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    April 28

    Les aventures de Rabbitman (et Pompomboy) Fin

    Episode 13 - 2ème Partie :
    Celui où c'est enfin terminé
     
    Précédemment dans Rabbitman : C’est la berezina au manoir, incapable de garder ses otages, le petit Ginny se retrouve tout seul. Pendant ce temps, Rabbitman a sacrifié Pompomboy pour ressusciter Virginal.
     
    Women Power Center
    Virginal : Oh Buck, tu es si beau dans ton costume orange, lorsque je te vois j’ai le cœur qui palpite, tu es mon soleil !
    Rabbitman : Ouaw ! On m’a jamais rien dit d’aussi con !
    Virginal : Tu permets, j’étais mort ! J’ai besoin d’un peu de temps pour m’ajuster.
    Nox : C’est beau l’amour !
    Rabbitman : T’es sûr que c’est le bon Virginal ? Il est pas un peu trop jeune ?
    Nox : Attends, je regarde le script… non, non… il y a marqué ‘Virginal, petit puceau de 19 ans dont tout en lui hurle l’envie irrépressible de se faire déflorer’.
    Rabbitman : Ah ben oui, c’est lui !
    Virginal : Je confirme. J’ai une furieuse envie de faire l’amour. Ca vous embête pas qu’on fasse ça sur votre bureau ?
    Nox : Tant que je peux regarder, vous le faites où vous voulez !
    Ils ont tous une libido particulièrement dérangée ?
    Sans vouloir m’avancer, je crois que c’est parce que l’auteur a une absence de libido caractérisée. Ca compense.
    Le sexe, c’est sale !
    Virginal : Buck, je suis content d’être là avec toi.
    Rabbitman : Moi aussi, je suis content de te revoir.
    Nox : Moi je te connais pas mais si t’enlèves ta chemise, je serais ravie !
    Virginal : J’ai cru que je resterai mort pour toujours !
    Nox : C’est généralement comme ça que ça marche.
    Virginal : Comment t’as fait pour me ramener ?
    Rabbitman : Rien de plus simple, je suis venu, j’ai demandé à te reprendre et voilà !
    Virginal : C’est tout ?
    Rabbitman : J’ai du donner la vie de Pompomboy en échange mais qui s’en soucie ?
    Virginal : Buck ! C’était ton meilleur ami ! Si je n’avais pas surgi dans ta vie, vous seriez probablement toujours ensemble et vous seriez heureux. Et tu l’as sacrifié pour moi ? Comment est-ce que tu as pu ?
    Rabbitman : Parce que tu crois que je culpabilise pas ? Parce que tu crois que choisir délibérément de tuer une personne qu’on aime c’est facile ?
    Virginal : Non mais je déconne, cet enfoiré m’a tué alors bien fait pour lui s’il est mort ! On rentre à la maison ?
    Nox : Petit problème que j’ai oublié de préciser…
    Rabbitman : Il a une date de péremption ?
    Nox : Pas bête, faudra que je soumette l’idée… Non, en fait, l’ennui c’est que vous êtes au Centre de Quinou Gazonette et qu’il y a peu de chances qu’elle vous laisse sortir vivants.
    Virginal : Je viens de revenir et tu me dis que je vais mourir à nouveau ?! Non, vraiment, je trouve que ça craint. Je veux pas mourir sans avoir couché !
    Rabbitman : Mais t’es chargé au mazout toi, je vais te calmer.
    Nox : Bon, ben je vais vous laisser, j’ai plus rien à faire ici. Attends, je regarde… non, c’était ma dernière ligne de texte. J’ai même pas droit à une vraie scène de sortie, je suis dégoûtée ! Je suppose que si jamais il y a une deuxième saison, je reviens pas ? De toute façon, ce rôle était bidon, j’ai même pas pu montrer mes seins. Je me demande pourquoi on m’a engagée !
    Quelqu’un pourrait évacuer la petite bimbo radiateur du plateau, il y a une scène de cul qui doit se tourner !
     
    * * * * *
    Toujours au Women Power Center, quelques étages plus bas. Une silhouette familière vient de pénétrer dans le hall. Une ravissante petite écervelée vient l’accueillir en sautillant.
    Gou : Bonjour ! J’adore ta tenue, elle est trop cool ! Ma mère avait la même !
    Super Marmouille : Je rêve ou tu viens de me traiter de vieille ? J’exige de voir la patronne !
    Gou : Calme-toi mamie, t’as ton stéradent qui coule. MAMMMMM QUNNNNNNNNNNOUUUUUUUUU !!!!!!!!!!!!! Oh, pardon… j’ai pas perturbé votre sonotone ?
    Super Marmouille : Mais j’ai que 28 ans, petit pustule acnéique !
    Gou : Ah ouais quand même, la ménopause ça laisse des marques.
    Super Marmouille : T’as été finie au Nesquick ou quoi ?
    Gou : Et pour les mecs, c’est pas trop dur à ton âge ? Je suis bête, à ton âge, on doit plus coucher…
    Super Marmouille : Ca nous fait toujours ça en commun !
    Quinou Gazonette : Tu m’as appelée, poupette ?
    Gou : Oui, maîtresse, il y a la dame qui veut vous parler mais faut bien articuler parce qu’elle est un peu âgée.
    Quinou Gazonette : Tu sais ce qu’on dit des vieux pots !
    Super Marmouille : Charmant ! Je m’attendais à un peu plus de classe en venant au royaume de la femme forte et intelligente.
    Quinou Gazonette : C’est bien ici, ma caille. Si c’est pour une interview, oui on est pour l’avortement, le mariage homosexuel, l’égalisation des salaires, la sensibilisation à la violence conjugale et la prise en charge du dépistage du cancer du sein… j’ai rien oublié ? Ah si, une amélioration de l’hygiène dans les toilettes, vu le temps qu’on y passe !
    Super Marmouille : Euh… oui mais moi je suis là avant tout parce que j’ai entendu dire qu’on peut torturer des hommes…
    Quinou Gazonette : C’est pas une possibilité, c’est une obligation, ma choute. Comment tu veux qu’ils apprennent quelque chose si tu leur files pas des taloches pour que ça rentre. C’est quoi ton nom ?
    Super Marmouille : Super Marmouille, la nana qui en a plein les f……
    Quinou Gazonette : LA Super Marmouille ? La super héroïne qui a réussi à survivre entourée d’un troupeau d’andouilles depuis 13 épisodes ? La seule fille hétéro qui passe son temps à peloter des gonzesses ? Celle qui a tellement démonté l’ossature d’Amelinda Lootch qu’elle se fait appeler Chamallow Girl ?
    Super Marmouille : Faut pas exagérer, elle était déjà très souple à la base. Elle fait super bien le pont !
    Gou : C’est une des premières suffragettes c’est ça ? J’ai lu dans un livre que vous brûliez vos soutiens-gorge, c’est vrai ? Parce que je comprends pas bien en quoi c’est un truc révolutionnaire de montrer vos seins à des mecs qui ne veulent que ça ?
    Quinou Gazonette : Fais pas attention à elle, c’est encore qu’un organisme unicellulaire en développement. Bienvenue au Women Power Center. Tu veux voir notre donjon de la torture ou on prend une douche toutes les deux ensemble ?
    Super Marmouille : C’est possible d’être nue dans le donjon de la torture ?
    Quinou Gazonette : Hmmmm… Je sens que toi et moi on va bien s’entendre.
     
    * * * * *
    Toujours au même moment, au Manoir Von Rabbit
    Ginny : All by myse-e-elf, don’t wannabe, all by myself…
    Ouais bon ça va, on a compris, il se sent seul
    Ginny : Anymoooooooooooooooooooooooooooooooooore !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
    En raison de la perte soudaine d’un de nos satellites relais, cette scène ne pourra pas être diffusée.
    Ginny : Mais c’était ma dernière scène ! Non, vraiment, c’est trop ninjuste !
     
    * * * * *
    Women Power Center, 1er étage. Rabbitman et Virginal sont sur leurs gardes. Plus que quelques marches et ils auront atteint le hall d’entrée. Après ça, il leur faudra courir aussi vite que possible pour regagner la sortie et être enfin libres. Mais pour l’heure, Rabbitman essaye de reboutonner correctement son costume tandis que Virginal relace ses baskets.
    Rabbitman : C’est moi ou c’était vachement plus excitant que la dernière fois ?
    Virginal : Celle du 3ème étage ? Non attend, celle du 4ème étage ? Ouhhhh, celle du 6ème ??
    Rabbitman : Tu vas me faire tous les étages ? Je parlais dans un sens plus général. Avant que tu disparaisses.
    Virginal : C’est peut-être l’odeur de la mort qui t’excite…
    Rabbitman : Nox t’a pas lavé avant de te rendre ? Le service après-vente c’est plus ce que c’était !
    Virginal : C’était pas à prendre au sens littéral ! Je voulais juste dire que tu trouvais ça plus excitant parce que toi, Rabbitman, tu avais vaincu la mort, que tu te tapais un minet pour lequel tu avais accepté de laisser mourir quelqu’un qui te tenait à cœur et que c’était ce mélange de pouvoir et de sacrifice qui accentuait ton plaisir.
    Rabbitman : Mais c’est quoi cette psychologie de comptoir ? T’as piqué ça dans un des bouquins de Gérard Miller ?
    Virginal : J’ai eu pas mal de temps libre depuis la dernière fois qu’on s’est vu.
    Rabbitman : On a vraiment pas la même façon d’occuper notre temps. Question de centre de gravité, certainement.
    Virginal : On t’a jamais dit que trop d’hormones tue les hormones ?
    Rabbitman : T’es quand même vachement plus bandant quand tu te tais. Allez, bouge-toi, j’ai hâte de rentrer à la maison et de retrouver mon lit, les marches d’escaliers ça me casse le dos.
     
    * * * * *
    Manoir Von Rabbit
    Mais il y a plus que Ginny au Manoir ! Et t’avais dit que c’était sa dernière scène !
    J’ai menti Pierre ! Tu devrais te faire au concept, c’est un truc que les mecs font en permanence. Ca et te tromper.
    Ca serait sympa de pas ruiner mes espoirs en une vie sentimentale heureuse parce que t’es aigri.
    Je ruine rien, c’est statistique, tu finiras seul, dépressif et dévoré par tes hamsters dans ta cuisine.
    J’ai pas de hamsters !
    T’en fais pas, ils sauront te trouver.
    Donc, au Manoir Von Rabbit, le petit Ginny est désespérément seul. Plus de boulot, plus de copain pour jouer à cache-cache, ni même de fantôme au travers duquel passer parce que ça fait froid dans le caleçon… Le petit Ginny est complètement désemparé. Qu’est-ce qu’il va bien pouvoir maintenant ? Et s’il appelait sa sœur ? C’est vrai, il a une famille après tout et à ce qu’on dit, la famille c’est sacré.
    Ginny : Allô, Boris, comment on fait les enfants et pourquoi il neige et pourquoi Boris tu fais jamais du manège ?... Désolé, je m’ennuie tout seul.
    Boris : Ginny, j’ai pas le temps là, j’ai un conflit armé qui se prépare et j’ai une grenade qui vient de s’accrocher à ma fermeture éclair.
    Ginny : J’ai voulu faire une prise d’otages mais tout le monde s’est enfui quand j’ai commencé à leur raconter ma vie.
    Boris : Je les comprends. Ca fait moins d’une minute que tu me parles et j’ai presque envie de dégoupiller c’te foutue grenade.
    Ginny : T’es sensée me réconforter quand je vais pas bien. Et, au cas où tu ne l’aurais pas remarqué, je viens de chanter du Bébé Lily, je ne vais pas bien !
    Ginny : Mais ça va pas de dire des trucs pareils ? T’es ma sœur !
    Boris : C’est très surfait cette notion de fraternité. Tu sais, la famille, c’est un truc qu’on te colle dans les pattes à la naissance. T’es pas obligé de les aimer ni même de t’entendre avec eux. La preuve, regarde nous.
    Ginny : Mais moi je t’aime ! T’es ma petite sœur !
    Boris : Tu serais pas aussi bête ce serait presque mignon. T’as pas encore compris que la seule raison pour laquelle j’étais revenue vers toi, c’est parce que tu connaissais Rabbitman. Je me suis servie de toi.
    Ginny : Alors, je suis vraiment tout seul ?
    Boris : Tu croyais sincèrement que le monde c’était un endroit sympa où vivre ?
    Ginny : Mais je suis trop petit pour être confronté à la vraie vie, il faut que tu me protèges. J’ai que 22 ans, j’ai encore plein d’illusions et de rêves de gosse, comme monter un parc d’attractions à la gloire de Dorothée avec des pingouins qui chanteraient ‘Monsieur l’ordinateur’… allô ? Boris ? allô ??
    Le petit Ginny essaye d’appeler à nouveau sa petite sœur mais rien n’y fait personne ne lui répond. Il regarde alors autour de lui pour chercher une présence amicale. Le Manoir ne lui a jamais paru aussi grand ni aussi vide. Assis au milieu du salon, il enfouit son visage dans ses mains et se met à pleurer.
     
    * * * * *
    Women Power Center
    Gou : Je trouve que t’as quand même été dure avec lui. C’est pas sa faute s’il est handicapé.
    Boris : Il est pas handicapé, il est juste débile.
    Gou : Ah ! Je croyais… un type qui rigole quand on lui dit ‘cake’, c’est pas un signe de grande stabilité mentale.
    Boris : De toute façon, ma petite pintade, il y a que toi que j’aime vraiment. T’es ma seule amie. Et si j’ai pas monté ma propre agence de destructrices de mondes, c’est uniquement parce qu’on se marre trop toutes les deux… euh, Gou ? Pourquoi t’as tes mains sous mon t.shirt ?
    Gou : Pardon, je me suis arrêté à ‘il y a que toi que j’aime vraiment’… tu disais ?
    Boris : Tu te rappelles ce que je t’ai dit sur les amis ?
    Gou : Ne jamais leur toucher des parties intimes sans leur autorisation ?
    Boris : Et qu’est-ce que tu fais là ?
    Gou : Pfffffff… ok, je suis désolée… je peux jouer avec tes oreilles ?
    Eh, c’est mon truc de jouer avec les oreilles des gens !
    Pierre, il y a la petite Cécile qui veut jouer avec des oreilles. T’es dispo ?
     
    * * * * *
    Excusez-moi, monsieur le narrateur mais on a un petit problème de sécurité à l’entrée.
    Morgana : Pourquoi j’ai pas de scène dans cet épisode ? C’est à cause de mon nez, c’est ça ? Je suis pas présentable parce qu’il est un peu enflé ? C’est de la discrimination !
    Alcookie : C’est vrai, moi aussi ! Je m’étais choppé la fille et la super caisse et plus rien !
    Amelinda : Moi, je me plains pas, ça devenait lourd de devoir rouler des pelles à ma meilleure amie et à des gays alors que je rêve que d’un mec viril et poilu qui sente la sueur et qui me fasse grimper au rideau avec ses mains puissantes et vigoureuses.
    Encore heureux que c’est la fin ! C’est la dernière fois que je travaille avec des amateurs ! Lisez le scénar’ bon sang ! Toi t’es passée sous un tram et vous deux vous vous êtes enfuis ! Vous voulez pas qu’on fasse un spin-off sur les aventures de Rowenta et Chamallow Girl non plus ! Allez, du balais ! J’ai une saga à boucler !
    Yomfred : Et moi je reviens quand ? 
    Je viens de toucher le fond, là.
     
    * * * * *
    Women Power Center. Hall d’entrée.
    Rabbitman : Je trouve ça quand même super étrange, qu’il n’y ait personne.
    Wonder Fafounny : Coucou ! C’est moi !
    Rabbitman: Qu’est-ce tu fais là ?
    Wonder Fafounny : Je suis venu te sauver des griffes de Quinou Gazonette !
    Virginal : Avec quoi, du far à paupières ? J’en viendrais presque à regretter que Pompomboy soit mort !  
    Wonder Fafounny : Pompomboy est mort ?
    Virginal : C’est marrant comme il tilte sur l’absence de Pompomboy alors qu’il a rien dit en voyant que j’étais ressuscité.
    Wonder Fafounny : Parce que t’étais mort ? Je pensais juste que t’étais parti ensemencer le monde comme n’importe quel garçon de 19 ans.
    Virginal : Pas bête !
    Rabbitman : Tout doux, Braguette Man, va falloir calmer tes ardeurs !
    Super Marmouille est soudain apparue dans l’escalier central.
    Super Marmouille : C’est pas que votre conversation m’ennuie mais… si, en fait ça m’ennuie. Alors Rabbitman, tu ferais mieux de te faire à l’idée que ton petit chéri finira par aller voir ailleurs. Mais si ça peut te rassurer, une fois qu’il aura connu une descente d’organes, il reviendra vers toi. Elle est pas belle la vie ?
    Rabbitman : C’est particulièrement dégoûtant comme remarque mais quelque part et de manière très étrange, ça me rassure.
    Wonder Fafounny : Bon, grouille toi Marmouille, on a récupéré le petit puceau alors on se casse.
    Super Marmouille : Je crois que vous avez pas bien compris. Personne ne partira d’ici.
    Virginal : Oh ! Mon Dieu ! Elle est tombée du côté obscur ! Regardez sa peau, elle mue !
    Super Marmouille : Ca va, clerasil ! C'est juste un coup de soleil ! … Chérie, par lequel tu veux qu’on commence ?
    Quinou Gazonette, enroulée dans une serviette de bain, surgit en haut des escaliers.
    Quinou Gazonette : Tu disais, ma roulure ?
    Super Marmouille : Tu fais très nem dans cette serviette. Si t’es pas trop épuisée on pourrait peut-être commencer le massacre ? Les filles, vous êtes prêtes ?
    Boris et Gou, planquées derrière le bureau d’accueil de l’entrée, surgissent alors en hurlant. Enfin, Boris hurle parce que Gou s’est pris les pieds dans la bandoulière de sa mitraillette et vient de se vautrer lamentablement.
    Boris : Mais tu vas être un boulet encore pendant combien de temps. Tiens, prends plutôt ça.
    Gou : Mais c’est une fourchette !
    Sans prévenir, Quinou Gazonette a sorti une arme de sous sa serviette (c'est dingue la place qu'on gagne dans ses affaires quand on s'arrête de fumer !) et a fait feu. Rabbitman s’est précipité sur Virginal pour le protéger et Wonder Fafounny a poussé un hurlement strident. Effrayée par la puissance du cri, Gou s’est elle aussi mise à hurler.
    Rabbitman : Arrête de beugler, Fafounny !
    Wonder Fafounny : Mais elle me fait peur à hurler autant la petite.
    Gou : Mais c’est toi qui a commencé. Ca fait mal dans mes oreilles.
    Rabbitman : Les gars, on se replie, c’est une femme en serviette. Elle risque de tomber à n’importe quel moment. On peut pas lutter.
    Wonder Fafounny, hystérique, s’est rué sur la porte, suivi par Virginal. Rabbitman essaye de couvrir leurs arrières en lançant son frisbee carotte mais Quinou Gazonette est une guerrière, championne deux années de suite à la ligue internationale maléfique du jeté de galette. D’un geste rapide et précis, elle bloque le frisbee et tire sur le petit groupe de fugitifs. Rabbitman n’a le temps de rien voir. Une balle vient frapper Virginal en pleine nuque.
    Quinou : Girls, 1 point !
    Rabbitman s’est retourné vers le corps de Virginal et reste figé dans une douloureuse expression de surprise. Wonder Fafounny se jette alors sur la mitraillette laissée au sol par Gou et tire sur Quinou Gazonnette. Mais comme toujours l’impitoyable amazone a été plus rapide. Elle agrippe Gou par la taille pour se protéger. La rafale l’atteint de plein fouet sous le regard horrifié de Boris.
    Boris : NONNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNN !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
    Gou : Ouah, tu fais vachement bien la fille horrifiée !
    Bon sang, coupez ! Gou ! Quand il y marqué que tu meurs, tu meurs ! Ca veut dire que tu te tais !
    Ca se saurait s’il y avait un moyen de l’empêcher de parler ! Elle a 16 ans et c’est une fille. C’est perdu d’avance.
    Wonder Fafounny constate avec effroi qu’il a tué la mauvaise personne. Boris en profite pour pointer son arme sur Quinou Gazonette.
    Boris : C’était ma seule amie !!! Je vous ai tout donné et c’est comme ça que vous me…
    Un autre coup de feu résonne alors dans le hall du Women Power Center. Boris, hébétée, s’effondre au sol. Super Marmouille fait tourner son arme dans sa main et sourit.
    Super Marmouille : Elle va pas nous faire un flan parce que sa copine est morte. Ces gamines, aucun sens des priorités !
    Quinou Gazonette : Ma petite arme de destruction massive personnelle ! T’es trop forte mon bigarreau.
    Wonder Fafounny : Mais… Marmouille… Tu viens de tuer quelqu’un… une gamine…
    Je suis pas une gamine !!! Je suis presqu’une femme !
    Wonder Fafounny : … une superbe jeune femme incroyablement talentueuse et intelligente…
    C’est bon, j’en demandais pas tant !
    Wonder Fafounny : … Tu peux pas faire ça… T’es une super héroïne…
    Super Marmouille : Comme si j’étais la première de l’histoire à opérer un revirement à 360°.
    Quinou Gazonette : 180… 360, tu ferais un tour complet.
    Super Marmouille : T’es sûre ? J’ai jamais été douée avec les chiffres. Enfin, bref, mon petit Wonder t’as compris le message. Fini Super Marmouille, place à Onion Girl !!
    Wonder Fafounny s’est péniblement relevé et se retourne pour chercher des yeux un peu d’aide. Agenouillé près du corps de Virginal, les mains couvertes de sang, Rabbitman ne semble pas s’être rendu compte des événements qui se sont produits. Il se relève lentement, la tête ensanglantée de Virginal retombant dans un bruit sourd sur le sol, et sourit tristement à Wonder Fafounny. Puis, sans un mot ni même un regard sur le garçon qu’il a aimé, Rabbitman quitte le Centre.
    Wonder Fafounny : Rabbitman ! Tu peux pas partir comme ça ! Tu peux pas les laisser gagner ! Il faut venger Virginal ! Me laisse pas seul !
    Quinou Gazonette a pris Super Marmouille par la main et toutes deux remontent les escaliers en enjambant les corps de Gou et Boris.
    Wonder Fafounny : Et moi ? Vous allez pas me tuer ? J’en vaut pas la peine ? Je suis quand même là depuis le premier épisode ! Je trouve ça abusé !
    Quinou (à Super Marmouille) : C’est ton pote, petit gnocchi, à toi de décider.
    Super Marmouille hésite un instant. On serait dans une série un peu cheap, on aurait droit à d’émouvants flashbacks des moments qu’elle a passé avec Fafounny. Mais même pour ce blog, c’est trop kitsch. Super Marmouille se contente de regarder Fafounny en souriant. Elle pointe son arme dans sa direction et lui adresse un petit clin d’œil puis elle fait signe à Quinou qu’elles peuvent y aller. Le visage radieux, elles disparaissent dans les escaliers. Wonder Fafounny met quelques minutes avant de réaliser que tout est terminé. Il respire un grand coup et s’enfuit du Centre en courant.  Bon, ok, c’est pas très courageux comme comportement mais l’instinct de survie c’est important.
    Wonder Fafounny : De toute façon, être un super héros, ça craint. Toute la journée, t’es obligé de porter un collant qui te rentre dans les fesses. Je viens de développer un profond respect pour la gente féminine !
     
    * * * * *
    La nuit est tombée sur Carrot City. Rabbitman s’est arrêté un instant pour contempler le sang séché sur ses mains. Il y en a tellement. Tout ce temps perdu à se battre pour une cause qui n’aura réussi qu’à le briser. Etre un super héros c’est qu’une question d’ego mal réglée après tout. Ce qui compte ce n’est pas la justice, c’est le contrôle. Donner aux autres le sentiment que vous êtes un être exceptionnel alors qu’on fond, vous êtes comme n’importe qui, un pauvre gosse effrayé qui essaye de se faire une petite place dans une vie qui le dépasse. C’est fini, tout ça. Ce qu’il veut aujourd’hui, c’est retrouver la foule des anonymes, leur tiédeur réconfortante et se perdre complètement dans cette masse informe et sans nom qui finira par dévorer jusqu’à sa propre identité. Se faire oublier pour s’oublier soi-même. Rabbitman a ôté son masque. La sueur de ses cheveux lui coule dans la nuque et sur les joues. Il frisonne. Un petit garçon s’est arrêté devant lui et le regarde de ses grands yeux ronds.
    Petit garçon : Ouah ! C’est toi Rabbitman ? T’es le plus grand des super héros !
    Rabbitman : Tu dois confondre microbe. Je ne connais personne avec un nom aussi ridicule.
    Petit garçon : Mais t’as son masque dans tes mains !
    Rabbitman : Tiens, prends le si tu veux, c’est juste un déguisement.
    Petit garçon : T’es un monsieur, pourquoi tu te déguises ?
    Rabbitman : Parce que j’ai peur.
    Petit garçon : D’un méchant ?
    Rabbitman : De moi. De cette envie que j’ai d’écraser ta petite tête entre mes mains pour me rendre compte que je ne ressens absolument rien. De violer ta mère jusqu’à l’agonie. De m’enfoncer si profondément en ton père que je pourrais m’approprier sa douleur.
    Le petit garçon a écarquillé les yeux et à déguerpi à toute vitesse en appelant sa maman.
    Rabbitman : Va t’en, petit bonhomme, va t’en loin de moi. Mais fais bien attention ce soir en allant te coucher. Les monstres veillent. Les monstres veilleront toujours.
     
    FIN
    April 14

    Les aventures de Rabbitman (et Pompomboy) 13

    Episode 13 - 1ère Partie :
    Celui où la fin est proche
     
    Précédemment dans Rabbitman : Ginny, frustré par le manque de reconnaissance, a pris le manoir en otage. Pendant ce temps Nox informe Rabbitman que s’il veut ressusciter Virginal, il devra sacrifier la vie de Pompomboy.
     
    Manoir Von Rabbit
    Ginny : … et c’est là que ma sœur, qui n’est pas vraiment ma sœur vu qu’elle est la fille de la sœur de ma mère, qui elle est vraiment ma mère mais pas celle de ma sœur, je parle de ma mère bien sûr, pas de sa sœur qui est morte avec la mienne, de sœur pas de mère…
    Pompomboy, tout bas : Qu’est-ce que tu fais à te lécher le poignet depuis tout à l’heure ?
    Wonder Fafounny : J’essaye de me taillader les veines à coups de dents mais ça glisse !
    Ginny : … et je lui ai dit que la piste 3 du nouvel album était quand même un remix honteux de la piste 18 du précédent et que ce n’était pas parce que j’avais une culture musicale très alternative que je ne pouvais pas reconnaître un aussi grand classique que…
    Morgana : J’en peux plus, j’ai mes volutes qui pleurent d’ennui, je suis à deux doigts de me transformer en nuage pluvieux !
    Pompomboy : Et encore, il n’en est qu’à ses 8 ans… Regarde Marmouille, elle fait son visage de chien fripé !
    Ginny : … mais j’ai toujours su bien avant La marche de l’Empereur ou Pigloo ou même Madagascar et Essaye-moi que les pingouins deviendraient un jour de véritables icônes…
    Super Marmouille : STOP !! Ca suffit, il y en a marre ! C’est pire qu’un épisode de Derrick !!
    Ginny : Eh ! Tu m’as interrompu ! Je te rappelle que j’ai un couteau !
    Super Marmouille : Et moi j’ai 5 doigts au bout de ma main, tu veux faire un pari sur celui qui va le plus vite ?
    Excédée, Marmouille a plaqué le petit Ginny au sol, un genou entre ses omoplates et lui tord l’épaule jusqu’à ce qu’il lâche son arme dans un cri de douleur.
    Mais ça va pas de me martyriser, je suis petit et innocent
    Pierre ! Josh Duhamel à poil !
    Où ça ? Où ça ? Où ça ?
    Wonder Fafounny : C’est tellement surfait aujourd’hui la notion de prise d’otages. On en oublierait presque qu’on a eu peur de mourir tellement c’était ennuyeux.
    Ginny : Puisque c’est comme ça, je vais aller tout raconter à tout le monde !
    Amelinda : Il y a des phrases qui perdent vraiment de leur force passé un certain âge.
    Super Marmouille : Qu’est-ce que tu vas faire ensuite, appeler la maîtresse ?
    Morgana : Présente… euh… pardon, réflexe… SCHLAC ! T’aimes ça cochonne ?... vraiment désolée, deuxième réflexe, promis je me tais.
    Super Marmouille : Mais bon sang, crétin d’andouille, tu crois vraiment que quelqu’un se soucie de savoir qui nous sommes ? C’est quoi notre plus grande victoire à ce jour ? Avoir empêché une timbrée caractérielle et nymphomane de tuer Rabbitman ?
    Amelinda : Eh ! Je suis pas… ah, non, finalement, ça me correspond bien !
    Super Marmouille : On est qu’une bande de losers pitoyables, regarde nous ! Le seul qui ait jamais vraiment vaincu quelqu’un, c’est Pompomboy ! Et est-ce que j’ai besoin de préciser que c’est quand même le seul super héros assez crétin pour buter un de ses co-équipiers !! Et je parle même pas de la révolutionnaire d’outre-tombe qui se prend pour la réincarnation de Marlboro ou de la tige en collants rose qui pense qu’à son estomac… Je suis entourée de tocards ! Même notre leader est un tocard ! Incapable de penser avec autre chose que sa…
    Alcookie : Atchoum ! Désolé, enfants de moins de 16 ans dans l’assistance.
    J’ai 22 ans !!
    Je le sais bien Pierre, pourquoi tu te sens visé ?
    Super Marmouille : On n’est personne et on ne sert à rien. Alors si c’est ça ton scoop, vas-y, déballe ! Mais j’en ai fini avec toi. Et en plus, t’es viré du journal !
    Ginny : Oh ben non alors, tout ça parce que je vous ai menacé avec un couteau, c’est trop injuste !
    Super Marmouille : J’ai gâché mon potentiel avec vous ! Je me suis ramollie ! Je suis plus bonne à rien !
    Amelinda : Je veux pas la ramener parce que c’est pas top priorité sur ma souvenir liste mais vous êtes quand même vachement douée en tortures !
    Super Marmouille s’est arrêtée et un sourire a soudain illuminé son visage. Oui, je sais, ça fait peur. Elle s’approche d’Amelinda et l’embrasse à pleine bouche.
    MAIS CA VA PAS ???????? PUISQUE JE TE DIS QUE JE VEUX PAS ME FAIRE AMELIE !!!! T’es lourd à la fin !
    Et pourquoi tu veux pas de moi d’abord ? Je suis pas assez bien, c’est ça ? T’as qu’à me traiter de laideron aussi ! Tu parles d’une amie !
    Super Marmouille : Tu viens de donner un sens à ma vie, chérie !
    Amelinda : Et toi à la notion de transmission de microbes par la salive !
    Wonder Fafounny : Heureusement qu’elle est pas plus souvent de bonne humeur ! Je tiens à garder ma virginité buccale !
    Super Marmouille : Je suis libre ! J’en ai plus rien à cirer de vos histoires vaseuses ! Je peux enfin voler de mes propres ailes.
    Super Marmouille quitte le manoir en sautillant.
    Pompomboy : Fais gaffe quand même à pas te manger une vit… 
    Un bruit de chute vient l’interrompre
    Mr Laperlouse : C’est quoi ce rafut Josiane ?
    Mme Laperlouse : C’est rien, R’né, c’est la petite lesbienne du 3ème qui vient encore de rater une marche !
    Wonder Fafounny, du troisième étage : C’est moi ou elle a un problème de stabilité ?
    Morgana : C’est vrai qu’elle est particulièrement agressive.
    Wonder Fafounny : Je parlais de ses jambes ! 
    Ginny : Est-ce que ça ennuierait quelqu’un de faire comme si j’étais encore maître de la situation ?
     
    * * * * *
    Women Power Center
    Quinou Gazonette : C’est bien, cette fois tu t’es pas trompé. Comme quoi ça a toujours du bon de menacer un homo de lui montrer ses seins !
    Boris, mortifiée d’avoir du céder sa virginité à Quinou Gazonette, se laisse aller dans les bras de Gou.
    - Quand tu dis que je me laisse aller, c’est pas un truc sexuel parce que je commence à te connaître. Tu vois des relations lesbiennes partout. Je te le rappelle, Co et moi on est juste copines. Hein, Co ?
    - Je peux te mordiller le lobe de l’oreille ?
    Boris : Le sexe, c’est nul !
    Gou : Ca dépend, entre deux garçons, c’est super bien.
    Boris : Quand tu participes, idiote !
    Gou : C’est possible ? Mais c’est pas écrit dans mes lemons !
    Boris : Gou, il serait temps d’ouvrir les yeux et de revenir dans le monde réel. Celui où les castors sont opprimés par les hommes, où le colonialisme barbare a détruit jusqu’à la dernière parcelle d’innocence d’un monde paisible que ces pauvres Castors avaient mis tant de siècles à bâtir. Tu comprends ?
    Quinou Gazonette : Chérie, je savais que j’étais bonne mais pas au point de rendre une fille cinglée !
    Boris : Non, maîtresse, désolée pour cette conversation inconvenante maîtresse, ça ne se reproduira plus maîtresse. Je suis prête à accepter une nouvelle mission. Au péril de ma vie s’il le faut. Tant qu’il s’agit pas d’une infiltration dans un hammam de femmes nues ou un fan club d’Harry Potter.
    Quinou Gazonette : Rabbitman est au 12ème étage avec Nox. Je me demande ce qu’il y fait. C’est quoi déjà sa spécialité à elle ?
    Gou : La toupie carnivore.
    Boris : Gou !!!!
    Gou : Je m’ennuie ! Et il y a presque plus de mecs ici ! Faut bien que je fasse mon éducation sexuelle.
    Boris : Elle ressuscite les morts d’après ce qu’on m’a dit.
    Quinou Gazonette : Rabbitman est venu dans MON royaume pour lever une armée de morts-vivants ? Depuis quand Romero est aux commandes de cette série ? Aller me chercher l’artillerie lourde, je veux qu’on lui fasse un accueil triomphal quand il redescendra.
    Gou : Et un R… et un A… et un B…
    Boris : Vous êtes sûr qu’on peut lui filer une arme ?
     
    12 étages plus haut, Rabbitman est face à un choix difficile…
    Rabbitman : Pas tant que ça en fait… mais je peux faire sembler d’y réfléchir si ça t’arrange.
    Maintenant que tu viens de ruiner la tension dramatique…
    Nox : Alors Rabbitman, je suis pressée, il y a des morts qui m’attendent, ils ont pas toute l’éternité devant eux !
    Rabbitman : Qu’on s’entende bien, si je vous dis que je veux vraiment ramener Virginal, Pompomboy disparaît pour toujours, c’est ça ?
    Nox : A moins d’une deuxième saison auquel cas on dira que toute la première était un rêve de Bobby Ewing sous la douche, ouais !
    Rabbitman : Faites le. Prenez sa vie. Prenez sa putain de vie inutile et ramenez moi l’homme que j’aime.
    Nox : Tu en es bien sûr ? Parce qu’après je veux pas que tu te roules par terre en hurlant ‘mon dieu, qu’ai-je fait ? Suis-je la plus immonde créature que la terre ait jamais portée en son sein ? Damnée soit mon âme pour avoir commis pareille atrocité ?’
    Rabbitman : Il y a vraiment des gens qui disent ça ?
    Nox : Non, mais j’ai toujours rêvé de l’entendre.
    Rabbitman : Je suis sûr à 100% et c’est mon dernier mot Jean-Nox !
    Nox : Crève !
    Rabbitman : Eh, soyez polie ! C’est pas parce que je tue mon ancien meilleur ami qu’il faut être aussi intolérante !
    Nox : Mais c’est pas à toi que je parle, c’est la formule pour ton vœu !
    Dans un vacarme assourdissant, Pompomboy surgit soudain au milieu de la pièce.
    Pompomboy : … et le petit lapin dit ‘je souhaite que gros ours soit pédé !’… Eh ! Qui a changé la déco du salon ?
     
    * * * * *
    Manoir Von Rabbit
    Wonder Fafounny : Ben il est où Pompomboy ? J’ai pas eu la fin de ma blague sur Ti Lapin et Gros Nours !
    Ginny : Mais non ! Si tout le monde disparaît à tour de rôle, ma prise d’otages elle ressemble plus à rien ! Personne n’a un exemplaire de ‘Le Terrorisme pour les Nuls’ ?
    Morgana : Ne te décourage pas petit bonhomme, c’est pas grave si ta première prise d’otages n’a pas duré très longtemps. T’as pas su gérer la pression et ils t’ont tous échappé en même temps mais ce sera mieux la prochaine fois. Et puis, c’était pas si mal que ça pour une première fois, tu sais.
    Ginny : Vous dites ça pour me faire plaisir, je le sais bien.
    Morgana : Mais non ! Vas-y Fafounny, dis lui que c’était bien.
    Wonder Fafounny : Lâcheur d’otages précoce !
    Ginny : Dites, vous voulez bien rester avec moi et m’apprendre ?
    Morgana : Bon sang, ces petits puceaux, tu leur donnes un poil, ils veulent la toison entière ! J’étais juste polie avec toi ! Je suis pas coach pour inadapté social ! Ta prise d’otages, elle était nulle !! Maintenant que je suis un fantôme tu crois pas que je vais perdre mon temps avec des âneries pareilles.
    Wonder Fafounny : C’est pas comme si t’avais que ça à faire…
    Morgana : Eh ! C’est un statut transitoire. Je vais apercevoir la grande lumière d’ici peu et je pourrais enfin faire quelque chose de constructif de mon trépas !
    Wonder Fafounny : Comme apprendre à desceller 143 pavés en 6min30 ? Ca vaut le coup d’être mort !
    Morgana : Très bien, puisque vous le prenez comme ça, je vais aller la chercher toute seule ma grosse boule à facette pour l’au-delà et vous pourrez vous les mettre où je pense les bons petits conseils de Maman Morgana !
    Morgana s’élance à travers les murs et disparaît.
    Ginny : Oh non ! Elle aussi elle est partie ! Est nominé dans la catégorie ‘pire preneur d’otages de l’année’ : Ginny Wolf, dit le pathétique paria ! Même Sammy a fait mieux ! Je déteste ma vie !
    Wonder Fafounny : Plains toi, tu pourrais être maître en mathématiques ! Ca, ça craint vraiment ! … Eh, regarde, qu’est-ce qu’elle fout sur la route ?
    Morgana, plus compacte que jamais, s’est agenouillée, l’oreille collée contre le bitume.
    Quand tu dis compacte, c’est une manière de dire que je suis grosse c’est ça ? Tu te souviens de la matraque du dernier épisode ?
    Morgana : Vous entendez ce bruit ? On dirait les trompettes divines ! Ca vibre encore plus qu’une armée de CRS en marche. Et cette lumière ! J’en ai pas vu d’aussi violente depuis ma dernière nuit au poste… Je vous l’avais dit que c’était transitoire ! L’heure est venue les petits gars ! C’est l’appel du Big Boss ! Je suis là, chef, prenez moi toute entière !
    VROUUUUUMMMMMMMM
    Wonder Fafounny : Il y a pas à dire, le tramway, ça pardonne pas !
    Ginny : C’est beau ces petits volutes qui dansent dans le vent. Oh ! Celle là elle ressemble à un poulet sans tête ! 
    Un bruit étrange vient sortir Fafounny et Ginny de leur contemplation.
    Ginny : Ca gargouille un max ! T’as un Wonder Ténia ou quoi ?
    Wonder Fafounny : C’est pas mon ventre, ça vient de la cuisine. Viens, on va voir.
    Tout doucement, Ginny et Wonder Fafounny poussent la porte. Devant leurs yeux ébahis (enfin, surtout ceux de Ginny mais faut le comprendre, il est encore tout jeune, il a pas vu grand chose), Amelinda et Alcookie, complètement nus, se roulent avec frénésie sur la table.
    Pourquoi Amélie elle a le droit de coucher et pas moi ? Et en plus avec un mec qui est gay ! Même dans ta saga bidon, j’arrive pas à détourner un homo ! C’est nul !
    C’est vrai, ça, pourquoi c’est moi qui couche ? Ca veut dire quoi ? Tu veux me coller une réputation de fille facile, c’est ça ? C’est nul !
    Wonder Fafounny : MES YEUX ! MES YEUX ! Je suis aveugle !!!
    Ginny : Ah mais c’est dégueulasse ! Il y a encore les restes du dernier repas sur la table ! Vous avez pensé aux miettes ?
    Alcookie : Parfois, je me demande si ce garçon a reçu des hormones à sa naissance…
    Wonder Fafounny : Maintenant que j’ai vu où tu mettais tes mains, je pourrais plus jamais manger ce que tu prépares !
    Alcookie : Ca tombe bien, je préparerai plus jamais rien !
    Wonder Fafounny : Non, mais je déconnais, c’est l’heure de ma collation.
    Alcookie : Je rends mon tablier ! Cette série est grotesque ! Melinounette et moi on se casse tous les deux. Ras le bol d’être vos faire-valoir, on veut notre série à nous où il y aura une cafét’…
    Comme dans le Groupe !
    Alcookie : …un garage où on répète…
    Comme dans le Groupe !
    Alcookie : …et du sexe hétérosexuel !
    Comme dans… ah, non, pas là !
    Amelinda : Oui et même que des filles coucheront avec des garçons !
    Wonder Fafounny : Il y a des traitements pour ça ! Je suis outré !
    Alcookie : Comme ça ? Devant tout le monde ?
    Wonder Fafounny : Je suis comme ça, moi, j’ai pas honte de m’outrer sur la place publique !
    Alcookie : Je suis peut-être qu’une version améliorée d’un mixer Rowenta mais j’ai le droit à la liberté comme tout le monde !
    Amelinda : Je te kiffe trop cookichou ! Cette saga, c’est la loose ! Une pure daube, je suis vénère !
    Alcookie : On prend la Carrotmobile, ça fait 10 épisodes qu’elle sert plus à rien.
    Leurs vêtements sous le bras, le nouveau petit couple quitte le manoir à son tour. La voix d’Amelinda leur parvient des escaliers.
    Amelinda : Et toi fuck off, la vieille Laperlouse !
    Mr Laperlouse : C’est quoi encore ce rafut, Josiane ?
    Alcookie : C’est rien R’né, c’est ma copine qui est en train piquer le sac de ta femme !
    Mr Laperlouse : Si vous trouvez mon sonotone, vous me le rendez, 35 ans qu’elle le planque pour garder le contrôle, la vieille peau !
    En haut des escaliers.
    Wonder Fafounny : Me laissez pas seul avec Ginny, s’il vous plaît !!!!!!!!!!!!
    Ginny : Bon, alors je reprends. J’avais 8 ans et…
    Wonder Fafounny : Ginny, pourquoi tu crois que je vais rester t’écouter ?
    Ginny : Parce que t’as une vie aussi nulle que la mienne ?
    Wonder Fafounny : C’est là que tu fais erreur. J’ai un ami qui m’attend, moi ! Parfaitement ! Sans moi, Rabbitman est perdu ! Et je dis pas ça parce que c’est la seule excuse que j’ai trouvé pour quitter ce manoir…
    Ginny : Et je deviens quoi moi ?
    Wonder Fafounny : Le premier terroriste en goguette à s’être fait désarmer par une fille et à avoir perdu tous ses otages… 
    Ginny : Je savais que j’aurais du faire sauter l’immeuble avec une bombe atomique !
    Wonder Fafounny : Qu’est-ce qui t’a retenu ?
    Ginny : T’as déjà entendu parler de Jack Bauer ?
     
    * * * * *
    Women Po… c’est bon, elle est pas là ?... Organisation Mondiale du FantAIIIIIEEEEEEEE !!!!!!!!!!!!!!
    Quinou Gazonette : Tu crois que je t’ai pas vu venir ?
    Bon… Women Power Center
    Pompomboy : J’ai été télétransporté ? Trop cool !!! C’est comme dans Star Trek ! Engage ! En route vers l’infini et au-delà !!!! Tada…….
    Pompomboy se met à courir tout autour de la pièce en écratant les bras comme les ailes d’un avion.
    Pompomboy : VRRRRRR… attention, Pompomboy, vous êtes poursuivi… Je les ai dans ma ligne de mire, chef, cibles verrouillées… TA TA TA TA TA TA… Oh ! Rabbitman !
    Pompomboy s’est arrêté devant Rabbitman et commence à lui passer les mains sur le visage.
    Pompomboy : Rabbitman ! Tu vas bien ? On t’a pas fait de mal ? T’as toujours tes oreilles ? Agite du pompon pour voir !
    Nox : C’est ça Pompomboy ? Non sérieusement, vous avez tenu 12 épisodes avec un guignol pareil ?
    Rabbitman : Il est plus petit que dans mon souvenir…
    Nox : C’est peut-être parce que t’es sur une estrade
    Rabbitman : Autant pour moi. Je peux lui dire un mot ?
    Nox : Une phrase entière si tu veux, t’es pas payé à la ligne de texte tu sais.
    Rabbitman : Euh… euh… qu’est-ce que je pourrais bien dire ?... Qu’est-ce qu’on peut dire à quelqu’un qu’on est sur le point d’envoyer au casse-pipe ? Désolé, mon gars, c’est pas personnel ?... Pompomboy t’es une raclure d’avoir buté mon mec… non, ça c’est déjà dit… Pompomboy, t’es le pire abruti que j’ai vu… non, c’est pas vrai, il y a Ginny… Pompomboy, ce petit collant vert, c’était une mauvaise idée, ça te fait un gros cul… Non, vraiment je le regarde et il y a rien qui me vient…
    Pompomboy : Je comprends pas très bien ce qui se passe… Bon, ok, c’est pas nouveau mais là quand même…
    Rabbitman : Pompomboy, j’ai décidé de sacrifier ta vie pour ramener Virginal, tu comprends ce que ça veut dire ?
    Pompomboy : Que t’es une enflure ?
    Rabbitman : Non. Que tu vas crever parce que tu as tué la seule personne qui m’ait jamais rendu heureux et que c’est tout ce que tu mérites.
    Pompomboy : Et moi alors ? T’étais pas heureux avec moi ? Ca compte pas que je t’aime ?
    Rabbitman : Plus maintenant. Pas après ce qui s’est passé. Je pensais qu’un jour je serais à même de te pardonner mais c’est au-dessus de mes forces.
    Pompomboy : Mais peut-être qu’avec du temps, peut-être que si je disparais un moment de ta vie, peut-être que si je sacrifie tout ce que j’ai… je suis prêt à tout ce que tu voudras, s’il te plaît…
    Nox : Loser !
    Rabbitman : Je suis sincèrement désolé. Si j’avais un autre choix…
    Pompomboy : Accepter la mort de Virginal et finir par me pardonner un jour ?
    Rabbitman : Un choix réalisable…
    Pompomboy : Ok… Après tout, tu l’as dit toi-même, je n’ai que ce que je mérite. Tu veux me voir souffrir ? Tu veux me voir mort ? Vas-y ! Je le souhaite probablement autant que toi. J’ai tué un être humain ! Et je suis la cause de ton chagrin. Tu crois que c’est facile de me regarder dans une glace ?
    Rabbitman : Tu ne comprendras décidemment jamais rien. Il ne s’agit pas de toi. Il s’agit de Virginal. La question n’est pas de savoir pourquoi je veux que tu meures mais pourquoi je veux qu’il vive.
    Pompomboy : Je t’en supplie, Buck, mes sentiments pour toi ont toujours été…
    Mais Pompomboy n’a pas le temps de finir sa phrase. Sans même avoir eu le temps de saisir ce qui lui arrivait, il s’écroule au sol.
    Nox : Ah pardon, vous aviez pas fini ?
    Rabbitman s’est agenouillé auprès du corps de son ami. Il y a quelques minutes, tout cela n’était qu’une hypothèse, une éventualité mais Rabbitman doit se rendre à l’évidence : il a sacrifié son meilleur ami. Pompomboy est bel et bien mort, les yeux grand ouverts, sa dernière phrase suspendue à ses lèvres. Le visage résolu, Rabbitman se tourne vers Nox qui attend patiemment.
    Rabbitman : Vos conditions sont remplies. Rendez moi celui pour qui je l’ai sacrifié.
    Ni bruit, ni lumière, un simple souffle d’air chaud et Virginal surgit au milieu de la pièce.
    Virginal : Buck ? Buck, c’est toi ?
     
    Est-ce que Rabbitman et Virginal parviendront à quitter le Centre et échapper à Quinou Gazonette ?
    Où donc est partie Super Marmouille ?
    Et surtout est-ce que le petit Ginny parviendra enfin à raconter sa vie sans que tout le monde fuit ?
    Vous le saurez en suivant la fin du dernier épisode des aventures de Rabbitman et Pompomboy
     
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    March 29

    Les aventures de Rabbitman (et Pompomboy) 12

    Episode 12
    Celui où Gou parle bizarrement
     
    Précédemment dans Rabbitman : Boris a révélé à Ginny l'identité de nos super héros en espérant qu'il publiera l'information (l'espoir fait vivre !). Morgana apprend à Rabbitman qu'il existe une personne capable de ressusciter Virginal : Nox, à l'organisation Mondiale du Fantastique (comme c'est pratique !) désormais dirigée par l'impitoyable guerrière maléfique Quinou Gazonette.
     
    Manoir Von Rabbit
    Super Marmouille : Coucou, je suis reviendue !
    Wonder Fafounny : Ouais ! Tu m’as ramené quelque chose ? J’ai droit à un cadeau ?
    Super Marmouille : J’ai l’air d’un Kinder Surprise ? Quoi de neuf depuis mon départ ?
    Wonder Fafounny : J’ai réparé Alcookie !
    Super Marmouille : Moi aussi, j’ai réparé Amelinda ! Viens on joue !
    Alcookie : Au nom de mon espèce…
    Super Marmouille : Laquelle ? Les larbins robotisés ?
    Alcookie : Les seconds rôles martyrisés… donc, au nom de mon espèce, je tenais à m’insurger. Et au nom de Mlle Lootch également.
    Wonder Fafounny : Pourquoi elle ? Vous êtes même pas de la même espèce.
    Alcookie : Non, mais j’essaye d’être gentil parce que j’aimerais bien me la faire.
    Super Marmouille : Faf’, il s’est hétérorisé ! T’es sûr que t’as bien rebranché ses circuits ?
    Amelinda Lootch : J’ai failli me vider de mon sang parce que lesbo-sado-déglingo m’a torturée à mort, j’ai 173 points de suture, 12 côtés cassées, un poumon perforé et je me suis pété un ongle… et en plus, il y a la boniche qui veut me passer dessus !! Je crois que je vais me pendre au ficus du salon.
    Super Marmouille : Attends, chérie t’as un fil qui dépasse.
    Amelinda : AIIIIIIIIIIIIIIIIIIEEEEEEEEEEEEEEEEEE !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
    Wonder Fafounny : Je crois que tu viens de lui arracher un point de suture.
    Super Marmouille : On va peut-être attendre un peu avant de rejouer avec elle. C’est quand même de la camelote, ces produits made in Angoulême.
    TOC TOC TOC
    Wonder Fafounny : Tiens, on frappe à la porte.
    Super Marmouille : Non, sans déconner ? Je comprends pourquoi t’as un rôle aussi important dans cette saga… Alcookie, ça te gênerait d’ouvrir ? A moins que t’ais une envie irrépressible de te taper la porte aussi.
    Alcookie : Madame est agressive. Madame a ses règles ?
    Super Marmouille : Bon sang, une fille peut pas être en rogne sans qu’on lui demande systématiquement si elle a pas ses règles ! Et vous c’est quoi votre excuse ? La prostate qui appuie sur votre neurone !
    Wonder Fafounny : Ouvre la porte, Alcookie, ouvre la porte. Là, elle est lancée, ça peut durer toute la journée.
    Super Marmouille : C’est de moi dont tu parles ? Tu crois que parce que je suis une femme je comprends moins bien les vannes que tu balances ?
    Alcookie a ouvert la porte sur Pompomboy suivi du petit Ginny.
    Pompomboy : Marmouille, on t’entend hurler d’en bas ! T’as tes règles ?
    Super Marmouille : Je vais m’en faire un. Je vais m’en faire un…
    Wonder Fafounny : Eh Ginny, qu’est-ce que tu fais là ? Pourquoi t’arrives avec Pompomboy ?
    Ginny : Indulgence narrative.
    Pompomboy : il traînait devant la porte.
    Super Marmouille : Tu ramasses vraiment tout ce qui traîne. Pourquoi t’es revenu au fait ? La façon dont Rabbitman t’a jeté t’a pas suffit ?
    Wonder Fafounny : J’adore son tact !
    Pompomboy : J’aimerais bien essayer d’arranger les choses.
    Amelinda : Je vois d’ici le tableau :
    Amelinda prend une toute petite voix et agite son index gauche comme si c’était un petit personnage : ‘Excuse moi d’avoir buté ton mec’
    (grosse voix, main droite) : ‘C’est pas grave, ça arrive à tout le monde de faire des boulettes, mets toi à poil, je vais te pardonner’. Puis dans une espèce de logorrhée gutturale, Amelinda croise ses doigts frénétiquement dans tous les sens : ‘Oh, oui, oh oui, c’est trop bon ! slurp, smack, boing boing’
    Amelinda : Désolé, contre-effet de la morphine.
    Pompomboy : Rabbitman est là ?
    Wonder Fafounny : Ca fait un moment que je l’ai pas entendu. Vous avez remarqué comme on lui parle plus depuis la mort de Virginal ? Est-ce que ça fait de nous de mauvais amis ?
    Amelinda, qui agite toujours son index en l’air : Le simple fait de poser la question devrait t’aiguiller sur la réponse. D’ailleurs je comprends pas comment il peut supporter votre présence constante et inutile. Surtout la tienne.
    Pompomboy : A qui elle parle ?
    Super Marmouille : Je sais pas. Avec son œil poché, je vois pas qui elle regarde.
    Soudain, dans un petit POUF de fumée, Morgana surgit au milieu de la pièce.
    C’est moi que tu traites de pouf ? C’est moi que tu traites de pouf ?
    Mais non, ma petite Momo, c’est pas toi… pas la matraque, pas la matraque !
    Prêtresse Morgana : Vous voulez savoir où est Rabbitman ?
    Super Marmouille : C’était il y a déjà 3 répliques. T’es pas vive ! Et arrête d’apparaître sans prévenir, ça fausse la continuité.
    Prêtresse Morgana : Tu n’existes pas pour moi. Ton taux de testostérone n’est pas assez élevé.
    Wonder Fafounny : Euh… sans vouloir être désobligeant, je crois que c’est elle qui en a le plus.
    Super Marmouille : Vous êtes tous des gonzesses ! De toute façon, je me tape pas du fantôme. T’as les cheveux qui sentent la fumée après.
    Amelinda, l’index toujours en mouvement : Bonjour, je suis Marmouille. Je suis aigrie parce que tous les mecs de cette saga sont gays et qu’aucun ne veut coucher avec moi !
    Super Marmouille : Eh ! Rain Man ! Quand t’auras fini de jouer à la touriste japonaise avec tes doigts, tu laisseras peut-être Petit nuage pas farouche s’exprimer !
    Morgana : Fantômophobe ! Bref… Rabbitman est parti à l’OMF essayer de ressusciter Virginal.
    Pompomboy : Hein ? Quoi ? Pourquoi ? Où ? Qui ? Quand ? Comment ?
    Alcookie : La même chose en plus surpris, c’est possible ?
    Super Marmouille : C’est rageant ce genre de révélation de dernière minute, à vous dégoûter de zigouiller des gamins innocents dans les ruelles ! C’est la mort du meurtre sauvage un truc pareil !
    Alcookie : Sans vouloir être tatillon…
    Wonder Fafounny : Vu l’état du Manoir, ça se saurait si tu l’étais !
    Alcookie : … l’OMF n’est-elle pas aux mains de Quinou Gazonette ?
    Morgana : Oops !
    Oops ? C’est comme ça que tu finis une scène ? Avec un ‘Oops’ ? Il est grand temps que je revienne avec un vrai produit de qualité. Comme le film Star Lapin Wars, la revanche de Comateen. Un spectacle grandiose avec de l’émotion (snif snif), de l’humour (ha ha ha), de l’action (boum paf bing) et des carottes ! Star Lapin Wars, le film, prochainement sur mon blog !
    Ceci était un communiqué publicitaire de l’Univers d’un Lapin
     
    * * * * *
    Organisation Mondiale du Fantastique
    Quinou Gazonette : Et mon 43 fillette dans la tronche !
    Euh… Women Power Center
    Quinou Gazonette : Je préfère !
    D’ordinaire, du moins avant qu’elle ne décide d’étendre son pouvoir, Quinou Gazonette ne s’ennuyait jamais. Elle avait toujours une petite fillette de 8 ans à mutiler ou un vieillard sous respirateur à débrancher puis rebrancher puis débrancher encore… ce n’était pas la grosse rigolade mais ça lui faisait passer le temps. Mais maintenant qu’elle a quasiment atteint son but, Quinou Gazonette se sent vide. L’excitation n’est plus et si Gou n’était pas aussi sexy dans sa petite tenue d’écolière, il y a bien longtemps qu’elle aurait renoncé. La vie était tellement moins compliquée lorsqu’elle était juste une guerrière parmi tant d’autres. On tranche, on décapite, on éventre. Simple et efficace. Et le soir, elle s’écroulait sur son lit avec le sentiment d’avoir été utile. Peut-être que si elle organisait un petit massacre, ça lui remonterait le moral ? Ou un génocide ? Ca l’a toujours fait rire les génocides…
    Gou : Maîtresse ? Maîtresse ? Vous bavez !
    Quinou Gazonette : Qu’est-ce que t’attends pour m’essuyer, petite grue !… Boris, j’ai une nouvelle mission pour toi. J’ai remarqué qu’il y avait pas de mal de manifs en ville en ce moment…
    Boris : Le peuple est dans la rue pour lutter contre la dictature fasciste et aliéante d’un gouvernement corrompu ! Aux armes, mes frères, soulevons-nous tous ensemble et libérons le pays du joug de notre agresseur !… désolé, maîtresse, possession politique incontrôlée ! Arlette, tiens toi tranquille à l’intérieur de ma tête maintenant !
    Gou : Elle me fait peur !
    Quinou Gazonette : Chacun son truc, moi elle m’excite. Mais je suis en manque. Bref, la Guevara en jupon, là n’est pas la question. Je me fous de savoir pourquoi ils sont rassemblés, je veux juste que tu les contiennes. J’ai envie de me faire un petit méchoui.
    DILING !
    Quinou Gazonette : Qui a touché à ma trotinette ?
    Gou : C’est la sonnerie du bureau des renseignements. Je crois qu’on a un visiteur, je vais voir.
    Rabbitman, essoufflé, se tient devant le bureau en tapant du pied.
    Et mon pompon alors ?
    … et du pompon !
    Rabbitman : Excusez-moi de vous déranger, je cherche le bureau de Nox.
    Gou : Oh ! T’es trop kawai avec tes chibi noreilles !
    Rabbitman : Euh… Alligator ? Moi chercher Nox. Toi savoir où ça être ?
    Gou : Si, si. Moi être toute moustique mouillée par gentil bishonen.
    Rabbitman : Et moi être tout lapin en pétard par stupide bécasse. 
    Gou : 12ème étage, à gauche, porte 126 ! Pas besoin d’être méchant !
    Rabbitman, pressé et décontenancé par la bêtise de Gou, passe devant les filles et commence à grimper les escaliers.
    Boris : Gou, pince-moi. C’était pas Rabbitman, là ? Me dit pas que c’était lui !
    Quinou Gazonette : Rabbitman ? Où ça ? Où ça ? Où ça ?
    Boris : Maîtresse, Rabbitman est vivant. J’ai échoué à ma mission. Je suis indigne de vous. Je mérite votre châtiment. En signe de pénitence, je vous offre ma virginité.
    Quinou Gazonette : Chérie, je dois te punir pas te récompenser.
    Boris : C’est quand même un sacrifice. J’avais prévu autre chose pour ma première fois ! Je me permets de vous dire, malgré tout le respect que je vous dois, que les filles c’est pas mon truc du tout.
    Gou : Moi non plus ! D’ailleurs Boris et moi on ne s’est jamais entraîné l’une sur l’autre, promis, juré !
    Mais pour qui tu nous fais passer ? Coralie et moi on est juste copines !
    Man, j’ai une déclaration à te faire !
    Mais je suis un aimant à lesbiennes ou quoi ?!
    Quinou Gazonette : On règlera ça plus tard ! Bloquez les issues et tachez de savoir pourquoi Rabbitman est ici. Je ne veux pas qu’il sorte du centre. Il a été assez idiot pour se jeter lui-même dans la gueule de la louve, hors de question de laisser échapper cette opportunité.
    Gou : C’est sûr ! 7 d’un coup, ça ferait mal ! Pornité, c’est bien le petit cochon rose de Winnie, non ?
    Boris : Vous me rappelez pourquoi on la garde ?
    Quinou Gazonette : Et si on parlait plutôt de ce petit cadeau que tu veux m’offrir…
    Fermons donc le rideau sur la scène qui va suivre. Préservons les âmes sensibles et innocentes que le spectacle de deux superbes jeunes femmes nues s’offrant l’une à l’autre pourrait traumatiser. Moi par exemple…
    Miss Touffa, on a dit rideau fermé, tu crois que je t’ai pas vu jeter un œil !
    * * * * *
    Manoir Von Rabbit
    Wonder Fafounny : Oh mon dieu ! Rabbitman va mourir ! Oh mon dieu ! Rabbitman va mourir ! Oh mon dieu…
    Super Marmouille : Je crois qu’on a compris le message.
    Morgana : Il faudrait peut-être un plan ?
    Super Marmouille : Non, vraiment ? Tu crois ? Un plan, comme je suis trop bête, j’y avais pas pensé toute seule ! 
    Alcookie : Elle est tellement agressive ! Quitte à choisir une perturbation lunaire, je préfère encore la lycanthropie.
    Moi, je crois que je suis lycanthrope, j’ai des poils sur le corps !
    Non, Pierre, c’est juste la puberté qui commence.
    Pompomboy : Peu importe ce que vous décidez, moi j’y vais. Quitte à mourir au combat, je ne laisserais pas Rabbitman seul face à l’adversité !
    Super Marmouille : Elle me fatigue la drama queen ! Tu peux pas oublier tes hormones cardiaques 30 secondes ? T’es le seul mec que je connaisse qui soit devenu plus chiant après avoir basculé du côté obscur.
    Pompomboy : Mais si on fait rien…
    Super Marmouille : Fafounny ?
    Wonder Fafounny : Oh mon dieu ! Rabbitman va mourir !
    Super Marmouille : Merci Fafounny. Résumons la situation. Rabbitman est certainement dans les griffes de la plus sexy des amazones…
    Ginny : Ben, Xena quand même, elle est pas mal !
    Super Marmouille : … des amazones FEMELLES… et il va sûrement y passer à moins que des super héros viennent le sauver. Et nous sommes des super héros.
    Pompomboy : Donc on va le sauver !
    Super Marmouille : Minute, ma louloute ! On pourrait aller le sauver seulement on n’ira pas.
    Amelinda : Enfin quelqu’un qui pense comme moi !… euh… ça a quelque chose d’inquiétant. Pourquoi tu veux pas y aller ?
    Super Marmouille : Parce qu’on s’en fout ! C’est vrai quoi, Rabbitman il est chiant comme leader, il passe son temps à coucher avec des minets, à donner des ordres que personne ne suit et à pleurer parce que son mec est mort. Non, franchement, je comprends pas pourquoi cette saga s’appelle pas Les aventures de Super Marmouille !
    C’est vrai ça ! Pourquoi ? HEIN ? POURQUOI ??
    Cécile, tu me fais peur !
    Ginny : Ou les aventures du Petit Ginny !
    Super Marmouille : Quelqu’un t’a sonné, la crevette ? Tu crois que t’es un super héros ? T’es même pas doué comme journaliste et t’es trop stupide pour être un honnête faire-valoir.
    Amelinda : Euh… c’est pas super gentil comme remarque. Et pourtant je suis experte !
    Super Marmouille : Toi, la catin désaxée, tu la ramènes pas !
    Morgana : J’ai rien dit jusque là, Marmouille mais t’assures grave quand t’es en rogne ! Tu veux pas rejoindre mon mouvement, les Famégrinator…
    Ginny : Excuse-moi mais j’essayais de dire quelque chose !
    Super Marmouille : Excuse-moi mais on s’en fout.
    Ginny : Bien, bien, bien… je voulais annoncer ça en douceur mais puisque vous y mettez de la mauvaise volonté.
    D’un geste vif, le petit Ginny se saisit d’un couteau à cran d’arrêt qu’il glisse sous la gorge de Wonder Fafounny.
    Wonder Fafounny : Oh mon dieu ! Je vais mourir ! Oh mon dieu ! Je vais mourir !
    Pompomboy : Ginny, fais attention, c’est pas un couteau à bout rond, tu vas te faire mal !
    Ginny : 12 épisodes que je me coltine le rôle du débile et personne ne fait jamais attention à moi. Je voulais juste me faire des copains, moi ! Mais vous étiez tous trop préoccupés par vos petites personnes pour remarquer mon existence. Et maintenant le petit Ginny il en a marre ! Vous voulez pas de moi ? Très bien. Je suis sûr que le monde entier sera ravi de découvrir la véritable identité de ses super héros. N’est-ce pas Mlle Vinard ?
    Super Marmouille : La petite raclure de bidet ! Même si la grande tapette rose doit y passer, je te jure que je vais te faire la peau !
    Wonder Fafounny : Oh mon dieu ! Je vais mourir ! Oh mon dieu ! Je vais mourir !
    Morgana : Je me sens pas vraiment menacée vu que je suis déjà morte mais…
    Ginny a sorti un petit aérosol de sa poche
    Morgana : NONNNNNN pas du Fébrèze !!!!!!
    Ginny : Alors maintenant que j’ai votre attention, on va tous gentiment s’asseoir et discuter de ma vie, même si elle est pourrie !
    Wonder Fafounny : Oh mon dieu ! Je veux mourir ! Oh mon dieu ! Je veux mourir !
    Pompomboy : Mais Rabbitman ?
    Ginny : Tu nous gonfles avec Rabbitman !
    C’est vrai ça ! Il nous gonfle avec Rabbitman ! J’aimerais bien qu’on s’intéresse à ma vie ! Mais attendez… partez pas…
     
    * * * * *
    Women Power Center, 12ème étage, à gauche
    Rabbitman : Excusez-moi, mademoiselle, c’est bien ici le bureau de Nox ?
    Employée 1 : Non, c’est à côté.
    Rabbitman : Excusez-moi, mademoiselle, c’est bien ici le bureau de Nox ?
    Employée 2 : Non, c’est à côté.
    Rabbitman : Excusez-moi, mademoiselle, le bureau de Nox c’est à côté ?
    Employée 3 : Non, c’est bien ici.
    Il y a encore quelqu’un pour faire des blagues aussi minables ? Honnêtement, qui ça peut faire rire ?
    Maman, tais-toi, tu vas nous faire virer !
    Cécile, on amène pas ses parents ! C'est pas un gentil spectacle de fin d'année ! Tu te rends compte qu'il y a du sexe ?
    Justement Monsieur Nini, vous croyez que je suis là pour quoi ? Allez, Bichon, tiens toi tranquille, tu nous as fait remarqué maintenant et je vais plus rien comprendre !
    Rabbitman : Ah, très bien. Voilà. L’homme que j’aime, Virginal, oui je sais, ça craint comme nom mais jusqu’à il y a peu de temps il le portait très bien, donc, Virginal a été assassiné par mon ancien ami et aussi copain de coucherie même si je dois dire que de ce point de vue là, il se débrouillait pas si bien que ça mais vous savez ce que c’est, on a une grosse envie alors on prend ce qu’on a sous la main même si c’est pas toujours de bonne qualité. Mais il était gentil enfin, jusqu’à ce qu’il tue mon copain. Ca, je dois dire que c’était pas super sympa de sa part. Mais ça partait d’une bonne intention ! Et donc, la prêtresse Morgana m’a dit que c’était à vous que je devais m’adresser pour le ressusciter, Virginal pas mon copain de coucherie. Quoique, si on pouvait lui rendre son côté gentiment obsédé, ça serait sympa. Enfin, bref. Je vais vous expliquer comment je connais Morgana, c’est une histoire assez marrante mais comme je sais pas la raconter, elle sera sûrement pas drôle à entendre surtout qu’elle est assez longue en fait…
    Employée 3 : Euh…Non mais je déconnais, le bureau de Nox, c’est à côté !
    Nox : C’est moi Nox. Désolé pour l’accueil. Une idée de notre nouvelle patronne, elles ont été engagées ce matin. Les sœurs Halliwell, vous devez les connaître de réputation ? Gros lolos, petit cerveau… Eh ! La vache allaitante, tu veux bien dire à ta sœur de faire attention avec ses seins, elle a manqué éborgner oeil de poisson… J’ai entendu votre histoire et j’ai cru comprendre que vous vouliez ressusciter quelqu’un ?
    Rabbitman : Oui, je vais vous expliquer…
    Nox : T’es super chou, mon canard…
    Rabbitman : Lapin !
    Nox : … pareil, ça a de la fourrure. Je connais ton histoire. Non, en fait, je la connais pas mais les lecteurs, eux, si. Et ils ont pas vraiment envie que tu leur racontes. Parce que d’après un sondage IPSOS-BLOG, t’es le personnage qu’ils aiment le moins avec 92% des voix. Les 8% qui restent c’est pour Alcookie mais ça compte pas.
    Pourquoi ?
    Guillaume, on sait bien que t’es aigri depuis ton éviction mais le pauvre Alcookie y est pour rien. Mauvais joueur !
    Rabbitman : Mais vous pouvez m’aider ?
    Nox : Bien sûr ! Qu’est-ce que tu me donnes en échange ?
    Rabbitman : Je sais pas, combien ça vaut chez vous la vie d’un sauveur de l’humanité ?
    Nox : Parce que ton mec c’était un des sauveurs de l’humanité ? Mais ça change tout ! Il y a des consignes super strictes sur ce genre de produit. Je vais pas te faire le laïus sur la balance, les pommes et les oranges mais la confiture, c’est dur à faire !
    Rabbitman : ………
    Nox : Il faut un équilibre des forces en présence. C’est un classique dans toutes les théories fantastiques. Pour qu’une chose vive, une autre doit mourir.
    Rabbitman : J’ai un singe domestique qui moisit en tôle, si vous voulez, vous pouvez le prendre.
    Nox : Parce que tu crois que c’est toi qui va choisir celui qui va mourir ? Il faut que la vie à laquelle tu acceptes de renoncer te soit aussi précieuse que celle que tu veux récupérer. Et je ne lis qu’un seul nom dans ton cœur.
    Rabbitman : Et l’autre ! Comment qu’elle lit dans mes organes sans demander la permission avant !!
    Nox :  Pompomboy… c’est quand même super naze comme nom ! C’est un critère de sélection quand tu choisis tes mecs ? Ecoute, mon petit civet, t’as toutes les cartes en main. Je peux pas décider pour toi. Qu’est-ce que tu choisis ?
     
    Est-ce que Rabbitman sacrifiera la vie de Pompomboy pour ramener Virginal ?
    Est-ce que Ginny va vraiment raconter sa vie ?
    Et comment cette saga va-t-elle se terminer ?
    Vous le saurez en suivant le dernier épisode des aventures de Rabbitman et Pompomboy !
     
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    March 09

    Les aventures de Rabbitman (et Pompomboy) 11

    Episode 11 :
    Celui où Boris est une cafteuse
     
    Précédemment dans Rabbitman : Rabbitman est mourant. Sa seule chance de survie : le sang de Pompomboy, son ancien équipier qui a tué l’homme qu’il aimait. Pendant ce temps, Boris s’apprête à révéler à son petit frère Ginny la véritable identité de nos super héros et Quinou Gazonette se demande quoi faire maintenant qu’elle est en passe de devenir maîtresse du monde.
     
    Quinou Gazonette : C’est vrai ? Je vais devenir maîtresse du monde ? Comme je suis trop forte ! Le premier truc que je fais quand j’accède enfin au pouvoir, c’est d’interdire les bodys roses !
    Prêtresse Morgana : Bravo !! Ca c’est du programme dictatorial ! Ca valait bien la peine que je me zigouille !
    Quinou Gazonette : T’es pas sensée être morte ?
    Prêtresse Morgana : Si, mais il y a des trucs qui me révoltent ! Je suis une pasionaria, moi, madame ! Je suis en guerre contre le monde ! Une vraie héroïne rebelle !
    Euh… les deux féministes intégristes, ça vous gêne si j’essaye de poursuivre mon récit…
    Bon alors, je reprends. Il était une fois dans un pays fort lointain une jolie princesse…
    Ginny : On m’a appelé ?
    Est-ce que quelqu’un peut lancer l’épisode du jour parce que là ça devient n’importe quoi !
     
    * * * * *
    Manoir Von Rabbit
    Wonder Fafounny : T’es bien sûr, Pompomboy ? Tu comprends ce que ça veut dire de donner tout ton sang pour sauver Rabbitman… après il y en aura plus pour toi.
    Super Marmouille : Tu seras mort, quoi !
    Wonder Fafounny : Tu pourrais avoir un minimum de tact !
    Super Marmouille : C’est pas comme si c’était un ami non plus !
    Pompomboy : Ca vous gêne pas que je sois dans la même pièce ?
    Amelinda Lootch, qu’on a bien daigné décrocher du plafond et qu’on a négligemment déposée dans un coin, agite vainement les bras pour prendre la parole.
    Prêtresse Morgana : Je crois qu’il y a votre prisonnière qui convulse.
    Amelinda : Je convulse pas, je m’exprime !
    Super Marmouille : T’es pas encore morte toi ? Qu’est-ce que tu veux ?
    Amelinda : Je voulais juste signaler que si vous continuez à bavasser, votre copain Rabbitman il risque de voir la grande lumière blanche avant moi et pourtant, j’ai déjà les yeux qui clignotent.
    Wonder Fafounny : Pardon, c’est l’halogène qui est mal réglé.
    Morgana : Et au risque de briser vos rêves, il y a pas de lumière blanche. En tout cas, moi j’ai rien vu. Mais c’est peut-être pour ça que je suis toujours là. Il faudrait que je songe à y aller d’ailleurs, j’ai les volutes qui commencent à sentir le rat crevé.
    Wonder Fafounny : Merde ! J’ai oublié de filer à bouffer à Ramo !
    Amelinda : Ahhhhhhhhhhhhhhhhh !!!!!!!!!!!!!
    Super Marmouille : C’est pas moi, je l’ai pas touchée !
    Amelinda : Regardez Pompomboy !
    Pendant que tout le monde était occupé à ses petites affaires, Pompomboy s’est tailladé les veines du poignet qu’il a plaqué sur la bouche de Rabbitman.
    Super Marmouille : Mais c’est dégueulasse !
    Wonder Fafounny : C’est vrai avec toutes les maladies qu’on peut choper par le sang aujourd’hui, c’est complètement irresponsable !
    Super Marmouille : Ouais et en plus c’est deux garçons !
    Morgana, Amelinda et Fafounny : …………………………
    Super Marmouille : Ben quoi ? Ah merde, je me suis gourré dans mon texte ! C’est pas là que je devais le dire.
    Wonder Fafounny : C’est moi ou c’est super érotique ce rituel avec le sang…
    Super Marmouille : Ouais et en plus c’est deux garçons ! Yes ! Je l’ai bien placé cette fois.
    Amelinda : C’est pas que ça m’intéresse mais il est quand même vachement blanc d’un coup Pompomboy. Et je crois que Rabbitman s’étouffe.
    Morgana : Arrêtez tout ! Je viens de relire le mode d’emploi…
    Wonder Fafounny : Il y a un mode d’emploi ?
    Morgana : Les Super Héros pour les Nuls, section 3, chapitre 12 ‘mais où qu’elle est la carotte ?’… regardez là, on s’est trompé sur les quantités !
    Pompomboy : Je vous préviens, s’il en faut plus, ça risque de poser problème, je suis pas Bob l’éponge !
    Morgana : C’est pas 5 litres mais 5 centilitres, j’avais pas vu le petit c.. !
    Mais je suis pas petit !!! Et m’appelle pas petit con, c’est mon insulte !
    Non, Pierre, là, je parle vraiment de la lettre C mais c’est gentil d’avoir participé.
    Wonder Fafounny : Bravo ! On a failli mourir à cause de toi ! Stupide femelle fantôme !
    Morgana : Primo, la seule personne qui a failli mourir ici c'est Rabbitman...
    Pompomboy : Et moi je suis en train de faire quoi là ?
    Morgana : ... Et Pompomboy... Secundo, on dit personne non corporelle à quantité de testostérone réduite et à capacité intellectuelle minimale… Et tertio... : je rêve ! Je continue à vous aider alors que je suis morte et c’est comme ça qu’on me remercie ?! Je devrais être en train de me la couler douce dans un body en lycra vert sous une fontaine de liqueur de poire avec 3 apollons en kilt autour de moi… ben quoi, chacun ses fantasmes… et au lieu de ça je me farcis un hystérique en collant roses…
    Wonder Fafounny : Fuchsia !
    Morgana : … une psychopathe à l’agonie…, non, n'essaye pas de parler chérie, on perd du temps… et une lesbienne qui se croit dans un remake de massacre à la tronçonneuse !
    Super Marmouille : Je suis pas lesbienne ! Je suis pas lesbienne ?
    Et il y a pas de quattro ? T'es pas cool, je voulais recaser ma blague sur le rasoir !
    Amelinda : J’en ai toujours rien à faire mais pendant que vous vous battez, Pompomboy continue à se vider de son sang. Je suis pas sûr qu’il ait compris la différence entre 5 litres et 5 centilitres.
    Morgana : Pompomboy ! Arrête ! C’est bon, tu l’étouffes !
    Pompomboy : J’ai un piti p’ti peu peu petit la tête qui tourne… C’est marrant ! On dirait que je suis bourré… Oh ! Fafounny, t’es mon big méga poto à moi… viens là que je te fasse un grooooos câlin… Gramouuuuuuuule !!!!!
    Super Mamouille : Marmouille.
    Pompomboy : Ouais, c’est ce que je dis, Mirouille ! Toi aussi t’es ma copine même que je t’adore trop… Viens là que je te fasse un bisou.
    Super Marmouille : Approche et je t’en colle une !
    Amelinda : AIE !! Mais pourquoi tu m’as frappé ?
    Super Marmouille : Méchant poing ! Faut vraiment que j’apprenne à mieux viser.
    Pompomboy : Oh, Bibit il a ouvert les yeux ! Coucou, les noeilles de Bibit ! Toi aussi, je vais te faire un bisou. Le plus gros bisou de toute l’histoire des bisous.
    Morgana : Euh… vu la tête que fait Rabbitman je serais d’avis qu’on s’éclipse… oh, c’est marrant quand je le dis, je disparais ! C’est fun d’être un fantôme !
     
    * * * * *
    Pendant ce temps, Boris a entraîné son petit frère Ginny dans un lieu discret pour lui révéler à l’abri des oreilles curieuses l’identité de Rabbitman et ses amis super héros.
    Ginny : Pourquoi on est à la salle des fêtes de Noisy-la-Chaspoule ? Oh ! Mais c’est le concert de la Star Ac’ 5 ! Trop génial !
    Boris : Au moins ici, on risque pas de rencontrer beaucoup de monde et surtout si jamais on nous écoute, je suis certaine que personne ne comprendra ce que je dis. Euh ? Ginny, t’es où ?
    Ginny : Je ne suis pas un héros ! Mes faux pas me collent à la peau…
    Boris : Non, Ginny, c’est pas le moment de chanter… laisse Arnaud tranquille… Ah pardon, non Arnaud lâche mon petit frère… Quelle bande de dépravés dans ce château ! … Ginny, arrête de pleurer où je t’emmène voir Chantal Goya ! … Bien, c’est quand même un monde de devoir en arriver à de telles extrémités pour que tu sois attentif !! Arrête de jouer avec la braguette de Jérémy, s’il te plaît !… C’est bon cette fois ?
    Ginny : J’étais à deux doigts d’avoir son numéro de téléphone !
    Boris : Je te confirme, à deux doigts même si je suis pas bien sûre que ce soit son téléphone.
    Boris : Je suis sérieuse là ! Ouvre bien tes oreilles...
    Un mot de travers sur mes oreilles et je te jure que je laisse plus jamais aucun com !
    Boris : Rabbitman est Sir Buck Rabbit, l’ancien acteur de Star Lapin Wars et Super Marmouille s'appelle Charlotte Vinard. Personne ne sait réellement qui est Wonder Fafounny même s'il y a des bruits de couloir qui disent que c'est une ancienne choriste d'Amanda Lear. Et tout le monde se fout de savoir qui est Pompomboy ! Toi avoir tout bien entendu ? 
    Ginny : Quand je vais dire à ma patronne que Super Marmouille s'appelle comme elle ! 
    Boris : Ginny, rassemble ton neurone. Je viens de te confier une information capitale. En tant que… attends, je me concentre pour pas rire… en tant que journaliste d’investigation, je te laisse décider quoi faire d’un tel scoop. Mais moi je serais toi je le publierais.
    Ginny : Je pourrais faire des cartes de chocogrenouilles avec Rabbitman comme dans Harry Potter !!
    Nico, faut arrêter cette obsession pour Harry Potter. D’abord les lunettes, maintenant les allusions sur le blog et puis quoi ensuite, une cicatrice sur le front ?? … lâche ce couteau !
    Boris : D’abord la Star Ac’, maintenant Harry Potter… on peut pas être de la même famille !
    Ginny : C’est ce que maman me disait toujours ! Ca et ‘Je suis sûre qu’on m’a refilé le gamin des Beckham !’ 
    Boris : Tu sais quoi ? Tu vas me prêter ton dictaphone et je vais y enregistrer un article que tu pourras publier demain, d’accord ?
    Ginny : Je sais pas si ça passera, mme Vinard m’a demandé de faire une interview de la Crazy Frog. Bilibilibingbing, tu crois que c’est long à écrire ?
     
    * * * * *
    Rabbitman, enfin revenu à lui…
    C’est pas trop tôt ! Ca fait 2 épisodes qu’il dort ! Quelle faignasse ce Rabbitman !
    C’est pas ma faute si j’ai besoin de beaucoup d’heures de sommeil pour être opérationnel, na !
    Rabbitman, éveillé mais toujours alité parce que la santé c’est sérieux et puis un sommeil quasi éternel ça épuise, se retrouve seul face à Pompomboy qui se dandine d’un pied sur l’autre comme un gosse de 4 ans.
    Rabbitman : T’attends peut-être des remerciements, c’est ça ?
    Pompomboy : Non, j’ai juste envie d’aller faire pipi.
    Rabbitman : Parce que tu peux toujours attendre avant que je te dise quoi ce soit. Tu croyais tout de même pas que ça allait effacer ce que tu as fait à Virginal ? Tu me sauves et on redevient amis peut-être même amants… c’est ça qui t’a traversé l’esprit pendant que tu jouais les super héros ? Mon pauvre Pompomboy, t’es encore plus stupide que ce que je croyais. T’as fait ta b.a du jour, t’es content, maintenant tu dégages, je t’ai assez vu.
    Pompomboy : Tout ce que je voulais c’était t’aider. Je suis peut-être stupide mais pas au point de croire qu’un petit acte de bravoure lavera le sang que j’ai sur les mains. Je te dirais pas ce que je ressens parce que ce serait injurieux après la mort de Virginal mais je voulais pas vivre dans un monde où t’étais plus là.
    Amelinda, qui regarde Pompomboy quitter le manoir : Oh ! C’est trop beau !
    Super Marmouille : Oula ! Elle doit être sur la fin, le sang alimente plus suffisamment le cerveau… Regarde la, Faf’… Ben, Fafounny, tu pleures ? Me dis pas que c’est ce débile de Pompomboy qui te met dans cet état ?
    Fafounny : Mais non, je viens de me rendre compte qu’on a passé l’heure du goûter et qu’Alcookie m’a rien préparé.
    Super Marmouille : Ca fait un moment que je l’ai pas entendu se plaindre, Mapa Boy. Oh, boniche, t’es où ?
    Morgana : Mes super sens en éveil me signalent un crépitement dans le local à poubelles du rez-de-chaussée !
    Super Marmouille : La vache, t’es plus utile morte que vivante, toi !
    Morgana : J’ai juste lu l’épisode précédent, c’est tout.
    Super Marmouille : Bon, Wonder Faf’, va récupérer les restes de Rowenta et remonte les, on verra si on peut pas essayer d’en faire au moins un mixeur. Et puis à tout hasard, vérifie dans le placard s’il reste pas un exemplaire de rechange. Pendant ce temps, j’amène Bibelot à l’hosto.
    Amelinda : Merci mon dieu, merci…
    Super Marmouille : Me remercie pas. Dès que t’es requinquée, on recommence. C’est pas souvent que je trouve des filles qui résistent aussi bien à la torture !
    Nico, tu veux bien arrêter de me torturer ? Non, sérieusement, parce que tu files des idées à Cécile au bureau et je crois qu’elle est en train d’essayer d’hypnotiser les poissons rouges qui sont dans mon dos pour les persuader qu’ils sont des piranhas.
     
    * * * * *
    Organisation Mondiale du Fantastique, désormais Women Power Center.
    Quinou Gazonette : Gou… Je m’ennuie !
    Gou : Je peux vous faire le ver de terre !
    Quinou Gazonette : Boris me l’a déjà fait… et c’est beaucoup moins drôle quand la fille est habillée…
    Gou : Si vous voulez je peux vous réciter un poème que j’ai écrit… alors ça s’appelle ‘Les hommes, cette sale engeance qui pourrit la planète…
    Quinou Gazonette : J’ai décroché au deuxième mot… Et si je décapitais un des petits gars du département des relations intergalactiques ?
    Gou : C’est qu’on commence à être à court de personnel… vous vous ennuyez quand même beaucoup…
    Quinou Gazonette : Appelle Boris, ça me distraira.
    Gou : BORIIIIIIIIISSSSSSSSSSSSSSSS !!!!!!!!!!!!
    Quinou Gazonette : Je crois que ça me distrairait davantage si tu l’appelais au téléphone.
    Gou : Ah…euh… pardon… Allo ? Boris ?
    Boris : GOUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUU
    C’est un trait typiquement du nord cette façon de hurler le prénom des gens ?
    Non, c’est juste qu’elles ont 17 ans et qu’elles sont pleines d’hormones joueuses.
    J’en ai eu, c’est tenace, j’ai une amie qui a jamais réussi à s’en débarrasser. Aujourd’hui encore elle est incapable de dire Brian sans hurler
    Brian ? Où ça ? BRIAAAAAAAAAANNNNNNNNNNNNNNNNNNNNN !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
    Boris : Comment tu vas ma petite truie en latex ?
    Quinou Gazonette : Je vous interromps tout de suite les filles, j’ai pas le temps de faire la baby-sitter aujourd’hui, je suis pas d’humeur. Boris, on en est où ?
    Boris : La phase 2 est terminée, d’ici demain matin, tout le monde découvrira que Rabbitman est mort et qu’en plus c’était qu’un pauvre tocard d’acteur de séries Z.
    Gou : Star Lapin Wars c’était quand même vachement sympa… Le Padawan Pierre, il était grave sexy…
    Quinou Gazonette : Star Lapin Wars c’est le truc avec des lapins qui baisaient même pas ?
    Boris : Il y a de l’idée…
    Quinou Gazonette : De la daube, il y avait pas une seule lesbienne ! Le personnage le plus excitant c’était l’écureuil !
    Boris : Il parait qu’ils comptent en faire un film : Star Lapin Wars, les carottes contre-attaquent ! Clem découvre que Lilkumo est sa sœur et qu’il est le fils de Supernova qui est asthmatique.
    Gou : J’ai aussi lu qu’ils pourraient tous se retrouver dans un hôtel à la plage 27 ans plus tard… mais ça a pas l’air drôle…
    * * * * *
     
    Au Manoir, alors que Rabbitman se lève péniblement et se traîne dans le salon désormais désert, la voix de Wonder Fafounny vient troubler le silence apaisant du trou béant dans le scénario.
    Wonder Fafounny : Mais arrêtez de me taper dessus, mme Laperlouse ! Puisque je vous dis que j’ai pas fait exprès d’écraser votre chat !
    Après une nouvelle flopé d’injures, Wonder Fafounny déboule dans la pièce, un carton rempli de morceaux d’Alcookie dans les bras.
    CLAP CLAP CLAP CLAP CLAP CLAP
    Cécile, c’est pas une sitcom en live, on applaudit pas les acteurs quand ils rentrent en scène.
    Rabbitman : J’ai une question qui peut paraître très bête mais pourquoi mon majordome est dans un carton ?
    Wonder Fafounny : Le sac poubelle a craqué sur le chat de la voisine.
    Rabbitman : Et l’Oscar de la réponse la plus invraisemblable est attribué à Wonder Fafounny !!
    Wonder Fafounny : Tu voulais peut-être savoir pourquoi il était dans cet état là ? J’en sais rien. On m’a juste dit d’aller le chercher dans le local poubelle.
    Rabbitman : Il y a des mots qui sortent de ta bouche et ça fait plein de phrases bizarres, je comprends rien du tout. Mais ça a l’air très intéressant.
    Wonder Fafounny : Si tu passais moins de temps à dormir aussi…
    Rabbitman : Excuse moi d’avoir failli mourir. La prochaine fois qu’on m’empoisonne, je demanderais une petite perf’ de café avec…
    Wonder Fafounny : Je resterai bien discuter avec toi mais j’en ai pas envie. Je dois remonter Alcookie, j’ai faim.
    Rabbitman : Ca tombe bien j’ai pas fini ma conversation avec le ficus…
    Wonder Fafounny : Crois pas tout ce qu’il raconte, il se la pète un peu depuis qu’il a trois nouvelles feuilles.
    De nouveau seul, Rabbitman se demande si le sang de Pompomboy ne contenait pas du pschitt citron parce que les gens lui paraissent vraiment bizarres depuis son réveil.
    Rabbitman : Il y a pas une seule personne sensée ici ? 
    Morgana : On m’a demandé ?
    Morgana se matérialise au milieu du salon. Enfin si on peut appeler ça se matérialiser, c’est un peu comme si les volutes qui constituaient le côté droit de son corps étaient passées dans un sani-broyeur.
    Rabbitman : Non, pas vraiment… euh… pourquoi t’as un côté qui merde ?
    Morgana : J'ai été prise dans les turbines d'un avion qui s'est crashé.
    Rabbitman : Comment t'as réussi ton compte ?
    Morgana : J'ai pas bien compris. J'ai juste fait toc toc sur la vitre du cockpit et le pilote a tout lâché. Ils manquent vraiment d'humour dans les compagnies aériennes... Mais tu voulais parler à quelqu’un, vu que je suis morte et que je peux aller nulle part, je t’écoute.
    Rabbitman commence alors à lui parler de l’état de Alcookie et sans s’en rendre compte il enchaîne sur Pompomboy, Virginal, son statut de super héros et la mort de Pilipili, son hamster nain.
    Morgana : Ouah ! Si je m’étais pas déjà fait hara-kiri, je crois que je serais morte d’ennui.
    Rabbitman : C’est toujours agréable d’avoir une épaule compatissante sur laquelle se reposer.
    Morgana : Mais t’as fait que te plaindre ! Pompomboy m’a trahi, ouin ouin ouin, on a voulu m’empoisonner, ouin ouin ouin, maman m’a volé mon premier petit-ami ouin ouin ouin, Virginal est mort… S’il te manque tant que ça, t’as qu’à demander à Nox de le ramener.
    Rabbitman : Nox ??
    Morgana : Nox du département des résurrections magiques à l’organisation mondiale du fantastique. Personne ne lit jamais les circulaires ! Pour s’extasier devant les nouveaux costumes de Batman avec les tétons qui pointent, tout le monde est là mais quand on fait une conférence sur l’organisation administrative des services de sécurité et de santé paranormales, niet, nada, que dalle !! Nox, elle ressuscite les gens mais elle est super pointilleuse. Il y a des règles et des formulaires à remplir pour vérifier les critères d’éligibilité. Une case mal remplie et hop elle se venge. Regarde Hélène Rollès, elle lui a demandé de ressusciter sa carrière et comme elle a pas bien rempli son dossier, elle s’est retrouvée à patauger dans la boue avec un abruti qui lui faisait des tours de magie.
    Mais Rabbitman n’écoute déjà plus. Peu importe que ce nouveau rebondissement dans le scénario soit du plus mauvais effet. Il existe une petite possibilité de ramener le garçon qu'il aime. Virginal vivant. Arrêter la douleur. Remplir ce vide atroce qui lui ronge l’âme chaque jour un peu plus. Sans prêter attention à Morgana qui continue à parler, Rabbitman s’élance dans les escaliers…
     
    Est-ce que Rabbitman pourra réellement ramener Virginal à la vie ?
    Quel accueil lui réservera Quinou Gazonette lorsqu’elle verra ses deux noreilles de lapin franchir la porte ?
    Et est-ce qu’Alcookie saura faire un aussi bon hachis qu’avant une fois remonté ?
    Vous le saurez en suivant les prochaines aventures de Rabbitman et Pompomboy
     
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    February 02

    Les aventures de Rabbitman (et Pompomboy) 10

    Episode 10 :
    Celui où Wonder Fafounny aime pas les fleurs
     
    Précédemment dans Rabbitman : Boris, la sœur du petit Ginny, empoisonne Rabbitman sur ordre de la guerrière maléfique Quinou Gazonnette qui, au même instant, prend le contrôle de l’Organisation Mondial du Fantastique.
     
    Organisation Mondiale du Fantastique, Bureau du directeur. Quinou Gazonette, vautrée sur le sofa, se fait masser les pieds par sa fidèle lieutenante/assistante/esclave, Seikyo No Tenshi No Tengoku. Mais tout le monde l’appelle Gou. Les plus méchants diront que c’est pour Gourdasse même si en secret Quinou Gazonette espère que c’est pour Goudou mais en réalité c’est pour Goofy, parce que la jeune fille est très maladroite.
    Quinou Gazonette : J’étais en train de réfléchir à un truc… Prendre le pouvoir par la force c’est vachement excitant mais une fois que c’est fait, qu’est-ce qu’on s’ennuie ! Dis-moi ma fidèle Gou, qu’est-ce qu’il y a d’amusant à faire dans ce taudis ?
    Gou : Il y a des tas de mecs super bien gaulés dans des petits collants ultra moulants… rhoooooooo… trop sexy… Pardon, votre pourriture… je crois qu’il y a des filles aussi mais euh… j’ai pas vraiment fait attention… je suis désolée.
    Des mecs en collant ? Et elle se dit pas qu'ils jouent pas dans la même équipe ?
    Chut ! Elle est encore innocente, brisez pas ses rêves.
    Quinou : Bon sang, ce que je m’ennuie ! Défrise-moi les cheveux, ça m’occupera.
    Gou : Oh non, pas ça, maîtresse, promis, je vous ramène une fille.
    Quinou : Mes cheveux ou une tarte au roquefort, tu choisis !
    Heureusement pour Gou, qui est devenue toute blême, le téléphone de Quinou se met à vibrer.
    Gou : Vous… vous décrochez pas ?
    Quinou : C’est un code ! Je réponds pas avant la 12ème sonnerie.
    23 minutes plus tard et après un rugissement libérateur, Quinou, en sueur, répond enfin à son portable.
    Boris : Boss, c’est moi
    Quinou : Coucou ma petite belette, demande-moi tout ce que tu veux, il y a pas à dire, le bonheur, c’est simple comme un coup de fil ! … Gou, allume-moi une clope.
    Un cri hystérique vient alors vriller le tympan de Quinou Gazonette.
    Boris : Gooooooooooooooooou, salut ma pintade ! Comment tu vas ? Toujours pas de mec ? Toujours en rut ? Toujours fâchée avec ta main droite ?… euh, pardon, maîtresse adorée… j’ai une bonne nouvelle, je me suis débarrassé de Rabbitman. Trop facile ! C’est vraiment qu’une choupette ce… attendez, deux secondes…
    Quinou Gazonette entend alors une petite fille s’adresser à Boris.
    Boris : Ginny ?
    Eh ! Qu’est-ce que t’en sais d’abord que j’ai une voix fluette ? J’ai peut-être une voix de stentor ou de baryton ! Alto ? Bon…ok, soprano mais je vais pas tarder à muer !!
    Les parents de la petite fille hystérique qui fait un esclandre dans la salle sont priés de venir la récupérer illico ! Oops… pardon Pierre… tu devrais arrêter l’hélium.
    Ginny : Qu’est-ce que tu fais ? Oh ! toi aussi tu parles à ta main ! On est trop de la même famille ! Moi, je lui parle tous les soirs, c’est important de l’encourager.
    Eh ! Qu’est-ce que t’en sais d’abord que… bon, ok, j’ai rien dit.
    Boris : Je suis en train d’halluciner ou tu me racontes…
    Quinou : JE NE VEUX PAS SAVOIR ! JE NE VEUX PAS SAVOIR ! NON NON NON !
    Gou : Maîtresse ? Maîtresse ? Vous pouvez arrêter de hurler, Boris a du raccrocher mais elle vous rappellera.
    Quinou : File moi mon DVD de Xena, j’ai besoin d’une bonne dose de féminité à l’état sauvage !
     
    Manoir Von Rabbit
    Boris : Regarde mes lèvres quand je parle : pas déranger Boris quand Boris parle à sa main, d’accord ?
    Ginny : Mais pourquoi tout le monde me parle comme si j’étais débile ? Oh ! Regarde, Rabbitman s’est endormi par terre, il est bête ce Rabbitman.
    Le corps de Rabbitman, planqué à la va vite derrière le canapé, est d’une inquiétante pâleur.
    Ginny : Tu sais ce qui serait drôle ?
    Ginny : Enlever son masque pour découvrir son identité secrète !
    Boris : Mais t’es une véritable buse mon pauvre Ginny ! Tu veux dire qu’après 9 épisodes tu sais toujours pas qui se cache derrière ce ridicule costume de lapin ?
    Ginny : Je me disais bien qu’il ressemblait à un animal dans ce costume !
    Boris : Rabbitman c’est…
    Alcookie surgit à cet instant précis dans la pièce
    Alcookie : Je me casse ! J’en ai marre de servir de faire valoir dans cette saga bidon ! En plus je suis payé une misère. Pas étonnant que mon prédécesseur ait fini accroc au pschitt citron ! Et pourquoi je suis toujours en interaction avec le petit débile ? Si j’entends encore une fois ‘ouh ! la menteuse’, je me suicide à l’anti-mites !
    Ginny : Ouh, la menteuse, elle est amoureuse…
    Boris : Petit frère veux-tu te taire !
    Alcookie : NONNNNNNNNNN… ils me font ça en duo maintenant ! C’est fini, je démissionne !
    Ginny et Boris regardent Alcookie claquer la porte du manoir.
    Boris : Bref, je te disais…
    Alcookie : Non, je me casse pour de bon ! Me retenez pas !
    Boris : L’identité secrète de Rabbitman c’est…
    Alcookie : Je suis parti ! Il y a plus personne… au revoir…adieu…oh ! je dis adieu… ADIEU !!!!
    La porte claque une nouvelle fois.
    Boris : Donc, j’allais te dire, Rabbitman…
    Alcookie : Personne…
    BANG !
    Boris : C’est bon maintenant, on sera plus dérangé.
    Ginny, les yeux écarquillés, regarde sa sœur ranger son colt encore fumant à sa ceinture.
    J’ai tué quelqu’un ? J’ai tué quelqu’un ? J’ai peloté un mec dans l’épisode précédent, maintenant j’en tue un autre, dis, je pourrais coucher dans le prochain ? allez, s’te plaît, s’te plaît !!
    Sécurité ! Débordement d’hormones au siège 12.
    Boris se dirige vers le corps de Alcookie dont les circuits grésillent bruyamment et le pousse à coups de pieds hors du manoir jusqu’à ce qu’il dévale les escaliers.
    Mr Laperlouse : C’est quoi encore ce rafut, Josiane ?
    Mme Laperlouse : C’est rien, R’né, c’est les petits du 3ème qui viennent de jeter leur grille-pain.
    Ginny : Bon, tu te décides à me le dire ?
    Boris : Attends, je vérifie que plus personne nous dérangera.
    Boris fait le tour du manoir en ouvrant toutes les portes.
    Boris : Oh pardon, désolé, je voulais pas déranger.
    Super Marmouille : Et la politesse, tu connais pas ? On t’a jamais appris à frapper avant d’entrer ?
    Boris : Je veux pas être désagréable mais c’est normal qu’il y ait une jeune fille clouée sur le mur ?
    Wonder Fafounny : Tu vois, je te l’avais dit que c’était pas une bonne idée déco. C’est trop clinquant. Ca fait prétentieux. Il aurait mieux fallu la poser sur la table de chevet.
    Super Marmouille : On a essayé sur la table ! T’as bien entendu comme moi que ses articulations pouvaient pas se plier davantage.
    Boris : Je crois que votre accessoire essaye de parler.
    Amelinda : S’il vous plaît. Aidez-moi. Ce sont des malades.
    Boris : Qu’est-ce qu’elle a fait pour mériter ça ?
    Super Marmouille : Un truc super grave ! Euh… qu’est-ce qu’elle a fait déjà ? Aide moi Fafounny !
    Wonder Fafounny : J’ai que trois lignes de dialogues à apprendre à chaque épisode, tu crois pas que je vais m’amuser à suivre l’intrigue. Je prends mon chèque et je me casse. Le minimum syndical.
    Super Marmouille : Je sais plus très bien pourquoi on la torture mais ce que je sais, c’est que je me suis jamais autant amusé de toute ma vie, hein ma louloute qu’on s’éclate ?
    Amelinda : Je veux ma maman !
    Boris regagne le salon.
    Boris : T’es au courant que t’as des copains vraiment bizarres ?
    Ginny : J’ai des copains ? Où ça ? Où ça ?
    Boris : Laisse tomber, on a des choses plus importantes à faire.
    Ginny : Tu m’étonnes ! C’est l’heure de Plus belle la vie !
     
    * * * * *
    C’est bien beau toutes ces petites intrigues de meurtre, de torture et de défrisage de cheveux mais que fait Pompomboy pendant ce temps ? Il s’est fait jeter par Rabbitman à la fin de l’épisode 8 et depuis, pfffttt, plus rien. Alors, pour ne pas laisser davantage nos chers spectateurs dans un plus cruel désarroi…
    C’est-à-dire qu’on s’en fout un peu
    Mais non, t’es en plein désarroi, tu le sais pas encore c’est tout.
    … nous avons remonté la trace du plus grand de tous les héros ! Enfin pas vraiment le plus grand parce qu’il fait qu’un mètre quatre-vingt et que c’est moins que Rabbitman. Même si ce n’est que de deux centimètres. Mais parfois deux centimètres ça compte ! Donc on a remonté la trace du héros… quoi, que, un héros, ça n’étouffe pas les jeunes garçons innocents dans les ruelles obscures… Donc… euh… on a retrouvé Pompomboy, quoi ! Il séjourne dans un petit motel pourri qu’il a payé en revendant son intégrale Buffy (petites culottes comprises) et se nourrit de cassoulet en boîte William Saurin (si ça, c’est pas une preuve de déchéance). Sur place, notre envoyée spéciale, Régine.
    Eh mais, je proteste, Régine c’est moche !
    Je sais ma petite Nyx mais à moins d'un combat à mort, il ne peut y avoir qu'une seule déesse de la nuit. Et elle était là la première. D'ailleurs, elle était là avant tout le monde.
    Régine : Oui, je suis en face de Pompomboy, un des super héros les plus stupi… pardon les plus stupéfiants de la planète. Alors Pompomboy, qu’avez-vous à raconter depuis votre dernière apparition ?
    Pompomboy : C’est l’histoire de paf le chien…
    Régine : J’adore les chiens ! Vous saviez que le mien… Euh… non, je voulais dire qu’est-ce qui vous est arrivé depuis votre départ du manoir ?
    Pompomboy : J’ai eu une angine, ça fait super mal à la gorge, un peu comme si t’avalais des lames de rasoir…
    Régine : Pompomboy nous apprend avec beaucoup de pudeur qu’il a tenté de mettre fin à ses jours suite à sa dramatique dispute avec Rabbitman.
    Pompomboy : Et il y a deux jours, je me suis coupé le doigt avec l’ouvre-boîte ! Ca saignait vachement ! Regarde !
    Régine : Il porte d’ailleurs encore les traces de ce geste désespéré. Pompomboy, la question que tout le monde se pose, c’est pourquoi ?
    Pompomboy : Ben, je voulais me faire des raviolis mais ma main a glissé.
    Régine : Pompomboy ne peut retenir ses larmes quand il nous avoue que la mort de Virginal est un poids trop lourd sur sa conscience et qu’il ne supporte pas l’idée d’avoir perdu l’estime de tous et surtout de son modèle, mentor et ami, Rabbitman. Pompomboy, un dernier mot pour la fin ?
    Pompomboy : Et paf le chien !
     
    * * * * *
    Manoir Von Rabbit. Lassé par les tortures, les bains de sang et la cruauté impitoyable de Super Marmouille, Wonder Fafounny cherche un peu de repos sur le divan du salon.
    Wonder Fafounny : Qu’est-ce qu’il y a de beau à la télé ? Oh ! Chouette ! Resident Evil !!
    Super Marmouille : Faf’, t’es lourd ! Si t’es pas là pour pousser tes hurlements scandalisés chaque fois que je file un coup de fer à friser à l’autre gueuse, c’est moins marrant.
    Une voix leur parvient alors de la chambre de Rabbitman
    Amelinda Lootch : Oh ! C’est pas parce que je suis agonisante que je suis sourde !! Et d’abord, je suis pas une gueuse ! Je suis sûre que si Rabbitman savait ce que vous me faites, il s’y opposerait ! Au nom de la Convention de Genève ! Au nom de l’amour de sa patrie ! Au nom de l’intégrité !
    Super Marmouille : Oh ! Etre diabolique ne t’autorise pas à être vulgaire ! Rabbitman, dis lui quelque chose… Rabbitman ! Rabbitman ?… Wonder Faf’, t’as vu Rabbitman ?
    Wonder Fafounny : Tu trouves pas que Mila Jovovich est plus crédible dans la pub Loréal ?
    Mais Super Marmouille n’entend pas (enfin si, elle entend mais elle s’en fout parce que de toute façon personne ne peut être pire que Virginie Ledoyen), elle vient de trouver le corps sans vie de Rabbitman derrière le canapé et contrairement au petit Ginny, elle sait très bien qu’il n’est pas en train de piquer un somme.
    Oh, ça va ! Ca arrive à tout le monde de se tromper !
    Ginny, t’es pas dans cette scène, tu sors !
    Super Marmouille : Je crois qu’on a un gros problème.
    Rabbitman : Je suis pas gros !!
    Super Marmouille : Rabbitman ? Ca va ? Il a parlé !
    Wonder Fafounny : Réflexe post-mortem.
    Super Marmouille : Mais que va t’on devenir sans lui ? C’était notre chef, notre guide, notre héros ! Sans lui, la vie ne sera plus jamais la même. Mon cœur saigne et mon âme est meurtrie.
    Wonder Fafounny : T’as pas faim, toi ?
    Super Marmouille : Je me ferais bien un petit Quick.
    A nouveau, la voix d’Amelinda Lootch se fait entendre.
    Amelinda : Ce serait pas plus judicieux d’appeler la prêtresse Morgana ? Enfin, je dis ça mais après tout, je suis qu’une pauvre psychopathe innocente fixée au plafond à la perceuse, ce qui est beaucoup moins douloureux que les clous.
    Super Marmouille : Ca me fait mal de le dire mais je crois qu’elle a raison.
    Wonder Fafounny : C’est toi qui avais peur qu’elle se chope le téthanos !
    Super Marmouille : Je te parle pas des clous mais de Morgana. Je l’appelle…
    Prêtresse Morgana : Bonjour, vous êtes bien sur la messagerie vocale de la très sensuelle et muy caliente prêtresse Morgana. Je suis malheureusement morte pour le moment mais dès que ça change, je vous rappelle.
    Super Marmouille : Je crois bien que l’amazone a fini par se faire avoir. Même chez les sorcières, on aime pas les contestataires politiques.
    A ce moment là, un filet de volutes blanches sort de l’écouteur du téléphone et apparaît dans le salon sous la forme plus ou moins floue de la prêtresse Morgana.
    Prêtresse Morgana : C’est pas pour ça que je suis morte ! Je voulais juste préserver ma petite fleur de Quinou Gazonette.
    Wonder Fafounny : AHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH !!!!!!!!!!!!!!!!!
    Super Marmouille : Remets-toi, Fafounny, on dirait que c’est la première fois que tu vois un fantôme !
    Wonder Fafounny : Elle a parlé de sa petite fleur !!!!
    Super Marmouille : J’ai toujours dit que j’étais entourée d’une bande de gonzesses ! Alors le fantôme, on fait quoi pour Rabbitman ?
    Prêtresse Morgana : D’abord, on ne dit pas fantôme mais personne non vivante actuellement en transit. Ensuite, pour Rabbitman, rien de plus simple. Pour le sauver, il faut lui donner le sang d’un super héros.
    Super Marmouille : Wonder Fafounny, donne moi ton bras.
    Comme c’est pompé sur Buffy !! C’est honteux !!
    Cécile, tout le monde n’est pas intégriste sériephile comme toi !
    Non au plagiat ! Non à la politique de programmation de TF1 ! Non à la rediffusion de Derrick !
    Prêtresse Morgana : C’est beaucoup plus que quelques gouttes de sang ! Tu t’es cru dans Charmed ou quoi ? Il faut qu’un type se vide complètement ! 38 litres !
    Super Marmouille : Il y en a que 5…
    Prêtresse Morgana : Pardon, j’ai confondu avec le nombre de doigts. Donc, il lui faut beaucoup, beaucoup de sang. L’un de vous est prêt à se sacrifier pour Rabbitman .
    Wonder Fafounny : C’est bête mais j’ai piscine, sinon, tu me connais, ça aurait été avec plaisir. Marmouille, prête à sauver Rabbitman ?
    Super Marmouille : Qui ? Connais pas.
    Un grand coup sur la porte d’entrée fait sursauter tout le monde. Enfin, tout le monde sauf Morgana parce que c’est un fantôme. Et Amelinda parce qu’elle est attachée au plafond de la chambre. Et Super Marmouille parce que sa spécialité c’est se vautrer pas sursauter. En fait, il y a que Wonder Fafounny qui sursaute mais je crois que c’est parce qu’il a le hoquet. Bref, quelqu’un frappe à la porte.
    Prêtresse Morgana : Personne va ouvrir ? Je le ferais bien mais au cas où vous l'auriez pas remarqué, j’ai un petit souci de matérialisation.
    Wonder Fafounny : Il abuse Alcookie ! Même pas foutu de faire son boulot ! Oh ! C’est Pompomboy !
    Pompomboy : Surprise !
    Euh… en fait, pas vraiment, celui là aussi on l’avait vu venir… Décidément, il y a relâche niveau rebondissements dans cette saga !
    Super Marmouille : Tu tombes bien ! On avait besoin d’un super héros un peu simplet qui serait prêt à filer 5 litres de sang pour sauver la vie de Rabbitman.
    Pompomboy : Pas de problème, il m’en restera toujours 33.
     
    Est-ce que Pompomboy réussira à sauver Rabbitman ?
    Est-ce que Ginny va enfin découvrir la vérité sur l’identité secrète de nos héros ?
    Et est-ce que quelqu’un veut bien dire à la blonde derrière moi d’arrêter de me hurler dans les oreilles ?
    Vous le saurez en suivant les prochaines aventures de Rabbitman et Pompomboy
     
    January 12

    Les aventures de Rabbitman (et Pompomboy) 9

    Episode 9 :
    Celui où Morgana a un choix cornélien
     
     : Après la mort de Virginal Ocean, Rabbitman chasse Pompomboy de sa vie. Wonder Fafounny et Super Marmouille capturent Amelinda Lootch.
     
    Wonder Fafounny : Eh regarde, Rabbitman, on t’a ramené un cadeau surprise. Bon ok, c’est une fille mais avec un sac en plastique sur la tête…
    Super Marmouille : Eh oh ! Ca va pas de dire des trucs pareils ! C’est honteux ! Le plastique c’est pas recyclable !
    Rabbitman : Je suis pas d’humeur. Butez-la.
    Amelinda Lootch, qui a repris connaissance depuis 5 bonnes minutes et qui se demande comment faire pour s’en sortir, se met alors à hurler.
    Amelinda : Non !!! Me tuez pas ! Me tuez pas !
    Wonder Fafounny : C’est moi ou elle supplie ? Pathétique femelle.
    Euh… Nico, c’est moi que tu traites de pathétique femelle ? Je peux savoir ce que je t’ai fait ?
    T’as qu’à laisser ton copain mettre sa langue dans ma bouche, na !
    Super Marmouille : Hein ? Mais t’as craqué ou quoi, Rabbitman ? On peut pas faire ça, on est les gentils, on tue pas les gens.
    Amelinda : C’est vrai. Normalement ça se passe pas comme ça. D’abord, vous essayez de me faire parler en jouant sur mon sens moral mais comme j’en ai pas je rigole. Après vous me menacez mais comme je suis une super méchante, je rigole aussi. Et ensuite vous me torturez, là forcément je rigole moins et je déballe tout parce que je suis un peu douillette et que c’est le premier pas vers ma rédemption. Ah ah ah !
    Wonder Fafounny : Pourquoi tu rigoles ?
    Amelinda : C’est le mot rédemption, ça me fait toujours rire.
    Super Marmouille : On peut passer directement à la torture ? S’te plaît ? S’te plaît ? S’te plaît ?
    Wonder Fafounny : T’as beaucoup trop de temps libre devant toi, Marmouille !
    Rabbitman : Très bien mais on va faire vite parce que cette histoire commence à m’ennuyer. J’ai pas que ça à faire. Il faut que je rumine, que je me lamente, que je crie vengeance et que je m’autodétruise et j’ai plus beaucoup d’épisodes pour ça.
    Super Marmouille : Ouais !!!!!!!!!
    Amelinda : AIEEEEE !!!!! La conne, elle m’a pété le doigt !
    Super Marmouille : Oops, désolé, l’excitation… Oh, ça va, arrête de chouiner, il t’en reste encore 9 !
    Rabbitman : Bon, écoute bien, Linda Mouche…
    Amelinda : Lootch
    Rabbitman : Je suis pas doué avec les langues étrangères alors les ‘tch’ ou les ‘tze’, je sais pas faire.. Bref, Menie Bouche, les règles sont simples : je vais te poser des questions, à chaque mauvaise réponse, Marmouille te pète un doigt.
    Super Marmouille : Oh oui ! Oh oui !
    Wonder Fafounny : Alcookie, tu veux bien essuyer la petite, elle a de la bave aux coins des lèvres
    Alcookie : Mais non ! Je suis pas la bonne à tout faire !… Ah, ben si… Il est vraiment pourri ce job !
    Rabbitman : Question 1… Attention, indice chez vous…
    Où ça ? Où ça ? Je vois pas, poussez vous, je veux jouer !
    Quelqu’un veut bien sangler le petit Pierre sur son fauteuil !
    Amelinda : Oui, oui, c’est moi, c’est ma faute, pitié, arrêtez, je dirais tout !
    Super Marmouille : Tais-toi, tais-toi !... pffff… c’est pas du jeu ! J’avais même pas commencé.
    Amelinda : Je me suis fait passer pour une victime agressée par le type en slip rouge pour pouvoir approcher Rabbitman et lui piquer un poil de museau qui m’a servi à fabriquer un clone qui devait le tuer mais le clone était défectueux alors j’ai décidé de me venger autrement et j’ai joué sur la jalousie de Pompomboy et je lui extorqué les infos sur l’arrivée du guerrier de Quinou Gazonette puis je me suis faite passer pour la prêtresse Morgana afin de pousser Virginal Ocean dans un traquenard en espérant qu’il se ferait rétamer par Moy Moy et que Pompomboy subirait le même sort comme ça Rabbitman aurait été anéanti mais j’avais pas prévu que Pompomboy tuerait le petit Virginal.
    Wonder Fafounny : Ouah, sans respirer, elle est trop forte !
    Ah, c’est ça ce qui s’est passé dans les autres épisodes ? J’avais pas bien compris.
    Mais tais-toi, il va t’obliger à les relire sinon !
    Amelinda : Au final ma vengeance est encore plus grande. MWAH, AH, AH, AH !!! Aïe !!
    Super Marmouille : J’ai rien fait !
    Amelinda : Je sais, j’ai une angine, ça brûle ma gorge quand je fais mon rire démoniaque.
    Alcookie : Techniquement, c’est plus un rire démentiel. Il y a toute une théorie sur le rire des méchants qui dériveraient tous de celui du père Noël… pardon, je m’égare.
    Wonder Fafounny : Mais de quoi elle parle ? Pompomboy pourrait jamais tuer qui que ce soit, il est trop stupi… trop gentil, n’est-ce pas ? N’est-ce pas ? Oh ! N’EST-CE PAS ?… Quelqu’un va me répondre ici !
    Alcookie : Si j’étais vous, je fermerai mon wonder clapet avant de me prendre une wonder baffe.
    Rabbitman : Bon, ok, t’es une psychopathe, on avait compris. Mais le truc qui m’échappe, c’est pourquoi es-tu aussi méchante ?
    Super Fafounny : PARCE QUE !!!… désolé, j’ai pas pu me retenir…
    Amelinda : Tu oses poser la question ! Après ce que tu m’as fait ! Sache que personne ne plaque Amelinda Lootch !
    Rabbitman : Euh… chérie, t’es bien mignonne, mais si on était sorti ensemble, je crois que je m’en souviendrais.
    Wonder Fafounny : Tu te souviens de toutes les personnes avec qui t’es sorti ?
    Rabbitman : Non mais elle c’est une fille alors je l’aurais remarqué. C’est bien une fille ?
    Amelinda : Eh oh ! ELLE est dans la pièce ! Et ELLE est bien une fille ! C’est pas parce que je fais pas du 95D que j’en suis pas une. Bande de primates sexistes !
    Super Marmouille : Ouais ! Vas-y ma fille, démonte les !
    Alcookie : Je vous rappelle que vous êtes censée être du côté des gentils.
    Super Marmouille : Il y a trop de détails techniques dans cette histoire. Ca me fatigue. Et puis si j’ai plus personne à torturer, je vais peut-être piquer un petit somme.
    Merci ! Il y avait longtemps ! Quand je me vautre pas, je pionce ! Jolie l’image de marque ! Brav…
    Euh… Cécile ? Cécile ?... Je crois qu’elle s’est endormie.
    Rabbitman : Tu veux bien me rafraîchir un peu la mémoire sur nous deux parce que franchement j’ai un peu une absence.
    Wonder Fafounny : Moi aussi, j’en aurais à ta place ! Une fille ! Franchement, quel genre de détraqué tu es ?
    Amelinda : En Seconde, j’étais derrière toi en cours de maths, tu m’appelais ‘Mélie la Mouche, viens là que je te touche’ !
    Super Marmouille : Bravo, c’est classe !
    Rabbitman : Mais bon sang, je la connais pas !! Et puis d’abord en seconde, je parlais à personne !
    Wonder Fafounny : T’as qu’à dire que les autres étaient pas assez bien pour toi !
    Rabbitman : Mais c’est ma fête ou quoi ? J’étais un super héros en latence, na !
    Amelinda : Ton identité secrète c’est bien Harry Conil ?
    Rabbitman : Non, du tout.
    Amelinda : Tes parents sont pas morts dans un accident de voiture et t’as pas été élevé dans un placard par ton oncle et ta tante qui te détestent ?
    Rabbitman : Euh… non
    Eh mais c’est l’intrigue de ce blaireau de…
    Oui, Lilkumo, c’est ça.
    Je déserte cette saga, le niveau a trop baissé !
    Amelinda : T’as bien une cicatrice sur le front et des petites lunettes rondes et une grande baguette que tu caches dans ton pantalon ?
    Rabbitman : On peut appeler ça une baguette mais pour le reste, tu fais fausse route.
    Amelinda : Oops alors. Je crois que je me suis trompé de personne. Vraiment désolée. Mais l’erreur est humaine, non ? Sans rancune ?
    * * * * *
    Pendant ce temps, chez le petit Ginny
    Eh oui, le petit Ginny a un chez lui… bon, c’est un petit chez lui parce que le petit Ginny n’a pas besoin de beaucoup de place, juste assez pour empiler sa collection du Journal de Mickey et ses albums de Dorothée mais quand même c’est sa maison.
    Ginny : Je m’ennuie… Je pourrais jouer à cache-cache mais je suis trop fort et j’arrive jamais à me retrouver… non vraiment, je m’ennuie. Il me faudrait des amis… où est-ce que ça peut bien se trouver ?
    Boris : Des amis je sais pas mais un petit frère, c’est faisable !
    Une jolie jeune fille vient d’apparaître dans l’encadrement de la porte.
    Ginny : Boris ! Comme ça fait trop plaisir ! Comme t’as grandi depuis la dernière fois… ah ben non, en fait pas trop, t’as surtout pris des pecs !
    Boris : Ca s’appelle une poitrine, demeuré !
    Euh… Boris c’est bien un prénom de garçon, non ?
    Ah… oui, exact… petit rappel du premier épisode : les parents du petit Ginny n’ont jamais très bien su faire la différence entre lui et sa sœur. Du coup, ils leur ont collé des post-it avec leur nom inscrit dessus et après les petits étaient habitués. Ginny, à la rigueur pour un garçon, ça peut passer mais Boris, c’est beaucoup plus dur à porter quand t’es une fille.
    Boris : Toi par contre, t’es resté le même.
    Ginny : C’est clair que je suis resté le même mais avec la vie que je mène, on pourrait s’demander si aussi jeune, je ne suis pas blasé… euh… désolé, réflexe lorien…
    Boris : Parfois, petite sœur, tu me fais peur. Un peu comme la fois où j’ai commandé une armée de barbares aux nez sexys et que je me suis demandé si j’aurais assez d’énergie pour tous mes braves soldats… oula… souvenir d’une vie antérieure… je viens de m’exciter toute seule. Qu’est-ce que tu me racontes de beau ?
    Ginny : J’ai postulé à La Nouvelle Star 4 mais j’ai pas tenu la pression quand j’ai vu Marianne James à poil. J’ai un nouveau travail dans un journal mais j’ai pas encore compris ce que je devais faire et j’ai un nouveau copain qui sait vachement bien jouer à cache-cache même que Rabbitman, dès fois, il le trouve pas.
    Boris : Tu connais Rabbitman ? LE Rabbitman ? Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii… pardon, quand je bouffe trop d’ailes de poulet, je hurle comme une dinde. Tu me présentes ?
    Ginny : Qu’est-ce que tu me donnes en échange ?
    Boris : Une carte collector du Club Dorothée… je t’ai trouvé Roxan, tu l’avais pas ?
    Il y a des cartes collector ?
    * * * * *
    Organisation Mondiale du Fantastique, Département Sorcellerie et Sauveur du Monde, Division 18, Bureau 6, 3ème porte à gauche après l’ascenseur… Non, ça c’est le placard à idées… Oh tiens, les scénarios de Charmed ! Ca fait 8 ans qu’on les cherche !... Là, c’est le boudoir à elfes… Oops, on dirait que quelqu’un a mal refermé l’armoire de Narnia et que le lion vient de bouffer Legolas… Ah non, ça va, c’était juste Sandra Lou… Bon, ben je crois que je suis perdu… Pas grave, je reprends… Quelque part à l’OMF :
    Prêtresse Morgana : ... Et tu sais pas ce qu’elle a fait ensuite, cette gourde ? Elle s’est transformée en Sarko !… ouais… ouais… au milieu d’une convention sur ‘J’ai fait de la tôle à cause d’une erreur judiciaire’… ouais, je sais, c’est une vraie cervelle de flamby… et après, elle ose nous dire qu’elle s’est gourée en se téléportant et qu’elle aurait du atterrir à la convention ‘Je suis petit, cocu et hargneux mais je veux dominer le monde’… comme s’il y avait assez de nains belliqueux pour faire toute une convention !… c’est toi qui fait ce bruit avec le téléphone ? Comme si quelqu’un tapait avec ses ongles sur mon bureau ?… Ah ! Je suis bête, il y a quelqu’un qui tape avec ses ongles sur mon bureau. Vous voyez pas que je suis en ligne ?
    Quinou Gazonette : Vous dérangez pas, c’est juste pour une extermination, je ferais ça vite.
    Morgana : Essayez de pas en foutre partout, ce serait gentil… Oui, donc, je te disais… Euh… attendez ! Vous avez dit quoi ? Une extermination ? Mais qui vous voulez exterminer ? Parce qu’on a une réglementation super sévère, il faut remplir le formulaire F-36 en 3 exemplaires et attendre la signature du sorcier en chef du service des exterminations, éradications et ratatinages définitifs de tronche… Mademoiselle ? Mademoiselle ? Mais c’est qu’elle m’écoute pas en plus !
    Quinou Gazonette : Pardon, vous disiez ? J’ai du mal à vous entendre avec mon casque.
    Morgana : Je crois que ce sont vos cheveux.
    Quinou Gazonette : Ca expliquerait pourquoi j’ai autant de mal à l’enlever !
    C’est pas ma faute si j’ai une grosse touffe de cheveux !
    Oh, le Jackson Five, tu t’assois un peu, je vois plus l’écran !
    Morgana : Je disais : pas de formulaire, pas d’extermination.
    Quinou Gazonette : T’es toute belle ma caille mais ici, maintenant, c’est moi la patronne. Mais t’as le choix : mourir ou être mon esclave sexuelle.
    Morgana : C’est tout vu !
    Quinou Gazonette : La grognasse ! Elle vient de se faire Hara Kiri ! La seule fille potable de toute cette organisation. J’ai les nerfs, là ! Filez moi un chaton que je le dépèce, ça me calmera.
    Je rêve où je viens de me faire éjecter de cette saga ? C’est un scandale ! Ca va pas se passer comme ça, tu peux me croire. Je vais faire signer une pétition. Et puis il y aura des AG et des mouvements de revendication ! On va descendre dans la rue et le pays sera bientôt à feu et à sang. Non mais !
    * * * * *
    L’interrogatoire d’Amelinda Lootch enfin terminé, Rabbitman a confié la jeune femme aux bons soins de Super Marmouille et Wonder Fafounny.
    Alcookie : Monsieur, il y a le petit débile qui veut vous présenter son frère.
    Rabbitman : Je sors avec lui ?
    Alcookie : Non, monsieur.
    Rabbitman : Ben pourquoi il veut me présenter sa famille alors ?
    Alcookie : J’aurais envie de vous dire ‘parce qu’il est débile’ mais même pour lui, la réponse est trop facile.
    Ginny : Coucou Rabbitman ! Ca va ?
    Rabbitman : Mon meilleur ami vient de tuer le garçon que j’aimais, t’as une autre question ?
    Ginny : Il reste encore des fraises tagada ?
    Boris : Bonjour, je m’appelle Boris, je suis le frère de Ginny.
    Rabbitman : Mais t’es une fille !
    Boris : Je sais, on me le dit souvent. L’inconvénient d’avoir des parents un peu limités.
    Ginny : Papa, c’est le premier fils de maman !
    Alcookie : Oh, bon sang ! Tout s’explique !
    Un hurlement atroce retentit alors dans tout le manoir. Ginny se jette dans les bras de Alcookie qui, mal fixés, tombent sur le sol.
    Boris : C’est quoi ça ?
    Rabbitman : C’est rien, c’est Super Marmouille qui joue un peu avec Amelinda Lootch.
    La tête de Super Marmouille apparaît alors dans l’encadrement de la porte de la chambre.
    Super Marmouille : Désolée pour le bruit, je crois qu’elle a pas aimé le fer rouge. Qu’est-ce que je m’amuse !
    Wonder Fafounny : Eh ! Reviens vite, regarde c’est marrant, ça fait des cloques !
    Alcookie : Quelqu’un voudrait bien m’aider à ré-assembler mes bras ?
    Ginny : Chouette, un nouveau jeu !
    Alcookie : C’est un bras, Ginny, pas un coton-tige !
    Ginny : Mais, laisse moi trouver tout seul où il se met, tu me gâches tout le plaisir !
    Restés seul dans le salon, Boris se rapproche de Rabbitman
    Et là, tout le monde se dit, elle va l’attaquer parce que c’est elle la botte secrète de Quinou Gazonette et bien vous avez… raison ! Oui, je sais, trop prévisible comme scénario mais c’est dur d’être original à chaque fois…
    Boris : Comme vous êtes beau Rabbitman et comme vous êtes grand et comme votre corps est ferme.
    Rabbitman : Mais, elle va se calmer la pisseuse. Mais c’est qu’elle est en train de me peloter les fesses, là ! Pas touche !
    Je pelote les fesses d’un mec ! YES !
    C’est juste une fiction, Lilkumo et en plus il est gay !
    Pas grave, c’est toujours ça de pris !
    Hein ? Quoi ? Je suis gay ? Depuis quand ? Bon…ok, si on peut plus déconner…
    Rabbitman : Ca suffit mademoiselle, on ne se connaît pas depuis suffisamment longtemps pour que vous vous permettiez ce genre de… aïe !! Mais elle m’a piqué, la mini bratz ! J’ai la tête qui tourne… je…
    Et alors que Rabbitman s’effondre, Boris, une aiguille à la main, sourit silencieusement…
    C’est idiot ce que tu dis, on sourit toujours silencieusement.
    T’as une saga à toi, Pierre ?
    Euh… non
    Alors t’as pas le droit de protester
    Super Marmouille : C’est pas bientôt fini, ce vacarme, il y en a qui essayent de torturer ici !
      
    Est-ce que Rabbitman va mourir (la bonne blague !) ?
    Est-ce que le petit Ginny parviendra à remonter correctement ce pauvre Alcookie ?
    Et est-ce quelqu’un viendra secourir Amelinda Lootch parce que là, quand même, c’est un peu abusé, la pauvre !
    Vous le saurez en suivant les prochaines aventures de Rabbitman et Pompomboy
     
    December 16

    Les aventures de Rabbitman (et Pompomboy) 8

    Episode 8 :
    Celui où Quinou Gazonette a une botte secrète
     
    Précédemment dans Rabbitman : Après s’être débarrassé du terrible guerrier Moy Moy envoyé par l’impitoyable Quinou Gazonette, Pompomboy, manipulé par Amelinda Lootch, tue Virginal Ocean dans un accès de jalousie. Super Marmouille découvre, grâce à l’aide involontaire de Ginny, qu’Amelinda n’est pas ce qu’elle prétend.
     
    Super Marmouille, bien décidée à arrêter Amelinda Lootch, se rend chez Wonder Fafounny en espérant y trouver de l’aide. C’est quand même super naïf une femme, des fois !
    Super Marmouille : Fafounny ? T’es chez toi ? T’es décent ?
    Un superbe gaillard rudement bien bâti, en bleu de travail, le front perlé de sueur vient l’accueillir.
    Super Marmouille : Mazette ! On peut dire qu’il s’ennuie pas le Fafounny, j’en ai des frétillements dans mes braies !
    Wonder Fafounny : C’est moi bécasse !
    Super Marmouille : Fafounny ? Mais c’est quoi ce déguisement ? Et d’où tu sors ces muscles ? Oh, il est marrant celui-là il bouge en même temps que la grosse veine que t’as sur le front. Et celui là, il est tout mignon. Je peux toucher ?
    Wonder Fafounny : Mais c’est qu’elle va se faire péter le thermomètre si elle continue la Marmouille ! C’est pas parce que j’ai un costume rose à paillettes que je suis comme ça dans la vie courante. C’est pour ça que ça s’appelle un déguisement ! Tu te ballades tous les jours avec un couteau à cran d’arrêt à la ceinture ?
    Super Marmouille : Ca et le 39 que j’ai à la cheville !
    Wonder Fafounny : Ok, mlle Croft, tu viens pour une raison précise où c’est la journée recrutement de la NRA ?
    Super Marmouille : J’ai besoin d’un coup de main pour exploser la tête d’Amelinda Lootch. J’ai appris grâce au petit Ginny…
    Wonder Fafounny : Celui qui crie ‘Encore !’ quand il couche avec Rabbitman ?
    Super Marmouille : Non, ça c’est Virginal.
    Wonder Fafounny : Celui qui crie ‘Prem’s !’ quand il couche avec Rabbitman ?
    Super Marmouille : Non, ça c’est Pompomboy.
    Wonder Fafounny : Ben c’est lequel alors ?
    Super Marmouille : Celui qui ne couche pas avec Rabbitman.
    Wonder Fafounny : C’est quoi son problème ?
    C’est vrai ça ! Pourquoi je peux pas coucher ! Je voudrais bien avoir une super scène d’amour moi aussi !
    Ok, Pierre, je sais que t’es vachement avancé pour ton âge mais 12 ans c’est trop tôt pour coucher !
    J’en ai bientôt 22 !
    C’est trop tôt aussi ! Et puis arrête de te plaindre et file dans ta chambre !
    Super Marmouille : Donc, le petit m’a appris que c’est Amelinda Lootch qui se cachait derrière l’attaque du clone. Et maintenant j’ai besoin de toi pour m’aider à lui mettre la raclée de sa vie.
    Wonder Fafounny : Pourquoi, t’es une super héroïne, tu peux venir à bout d’elle toute seule.
    Super Marmouille : Je sais mais c’est le seul moyen que l’auteur a trouvé pour te garder dans la saga.
     
    * * * * *
    Impasse Quickie. Rabbitman, informé par la prêtresse Morgana de l’endroit où Amelinda a envoyé Virginal…
    C’est beau les ellipses, ça évite toutes les scènes chiantes.
    Tu veux pas faire une ellipse générale ?
    …donc Rabbitman arrive sur les lieux, secondé par Alcookie et le petit Ginny Wolf.
    Alcookie : Pourquoi est-ce que je dois vous suivre ? Le manoir me manque. Je me sens tout nu sans mon plumeau.
    Ginny : Oh regardez ! Il y a un sit-in’. Moi aussi, je veux le faire, moi aussi !
    Rabbitman : C’est pas une manif ! D’abord ils sont que 2 et ensuite ils ont l’air mort.
    Alcookie : C’est peut-être une réunion d’anciens vétérans.
    Ginny : Virginal c’est pas un ancien vétéran et pourtant il a le droit de jouer ! C’est pas juste !
    A ces mots, Rabbitman a accouru près du corps sans vie de son bien-aimé. Alcookie relève le petit Ginny qui s’était allongé par terre et le jette sur son épaule. Rabbitman reste là, le regard vide, sans aucune réaction.
    Alcookie : Monsieur ? Je crois que l’autre mort ne l’est pas finalement.
    Rabbitman s’approche lentement de Moy Moy.
    Rabbitman : Donne moi un nom.
    Ginny : Ron !… Ben quoi, Ron, je trouve que ça lui irait vachement bien. Mais aïe, pourquoi tu me frappes ? Je comprends vraiment rien à votre jeu, aujourd’hui ! Et pourquoi Virginal il se relève pas ?
    Alcookie : T’as vu le Roi Lion ? Tu te rappelles de Simba qui trouve son papa au fond du ravin ?
    Ginny : Oh oui, c’était super triste ! C’est vachement dur comme maladie la narcolepsie !
    Ben quoi, c’est vrai, Mufasa il dort dans les nuages avec la mère de Bambi. C’est ma maman qui me l’a dit !
    Moy Moy : C’est donc toi Rabbitman. Je comprends vraiment pas pourquoi tout le monde se dispute tes faveurs.
    Rabbitman presse son pied contre la gorge de Moy Moy.
    Rabbitman : Qui ?
    Moy Moy : Le lapinou est tout énervé parce que son petit camarade a cassé son nouveau jouet ?
    Rabbitman : Quel petit camarade ?
    Moy Moy : Pompomboy.
    Pour toute réponse, Rabbitman écrase sa botte d’un geste brusque sur la gorge de Moy Moy qui se brise dans un bruit atroce.
    Mais ça va pas, Nico, t’as pété un câble ou quoi ? C’est pas censé être un truc marrant, Rabbitman ?
    Si j’étais un type marrant, ça se saurait ! Tu crois que le prozac, c’est fait pour les clowns ?
     
    * * * * *
    Domicile d’Amelinda Lootch. Contrairement à beaucoup de méchants, la jeune femme ne perd pas son temps à ricaner bêtement ou à se vanter d’être la meilleure. Pas besoin, elle le sait. Et en plus, il y a personne pour l’écouter. Et il y a rien de plus pathétique qu’une méchante qui ricane toute seule, les poings sur les hanches.
    Ah ah ah ah !
    Ben, Lilkumo, qu’est-ce que tu fais ?
    Une imitation du G Club, désolé…
    Amelinda a emballé ses petites affaires – le strict minimum : 27 strings, 18 t.shirts taille XXS, sa paire de menottes en poil de muppet rouge et le petit manuel de Comment devenir Maître du Monde en 1 leçon par le célèbre Empereur Darth Lapin – et elle s’apprête à s’enfuir quand on frappe à la porte.
    Amelinda : Oh ! On frappe à ma porte. Je me demande qui ça peut bien être. J’espère que c’est pas Rabbitman qui vient pour me capturer. Ouh la la, j’ai peur… Ils m’ont vraiment pris pour une blonde dans cette saga, comme si j’allais être assez nouille pour ouvrir.
    Voix derrière la porte : C’est Brian Molko et je suis nu !
    Amelinda : BRIANNNNNNNNN !!!!
    Super Marmouille : Comme tu t’es faite avoir. C’était pas Brian Molko, c’était moi et Wonder Fafounny ! Euh… Fafounny ? Fafounny, t’es où ?
    Wonder Fafounny : J’ai fait tout l’étage et je l’ai pas trouvé Brian Molko. Je suis déçu.
    C’est qui Brian Molko ?
    Qui a posé cette question ? QUI ?
    Mélie, calme toi, ça va aller, t’as un peu de bave au coin des lèvres.
    Amelinda : Si vous croyez pouvoir m’arrêter vous vous trompez. Je suis Am…
    Super Marmouille lui colle son poing en plein sur le nez. Amelinda tombe par terre, inconsciente.
    Super Marmouille : Gonzesse !
    C’est tout ? Tu m’avais promis un super combat avec mise à mort !
    Ecoute Cécile, c’est déjà beau que tu te sois pas cassé le poing alors pas la peine de tenter le sort.
    Wonder Fafounny : Qu’est-ce qu’on en fait maintenant ?
    Super Marmouille : On aurait pu la filer à bouffer à son hamster. Dommage qu’elle l’ait fait exploser dans le micro-onde. Il fait quelle taille ton aquarium ?
    Wonder Fafounny : Mais enfin, Charlotte, c’est super indiscret comme question ! Et puis tout le monde sait que c’est pas la taille qui compte.
    Super Marmouille : Il y a vraiment qu’un mec pour croire un truc pareil ! Allez, file moi un coup de main, on la ramène au manoir, Rabbitman aura peut-être envie de l’interroger.
    Wonder Fafounny : Tu crois qu’Alcookie pourra nous en faire un sauté de dinde ?
     
    * * * * *
    Profondeur des ténèbres, 23h12. Quinou Gazonette s’ennuie. Et si elle faisait cramer un bébé dans la rôtissoire ? Ah, non, elle en a déjà cramé 3 ce matin. Elle aurait bien éviscéré une femme enceinte mais ça a tendance à saloper la moquette. Non, vraiment, les enfers c’est plus ce que c’était depuis que ça a été privatisé. Maintenant Quinou Gazonette doit faire face à une concurrence redoutable : fini l’Enfer ouvert à tous, aujourd’hui chacun à le sien avec à sa tête d’effroyables démons tentateurs. Les américains ont GWB, les homos ont Mylène, même la Star Ac’ a Nikos ! Bien sûr, elle bénéficie de milliers d’années d’expérience : ablation oculaire, scarification vaginale, épilation au chalumeau… et d’un troupeau d’employés d’élite : Arthur, Sheila, Pascal Sevran et la petite dernière Ilona, qui recrute pas mal chez les 6-10 ans…
    Euh…
    Et chez certains jeunes hommes de 21 ans…
    Merci !
    De rien, Pierre.
    Mais malgré cela, l’ambiance n’est plus la même. On travaille au rendement. C’est la loi du marché : 6 nourrissons Afghans pour le prix de 2 petits Américains obèses quand il y a encore 1 an, 3 Tchétchènes auraient suffi. Non, vraiment il y a pas à dire c’est une sale période pour être Guerrière des Enfers. Et en plus faut se farcir les sauveurs de l’humanité et leur clique de super héros protecteurs qui se reproduisent plus vite que ses cafards. T’en écrases un et t’as 8 tapettes en collant qui surgissent de sous une boule à facettes. Epuisant. Surtout quand elle y perd ses meilleurs hommes. Brave gars que ce Moy Moy, vicelard à souhait. Ca faisait longtemps qu’elle n’avait pas du remplir de fiche de perte. Depuis ce gentil petit bonhomme de Ceaucescu froidement abattu. Un coup dur. Heureusement, elle a une botte secrète. La droite.
    Quinou Gazonette : Tu te sens prête ? Pas de remord à trahir ta sœur ?
    Botte secrète : Qu’elle crève, la pétasse !
     
    * * * * *
    Manoir Von Rabbit.
    Prêtresse Morgana : Si j’ai bien compris, tu as tué le méchant mais t’as aussi tué le sauveur de l’humanité, c’est ça ?
    Pompomboy : Oui, madame.
    Prêtresse Morgana : T’en fais pas mon grand, on peut faire passer ça dans les pertes et profits. Ici, c’est un peu comme chez les flics, on a le droit à un quota de bavures.
    Pompomboy : Le problème n’est pas là. J’ai non seulement tué ce pauvre Virginal mais j’ai aussi brisé le cœur de Rabbitman. Je dois être puni pour ce que j’ai fait.
    Prêtresse Morgana : Oh oui ! Oh oui ! Une punition ! Il a été méchant, Pompomboy, ouh, qu’il a été méchant ! Maman va sévir.
    Pompomboy : Euh… madame, s’il vous plaît, laissez mon collant tranquille.
    A cet instant Rabbitman ouvre la porte du Manoir. Pompomboy baisse la tête.
    Prêtresse Morgana : Ah, Rabbitman, tu tombes bien…
    Rabbitman : Toi, la prêtresse, tu dégages. C’est entre Pompomboy et moi.
    Le regard de Rabbitman est sans appel et Morgana est finalement plutôt contente de quitter les lieux.
    Prêtresse Morgana : J’ai un concours du meilleur Père Noël à poil à présider, je dois y aller…
    Pompomboy s’est levé mais garde la tête baissée. Rabbitman s’approche de lui jusqu’à être assez près pour que Pompomboy sente son souffle sur son visage. Le dos au mur, Pompomboy s’est arrêté de respirer.
    Rabbitman : C’est ça que tu voulais, qu’on soit rien que tous les deux, non ?
    La main de Rabbitman glisse dans les cheveux de Pompomboy.
    Rabbitman : Dis moi que tu m’aimes.
    Rabbitman tire violemment sur les cheveux de Pompomboy qui sous le coup de la douleur incline sa tête en arrière.
    Rabbitman : Dis le moi.
    Rabbitman passe sa main sur le sexe de Pompomboy et commence à serrer.
    Rabbitman : Dis moi ce que Virginal n’a jamais pu me dire parce que tu lui en as pas laissé le temps.
    Pompomboy : Tu me fais mal.
    Rabbitman : C’est ce que Virginal t’as dit quand t’as serré tes doigts autour de son cou ? ‘Tu me fais mal, je t’en supplie, je veux pas mourir’. C’est ça ? T’as pris ton pied quand tu l’as tué ? T’as pensé à nous deux en train de baiser comme des animaux ?
    La main gauche de Rabbitman serre l’entrejambe de Pompomboy de toutes ses forces lui arrachant un cri de douleur.
    Rabbitman : C’est ça que tu voulais, que je te touche encore une fois… Dis le moi. Dis moi que tu m’aimes.
    Pompomboy : Je… je t’aime.
    Rabbitman a lâché Pompomboy et saisit son visage à deux mains pour l’embrasser, sa langue fouillant furieusement sa bouche avant de le mordre à pleines dents. Pompomboy, la bouche pleine de sang, essaye de se dégager mais la pression des mains de Rabbitman sur sa mâchoire le fait atrocement souffrir. Rabbitman le relâche d’un geste brusque qui fait basculer Pompomboy à terre. Rabbitman lui crache son sang au visage.
    Rabbitman : Dégage maintenant. Et si tu crois que je vais perdre mon temps à chercher à me venger, tu te trompes. Je laisse ta conscience faire le sale boulot. En ce qui me concerne, t’es déjà mort.
     
    Est-ce la fin des aventures de Rabbitman et Pompomboy ?
    Qui est la mystérieuse botte secrète de Quinou Gazonette ?
    Et que fait le comité de censure face à une telle déferlante de violence ?
    Vous le saurez en suivant les prochaines aventures de Rabbitman et Pompomboy
     
    November 16

    Les aventures de Rabbitman (et Pompomboy) 7

    Episode 7 :
    Celui où Virginal aime pas les geeks
     
    Précédemment dans Rabbitman : Amelinda a un plan mais il est trop compliqué pour le résumer ici, alors si vous comprenez pas vous relisez les épisodes précédents. C’est qu’on a des petits budgets, on a pas les moyens de faire des résumés de 12 minutes !
     
    Impasse Quickie. Envoyé directement des ténèbres par l’impitoyable guerrière Quinou Gazonette, Moy Moy réajuste sa guêpière en poussant un juron.
    Oh ! C’est moi ! J’ai un nouveau rôle ! C’est trop cool !
    La prod touche des aides quand elle emploie des handicapés !
    Mais je suis pas handicapé !
    T’es accroc au pschitt, Guillaume !
    Mais vous allez me lâcher avec cette histoire de pschitt ! Vous êtes lourds !
    Qu’est-ce que c’est pénible ces voyages interdimensionnels ! Ca perturbe complètement l’alignement de ses chakras et ensuite il est tout chamboulé. Et en plus il s’est pété un ongle. Pas le moment de s’énerver. Il a des ordres à suivre et Quinou Gazonette a été très claire : se débarrasser du petit blondinet. C’est le troisième sauveur de l’humanité qu’il doit affronter et à chaque fois, ce sont des gosses à l’air stupide qui finissent tous par le supplier de ne pas les tuer. Ils sont gavants ces mômes à geindre pour un oui ou pour un non. C’est qu’une éviscération, c’est du sérieux, manquerait plus qu’il tranche le mauvais organe parce que des pleurs l’ont dérangé… Ils se rendent pas compte ces mômes ! Bande d’égoïstes ! Ils pensent qu’à leur petite vie misérable sans se demander si son boulot n’est pas plus important. Et à chaque fois c’est la même chose, il s’énerve et il finit par leur pulvériser le crâne à coups de Doc Martens. Ca coûte vachement cher des docs et le sang c’est super dur à ravoir… sales gosses ! Allez, il faut qu’il se mette au travail, ce soir c’est les quarts de finale du championnat annuel des chiffres et des lettres et il faudrait pas qu’il soit en retard.
    Pompomboy : Tu cherches quelque chose peut-être ?
    C’est quoi ce taré en collant violets ? C’est encore la Gay Pride ? A chaque fois qu’il a un petit puceau à éliminer, c’est pendant la Gay Pride. A croire qu’ils possèdent une espèce de radar qui les fait sortir de leur trou tous en même temps.
    Moy Moy : Je suis là pour Virginal Ocean.
    Pompomboy : Oh ! Trop fort ! Je le connais ! T’es un copain ?
    Moy Moy : Oui, on faisait des pyjamas parties ensemble !
    Les pyjamas parties, c’est trop fun !
    Lilkumo, encore un son et je t'enferme ad vitam eternam dans ton lycée !
    Pompomboy : Si tu veux, je peux te donner l’adresse de la maison.
    Moy Moy : Crétin congénital, je suis le méchant qui veut le tuer et toi tu dois m’en empêcher.
    Pompomboy : Ah ouais, je veux jouer ! Alors, on fait comme si toi t’étais un type super méchant et moi j’étais le super héros, d’acco d’ac ?
    Moy Moy : Mais je suis le super méchant !
    Pompomboy : Comment qu’on va trop bien rigoler tous les deux !
    Moy Moy : Mais bon sang, puisque je te dis que je suis le super méchant !!!
    Pompomboy : Tu fais trop bien le méchant ! Je suis trop impressionné. C’est quoi ton truc ?
    Moy Moy se sent gagné par une incroyable fatigue. Il aurait presque envie de pleurer si ça risquait pas de ruiner son mascara.
    Pompomboy : Ya ah ! Regarde, là on dirait que j’ai des super pouvoirs et que je vole !
    Ah ben, ça y est, Moy Moy pleure !
    Il y a un jeu de mots avec Moy Moy et Mouille Mouille ?
    Pas à l’origine mais maintenant que tu le dis, Pierre…
     
    * * * * *
    Manoir Von Rabbit. Super Marmouille, après avoir découvert qu’Amelinda Lootch n’est pas celle qu’elle croyait, a décidé de prévenir Rabbitman pour qu’ils montent à deux une opération désossage de vipère. Elle se voit déjà agripper la jeune fille et la jeter à terre pour lutter corps à corps dans la boue, leurs maillots comprimant leur poitrine, la sueur perlant sur leur front et les cheveux fouettant leur visage…
    Que le mec hétéro qui se planque dans l’assistance se dénonce immédiatement ! On veut pas de ça ici !
    Euh… c’est moi…
    Bon sang, Misstouffa, tu peux pas retenir tes hormones, deux secondes !
    A son arrivée, Super Marmouille découvre un Rabbitman complètement nu, drapé dans sa cape comme s’il portait une toge, pendant que Alcookie étend des capotes mouillées sur la corde à linge.
    Super Marmouille : Tu sais que ça sert qu’une seule fois ?
    Alcookie : Je sais mais j’ai plus de gants pour la vaisselle.
    Rabbitman : Voici l’heure propice aux sorcellerie nocturnes, où les tombes bâillent, et où l’enfer lui-même souffle la contagion sur le monde. Maintenant je pourrais boire du sang tout, et faire une de ces actions amères que le jour tremblerait de regarder…
    Super Marmouille : Et César, il nous fait quoi là ? Un plan de conquête de la Gaule ?
    Eh, eh !! M’sieur ! Il y a une faute !
    Non Pierre, juste un très très mauvais jeu de mots mais c’est gentil de me signaler aussi quand je fais des blagues vaseuses !
    Alcookie : Il déclame du Shakespeare, ça le calme.
    Super Marmouille : Et Pompomboy ?
    Alcookie : Monsieur Pompomboy ? Il croit que Shakespeare est un mouvement de yoga. J’expire, j’inspire…
    Super Marmouille : Euh…Je me demande soudain si j’ai vraiment besoin d’eux. Et le petit Dawson ? Vous l’avez laissé à la crèche ? Ne répondez pas, je m’en fiche. Je crois que je vais m’en remettre à Wonder Fafounny. Je suis vraiment tombée bien bas !
     
    * * * * *
    Pendant ce temps dans les profondeurs des ténèbres…
    Quinou Gazonette : Je m’ennuie… qu’est-ce que c’est gonflant d’être une super méchante… je m’ennuie tellement que j’entends mes cheveux qui poussent… oh ! une fourche…
     
    * * * * *
    Manoir Von Rabbit (oui, encore, mais c’est le décor principal, alors on le rentabilise).
    Ginny Wolf : Coucou Alcookie ! Comment va mon meilleur copain ?
    Alcookie : Hein ? Mais vous avez craqué ? Je te trouve même pas sympathique !
    Ginny : T’es pas cool ! Après toutes les parties de cache-cache qu’on a faites ensemble !
    Alcookie : Mais de quoi tu parles ? Attendez ! Coupez ! Je comprends rien à cette saga !! Je suis sensé être qui moi ?
    Oh ! le naze ! Quand je pense qu’on m’a viré de ce rôle pour engager ce guignol !
    Eh oh ! Le Yomfred ! C’est mon mec que tu traites de guignol ? Je casse de la racaille de 12 ans alors tu me fais pas peur !
    Adrien… s’te plaît… va attendre Cookie sur son blog, tu me fais peur quand tu t’énerves. T’as tes atébass qui deviennent roses !
    Ginny : Puisque tu veux pas jouer avec moi, je vais demander à Virginal ! Euh… il est où Virginal ? Et pourquoi Rabbitman il dit des mots bizarres ?
    Rabbitman : C’est la cause, c’est la cause, ô mon âme ! Laissez-moi vous la cacher à vous, chastes étoiles ! C’est la cause !... Pourtant je ne veux pas faire couler son sang ni faire de cicatrice à cette peau plus blanche que la neige et aussi lisse que l’albâtre monumental…
    Alcookie : Tu veux Virginal, appelle la prêtresse Morgana, elle saura te renseigner, je suis pas le 118 712 !
    C’est un des nouveaux numéros des renseignements ! C’est un des nouveaux numé… aïe !
    Pierre, tu prends ton mètre 87 et tu l’assoies, c’est clair ?
    Répondeur de Morgana : Bonjour, vous êtes bien au service des Prêtresses, Guérisseuses et autre Sexologues. Si vous avez été pris en sandwich entre Batman et Robin et souhaitez porter plainte, tapez 1. Si vous croyez avoir dépucelé Harry Potter, tapez 2. Si après en avoir discuté avec le boss de votre backroom habituelle, vous croyez toujours avoir dépucelé Harry Potter, tapez 3. Pour toutes autres questions, tapez 0.
    Ginny : Euh… c’est super dur… je crois que je vais échanger ma boîte ! Je prends le 5 !
    Répondeur : Abruti ! Vous vous êtes trompé de numéro. Recommencez.
    Ginny : Comme c’est compliqué. Le 7 ?
    Répondeur : Mais c’est pas possible, t’es débile où vous le faites exprès. Retape !
    Ginny : Pfffff… c’est que je sais plus… je connais pas d’autres nombres, moi… le 9 !
    Répondeur : Vous êtes Ginny Wolf ! Donne l’appareil à l’adulte le plus près du téléphone.
    Ginny : Alcookie ! Il y a la dame dans la machine qui veut te parler !
    Alcookie : Mais bon sang ! 0 !! C’est pas compliqué ! 0
    Ginny : Comme dans la tête à toto ?
    Alcookie : …
    Rabbitman : Dois-je croire que le spectre de la mort est amoureux et que l’affreux monstre décharné te garde ici dans les ténèbres pour te posséder ?... Horreur ! Je veux rester près de toi et ne plus sortir de ce sinistre palais ; ici, ici, je veux rester avec ta chambrière, la vermine ! Oh, c’est ici que je veux fixer mon éternelle demeure et soustraire au joug des étoiles ennemies cette chair lasse du monde…
    Eh, dis le narrateur, tu nous balances du Shakespeare, histoire de nous faire croire que t’es cultivé ? Loser !
    Morgana : Morgana speaking ! Je peux faire quelque chose pour vous ? Répondez pas, c’est juste une question rhétorique. J’ai pas le temps et j’ai pas envie. J’ai les flics au cul pour un barbecue sauvage en centre ville !
    Alcookie : Rude !
    Morgana : Pas ma faute si le seul truc qui crame correctement c’est les voitures ! Je les bouffe comment mes marshmallows ?... Bon, tu veux quoi ?
    Alcookie : Savoir où vous avez envoyé le petit Virginal quand vous l’avez appelé.
    Morgana : Mais je l’ai jamais appelé ! Je fais pas le service après-vente ! T’as un problème avec un sauveur du monde, tu t’adresses au département des cataclysmes qui auraient pu être évités si le sauveur du monde était pas un clone de Jonathan Cerrada.
    Alcookie : Euh…Monsieur Rabbitman. Je crois qu’il y a un souci avec votre moitié…
     
    * * * * *
    Impasse Quickie. Le combat entre Moy Moy et Pompomboy a enfin commencé et les deux adversaires sont assez coriaces.
    Moy Moy : Tu te bats plutôt bien pour une fille !
    Pompomboy : Je suis un garçon !... attends, je vérifie… Oui, je suis un garçon ! J’ai 11 doigts !
    Eh ! C’est ma vanne !
    Tu m’as piqué Star Lapin Wars, Olivier ! Alors je crois qu’on est quitte ^^
    Moy Moy : Je crois que je vais t’exploser le crâne rien que pour le bonheur de plus entendre ta voix !
    C’est possible ? Ca fait des années que j’en rêve !
    Cécile ! C’est vraiment pas gentil comme remarque !
    Moy Moy multiplie les coups que Pompomboy encaisse tant bien que mal. La lèvre fendue, les poings tuméfiés, le pauvre petit Pompomboy a un peu de mal à s’imposer et se demande s’il n’aurait pas mieux fait de prévenir Rabbitman.
    Virginal Ocean : Euh… excusez-moi de vous interrompre mais on m’a donné rendez-vous ici. Vous savez pourquoi ?
    Pompomboy : Virginal, c’est pas le moment, j’essaye de me débarrasser de ce type qui cherche absolument à savoir où t’es pour te démonter la tête… oops !
    Moy Moy : C’est toi Virginal ? J’ai un petit cadeau pour toi !
    Virginal : Je fais pas dans les geeks en porte jarretelle, je suis désolé. J’ai un chéri maintenant alors je suis pas disponible.
    Moy Moy : C’est possible de le redire en ayant l’air encore plus niais ?...
    Moy Moy envoie valser Virginal à l’autre bout de l’impasse.
    Moy Moy : Mais c’est que je commence à saisir, Pompomboy ! Vous êtes tous les deux amoureux du même garçon et la petite Priscilla t’a piqué ton copain et tu cherches à te débarrasser de moi en espérant le reconquérir ?
    Pompomboy : Comme t’es trop perspicace !
    Moy Moy : J’avais une sœur diabolique psychosociologue. Je l’ai bouffée !... Tu sais que si tu me laisses tuer le petit, t’es débarrassé de lui et tu peux gentiment retrouver ton précieux Rabbitman !
    Pompomboy sent monter une rage fulgurante et avant même que Moy Moy ait eu le temps de fermer sa bouche pleine de crocs, Pompomboy lui décoche un monumental crochet du droit.
    Moy Moy : C’est que tu deviens hargneux quand on parle de ta princesse, mon bichon ! Un petit conseil entre nous, fais une croix sur Rabbitman. Tu crois qu’il pense à toi quand il a la tête entre les reins du petit minet ? Tu crois qu’il pense à toi quand il lui dit qu’il l’aime ? Tu crois que t’as la moindre importance désormais à ses yeux ?
    Pompomboy : CA SUFFIT !!!
    Animé par une colère monstrueuse, Pompomboy écrase son poing sur la tempe de Moy Moy. Un cri sourd. Le bruit des os qui craquent. Le corps de Moy Moy qui s’effondre au sol. Pompomboy constate, hébété, qu’il a tué son adversaire. Alors pourquoi est-ce que ce nœud dans l’estomac ne veut pas se défaire ? Pourquoi est-ce qu’il se sent si furieux ? Virginal s’est rapproché de lui.
    Virginal : Merci beaucoup, Pompomboy. Rabbitman a la chance de t’avoir comme ami.
    Mais Pompomboy n’entend pas ce que le petit Virginal lui dit. D’un mouvement brusque, il saisit sa gorge et serre aussi fort qu’il le peut. Le gamin se débat, agite ses bras, lance ses pieds mais Pompomboy ne faiblit pas. La vue de Virginal commence à se brouiller. - Rabbitman… Rabbitman, au secours… - Il cherche vainement de l’air pendant que les larmes coulent sur ses joues. Mais Pompomboy est trop fort, ses mains trop serrées. Pompomboy relâche enfin son étreinte. Le corps sans vie de Virginal s’écroule à ses pieds.
    Pompomboy : Qu’est-ce que j’ai fait ?
    Mais seul le regard vitreux du gamin répond à sa question…
     
    Comment Rabbitman réagira t’il quand il découvrira la mort de son bien-aimé ?
    Est-ce que quelqu’un parviendra enfin à arrêter Amelinda Lootch ?
    Et surtout est-ce que quelqu’un réussira à retrouver d’où viennent les 3 citations de Shakespeare déclamées par Rabbitman ? (non, je déconne… on s’en fout !)
    Vous le saurez en suivant les prochaines aventures de Rabbitman et Pompomboy
     
    November 05

    Les aventures de Rabbitman (et Pompomboy) 6

    Episode 6 :
    Celui où le petit Ginny veut devenir chanteur
     
    Précédemment dans Rabbitman : Rabbitman est amoureux de Virginal Ocean. Amelinda Lootch joue sur la jalousie de Pompomboy pour le séparer davantage de Rabbitman. Un nouvel ennemi est envoyé pour tuer Virginal et Morgana donne sa localisation à Pompomboy qui oublie d’en informer Rabbitman.
     
    Carrot City. Cité du péché et du vice, cité où les carottes ne sont jamais assez cuites et où les lapins finissent en civet avec un bon bordeaux 1976, cité élue 18 années de suite ‘ville où si t’y viens t’es pas sûr d’en ressortir entier’. Pompomboy erre dans les ruelles désertes et froides, le cœur meurtri, rongé par la jalousie en sifflotant le petit bonhomme en mousse parce que c’est le seul air qu’il arrive à siffler tout en réfléchissant. Il n’arrête pas de revoir Virginal Ocean passer ses bras autour de la taille de Rabbitman. Il faut qu’il en parle à quelqu’un sinon il risque d’imploser. Enfin, métaphoriquement. Pas comme la fois où il avait fait imploser le majordome en voulant tester sa capacité de remplissage avec le tuyau d’arrosage. Il y a pas à dire, c’était pas beau à voir. Mais à qui est-ce qu’il pourrait se confier ? Pas Super Marmouille, elle lui fout trop la trouille à hurler tout le temps. Peut-être Wonder Fafounny mais il comprend jamais ses blagues. Oh ! Amelinda Lootch ! Après tout, c’est elle qui lui a permis d’ouvrir les yeux sur ce qui se passait au manoir. Elle seule est à même de l’aider.
    Pompomboy : Mam’zelle Lootch, j’ai besoin de vos lumières.
    Amelinda : Oula, fais gaffe, t’as pas l’habitude, tu risques d’être aveugle après.
    Pompomboy s’asseoit en face d’elle et sort ses lunettes de soleil.
    Pompomboy : Rabbitman et moi on a vécu beaucoup de choses ensemble. J’étais là quand il a du annoncer à feue sa vieille tante qu’il était un super héros. Elle s’est mise à genoux pour prier le seigneur Roger de le remettre dans le droit chemin mais Rabbitman lui a dit qu’on ne choisissait pas d’être un super héros, on en était un, c’est tout. Après il l’a poussée dans les escaliers. Vous saviez qu’une vieille ça rebondissait aussi bien ? Et puis il a toujours été là pour moi, quand j’ai découvert que le père noël existait pas l’année dernière, c’est lui qui m’a consolé et c’est lui aussi qui m’a tenu la main quand je me suis fait opérer des mygales…
    Amelinda : Amygdales
    Pompomboy : Non, non, c’était bien des mygales. Pourtant il m’avait bien dit quand on avait combattu Tobimagouaior ‘Turlutte à l’araignée, œuf de mygale dans le gosier’ ! Mais jusque là Rabbitman et moi on ne s’est jamais rien promis alors j’ai pas vraiment le droit d’être jaloux. Mais j’y peux rien, quand je le vois avec Virginal Ocean c’est plus fort que moi. Et maintenant qu’une nouvelle menace pèse sur la tête du petit, Rabbitman va devoir le protéger et il pourra plus veiller à ce que je me fasse pas mal… Mais je suppose que c’est ce que tout héros doit faire.
    Amelinda : Quelle menace ?
    Pompomboy : Un type sadique envoyé par la guerrière Quinou Gazonette, celle qui rigole quand on… ah ben non, ça marche pas avec elle. Pourtant c’est drôle quand Rabbitman la raconte avec le chien Frolic ! Bref, j’ai l’endroit où il doit débarquer. Rabbitman et moi, on doit l’intercepter et l’empêcher d’approcher de Virginal mais j’ai oublié de prévenir Rabbitman.
    Amelinda : Tu sais ce que tu devrais faire ?
    Pompomboy : Euh… attends, attends, je connais le jeu, je suis trop fort… euh… je prends la sœur ! J’ai la voiture ? J’ai la voiture ?
    Amelinda : Non… tu vas te charger de cette menace tout seul. Comme ça tu prouveras à Rabbitman que tu es aussi courageux et valeureux que lui. Au mieux il est impressionné et vous quittez plus la chambre pendant 3 jours au pire tu te fais massacrer et il se console avec Candy.
    Pompomboy : En quoi c’est bien pour moi la dernière option ?
    Amelinda : Fais ce que je te dis. Tout se passera bien.
     
    * * * * *
    Pendant ce temps au manoir, Virginal Ocean et Rabbitman continuent de se découvrir.
    Ils couchent, quoi !
    Oui, c’est ça mais aujourd’hui on a décidé de se la jouer plus subtil
    Et le plaisir est le même ?
    Jamais Rabbitman ne s’était senti autant en confiance avec quelqu’un. Jamais son cœur ne s’était autant emballé. Il aimait tout chez ce garçon : ses cheveux blonds, son sourire, son innocence. Virginal pouvait rester assis pendant des heures à observer Rabbitman, dessinant avec toute l’ardeur de ses 19 ans les yeux rieurs et la bouche sensuelle de son aimé. Nul bonheur n’aura pu être plus parfait. Ils gardaient la chambre ne se souciant ni de manger ni de dormir, tout entier absorbé l’un par l’autre, faisant l’amour avec frénésie.
    C’est ce que je dis depuis tout à l’heure, ils couchent ! Et l’autre qui me bassine avec sa subtilité ! Tu peux pas écrire qu’ils baisent comme des sauvages ?
    Wonder Fafounny : J’en peux plus de les entendre s’envoyer en l’air ! Tant pis, quitte à ne jamais revenir dans cette saga, je me casse chez moi !
    Super Marmouille : Je te suis ! Surtout que j’ai mon collant qui me rentre dans les fesses. Il faut que j’aille me changer et que je retourne au boulot.
    Wonder Fafounny : Tu fais quoi ?
    Super Marmouille : Je suis la rédactrice en chef du petit Ginny. C’est un boulot épuisant. Et toi ?
    Wonder Fafounny : Je suis chroniqueur mondain dans les soirées VIP
    Super Marmouille : T’es un parasite qui s’empiffre de petits fours, se noie sous le champagne et s’envoie du people.
    Wonder Fafounny : C’est ça.
    Super Marmouille : Cool comme job !
     
    * * * * *
    A La petite feuille de chou, le petit Ginny
    La quoi ? C’est le nom du journal ? Qui invente des jeux de mots aussi débiles ?
    L’auteur de ce blog décline toute responsabilité en cas d’affliction extrême et de désespoir fulgurant suite à la découverte de la nullité de ses jeux de mots.
    Donc, le petit Ginny est tout excité parce qu’il a été convoqué par sa rédactrice en chef. Peut-être qu’il va recevoir une promotion pour son article sur… sur… peut-être qu’il va recevoir une promotion parce qu’il a gagné le concours de la plus belle paire de fesse sur photocopieuse.
    Ginny : Bonjour mlle Vinard. Vous m’avez demandé ?
    Charlotte Vinard : Oui mon petit Ginny. Je voulais faire le point avec toi sur tes premières semaines au sein du journal. Si je me souviens bien, je t’ai demandé un article sur Sir Buck Rabbit que je n’ai jamais eu, un compte rendu d’une agression dans Pan Pan Street dont tu ne sais rien et j’ai entendu dire que tu avais cherché à couvrir une histoire inintéressante sur Chantal Goya… Tout ça n’est pas très brillant mon pauvre Ginny. Tu n’as donc rien à raconter ? Aucune anecdote ? Aucune interview que tu aurais sur ton petit dictaphone ?
    Ginny : Oh ! Si ! Il y a un truc sur mon dictaphone, j’avais complètement oublié ! Ecoutez. ‘De la tchouk tchouk musik, machine à souk, de la tchouk tchouk musik…’  Pardon, désolé, c’est ma cassette pour l’audition de la Nouvelle Star… Mais faut que je fasse gaffe parce que je crois qu'Arno va chanter la même chanson. Sale fouine d'Arno, déjà qu'il m'a piqué ma place à Damary-les-lys... ah ! Voilà la bonne cassette !
    Charlotte Vinard, alias Super Marmouille, entend alors l’échange entre Amelinda Lootch et l’homme au slip rouge.
    Mais si, rappelez-vous, c’était pendant l’épisode 3 !! Où on découvre qu’en fait Amelinda elle est de mèche avec le méchant…
    Parce que tu crois qu’on se rappelle d’un truc qui date d’y à un mois ?
    Faudrait peut-être lui dire qu’on a autre chose à faire qu’à retenir toutes les âneries qu’il écrit !
    Mais t’es malade, lui dit pas un truc pareil, vous vous le supportez que sur le blog, moi je me le coltine tous les jours pour de vrai !
    Cécile, je t’entends !
    Charlotte Vinard : Oh ! La sal… Ginny, bouche toi les oreilles !... Les oreilles, ça c’est les narines !... Et arrête t’es tout rouge ! Vite, il faut que j’aille prévenir les autres.
    Ginny : Vous m’avez pas dit pour mon audition à la Nouvelle Star parce que je me demande finalement si le ‘T’es cap, pas cap’ de Pinocchio c’est pas mieux…
     
    * * * * *
    Amelinda Lootch a désormais tous les détails de son plan machiavélique en tête. Il ne lui reste plus qu’à appeler le manoir. Justement au manoir, Alcookie, le majordome…
    Hein ? Quoi ? Qui ? Mais le majordome c’est pas Yomfred ?
    Non, le type qui jouait Yomfred a été viré parce qu’il était accroc au pschitt orange. Tu lis jamais la presse ?
    Je proteste ! C’était de fausses allégations ! Je suis pas un pschitt addict !
    Guillaume, t’as des bulles qui sortent du nez quand tu parles !
    Alcookie : Résidence Van Rabbit
    Amelinda : Ici le secrétariat de la prêtresse Morgana, pourrais-je parler à Britney… pardon, Virginal ?
    Alcookie : Je crois que le petit n’est pas en mesure de parler pour le moment… Attendez, je l’entends… ‘Oui, oui, oui, encore, c’est bon’… je crois qu’il en a plus pour longtemps… ‘Oui, oui, là, là, argghh… Oh oui, oh oui… AHHHHHHHHHHH !!!!!!’... c’est bon, je peux vous le passer maintenant.
    Amelinda entend le majordome frapper à la porte de Rabbitman
    Alcookie : Monsieur, une communication pour votre jeune ami.
    Rabbitman : Ah ! Mais t’es qui toi ?
    Alcookie : Alcookie, votre majordome, monsieur.
    Rabbitman : Mais c’est quoi ce délire ? Où est Yomfred ? Je veux parler au producteur tout de suite ! Il y a des changements de casting et je suis même pas au courant ! Pourquoi j’ai pas été contacté pour tester le nouveau !
    Alcookie : Je m’appelle pas ‘le nouveau’, j’ai un nom ! Et je commence à en avoir marre que tout le monde me gueule dessus ! Pas ma faute si votre Yomfred il était un toxico de la bulle jaune. Ras le bol de me taper des rôles débiles : caméraman à deux balles dans ‘Prise d’otages au 247° étage’ maintenant remplaçant de majordome dans Rabbitman, à quand un vrai rôle à la mesure de mon talent ???
    Mais coupez, coupez bon sang ! C’est quoi ce souk ! Quand vous aurez fini de jouer les divas, on pourra reprendre. Allez, chacun à sa place. Silence !
    C’est vraiment du n’importe quoi cette saga ! Il y avait pas ce genre de problèmes quand je jouais dedans !
    Guillaume, pschitt !
    Où ça ? Où ça ? Où ça ?
    Alcookie : Monsieur, une communication pour votre jeune ami
    Virginal : J’y vais !
    Amelinda : Ma petite Georgie, secrétariat de la prêtresse Morgana. il faut impérativement que tu te rendes à l’adresse que je te donne. Et il faut que tu y ailles seul, ça fait partie de tes devoirs de sauveur de l’humanité. Ne dis rien à personne.
    Virginal : C’est encore un plan tournante des moines ? Parce que c’est le 6ème depuis le début de mon initiation et à chaque fois j’y perds toute mon après-midi !... ok, ok, j’y serais.
    Rabbitman : C’était qui ? Qu’est-ce qu’il te voulait ? Tu veux me tromper ? Tu vas me quitter ? Espèce de salaud !
    Virginal : J’ai une course à faire. Un truc de sauveur de l’humanité, convoquer les forces ancestrales, sacrifier des vierges, se rouler dans la boue en maillot de bain… les trucs habituels quoi. J’en ai pas pour longtemps.
    Le petit Virginal dépose un baiser rapide sur les lèvres de Rabbitman et quitte le manoir en courant.
     
    Quel est le plan diabolique d’Amelinda ?
    Est-ce que Pompomboy sera de taille pour affronter leur nouvel ennemi ?
    Et surtout est-ce que le petit Ginny sera pris pour la nouvelle édition de la Nouvelle Star ?
    Vous le saurez en suivant les prochaines aventures de Rabbitman et Pompomboy
     
    October 25

    Les aventures de Rabbitman (et Pompomboy) 5

    Episode 5 :
    Celui où Amelinda est une fouteuse de m....
     
    Précédemment dans Rabbitman : Amelinda Lootch a tué l’homme en slip rouge pour éviter d’être démasquée par Super Marmouille qui du coup l'a ramenée au Manoir. La grande prêtresse Morgana confie à Rabbitman la garde de Virginal Ocean, sauveur de l’humanité et Rabbitman en tombe immédiatement amoureux.
     
    Manoir de Sir Buck Rabbitt, alias Rabbitman
    Amelinda Lootch : Excusez-moi les Power Rangers, j’aimerais bien rentrer chez moi. J’ai un gros type tout nu mort sur la moquette qui doit être en train de se faire bouffer par mon hamster.
    Super Marmouille : Bien sûr ma petite caille, je vais te ramener.
    Amelinda : Sans vouloir vous offenser Méga Nounouille…
    Super Marmouille : Super Marmouille
    Amelinda : Oui, enfin, bref, je préférerais que ce soit le garçon à l’air stupide.
    Le petit Ginny Wolf surgit alors entre les jambes d'Amelinda.
    Ginny : Vous auriez pas vu le majordome ? Je le cherche partout.
    Wonder Fafounny : Quel garçon stupide ? C’est un véritable élevage ici !
    Amelinda : Celui qui tourne en rond pour essayer d’attraper le pompon accroché à ses fesses.
    Super Marmouille : Pompomboy ! Il a pas juste l’air ! Mais très bien, casse-toi avec le débile, je ne me sens pas vexée du tout.
    Pompomboy : Je suis obligé ? Les filles ça me met vachement mal à l’aise et je comprends rien quand elles parlent.
    Wonder Fafounny : Personne comprend rien mais tu dis ‘oui bien sûr’ de temps en temps, ça fait illusion.
    Eh ! Mais c’est super sexiste comme remarque ! Nico, tu devrais avoir honte
    Oui, bien sûr
    Pompomboy quitte le manoir à contre-cœur avec Amelinda.
    Rabbitman : Je vais mettre le petit Virginal à l’abri dans ma chambre, je voudrais pas qui lui arrive quelque chose.
    Super Marmouille : C’est vrai, avec un nom pareil on se demande ce qui pourrait bien lui arriver
    Wonder Fafounny : Comme t’as l’air sacrément en rogne toi ! T’es sous Vania ?
    Super Marmouille : C’est l’autre grognasse qui m’a gonflé à se casser avec le simplet. Qu’elle se mange un tram en pleine face pour la peine !
    Ginny : C’est pas très charitable venant d’une super héroïne qui prétend défendre toutes les femmes.
    Super Marmouille : Eh, l’avorton ! Depuis quand t’as des réflexions intelligentes ! Et d’abord, je défends pas toutes les femmes, juste celles qui sont jolies.
     
    * * * * *
    Pendant ce temps dans la chambre de Rabbitman
    Virginal Ocean : … et ensuite les moines m’ont attaché nu contre le mur et j’ai subi la procédure de purification… Ca va Rabbitman, t’as l’air d’avoir chaud ? Tu veux que j’ouvre la fenêtre ?
    Rabbitman : On va plutôt enlever les vêtements… Tu me disais, tu étais attaché tout nu… tout nu comment ?
    Est-ce qu’il est possible d’avoir une version vidéo de la scène de purification ?
    Olivier, c'est toi qui a posé cette question ?
     
    * * * * *
    Chez Amelinda Lootch
    Amelinda : Je sais que ça doit être difficile pour toi mon pauvre petit Pompomboy de voir que Rabbitman t’as délaissé.
    Pompomboy : C’est sa mission de protéger les innocents et les faibles et les garçons en shorts moulants.
    Amelinda : Bien sûr mais ce serait normal après toutes vos aventures que tu sois un peu triste de voir qu’il ne t’a même pas proposé de rester avec lui pour se taper le… pour protéger le petit puceau.
    Pompomboy : C’est lui le héros, c’est difficile de bien faire son travail si je suis toujours dans ses pattes.
    Amelinda : Oh bon sang, ça je veux bien le croire ! Tu sais que si tu veux que tu peux rester dormir ici ? Promis j’attacherai mon hamster. Vulvarella ! arrête de bouffer les orteils du macchabée ! Et me montre pas les crocs où tu refais un tour dans la machine à laver !
    Pompomboy : Pourquoi je dormirai ici ? Je dors toujours avec Rabbitman au manoir.
    Amelinda : Pas si Jeanne d’Arc reste là bas. Mais je suis sûr que Rabbitman t’autorisera à dormir sur le canapé. Et puis tu sais maintenant, il va devoir passer beaucoup de temps avec son protégé. C’est le sauveur de l’humanité. Peut-être qu’ils devront aller se cacher ailleurs tous les deux.
    Pompomboy : Dans la cuisine ?
    Amelinda : Un peu plus loin que ça…
    Pompomboy : Dans le local poubelle ?
    Amelinda : Bon sang, mais t’as été fini à quoi ?... Vulvarella ! Qu’est-ce que j’ai dit ? Tu veux que je te remette dans le micro-ondes ?
     
    * * * * *
    Chambre de Rabbitman
    Virginal Ocean : … et là, c’est la cicatrice que j’ai eue après le rituel d’initiation orgasmique.
    Rabbitman : Orgas… quoi ? Décidemment, il fait super chaud… oh ben c’est bête on a plus de vêtements à enlever…
    Virginal Ocean : Je suis peut-être jeune et inexpérimenté mais je vois très bien où tu veux en venir.
    Rabbitman : Et c’est mal de ma part ?
    Virginal Ocean : Est-ce que je te laisserais poser ta main là où tu l’as mise si ça l’était ?
    Rabbitman : Euh… c’est pas ma main !... Ginny ! Qu’est-ce que tu fous sous nos draps ?
    Ginny : Vous auriez pas vu le majordome ? Je le cherche partout !
     
    * * * * *
    Pompomboy vient de rentrer au Manoir et il est plutôt contrarié. Etrange quand même cette boule dans l’estomac. Il aurait pas du manger de kebab après avoir vu Vulvarella dans le micro-ondes.
    Ginny : Dis Pompomboy, t’aurais pas vu le majordome ? Ca fait un moment qu’il a disparu.
    Pompomboy : T’as regardé sous la table de la cuisine ?
    Ginny : Comme c’est une trop bonne cachette ! J’y aurais jamais pensé.
    Mais il est bête ou quoi ? Il était déjà caché sous la table de la cuisine à la fin de l’épisode dernier !
    Ca s’appelle la continuité mais c’est pas grave, je comprends que ce soit un concept dur à saisir
    C’est moi ou il se la pète un max le narrateur ?
    Laisse, il croit qu’écrire sur un blog ça fait de lui le prochain Goncourt.
    Super Marmouille : Alors, t’as pas eu de problème en raccompagnant le glaçon ?
    Wonder Fafounny : Vraiment, je te trouve super aigrie d’un coup. T’as déjà pensé aux masseurs de visages des 3 Suisses ?
    Pompomboy : On en a acheté un avec Bi-Bit mais j’ai jamais réussi à avoir l’air aussi content que la fille sur la photo. En parlant de ça, il est passé où Rabbitman ?
    Super Marmouille : Euh… comment dire… oh ! Ginny ! Regarde, c’est Ginny ! Comme il est trop mignon le petit Ginny avec ses toutes petites noreilles ! Et là, t’as vu, il a un tout petit nez ! Oh ! il a des petits doigts à toutes les mains. Oh puis il a aussi un tout petit…
    Ginny : Oui, bon, ça va ! On va s’arrêter là !
    Eh ! C’est de la discrimination ! C’est même pas vrai d’abord ! J’ai des photos pour le prouver !
    Où ça ? Où ça ? Où ça ?
    Euh… Luc, qui est-ce qui t’a invité ?
    Pompomboy : Est-ce que Rabbitman est au courant que Virginal Ocean n'est pas là non plus ?
    Ginny : Ils jouent tous les deux à chat dans sa chambre ! Vous saviez qu'il fallait être tout nu pour y jouer ?… Ben, pourquoi vous me regardez comme ça ? Il a posé une question, je lui réponds.
    Wonder Fafounny : Viens avec nous dans la cuisine mon petit bonhomme, on va t’expliquer deux trois trucs.
    Ginny : Pffff on m’a déjà raconté l’histoire des jolies fleurs et des gros pistils. Par contre j’ai pas bien compris à quoi elle servait la cigogne.
    Oh ! le blaireau ! Pas savoir à son âge que les bébés ça naît dans les choux et dans les roses.
    Pierre, j’aurais deux mots à te dire.
    DRING ! DRING ! DR…
    Oui, ça va Olivier, merci pour le bruitage
    Bac + 8, je rentabilise. D’ailleurs à cette occasion, je précise que je suis disponible pour les mariages et les bar mitzvah. Vous pouvez me contacter au 06…
    C’est pas bientôt fini le racolage publicitaire !
    Pompomboy : Allo ?
    Prêtresse Morgana : A l’huile ! Pardon, désolé, c’est nul mais j’ai toujours rêvé de la faire ! Bref, c’est bien beau la rigolade mais je suis charrette alors pas le temps d’attendre que tu te marres. Le Conseil vient de me dire que la grande guerrière Quinou Gazonette s’était réveillée et qu’elle avait envoyé un tueur sadique pour massacrer le petit Lactose Esturgeon.
    Pompomboy : Virginal Ocean
    Morgana : Si tu veux. Là j’ai un combat contre les trois sœurs Fakeblog, Yulia, Serena, Tatiana, j’ai pas le temps de m’occuper du morveux mais je te file l’endroit où le gaillard doit débarquer, tu files les coordonnées à Rabbitman qu’il s’en débarrasse. Vous me réglez ça fissa que je sois pas emmerdée.
    Pompomboy note le lieu de l’arrivée de leur nouvel ennemi et à peine a-t-il raccroché que Rabbitman sort de la chambre.
    Pompomboy : Ah, Bi-Bit tu tombes bien, il faut que…
    Virginal Ocean, à moitié nu dans le drap blanc, arrive juste derrière Rabbitman et passe ses bras autour de sa taille.
    Rabbitman : Tu voulais me dire quelque chose Pompomboy ?
    Pompomboy repense alors à ce qu’Amelinda Lootch lui a dit et se demande si les traces de hamster c’est pas dur à ravoir sur la paroi du micro-ondes… non, c’est pas à ça qu’il doit repenser… il sait qu’il doit repenser à quelque chose d’important mais à quoi ?
    Rabbitman : Rabbitman appelle Pompomboy !
    Pompomboy est complètement perdu entre ce qu’Amelinda lui a dit et la commission qu’il doit faire à Rabbitman. Trop d’informations circulent dans sa tête. Une information… deux informations… oh encore une information… deux informations…
    Virginal Ocean : Qu’est-ce qu’il fait ? Pourquoi il dit plus rien ?
    Rabbitman : C’est normal, il réfléchit.
    Virginal Ocean : Et ça prend longtemps ?
    Rabbitman : Imagine toi prisonnier d'un épisode de Derrick… Viens on retourne se coucher, j’ai encore quelques trucs à t’apprendre et puis c’est ma mission de te protéger de près.
    Pompomboy regarde Rabbitman et Virginal Ocean quitter la pièce. C’est dommage parce qu’il venait de se rappeler de la mission que Morgana lui avait confié. Mais plus important il vient de constater qu’Amelinda avait raison, il ne dormira pas dans le lit de Rabbitman ce soir. C’est quand même bizarre tous ces petits nœuds dans son estomac, un peu comme la fois où il avait mangé cette étrange boîte de raviolis Canigou.
    Ginny : Mais bon sang, personne a vu le majordome ?
     
    Est-ce que Pompomboy arrivera à se charger de la mission confiée par Morgana ?
    Est-ce que quelqu’un arrivera enfin à démasquer l’ignoble Amelinda Lootch ?
    Et surtout est-ce que Ginny parviendra à remettre la main sur le majordome ?
    Vous le saurez dans le prochain épisode des aventures de Rabbitman et Pompomboy
     
    October 15

    Le aventures de Rabbitman (et Pompomboy) 4

    Episode 4 :
    Celui où Yomfred a un placard
     
    Précédemment dans Rabbitman : Amelinda Lootch a prétendu avoir été agressée par l’homme en slip rouge pour pouvoir arracher un poil de museau à Rabbitman. Persuadée qu’elle est une victime, Super Marmouille se rend chez elle pour obtenir plus de renseignements. Pendant ce temps, Rabbitman est agressé par son clone.
     
    L’épée-carotte du clone de Rabbitman est prête à s’abattre sur notre héros quand le petit Ginny Wolf se met à hurler :
    Ginny Wolf : Là, Chantal Goya !
    Le clone de Rabbitman arrête net son mouvement et son regard, déjà vide, devient complètement vitreux.
    Rabbitman : Comment t’as su que c’était le mot de passe ?
    Ginny Wolf : Mais non, là, à la télé, ils disent que Chantal Goya vient de se faire coffrer parce qu’elle dealait près d’une maternelle ! Ca fout un choc ! Quand je pense que j’étais monté sur scène pour lui faire un bisou.
    Wonder Fafounny : Trop mignon ! C’était quand ?
    Ginny : L’année dernière.
    Pompomboy : C’est marrant ton clone, il réagit pas du tout comme toi, Bi-Bit, quand je tire sur son pompon.
    Ginny Wolf : Désolé, les gars mais l’affaire Chantal Goya ça sent le Pulitzer, il faut impérativement que je rentre au journal.
    Wonder Fafounny : Euh… Ginny ? Je crois que t’as des morceaux de Yomfred accrochés à tes pompes.
    C’est tout ? On nous fait tout un flan du super clone et il sert à rien ? Qui a écrit cette daube ?
    Qu’est-ce t’as, toi ? Tu cherches des blèmes au copain de ma meuf ?
    Euh… Mélie, retiens ton mec, il est en train de pulvériser la tronche d’un de mes lecteurs… ah, ben non, finalement il peut continuer, celui-là, je l’aime pas.
    Sitôt le petit Ginny parti, Wonder Fafounny se tourne vers ses deux acolytes
    Wonder Fafounny : Qu’est-ce qu’on fait du corps de Yomfred et de ton clone ?
    Rabbitman : Pour le clone tu le laisses en sommeil, Pompom et moi on va s’en occuper dans la chambre. Pour le cadavre, vois ça avec Yomfred.
    Wonder Fafounny se penche vers le corps sans tête de Yomfred.
    Wonder Fafounny : Eh, Yomfred ! C’est quoi tes dernières volontés ?
    Rabbitman : Mais on vous a tous bercé trop près du mur ici ! Va dans le placard prendre le Yomfred de rechange.
    Soyez pas consternés, je vous avais prévenu que l’auteur de cette série ne savait pas ce qu’il faisait !
    Wonder Fafounny : Le quoi ?
    Rabbitman : On en a toute une collection. C’est super pratique. Faut dire qu’il nous dure pas longtemps. Qu’est-ce lui est arrivé au dernier déjà, Pompom ? Arrête de dessiner des moustaches à mon clone ! Ah ouais, tu lui as roulé dessus avec la carrot-mobile.
    Pompomboy : Mais t’avais dit à droite.
    Rabbitman : Ton autre droite !
    Pompomboy : Celle là ?
    Rabbitman : Non, ça c’est ta gauche !
    Pompomboy : Celle là ?
    Rabbitman : Non, ça c’est toujours ta gauche !
    Wonder Fafounny : Et vous, vous me filez pas un coup de main pour nettoyer ?
    Rabbitman : Tu nous excuseras mais le petit et moi on est crevé, on va faire une sieste.
    Pompomboy : Mais j’ai pas sommeil moi !
    Mais ils arrêtent pas de coucher ensemble ! C’est dégueulasse ! On avait dit programme familial ! Il y a des mineurs dans le public. Pensez à Lilkumo !
    Non, non, Morgane, qu’ils couchent, qu’ils couchent !
    Rabbitman entraîne Pompomboy dans la chambre. Wonder Fafounny ouvre le placard à Yomfred et en sort un nouvel exemplaire.
    Yomfred : Yomfred à votre service. Que puis-je faire pour vous ?
    Wonder Fafounny : Un petit hachis ?
    Yomfred : Tu m’as pris pour la bonne ou quoi ? Tu veux bouffer, t’y vas tout seul !
    Ouais ! Ouais ! Je suis de retour, je suis de retour ! Et en plus je parle !
    Oui, on t’entend bien là, Guillaume, d’ailleurs si tu pouvais baisser d’un octave, ça serait gentil.
    Wonder Fafounny et Yomfred saisissent le corps de l’ancien Yomfred et descendent les escaliers vers le local poubelles.
    Mr Laperlouse : C’est quoi encore ce raffut Josiane ?
    Mme Laperlouse : C’est rien, R’né, c’est les petits travestis du troisième qui sont encore ronds comme des queues de pelle !
     
    Pendant ce temps chez Amelinda Lootch.
    Slip rouge : Tu l’aimes ton roudoudou d’amour ? Hein que tu l’aimes ton roudoudou ? Regarde ce qu’il fait ton roudoudou avec son petit slip rouge… T’aimes quand il fait ça ton roudoudou.
    Malheureusement pour le public, très désireux de savoir ce qu’un aussi grand gaillard peut faire avec un aussi petit slip, on frappe à la porte.
    Super Marmouille : Mademoiselle Lootch, c’est Super Marmouille, vous savez la super héroïne
    Amelinda : La Buffy en barboteuse ! Je vais ouvrir. Va te planquer toi !
    Amelinda a à peine eu le temps d’ouvrir la porte que Super Marmouille s’est déjà vautrée par terre.
    Super Marmouille : Désolée, j’avais pas vu la marche.
    Amelinda : Il y en avait pas.
    Super Marmouille, le nez dans la moquette, remarque alors la présence d’un petit morceau de tissu sous le canapé. Un slip rouge !
    Super Marmouille : Il est chez vous ! N’ayez pas peur, je vous protégerai. Restez bien derrière moi. Non plus près… Encore un peu… N’ayez pas peur de bien poser vos mains. Ouh ! Là, c’est bien…

    Enfin, une scène entre filles ! Parce que depuis qu’il y a plus la jolie fille du vendredi, je le trouve vraiment nul ce blog !

    Miss Touffa, tu peux t’asseoir pendant tes réclamations, je vois plus l’écran avec tes cheveux.

    Slip rouge : Attention didoune, je sors de ma cachette. Le grand méchant loup va t’attraper !
    L’homme anciennement connu sous le nom de Slip Rouge, qui préfère pour le reste de la scène l’appellation de Bear Symbol, arrive dans le salon complètement nu. Super Marmouille pousse un hurlement.
    Amelinda : Elle a jamais vu un homme à poil ou quoi ? Elle est vraiment hystéro cette nana !
    On m’a appelé ?
    Non, non, Hystéro, c’est juste une expression, retourne te planquer sur ton blog qui ne marche plus.
    Super Marmouille : Allez, mon gros, viens voir papa !
    Pour des raisons de sécurité le combat entre Super Marmouille et Bear Symbol n’aura pas lieu.
    Hein ? Quoi ? Mais c’était mon moment de gloire ! Comme je me sens spoliée dans mon agressivité !
    Donc, après un combat inexistant mais néanmoins très violent, Super Marmouille et Bear Symbol sont tous les deux KO.
    Bear Symbol : Bobo, aïe, aïe, mal !
    Amelinda : Ca va aller mon boubou, ferme les yeux. Ta Mélie-mélo peut pas se permettre d’être démasquée et t’es vraiment trop bête.
    D’un geste brusque, Amelinda rompt la nuque de Bear Symbol. Super Marmouille, sonnée, revient tout juste à elle.
    Super Marmouille : Comme je te l’ai liquidé Governator ! Allez, ma petite caille, faut pas avoir honte de pleurer, c’est le syndrome de Stockholm. Et puis, comme on dit, tu pisseras moins ce soir.
     
    Au Manoir, Wonder Fafounny est de corvée cuisine pendant que Yomfred joue à la Playstation dans le salon avec le petit Ginny.
    Yomfred : Putain de jeu de merde !
    Wonder Fafounny : Je préférais l’ancienne version, il était plus poli et en plus il faisait à manger.
    Yomfred : Tais-toi et astique !
    C’est une référence sexuelle ?
    Non, Lilkumo, tout n’a pas trait au sexe tout le temps
    Pourquoi ? C’est nul !
    Rabbitman, l’air ravi, sort enfin de la chambre, suivi par Pompomboy, l’air… l’air… l’air Pompomboy quoi !
    Pompomboy : Ben, Ginny, t’es toujours là ?
    Ginny : Je trouve pas ma rédac chef et en plus on m’a dit qu’il y avait qu’un gay pour s’intéresser à Chantal Goya.
    Wonder Fafounny, Rabbitman et Pompomboy : Moi aussi, ça m’intéresse !
    Yomfred : Eh, Boss ! Il y a eu un coup de fil pour vous. La grande prêtresse Morgana doit débarquer ici dans 10 minutes.
    A cet instant Amelinda Lootch atterrit en boule aux pieds de Rabbitman.
    Rabbitman : On nous agresse à coup de filles ! Planquez-vous !
    Super Marmouille : Garde ton collant, chéri, ce n’est que moi !
    Amelinda : Mais faut la faire enfermer, la Isabelle Alonso ! Je me suis encore pété une côte !
    Un vacarme tonitruant vient interrompre les plaintes d’Amelinda.
    Wonder Fafounny : Je crois qu’on frappe à la porte ! Je suppose que je dois aller ouvrir, Yomfred ?
    Yomfred : Tu comprends vite, mon mignon !
    La grande prêtresse Morgana fait alors son entrée, accompagnée d’un jeune garçon à l’air extrêmement timide et d’une dizaine de gardes armés jusqu’au dents.
    Morgana : Les gars, vous vous déployez, vous m’examinez le périmètre à fond.
    Je t’arrête tout de suite, Lilkumo, ce n’est pas une métaphore sexuelle !
    Morgana : Il y a des civils ici, vous me les virez.
    Pompomboy : Je suis désolé, je voulais pas déranger.
    Morgana : Mais pas toi, cervelle de piaf, je parle de la crevette et de Nina Hagen.
    Yomfred conduit Ginny et Amelinda dans la cuisine.
    Morgana : On a un souci sur les bras. Je vais faire vite parce que je suis charrette, j’ai une manif de gnomes à gérer, ça braille fort et ça se faufile tellement vite entre tes jambes que t’as pas le temps de te rendre compte qu’ils étaient là.
    Wonder Fafounny : L’histoire de ma vie.
    Morgana : Bref, le Conseil m’a refilé la garde de ce mioche. Il paraît que c’est le sauveur de l’humanité, bla bla bla, je vous la raconte pas, c’est le 12ème depuis le début de l’année. J’ai pas que ça à faire donc je vous le confie. Il est pas trop encombrant et il a fait ses besoins avant de partir. Il devrait se tenir tranquille pendant un moment. Il s’appelle Virginal Ocean. Me regardez pas, je suis pas responsable, pas ma faute si c’est l’année du V. Rabbitman, il est à toi. Mais tu fais gaffe, pas comme avec le dernier. Pas de concert de Mylène Farmer, ça les choupettise à fond et ensuite ils sont irrécupérables.
    Je proteste énergiquement, c’est de la discrimination envers Mymyl ! Gays de tous les pays, soulevez-vous ! Dites non à cet injurieux tissu de mensonges ! Allez, les gars, un petit effort… même pas un petit poing levé ?... je me sens vraiment seul…
    Morgana : Je repasserai vous voir après mon cours de lattage de petits claviers. Les gars, on se replie !
    Mais Rabbitman ne fait plus attention à rien. Il contemple avec adoration le doux visage de Virginal Ocean. Il repousse tendrement une mèche de ses cheveux blonds et lui sourit. Virginal Ocean saisit la main de Rabbitman qui s’attarde sur sa joue et la porte à ses lèvres. Le temps s’est figé et plus rien d’autre autour d’eux n’a d’importance. On entend même les petits oiseaux qui gazouillent.
    Super Marmouille : Oh ben non ! Il y a un pigeon qui vient de me chier dessus !
    Dans la cuisine, Yomfred tente d’occuper le petit Ginny.
    Ginny : 48… 49… 50 ! Attention, Yomfred, je vais te trouver. Non, pas dans le placard… Non, pas dans le congélo… Non, pas dans la friteuse… Mais t’es où Yomfred ? Oh ! T’es sous la table ! Comme t’es trop fort Yomfred ! Comment t’as pensé à une cachette aussi terrible ?
    Yomfred : Parce que ça fait 4 fois que je me cache sous la table et que ça fait 4 fois que tu me trouves pas.
    Amelinda Lootch observe par la porte entrouverte la rencontre entre Rabbitman et Virginal Ocean et se demande comment tirer parti de ce nouveau venu puis ses yeux se portent sur Pompomboy qui contemple son ami les yeux ahuris (ce qui, entre nous, ne le change pas beaucoup) et elle sourit. Si elle se débrouille bien, elle tient enfin sa revanche sur Rabbitman.
    Amelinda :  Ah ah ah ah ah !
    Ginny : Je veux pas critiquer votre rire diabolique mais j’ai entendu mieux.
     
    Quelle est l’idée perfide d’Amelinda Lootch ?
    Et est-ce que Rabbitman et Virginal Ocean convoleront en justes noces ?
    Et surtout est-ce que le petit Ginny finira par gagner à une partie de cache-cache ?
    Vous le saurez dans le prochain épisode des aventures de Rabbitman et Pompomboy.

     

    October 08

    Les aventures de Rabbitman (et Pompomboy) 3

    Episode 3
    Celui où Super Marmouille se mange une vitre 
     
    Précédemment dans Rabbitman : Une jeune fille a été agressée par l’homme en slip rouge. Rabbitman et PomPomboy se rendent sur les lieux pour découvrir qu’une nouvelle héroïne, Super Marmouille, a pris les choses en main
     
    Maintenant que Rabbitman et ses amis ont quitté les lieux, Super Marmouille est seule dans la ruelle avec le petit Ginny Wolf et la jeune fille aux cheveux rouges.
    Super Marmouille : Toi, petit homme insignifiant, tu vas rester ici et veiller sur elle pendant que je cherche Hulk Hogan.
    Ginny : Qui ?
    Super Marmouille : Hulk Hogan, un ancien catcheur de la WWF
    Ginny : La WWF, c’est le truc avec les pandas ?
    Super Marmouille : Pffffff, je me sens super vieille d’un seul coup !
    Dépitée Super Marmouille quitte la scène de l’agression.
    Jeune fille : C’est bon ? Elle s’est cassée la Xena du pauvre ?
    Ginny : Vous allez bien mademoiselle ? Vous n’êtes pas blessée ? Vos cheveux sont tout rouges
    Jeune fille : Oula le microbe ilonien, t’es sûr que tes parents ils sont pas de la même famille ?
    Ginny : Je sais pas mais Maman a le même nom que Papa… Eh ! Partez pas ! La dame avec la grenouillère elle m’a dit que je devais veiller sur vous.
    Mais la jeune fille est déjà partie. Contrarié, le petit Ginny se dit qu’il devrait essayer de la suivre parce que la dame à la grenouillère a pas l’air commode et qu’en plus il a super peur tout seul et qu’il avait moins peur quand la fille à la tête de fraise était avec lui. Lorsqu’enfin il la rattrappe, Ginny découvre la jaune fille en pleine conversation avec un type super balèze. Il se dit qu’il doit avoir vachement froid avec juste un slip rouge.
    Ginny : Il doit avoir vachement froid avec juste un slip rouge.
    Dans un éclair de lucidité qui fait griller toutes les ampoules de la rue, il sort son dictaphone.
    Slip rouge : Ma Mélimélo, je suis super désolé mais la boulangerie était fermée quand j’y suis passé.
    Amelinda : C’est pas grave ma petite choucroute, j’ai eu ce que je voulais, un poil de museau de Rabbitman !
    Slip rouge : C’est vraiment toi la meilleure ma Mélimélo, les garçons c’est tous des brigands ! Tu fais un poutou à ton gros nounours d’amour ? Parce que moi, les bisous, les câlins, j’en veux tous les jours.
    Amelinda : T’as encore écouté Lorie ?
    A ces mots le petit Ginny se rappelle qu’il a oublié d’envoyer sa cotisation au fan-club et repart en courant vers chez lui. Il est intercepté par Super Marmouille.
    Super Marmouille : Toi, petite chose ridicule, où est la fille ?
    Ginny : Elle donne ses poils à son nounours
    Super Marmouille : C’est un message codé ? Ca vient de Rabbitman ? Vite, ne traînons pas, en route !
    Super Marmouille soulève le petit Ginny et l’entraîne avec elle à toute vitesse.
    Ginny : Attention madame, il y a une…
    BING
    Super Marmouille : Putain de ville, il y a vraiment des vitres partout !
    Désolé pour cette blague navrante qui ne fera rire que ma copine Cécile, la fille qui aime tellement les vitres qu’elle éprouve un besoin compulsif de les embrasser. Et encore navré pour cette interruption volontaire du programme.
    Pendant ce temps Rabbitman a regagné le manoir avec Pompomboy et Wonder Fafounny, qui jette sa cape sur le portemanteau.
    Rabbitman : Faf’, t’as pas de maison que tu nous suives tout le temps ?
    Wonder Fafounny : Si mais j’ai peur de plus avoir de lignes de dialogues si je me casse.
    Pompomboy : Il y a pas un truc qui vous semble bizarre ?
    Rabbitman : Si, ça fait 5 minutes qu’on est rentré et t’es toujours pas tombé dans les pommes.
    Pompomboy : Il est où Yomfred ?
    Rabbitman fait le tour des pièces pendant que Pompomboy cherche dans l’embout de l’aspirateur.
    Pompomboy : Faudra lui dire de mieux faire le ménage, l’aspirateur il est tout poisseux !
    Wonder Fafounny : Je l’ai trouvé ! Il s’était caché sous ma cape à côté du portemanteau. Quel blagueur ce Yomfred !
    Rabbitman : On a pas de portemanteau.
    Wonder Fafounny : Oh vraiment, Yomfred, je suis confus. Tu me fais du hachis pour m’excuser ?
    A cet instant la vitre vole en éclat et le petit Ginny atterrit en boule au pieds de sir Buck Rabbit, heureusement toujours en costume de Rabbitman.
    Ginny : C’est Super Marmouille qui m’envoie !
    Pompomboy : C’est beau le progrès ! Quand je pense qu’il y a pas longtemps on communiquait par hamsters !
    Super Marmouille arrive à son tour.
    Rabbitman : Comment t’as su que j’habitais là ?
    Super Marmouille : C’est marqué sur la sonnette ‘Chez Rabbitman et Pompomboy mais chut c’est un secret’
    Rabbitman : Pompom, qu’est-ce que t’as encore foutu ?
    Pompomboy : Mais c’est pas ma faute, je me rappelle jamais comment qu’on s’appelle pour de vrai.
    Ginny : Oh ! Regardez ! Il y a la fille à la fraise à la télé dans une pub pour des quenelles.
    Là vous vous dites que le scénariste a fumé grave et que cette histoire part complètement en live et vous n’aurez pas totalement tort. Cela dit pour rassurer les plus sceptiques, je peux vous affirmer qu’il ne sait absolument pas ce qu’il fait.
    Wonder Fafounny : Oh le pauvre type a côté d’elle qui a été engagé pour jouer la quenelle géante ! Tu crois que tu le marques sur un CV, ‘je sais jouer la quenelle’ ?
    Rabbitman : Ce serait pas la fille qu’on a sauvée ?
    Super Marmouille : On ? Que J’ai sauvé ! Parce que la seule véritable héroïne de cette histoire, c’est moi. La seule à lutter sans cesse contre la barbarie sanglante d’un monde corrompu par la violence machiste, c’est moi. Et c’est encore moi qui m’oppose vaillamment à l’exploitation sexuelle du corps splendide de la femme allongée nue sur des draps en satin noirs.
    Rabbitman : Eh oh, Vaginator, on s’égare ?
    Ginny : C’est marqué dans le journal qu’elle s’appelle Amelinda-Lootch-copyright-INA-tous-droits-réservés
    Pompomboy : La pauvre, ça doit être vachement dur à porter comme nom
    Super Marmouille : Par pitié les gars, vous reproduisez jamais.
    Pompomboy : C’est ce que Bi-bit me dit tout le temps : ‘Si jamais par malheur on se reproduit, il faut espérer qu’il ait mon physique et mon cerveau’
    Excusez-moi mais c’est un truc futuriste ce torchon ou quoi ? Vous êtes pas au courant que les garçons se reproduisent pas entre eux ?
    C’est pas parce que c’est jamais arrivé qu’il faut pas essayer ! Qui ne tente rien n’a rien. Tu crois que Carlos et Demis Roussos ont fait comment pour avoir Marianne James ?
    Super Marmouille : Je vais essayer de retrouver cette fille. Surtout ne faites rien, vous risqueriez d’empirer les choses.
    Super Marmouille repart par la fenêtre cassée.
    Wonder Fafounny : Elle t’a envoyé pour quoi au fait petit Ginny ?
    Ginny : Elle voulait vérifier si la vitre était bien ouverte avant de se jeter dessus.
    Yomfred : Excusez-moi, monsieur Rabbitman mais il y a quelqu’un à la porte et je pense que vous devriez venir voir.
    Rabbitman : Du calme, Yomfred, vous êtes hystérique !
    Wonder Fafounny : La vache ! Ca doit être la phrase la plus longue que je l’ai jamais entendu dire. Respirez bien par la bouche, Yomfred.
    Rabbitman colle son œil contre le judas de la porte d’entrée.
    Rabbitman : Il y a un putain de beau gosse devant la porte. Yomfred, ouvre, ouvre !
    A peine Yomfred a-t-il eu le temps d’ouvrir la porte que l’inconnu surgit au milieu du salon.
    Rabbitman : Matez ce mec ! J’adore ! Brun ténébreux. Des yeux verts magnifiques. Un sourire enjôleur. Un physique à tomber raide par terre. Je suis à deux doigts de faire ma groupie !
    Wonder Fafounny : Mais… mais… mais Rabbitman, c’est toi !
    Rabbitman : Tu trouves qu’on se ressemble ? Je suis mieux quand même.
    Wonder Fafounny : J’ai de très vilaines pensées. Dis Pompom, est-ce que tu penses à la même chose que moi ?
    Pompomboy : Que Yomfred va devoir refaire à bouffer parce qu’il y en aura pas assez pour tout le monde ?
    Le coup classique du clone ! pffffffffff…. Comme c’est pas original, vraiment c’est n’importe quoi ce scénar, trop bidon. C’est comme si je racontais l’histoire d’un type qui se fait ressusciter à partir de sang dans une boîte tupperware !
    Eh oh Olivier, t’as des revendications à faire ? Je te rappelle que t’es le héros de l’histoire alors que c’est même pas ton blog !
    D’ailleurs à ce propos, sans vouloir m’immiscer, excusez-moi, pardon, mais je pourrais savoir pourquoi c’est LUI le héros alors que c’est MOI ta meilleure amie ?
    Cécile, on t’a rien demandé !
    Ca vous gênerait pas de vous taire, j’essaye de repérer les fautes !
    Pardon, Pierre, désolé !
    Le clone de Rabbitman, le regard vide, reste planté au milieu de la pièce.
    Ginny : Il est bizarre ton frère quand même ! Et pourquoi il fait bip-bip ?
    Rabbitman : Une bombe, sortez tous, vite !
    Yomfred : Pardon, excusez-moi, j’ai oublié d’éteindre le micro-onde.
    Wonder Fafounny : C’est jour de fête pour toi Yomfred, deux lignes de dialogue dans le même épisode !
    Mais soudain, sans prévenir, le clone de Rabbitman sort sa carotte-épée et décapite Yomfred qui venait juste de revenir de la cuisine.
    Mais non ! Je peux savoir pourquoi j'y passe dans toutes vos histoires ? J'en ai marre !
    Calme toi, Guillaume, t'as eu deux lignes de dialogue cette fois ! On peut pas tout avoir !
    Wonder Fafounny saute en hurlant dans les bras du petit Ginny qui, trop hagard pour le tenir, le laisse choir au sol, écrasant la tête de Yomfred qui avait roulé jusque là. Pompomboy pousse un juron d’exclamation (que la décence nous empêche de reproduire ici mais sachez que ça commence par un P et finit par maudite avec 9 mots et 44 caractères en comptant les espaces). Rabbitman, acculé dans un coin, n’a pas le temps de réagir. Son clone se dresse au dessus de lui, l’épée carotte prête à s’abattre…
      
    Est-ce que Rabbitman réussira à échapper à son clone ?
    Et quel sort attend Super Marmouille lorsqu’elle retrouvera la perfide Amelinda Lootch ?
    Et surtout est-ce que quelqu’un finira par remarquer que tous ces super héros n’ont aucun super pouvoirs ?
    Vous le saurez dans le prochain épisode des Aventures des Rabbitman et Pompomboy
     
    September 30

    Les aventures de Rabbitman (et Pompomboy) 2

    Episode 2 :
    Celui où Pompomboy a peur des filles
     
    Précédemment dans Rabbitman : Wonder Fafounny s’est fait décalqué la tête par un ennemi super menaçant. Ben oui, c’est tout ce qui s’est passé.
     
    Rabbitman et Pompomboy arrivent juste à temps pour voir une ombre disparaître au coin de la rue. Wonder Fafounny gît à terre, inconscient.
    Pompomboy : Oh, mon Dieu, Wonder Fafounny est blessé. Vite, du bouche à bouche.
    Rabbitman : Mais tu vois bien qu’il respire encore, il s’est juste pris une gifle. Il nous fait encore sa chochotte, c’est tout.
    Wonder Fafounny : Eh oh, Rabbitman, laisse le petit faire ce qu’il veut. Viens là Pompomboy, viens voir Wonder Fafounny qui est super blessé.
    Pompomboy : Qu’est-ce que je dois faire, dis Rabbitman ?
    Rabbitman : Compter jusqu’à 12 avant d’ouvrir à nouveau ta bouche, abruti.
    Nos deux héros aident Wonder Fafounny à se remettre sur ses pieds et décident de le ramener au manoir pour l’interroger. Pour accéder à sa demeure, Rabbitman passe par une entrée secrète connue de lui seul. Enfin, presque…
    Rabbitman : Bonsoir madame Perlouse, vous allez bien ?
    Mr Perlouse : Qu’est-ce c’est que ce raffut, Josiane ?
    Mme Perlouse : C’est rien, R’né, c’est les petits travestis du 3ème qui passent encore par le local poubelles pour rentrer chez eux.
    Une fois arrivé chez lui, Rabbitman et ses amis enlèvent leurs costumes et se glissent dans des tenues plus appropriées.
    Rabbitman : Faf’, c’est quoi cette nuisette blanche ? Tu t’es cru chez Eddie Barclay ou quoi ?
    Dans la cuisine, le petit Ginny Wolf attend le retour de ses hôtes. Il se jette sur Sir Buck Rabbit dès que ce dernier passe la porte.
    Ginny : Vous m’avez laissé tout seul avec Yomfred. Ca fout la trouille !
    Wonder Fafounny : Oh ! Du hachis parmentier ! Je peux en avoir ?
    Pendant que Wonder Fafounny se met à table, Yomfred accompagne le jeune Ginny dans sa chambre.
    Vous remarquerez à ce propos la facilité avec laquelle le petit Ginny est déplaçable d’une scène à l’autre.
    Ginny : Allez, Yomfred, un sourire ! Allez, mais allez, sourit ! Non, finalement sourit pas !
    Dans la cuisine, Rabbitman décide d’interroger Wonder Fafounny sur son mystérieux agresseur.
    Wonder Fafounny : Ben il était grand et plutôt balèze.
    Rabbitman : Et c’est tout ?
    Wonder Fafounny : Il avait un petit slip rouge super moulant, ma frangine a le même sur sa poupée Bratz.
    Pompomboy : 12 !
    Wonder Fafounny : Qu’est-ce qui lui arrive à la dindasse lyophilisée ?
    Pompomboy : J’ai du m’y reprendre plusieurs fois parce que aller jusqu’à 12 c’est super dur. Je peux parler maintenant ?
    Rabbitman : Dis toujours.
    Pompomboy : Ta poupée Bratz c’est Nevra ou Meygan parce qu’il y a la nouvelle collection, défilé de princesse qui est sortie et je kiffe trop le petit sac de Nevra alors que les bottes de Meygan ça fait trop grave poufiasse.
    Wonder Fafounny : T’as encore oublié de le nourrir ?
    Un cri dans la chambre du fond vient interrompre nos trois héros.
    Ginny : Putain, Yomfred, arrête de faire ‘bouh’, tu m’as foutu la trouille !
    Ginny se précipite dans la cuisine et se cache derrière Buck quand soudain son téléphone se met à vibrer.
    Pompomboy : Oh, regarde, lui aussi il a une carotte vibrante dans son pantalon !
    Ginny : C’est ma rédac chef, elle veut que je couvre une agression dans PanPan Street.
    Rabbitman : Et mon interview ?
    Ginny : Elle m’a dit que si à cette heure ci j’avais encore toutes mes fringues, c’est que l’interview était mal partie. Vous comprenez ce que ça veut dire ?
    Alors que Buck se désespère d’être entouré d’abrutis, le petit Ginny se dépêche sur les lieux de son agression.
    Rabbitman : Je crois qu’on ferait mieux de le suivre. Deux agressions dans la même soirée, ça sent le boulot pour Rabbitman. Suivez-moi.
    Buck revêt à nouveau son superbe costume orange et se lance dans les escaliers quand il réalise soudain que personne ne l’a suivi.
    Rabbitman : Oh, les gars, vous foutez quoi ?
    Wonder Fafounny : Désolé, je demandais à Yomfred de me faire un doggy bag avec les restes du hachis au cas où j’aurais un petit creux sur la route
    Rabbitman : Et Pompomboy ?
    Wonder Fafounny : Yomfred lui a fait bouh, il est tombé dans les pommes.
    Une fois le trio réuni, la Carotmobile se lance à toute vitesse à travers les rues sombres de la ville.
    Rabbitman : Faf’, fais gaffe aux sièges, tu fous du hachis partout !
    Pompomboy : Eh, regarde c’est marrant avec les sièges en skaï tout froid, j’ai les tétons qui pointent !
    Rabbitman se penche alors vers la boîte à gants en murmurant un ‘Il y a pas que les tétons d’ailleurs’.
    Dehors, un petit escargot traverse la route.
    L’escargot, mollusque gastéropode, se nourrit essentiellement de feuilles. Les plus gros d’entre eux, les hélix, de la famille des hélicidés, peuvent faire l’objet de culture et se consommer. Les escargots sont surtout connus pour leur extrême lenteur. Profitons d’ailleurs de cet intermède savant pour observer la vitesse à laquelle cette minuscule créature essaye de gagner le trottoir voisin.
    Pompomboy : La vache ! Ça c’était de la turlutte !
    Oh non, les gars, vous abusez ! J’avais dit programme familial ! Et dire que je me suis tapé tout un speech sur les hélicidés pour rien. Vous pouvez pas vous tenir tranquille ?
    Wonder Fafounny : Oh, c’est marrant. On a roulé sur un escargot !
     
    Lorsque la Carotmobile s’arrête enfin, le petit Ginny est déjà là en train de photographier les lieux. La victime, une superbe jeune femme aux cheveux rouges, est étendue sur le sol. Nos trois super héros s’approchent doucement.
    Rabbitman : Wonder Faf’, vas-y toi.
    Wonder Fafounny : Non, c’est toi le héros, vas-y.
    Rabbitman : On a qu’à envoyer Pompomboy, c’est le plus jeune.
    Pompomboy : Mais je veux pas, c’est une fille !
    Poussés par les deux autres, Pompomboy s’approche craintivement.
    Pompomboy : Eh, fille, tu dors ? Elle répond pas !
    Rabbitman : Secoue là un peu
    Pompomboy lance plusieurs coups de pieds dans les côtes de la jeune fille qui se réveille en hurlant.
    Jeune fille : Mais t’es malade ou quoi ? Tu m’as pété une côte !
    Devant les larmes de la jeune fille, Pompomboy se met à hyperventiler en agitant frénétiquement les mains
    Pompomboy : Oh non, elle pleure ! Je fais quoi ? Je fais quoi ?
    Rabbitman : Laisse moi faire, je sais m’y prendre, j’en ai déjà vu une dans un documentaire à la télé.
    Rabbitman s’approche de la jeune fille qui sanglote.
    Rabbitman : Tu peux me dire ce qui t’est arrivé ?
    Jeune fille : Je…je… me suis faite… a… agressée par un… un…moooooonstre.
    Rabbitman : Arrête de chouiner, fille, je comprends pas !
    Jeune fille : C’é….c’é….c’était un grand type en…en…en…slip rouuuuuuge
    Rabbitman : Arrête de chouiner, fille, je comprends pas !
    Jeune fille : Il m’a…m’a…fi,fi,fi,fi,filé une… ba…ba..baaaaaaaffe
    Rabbitman : Mais tu vas t’arrêter de chouiner bon sang !
    Et Rabbitman de lui filer une mandale.
    Je m’insurge, c’est du sexisme cette façon de la traiter. Je trouve ça déplorable l’image que ça donne de la femme alors que la condition féminine est encore si difficile dans de nombreux pays.
    Cécile, tu veux bien t’asseoir, s’te plaît… merci.
    Au même moment, une créature surgit sur le toit juste au dessus du petit groupe. Toute de bleu vêtue avec un super casque brillant sur lequel elle a collé un autocollant ‘Angie kicks ass !’ Le Petit Ginny se saisit de son appareil photo Les Indestructibles, reçu en cadeau contre 12 points de céréales Choco Pops et un chèque de 13,50 €.
    Créature : Laissez cette pauvre fille tranquille !
    Rabbitman : Mais qui es-tu ?
    Créature : Je suis Super Marmouille et je suis là pour défendre l’honneur des femmes contre l’oppression masculine.
    Pompomboy : Marmouille ça le fait pas trop comme nom.
    Wonder Fafounny : Je trouve que ça fait un peu lesbienne, pas toi ?
    Rabbitman : On dirait une marque de serpillière
    Marmouille : Oh, la bande de misogynes en collants, quand vous aurez fini de faire salon, vous me prêterez attention 2 secondes ? Bien. A partir de maintenant, je prends cette affaire en main. Je suis une super héroïne. La ville a besoin de moi et vous n’avez pas intérêt à vous… eh, eh, je vous parle.
    Mais Rabbitman et ses acolytes quittent déjà la ruelle.
    Rabbitman : Finalement, ça tombe bien. Les filles, c’est pas mon truc.
    Wonder Fafounny : Tu crois que Yomfred aura refait du hachis ?
    Pompomboy : Faudrait peut-être dire au petit Ginny qu’il y a pas de pellicule dans son appareil.
    Maintenant que Super Marmouille est arrivée, la menace qui pèse sur la ville sera-t-elle enfin levée ?
    Est-ce que nos super héros vont réussir à s’imposer comme les sauveurs de la cité ?
    Et plus important, est-ce que Yomfred aura refait du hachis ?
    Toutes les réponses et plus encore dans le prochain épisode des Aventures de Rabbitman et Pompomboy.
     
     
    Trop cool ! Ils ont sorti les cartes collectors Rabbitman. Il y en a une dans chaque paquet de lessive Génie sans bouillir ! Ca c'est du cadeau surprise !
    September 24

    Les aventures de Rabbitman (et Pompomboy)

    Episode 1 :
    Celui où Rabbitman se prend pour un héros
     
    Manoir Von Rabbit
    Le maître des lieux, Sir Buck Rabbit, a hérité du titre de papa quand ses parents sont morts alors qu’il était tout gosse et a été élevé par son taciturne majordome. C’est classique comme début, du coup personne a eu pitié de lui à l’école parce que c’était le troisième depuis la rentrée à faire le coup des parents morts et que ça commençait à être lourd. Mais Buck s’en fout parce que Buck aujourd’hui a plein de pépettes dans les poches et qu’il se ballade sur tous les tapis rouges rien que pour montrer son joli sourire carnassier au reste du monde. Toujours entouré des plus belles femmes, il est précédé où qu’il aille de sa réputation de flambeur et de grand séducteur. Mais en secret, Sir Buck Rabbit est un super héros comme il ne peut en exister qu’un seul.
    Bon, là, en fait, il en existe un paquet mais ça fait plaisir à Buck de croire qu’il est le seul alors on va pas le contrarier parce que quand il s’énerve, il devient un peu tout orange, genre employé de la RATP et je me souviens d’une fois…
    Eh ! Le narrateur ! Tu veux pas poursuivre ?
    Ah, pardon ? Je vous ennuie déjà ?
    Donc, Sir Buck Rabbit est un super héros et comme tous les super héros il a un nom ridicule : Rabbitman. Et comme en plus il ne se sent toujours pas ridicule avec un surnom pareil, il a un super costume orange avec une cape violette.
    Ben pourquoi violette ? Quel rapport avec les carottes ?
    Aucun, c’est juste que orange et vert c’était déjà pris par Super Bonduelle.
    Hélas comme tout super héros il a aussi un point faible : le lobe de l’oreille gauche.
    Quoi, c’est tout, le lobe de l’oreille ? C’est nul comme point faible !
    Vous vous attendiez à quoi ? A des irradiations de kryptocarrots ? Ben, non. Le petit Bucky il aime pas qu’on lui touche le lobe de l’oreille gauche sinon après il est super en pétard. D’ailleurs je me souviens d’une fois… Pardon, je recommence…
    En plus du surnom débile, du costume ridicule et du point faible complètement bidon, Rabbitman a un acolyte. Ouais, du même genre que l’autre couple de super héros, un petit jeune, un peu débile, qui sait pas encore très bien se servir de ses super pouvoirs mais qui a vachement envie d’apprendre et d’ailleurs rien qu’à voir son pote tout en latex lui filer des tuyaux en le saisissant violemment par la taille, il en est tout excité. C’est vachement fougueux à cet âge là les apprentis de super héros. Donc, Rabbitman a un copain mais attention ils sont juste copains. On est pas sur le câble, c’est de l’histoire familiale alors pas de ça ici. Si Rabbitman et son pote mélangent leurs langues pour se dire bonjour c’est juste parce qu’ils sont super amis. Et s’ils prennent leur douche tous les deux ensemble c’est par économie d’eau. Qu’on se le dise.
    Donc Rabbitman a un acolyte. Il s’appelle Nikki (oui, comme dans Les feux de l’Amour et oui, je sais, ça craint) et il est super docile. C’est d’ailleurs comme ça que Rabbitman voulait l’appeler au départ (ça ou pssst mais il s’est rendu compte que ça allait poser problème quand Nikki s’est mis en costume après qu’il ait décapsulé une bouteille de coca). Finalement il lui a filé des collants mauves et un petit loup vert pomme, super mignon, 3,90 € chez Monoprix pour Halloween. Et comme Rabbitman avait pas envie de se fouler pour lui trouver un nom, il l’a appelé PompomBoy.
    Oh ! Le naze ! Pompomboy ! Le surnom de gonzesse ! Comment que ça craint trop. Ca le fait grave pas.
    Eh, la petite au 3ème rang, c’est quoi ton nom ?
    Euh…Milootch, m’sieur.
    Ca te gêne Milootch, si j’essaye de raconter mon histoire.
    Notre couple de super héros (qui n’en est pas un je vous le rappelle) vit donc dans le super manoir de Sir Buck. C’est pas vraiment un super manoir en fait, c’est davantage un trois pièces cuisine équipée, la prod a fait de super coupes dans le budget. Bref, comme Sir Buck est une vedette (il avait le premier rôle dans un soap intergalactique qui a reçu 12 emmy lors de sa première année), les journalistes frappent souvent à sa porte avec des tas de questions cons, du genre ‘est-ce que vous couchiez vraiment avec Supernova ?’ ou ‘padawan il est grave sexy, est-ce qu’il est toujours célibataire ?’ et autres niaiseries. Généralement le majordome les fout à la porte à coup de fusil à pompe. Mais aujourd’hui, nos super héros ont fait une exception et ont décidé d’accueillir le petit journaliste Ginny Wolf.
    Ce serait pas un nom de fille, Ginny ?
    Oui mais ses parents ont jamais réussi à faire la différence entre lui et sa sœur du coup ils lui ont collé un post-it avec Ginny marqué dessus et après il était habitué. Sa sœur a eu moins de chance parce que Boris c’est plus dur à porter quand t’es une fille.
    Fraîchement sorti de son école, le petit Ginny est tout fier d’écrire son premier papier. C’est qu’il est tout excité (c’est un truc de jeunes, faut pas chercher) et il sautille partout avec son bloc-notes à la main et son petit stylo qu’il a reçu lors de son renouvellement au fan-club de Mickey. Et il fouille partout en poussant plein de petits cris sous le regard amusé et indulgent de Nikki, qui est quand même moins bête qu’il n’y paraît sinon ce serait super dur à vivre pour lui.
    GinnyOh ! Une lampe carotte ! Et là, un vase carotte ! Oh, une carotte qui vibre… elle est bizarre d’ailleurs cette carotte.
    Nikki : Il est mignon ! Donnez moi ça ! Suivez Yomfred, il se fera une joie de vous montrez vos appartements pour la nuit.   
    Ne demandez pas pourquoi il reste la nuit alors qu'il a juste une interview à faire, d'ailleurs le petit Ginny n'a pas demandé non plus. C'est qu'il est un peu blond sur les bords, le petit Ginny. Non ? Alors c'est quoi son excuse ?             
    Yomfred est le majordome du manoir. C’est un grand échalas tout maigre qui glisse sans faire de bruit sur les parquets et qui surgit parfois derrière vous en poussant un ‘bouh’ laconique et plaintif qui vous fait hurler de terreur.
    Ginny : C’est la tête qu’il fait quand il est joyeux ?
    Yomfred : Si monsieur veux bien me suivre.
    Ginny : Il est débile ou quoi votre majordome, j’avais pas besoin qu’il m’accompagne pour passer dans la pièce à côté.
    Nikki en profite pour agiter la carotte vibrante sous le nez de Buck.
    Nikki : T’es dingue de laisser traîner ce genre de trucs !
    Buck : Il est trop jeune pour savoir ce que c’est de toute façon. Il faut qu’on file, j’ai reçu un appel urgent de Wonder Fafounny. Il paraît qu’il y a une nouvelle menace en ville qui décime les MOSH.
    Les MOSH, pour ceux qui sauraient pas, ce sont les Minus et Autres Sous Héros
    Euh, monsieur le narrateur, il y a une faute d’orthographe alors !
    On t’a demandé quelque chose Pierre ?
    Du coup, nos deux super héros se changent en deux temps, trois mouvements. Bon, en fait, ça prend vachement plus de temps parce que cet abruti de Rabbitman a à moitié cramé sa cape avec le fer et qu’il semblerait qu’il y ait une tâche suspecte sur les collants de Pompomboy.
    Pompomboy : Dis, Bibit, c’est pas toi qui…
    Rabbitman : Si.
    Pompomboy : Ce serait pas la fois où on a…
    Rabbitman : Si
    PompomboyC’était quand même vachement chaud, tu te souviens quand…
    Rabbitman : Eh oh, la bécasse, on t’a dit que c’était familial et je te rappelle qu’on est juste des copains alors tu te la fermes un peu et tu enfiles ton putain de collant rose…. T’aurais pas un peu pris du cul depuis la dernière fois ?
    Comme je vous le disais, Rabbitman et Pompomboy sont de joyeux drilles qui nourrissent l’un pour l’autre une amitié virile et fraternelle qui trouve son expression la plus profonde les soirs de foot autour d’une bonne bière….bref, pas la peine de s’appesantir inutilement…
    Pendant que nos deux héros se préparent, en ville, Wonder Fafounny essaye de fuir la terrible menace qui cherche à l’anéantir. Bon, là, tout de suite, elle est pas vraiment définie la menace mais faut imaginer un truc bien terrifiant, genre Nana Mouskouri.
    Wonder Fafounny : Mais arrête de me courser, puisque je te dis que je suis pas Rabbitman. Ca se voit quand même ? Je suis vachement plus sexy, non ? Même quand je tourne sur moi-même avec un seul pied ? Et là quand je jette ma jambe en l’air en repoussant ma cape ? T’es dur avec moi !
    Mais avant même que Wonder Fafounny ait pu sortir sa wonder capote pour se protéger, son adversaire lui avait décalqué la tête. Oui, oui, ça fait vachement mal.
    Wonder Fafounny : Mais aïe !
    Oui, ça va, Wonder Fafounny, on a compris, t’as eu mal. Tu leur file un collant et une cape et ils se prennent pour le centre du monde ! Maintenant, c’est malin, à force de te plaindre, t’as cassé toute la tension. Tiens une autre mandale pour la peine !
    Wonder Fafounny : Mais re-aïe !
    Est-ce que nos deux héros arriveront à temps pour sauver Wonder Fafounny ?
    Et est-ce que le petit Ginny va découvrir la véritable identité de nos deux compères ?
    Et si Rabbitman et Pompomboy ne sont pas un couple pourquoi est-ce qu’il y a pas de filles dans ce truc ?
    Non Cécile, c’était une question rhétorique, pas la peine de lever la main !
    Vous aurez la réponse (ou pas) dans le prochain épisode des aventures de Rabbitman.
    PomPomBoy : Euh… et moi ?
    Ah oui… je t’avais oublié toi. Vous aurez la réponse dans le prochain épisode des Aventures de Rabbitman et Pompomboy !