'imagine que l'homme que j'aime est à mes côtés et que lui a la solution, qu'il est la clé de mon univers schlérosé et fantômatique. Mais quand j'ouvre les yeux, je suis seul. Et si je prenais ma vie à l'envers ? Si au lieu de pointer du doigt les absences et les manques, je me réjouissais de ce que j'ai déjà. Pourquoi le verre devrait-il toujours être à moitié vide ? Je suis vivant et en bonne santé, j'aime tendrement, intensément, douloureusement et je suis aimé jalousement, férocement, sincèrement, je suis passionné par des tas de choses et je sais aussi que tout au fond de moi, l'enfant que j'ai été est toujours là. Ne pas se laisser dévorer par les doutes matériels, par les affres mesquins du quotidien. Je vaux mieux que ça. Voilà un constat étrange pour moi mais terriblement réconfortant. La certitude que malgré tout, la lumière est juste à portée de main. Il suffit juste de tendre le bras, d'ailleurs j'y suis presque. Mais déjà mes yeux se ferment. Dormir. Demain peut-être arriverai-je à atteindre mes étoiles...