Nicolas's profileXanderlandBlogLists Tools Help

Blog


    March 07

    Clap de fin

    C'est une déception sentimentale qui m'a amené à ouvrir ce blog, c'en est une autre qui m'amène à le fermer. Je suis une drama queen indéniablement. Pour être parfaitement honnête, il y a bien longtemps que je n'ai plus rien à dire, j'ai l'impression d'avoir déjà livré ma vie plus que de raison et qu'aujourd'hui, tout ce que je pourrais dire ou faire ne serait qu'une pâle copie de ce qui a déjà été fait. Fin du voyage donc mais quel voyage !
    Comme je suis obsessionnel et qu'il ne faudrait pas faillir à ma réputation, petit récap en chiffres, histoire de vous rappeler à quel point je peux être dangereux parfois. J'ai d'ailleurs appris cette semaine que cette manie de tout classer et de tout compter faisait de moi un psychopathe en puissance, ma mère serait si fière !
    - Mais, tu vas me fermer pour de vrai ?
    - Ah toi, ta gueule, le trip du blog qui parle tout seul, je le fais chaque année, ça commence à devenir lourd !
    Je disais donc, mon gentil petit blog c'est 89 beaux mecs du lundi, 9 jolies filles du vendredi, 175 films chroniqués, 2 blogos-séries, des tas d'anecdotes sur mes infâmes collègues de bureau, des jérémiades sur les mecs qui me plaisent et qui ne veulent pas (ou plus) de moi et sur les vieux qui au contraire voudraient plus, ... pour un total de 430 billets et 4452 commentaires laissés par 166 blogueurs différents (d'ailleurs, c'est le retour du camembert, il y avait longtemps !).
    Comme j'ai un coeur aussi, (si, si je vous assure), mon blog c'est aussi des rencontres, virtuelles pour la plupart, réelles parfois et je ne parle pas uniquement des garçons avec lesquels je suis sorti, avec des gens que je n'aurais certainement jamais rencontrés autrement et avec qui j'espère rester en contact le plus longtemps possible. Bon, là, je suis démago, mais comme c'est mon dernier billet, vous ne me le ferez pas remarquer.
    Je ne suis pas très doué pour les aurevoirs, j'ai tendance à chouiner et ça ne se fait pas, je suis un homme fort et courageux (on ne rit pas !) donc je vais me contenter de vous faire un petit signe de la main (viril le signe quand même) en vous disant merci pour ces presque trois ans, merci pour les fou-rires que je me suis pris, les coups de gueule que j'ai poussé tout seul devant mon écran et pour la sensation incroyable d'appartenir à un tout. Je ne sais pas très bien quoi dire d'autre, je vous l'ai dit, je suis nul pour les aurevoirs.
    February 25

    Mon beau mec du lundi n°89

    Il y en a qui parfois ont des week-ends super chargés. Certains cassent des briques, font des trous dans les murs, jouent avec des fils électriques, d'autres se vautrent confortablement dans leur canapé pour se reposer après une semaine de crève et d'autres, comme moi, ne trouvent rien de mieux à faire qu'aller suer dans une salle de sports. Ca fait peur, je sais. Bon évidemment, il y a en d'autres, comme Marion Cotillard qui reçoive un César le samedi et un Oscar le dimanche mais tout le monde n'est pas Marion. Marion rules ! Et vous, votre week-end ?
    Comme vous le pouvez voir, ce n'est pas aujourd'hui que l'inspiration va revenir, reviendra-t-elle d'ailleurs ? Quoi qu'il en soit, nous sommes lundi, c'est donc le jour du Beau Mec, la seule catégorie qui permet à mon blog de survivre ce qui en dit long sur le vide de mon cerveau. Et comme j'en suis au stade où j'ai même la flemme d'en chercher un moi-même, je choisis celui proposé par Cécile la semaine dernière : Jeffrey Dean Morgan
    Jeffrey Dean Morgan n'a peut-être pas la classe d'un George Clooney mais Jeffrey Dean Morgan suinte la virilité que c'en est quasiment indécent. Mes hormones seraient du genre sages et obéissantes, je dirais simplement qu'il a énormément de charme, surtout lorsqu'il sourit mais mes hormones sont enragées et JDM est juste bandant à faire exploser les boutons de son jean. Du haut son 1m88 avec ses 42 ans, l'acteur collectionne les apparitions dans les séries comme Sliders, Urgences, Angel, The Practice, JAG, Les Experts, Enterprise, Tru Calling, Monk, Newport Beach mais il se fait connaître lorsqu'il fait fondre le coeur de la belle Katherine Heigl dans la première saison de Grey's Anatomy où il joue le rôle de Denny Duquette. Ahhh, Denny... ah, Izzie dans sa superbe robe qui pleure son homme sur son lit d'hôpital...ah, le paquet de mouchoirs qui y passe...
    Comme mourir semble être une activité plutôt marrante, Jeffrey Dean retente le coup dans Weeds où il est l'époux de sa compagne à la ville, la talentueuse Mary Louise Parker et il recommence une nouvelle fois en laissant ses deux fils chasseurs de démons orphelins dans Supernatural. Heureusement au ciné, il est bel et bien vivant et il est l'une des rares raisons valables de se taper cette soupe à la guimauve qu'est PS : I love you avec Hilary Swank et Gerard Butler. Il est également à l'affiche de Live ! avec Eva Mendes et sera le partenaire de Uma Thurman dans Un mari de trop (sortie le 2 avril) puis l'un des Watchmen aux côtés de Matthew Goode (le Heck d'Imagine me & you) dans le film du même nom adapté du comics à succès de Alan Moore.
    Si je trouve quelque chose de nouveau à dire, je reviendrai peut-être avant lundi prochain mais rien n'est moins sûr... pfff, rendez moi ma matière grise !
    February 19

    I wanna date a superhero, baby !

    En surfant sur mon site de lesbiennes préféré (bon, techniquement je n'en ai qu'un, ça réduit les choix et oui, j'ai un site de lesbiennes dans mes favoris), j'ai trouvé un gentil petit quizz plutôt sympathique, pour peu que vous maîtrisiez la langue :
     
    img403/1705/datingguyswz3.jpg
     
    Il y a le modèle avec filles aussi, évidemment...
    Après avoir fait les deux, je suis plus content de ma compagne que de mon petit-ami et ça, ça craint !
    Je peux sortir avec Lois Lane, ce qui est bien quand on aime les femmes intelligentes et indépendantes, ce qui est mon cas
    Je peux sortir avec Spiderman, ce qui est bien quand on aime les mecs qui se suspendent au lustre et agitent leurs poignets pour vous balancer leurs filaments moites et collants à la figure, ce qui n'est pas mon cas...
    Encore une fois, je me demande si je ne me suis pas gouré dans mon orientation sexuelle, pfff !
     
    Et vous, vous couchez avec qui ce soir ?
    February 11

    Mon beau mec du lundi n°88

    J'ai toujours refusé de croire qu'un homme ne pouvait pas faire plusieurs choses à la fois mais à en juger par ces deux semaines de silence, il semblerait que l'adage populaire soit vrai. Depuis que je fais du sport, mon blog est en pleine agonie. Il faut dire qu'entre le temps que je mets pour préparer mes affaires, me conditionner psychologiquement (chasser le geek au profit du sportif), suer sang et eau pendant une heure de cours, revenir, prendre une douche, grogner parce que ça tire, m'effondrer en jurant de ne plus jamais me relever, le temps passe vite. Mais ne faut-il pas souffrir pour être beau ? J'ai une plage qui m'attend cet été et un argentin en devenir tout prêt à me passer de la crème solaire sur le dos, il faut que j'assure. Ben quoi, on peut rêver, non ? En attendant ce miracle, et puisqu'on est lundi, un nouveau beau mec pour la semaine, suggéré par Bridget : Michael C. Hall
    D'ordinaire je loue la plastique avantageuse des messieurs qui illustrent cette catégorie, là, même si je le trouve vraiment très sexy, je tiens surtout à saluer l'immense talent du bonhomme. 37 ans, 1m79, en instance de divorce pour les beaux yeux de sa partenaire Jennifer Carpenter (qui incarne sa soeur à l'écran), Hall est surtout un acteur de théâtre. Découvert dans Six Feet Under où il était le fils gay mal dans sa peau, et après une apparition dans Paycheck avec Ben Affleck, il explose aujourd'hui en serial killer charmant mais sans sentiments dans la très jouissive Dexter et il fait un boulot remarquable.
    Allez, je vais préparer mon sac, j'ai un abdal récalcitrant qui veut pas se faire de copains...

    January 28

    Mon beau mec du lundi n°87

    La blogosphère se meurt mais qu'importe, s'il ne doit en rester qu'un... oui, bon, j'aimerais autant pas... Accaparé par une non existence affligeante, j'en viens à délaisser ce qui fait le sel superficiel de ce blog, décidemment bien trop rose, à savoir le beau mec du lundi. Un billet qui est pourtant l'occasion idéale d'écrire absolument tout et n'importe quoi sans aucun souci de pertinence ou de cohérence, ce qui devrait me ravir vu mon incapacité depuis quelques temps à produire des écrits sensés.  Voilà maintenant six mois que je stagne lamentablement sur mes projets et je commence à me dire qu'avoir choisi une héroïne lesbienne n'était peut-être la meilleure idée que j'ai eu. C'est dur d'être une fille ! Donc, comme je le disais, le billet du lundi est un véritable exutoire pseudo-littéraire, ne nous leurrons pas, ma plume n'est pas aussi brillante que ce que mon ego veut bien croire. Mais le but du billet est ailleurs, la preuve en images avec ce nouveau beau mec : Eric Mabius
    Physiquement, pas grand chose à dire, c'est un joli garçon qui jusqu'à présent me laissait plutôt indifférent. Je l'ai pris en affection lors de la première - et très bonne - saison de The L Word parce qu'il était le seul garçon du cast et qu'il devait supporter l'horripilante Jenny Schecter, je l'avais trouvé assez tête à claques dans la très sympathique et éphémère Eyes mais c'est dans Ugly Betty qu'il m'a conquis avec son personnage de séducteur impénitent qui a bon fond malgré tout. A bientôt 37 ans, cet acteur d'origines polonaise et irlandaise compte à son actif plusieurs films indépendants sans oublier Resident Evil, Sex Intentions et The Crow III avec Kirsten Dunst. Pour le reste, comme d'habitude, marié, papa et tout le toutim, vous commencez certainement à connaître mes goûts en matière d'hommes...
    Voilà, une nouvelle tête au catalogue, je devrais ne faire que ça finalement, écrire sans me soucier un seul instant de l'intérêt de ce que je dis !
    January 25

    Vide ordure

    Il y a deux jours, Heath Ledger, l'un des deux cow boys amoureux de Brokeback Mountain ou le futur Joker de la nouvelle franchise Batman, est mort. A 28 ans. Peu importe les raisons, suicide, overdose, accident, peu importe le métier qu'il faisait, l'homme laisse derrière lui une petite fille qui n'a même pas trois ans et c'est juste triste et injuste.
    Evidemment la nouvelle a fait le tour des rédactions de presse, les paparazzi ont été envoyés pour traquer les membres de la famille et les amis. Le spectacle est désormais familier, toujours aussi choquant mais malheureusement familier. Dans une ère du tout public, la notion d'intimité est devenue aléatoire.
    La notion de respect de la vie humaine est également quelque chose de superflu. John Gibbons, présentateur de Fox News, chaîne du groupe du très Républicain Rupert Murdoch, s'est dit que blaguer à l'antenne sur ce pauvre taré qui vient de mourir pourrait être drôle. Après tout un type de 28 ans qui avoue dans une interview penser parfois à la mort mérite d'y passer. Personne ne pense à la mort avant d'avoir 80 ans, c'est bien connu. S'en suivent quelques réjouissantes plaisanteries où Gibbons se sert des extraits de Brokeback Mountain pour se moquer allégrement d'Heath Ledger. A l'un des extraits qui dit "si seulement je savais comment te quitter", Gibbons répond un "bien, il a trouvé comment". Du tact, du respect et aucune once de remords, pourquoi s'en encombrer, c'est drôle après tout, non ?
    A cette accablante démonstration de la bétise humaine, on peut ajouter la plus traditionnelle bêtise religieuse. Dans une action qui n'est pas sans rappeler les manifestations du même type qui, 10 ans plus tôt, avaient agité l'enterrement de Matthew Sheppard, gamin de 21 ans battu à mort parce qu'il était gay, un groupe catholique baptiste a déjà mis en place un piquet de manifestation pour le mémorial qui se tiendra à LA et qui leur permettra de répandre la bonne parole. Dieu hait les pédés et puisque Heath en a incarné un à l'écran, il méritait de crever.

    La dignité humaine, il y a que ça de vrai !
    January 21

    C'est pas gagné !

    Sur la liste de mes résolutions 2008, il y en a deux, immuables, dont je ne m'acquitte jamais. Mais cette année est différente. Cette année, je vais avoir 30 ans (sur le papier uniquement, en vrai tout le monde sait que j'ai 26 ans et 48 mois) et si je veux un jour pouvoir bronzer tranquillement sur les plages de Buenos Aires pendant que mari et enfant barbotteront dans l'eau, il faut sérieusement que je m'y mette.

    Etape n°1 : trouver un job, un vrai pas un tout miteux comme le mien qui me rapporte rien
    Comme j'ai déjà un pied dans la place, je me suis dis que je pourrais toujours postuler au Conseil Général. Comme je suis un idéaliste, je crois qu'un CV et une lettre de motivation suffisent, que si je suis assez bon je décrocherai un entretien et si je suis encore meilleur on m'offrira un job. Si je ne me connaissais pas, je pourrais dire "qu'il est mignon !". Mais pas là. Le marché du travail dans le public est encore plus corrompu que dans le privé, qu'on se le dise ! Comme j'ai une copine qui connaît le DRH, mon CV se retrouve en haut de la pile et, toujours grâce à la même copine, j'obtiens un rendez-vous dans la foulée. Le rendez-vous m'ayant été vendu comme un café entre deux portes, je m'y rends les mains dans les poches avant d'être propulsé dans un bureau pour un véritable entretien. C'est la panique. Sauf que non parce que tout ce qu'on me demande c'est
    - Vous connaissez quelqu'un ?
    - Ben oui, je connais plein de quelqu'un, vous voulez lequel ?
    - Un élu.
    - Ah non, ça je fais pas (en vrai, je suis moins tarte, mais parfois c'est pas loin)
    Le gentil DRH m'explique qu'il a des tas de postes à pourvoir mais qu'il ne les donne que si tu peux justifier d'un appui politique. Et mes compétences ? Et mon expérience ? Et les 5 années où j'en ai chié pour décrocher mon diplôme ? (bon, pas tant que ça mais j'aurais pu me tuer à la tâche). Apparemment, tout ça n'a guère d'importance. Tout en moi crie au scandale mais je l'assure, de façon très professionnelle, que je me renseignerai auprès de l'élu de ma circonscription. Ma conscience hurle qu'il ne faut pas que je cède, que j'ai des principes moraux et qu'il faut que je m'y tienne mais l'intégrité n'a jamais payé les factures et, l'estomac noué, je finis par me résigner. J'appelle la permance du monsieur qui appartient en plus à un parti pour lequel je ne voterai jamais, on me demande de passer. Je passe, on me demande d'écrire. J'écris, on me demande de repasser pour déposer ce que j'ai écris... bref, l'étape n°1 est pour l'instant loin d'être gagnée. Tout ça pour un contrat de 3 mois, renouvelable une deuxième fois pour un autre contrat de 3 mois, lui-même renouvelable pour un premier contrat de 6 mois, lui aussi renouvelable pour un autre contrat de 6 mois, après quoi vous êtes renouvelé de 6 mois en 6 mois jusqu'à ce que vous passiez un concours (externe, il va de soi) qui vous permettra d'être titularisé... L'Administration française n'est qu'une vaste fumisterie !
    Ce n'est pas grave, je peux toujours passer à...

    Etape n°2
    : réveiller les muscles qui sont dans le coma sous ma peau
    J'ai la tenue, j'ai la coach perso, j'ai même de la musique pour mes oreilles ! Fort de mes séances de natation, que je devrais quand même reprendre, je me dis que ça ne devrait pas être si terrible que ça. On commence facile par un peu de cardio, je cours donc comme une andouille sur un tapis qui avance tout seul, c'est marrant même si ça donne un peu le tournis. C'est ensuite que les choses deviennent moins drôles. Ma coach, à qui j'ai dit que je voulais prendre des pecs et des abdos, me fait asseoir sur des tas de machines monstrueuses où je dois pousser et tirer des trucs. C'est chiant comme la mort et en plus ça fait mal. Rien debizarre, c'était l'effet escompté, , je ne m'inquiète pas, là où par contre je mets le hola, c'est quand je me retrouve sans prévenir au bord de la gerbe après un énième exercice de torture. Mon abruti de muscle cardiaque, que je soupçonne d'être complètement détraqué depuis qu'on l'a piétiné, n'a pas apprécié la surdose d'activités. Après une heure d'efforts, je rentre chez moi passablement découragé, maudissant toute ma communauté, crétins arrogants superficiels, qui ne choisissent leurs mecs qu'en fonction de leur plastique. La communauté homosexuelle n'est qu'une vaste fumisterie !
     
    Bref, pour la plage, c'est pas encore gagné, je vais peut-être essayer le Yémen, j'aurai pas à enlever mes fringues...
    January 15

    Quand il y en a pour un...

    Il y avait bien longtemps qu'il n'y avait pas eu de critiques de ciné sur ce blog, alors, pour la peine et afin d'écrire un billet le plus indigeste possible, petite séance de rattrapage :

    Gone, baby gone
    Réalisé par Ben Affleck avec Casey Affleck, Michelle Monaghan, Ed Harris, Morgan Freeman, Amy Ryan, Titus Welliver
    Une fillette disparait, la famille fait appel à un privé lorsque la police se montre incapable d'obtenir des réponses du voisinnage.
    Pour un premier film, mon copain Ben fait du très bon boulot. Et engager son petit frère dans le rôle titre est certainement une de ses meilleures idées tant l'acteur imprime sa vulnérabilité sur un rôle loin d'être évident. La réalisation est énergique et certains seconds rôles,comme Amy Ryan, sortent leur épingle du jeu. Le choix de l'histoire, en revanche, est plus discutable. Le film baigne dans la même atmosphère glauque que Mystic River, auteur commun oblige, et se perd parfois dans des méandres inutiles. Sordide, habité d'une vision crepusculaire et sans espoir de l'être humain, Gone baby gone se fraye sans finesse un chemin hasardeux entre le Bien et le Mal. Efficace mais poisseux.

    Je suis une légende
    Réalisé par Francis Lawrence avec Will Smith, Salli Richardson, Alice Braga
    Une scientifique trouve un traitement contre le cancer et trois ans plus tard, la population mondiale est décimée. New York, complètement désertée, ne compte plus qu'un seul habitant, Robert Neville, dernier espoir d'un monde en ruines...
    Une excellente surprise de la part d'un acteur que je ne porte pas vraiment dans mon coeur, fatigué par des années de cabotinage intensif. Mais Will Smith excelle dans un film à l'atmosphère pesante, où se croise des lionnes véloces, des chiens tueurs et des créatures monstrueuses qui n'ont d'humain que la forme. Visuellement bluffant. A éviter si vous êtes cardiaque.

    Aliens vs. Predator - Requiem
    Réalisé par Colin et Greg Strause avec Steven Pasquale, Reiko Aylesworth, John Ortiz
    N'y allez pas, c'est une merde ! (pourquoi s'embarrasser d'une critique plus constructive quand c'est l'essentiel à retenir ?)

    30 jours de nuit
    Réalisé par David Slade avec Josh Hartnett, Melissa George, Danny Huston, Ben Foster, Mark Rendall
    Une petite ville en Alaska coupée du monde durant 30 jours de nuit est attaquée par des vampires.
    Passé une séquence d'introduction péniblement longue et sans éclat, 30 jours de nuit plonge ses personnages dans l'enfer de la chasse. Ils sont les proies, les vampires sont bien sûr les chasseurs. Les minutes s'égrennent, les morts s'accumulent, on sursaute par habitude... Rien de remarquable ni sur la forme ni sur le fond, le récit manquant même cruellement d'épaisseur. Reste un massacre aérien impressionnant, un très joli couple vedette (Josh Hartnett/Melissa George) et des hurlements de vampires à vous faire frémir d'angoisse.

    Détention Secrète
    Réalisé par Gavin Hood avec Jake Gyllenhaal, Reese Whiterspoon, Peter Sarsgaard, Meryl Streep, Omar Metwally, Yigal Naor, Zineb Oukach
    Suite à un attentat en Afrique du Nord, un américain d'origine égyptienne est séquestré et torturé selon les ordres de la CIA.
    Un scénario qui manque d'originalité, une réalisation classique, un propos convenable entre condamnation du fanatisme religieux et dénonciation des dérives sécuritaires du gouvernement américain, Détention secrète est un film qui manque de rythme et d'intensité mais qui trouve sa force dans l'interprétation convaincante de ses grands acteurs. Jake Gyllenhaal est brillant (et irrésistible), Reese Whiterspoon très digne même si un peu absente et Meryl Streep, en prototype de la salope bureaucrate implaccable, donne des sueurs froides. Pas franchement inoubliable cependant.

    January 12

    Par cet anneau...

    J'ai un objet fétiche, sorte de précieux sans pouvoir, qui orne gentiment mon doigt depuis déjà 12 ans. Je ne l'enlève que pour dormir et les jours où j'oublie de le remettre, je passe ma journée à triturer mon doigt en le cherchant. Pourquoi est-ce qu'un objet prend autant d'importance ? Possiblement parce que je l'ai chargé de souvenirs et d'une symbolique trop forte.
    Lorsque j'ai débarqué dans la grande ville, heureux d'être libéré du carcan familial, je n'avais qu'une envie, crier au monde qui j'étais. C'est un joli début, on dirait un mauvais téléfilm de M6 où je joue le rôle du péquenot de province. Comme je ne voulais pas d'une boucle à mon oreille, j'ai opté pour trois anneaux en argent entrelacés à mon doigt. Je ne sais plus très bien où j'avais été cherché l'idée que c'était un objet identitaire. Du coup, il n'y avait bien que moi pour savoir ce que cet anneau signifiait. Et comme en plus je le porte à la main gauche, je peux dire qu'il n'a pas vraiment eu l'effet escompté. Je suis parfois d'une bêtise affligeante. Je mets toujours un peu de temps à comprendre quand quelqu'un me demande en regardant mon anneau si je suis marié. Ca arrive très rarement  mais mes amis me disent que c'est suffisant pour faire fuir un éventuel intéressé. A moins qu'il veuille détourner un homme du droit chemin, après tout, c'est bien un de mes vieux fantasmes d'ado. Et puis, il me semble qu'avec ou sans anneau, on est sensé se repérer entre nous, ce qui est vrai et qui m'étonne à chaque fois. Bref, si cet anneau a autant de valeur ce n'est pas pour son potentiel, clairement loupé, de revendication.
    Au fur et à mesure des années et donc de mes relations, chacun des garçons avec qui je suis sorti, s'est amusé à me passer cet anneau au doigt. Je ne demandais rien, ils le prenaient, le faisaient tourner dans leur main et le remettaient à mon doigt. Je n'y ai jamais attaché plus d'importance que ça même si le geste est évidemment symbolique. Jusqu'à ce que le garçon avec qui j'avais prévu de passer le reste de ma vie ne profite de notre premier anniversaire pour me le passer au doigt en me demandant, joueur, de l'épouser. La scène est d'un cliché redoutable et je m'étais toujours vu dans le rôle de celui qui propose mais qu'à cela ne tienne, elle garde malgré tout son côté romantique. Pour lui, ce n'était rien d'autre qu'une boutade, il a d'ailleurs recommencé à manger sans même attendre ma réponse, trop classe, mais pour moi, guimauve irrécupérable, mon coeur venait d'éclater. Dès lors cet anneau a été la preuve de mes sentiments et même après notre séparation, je l'ai gardé à mon doigt, dans un premier temps parce qu'il était le souvenir de ce que j'avais perdu mais aujourd'hui parce qu'il représente l'espoir qu'un jour, après en avoir passé un à son doigt, un garçon retirera celui que je porte pour en glisser un nouveau à la place.
    Tout ça est d'une mièvrerie affligeante, ne vous gênez pas pour le dire, mais peu importe au final parce que sans espoir que resterait-il de nous ?
    January 07

    Mon beau mec du lundi n°86

    Le beau mec de la semaine est généralement l'occasion de montrer à quel point je suis un garçon superficiel qui ne s'amourache que de belles gueules sur un corps d'athlète. L'occasion également d'en faire des tonnes sur des types qui souvent ne dégagent pas grand chose. Alors, pour une fois, j'ai décidé de miser sur un beau mec qui ne l'est pas vraiment. C'est vrai, les abdos, les pecs, c'est bien joli à regarder mais une fois qu'on a fait "ouah !, c'est du vrai ?" qu'est-ce qu'il reste ? Ben des pecs et des abdos quand même, c'est pas rien... Je vous ai entendu, vous êtes aussi superficiels que moi, honte sur vous !  Et la beauté intérieure alors ? On n'est pas toujours à l'intérieur, je vous entends bien mais qu'à cela ne tienne, je revendique haut et fort mon goût des garçons trop grand, trop petit, trop gros, trop maigre, bref des types qui ne concourrent pas vraiment pour le titre de Mister Univers mais qui ont énormément de charme. Parce qu'au final, c'est la seule chose qui reste une fois le temps passé (c'était la réponse correcte à la question posée plus haut). Et je ne dis pas ça du tout parce que je rêve d'entendre un mec me dire que peu importe ce à quoi je ressemble, je lui conviens tel que je suis... Je suis un grand naïf... Et pour illustrer mon propos, mon beau mec de la semaine s'appelle Josh Radnor.
    Josh Radnor, 1m83, 33 ans au compteur, est un tout jeune acteur dans le business puisqu'il ne tourne que depuis 6 ans. Une apparition dans New York District, une autre dans Urgences, Six Feet Under et Amy et c'est à peu près tout. Il faut attendre 2005 pour que le jeune homme accède à la lumière (et encore) en décrochant le rôle titre de la sitcom How I met your Mother (Comment je l'ai rencontrée, diffusée sur Canal). Il y est le très attachant Ted Mosby, incurable romantique, obsédé par ses cheveux, la délicieuse Robin et survivre aux coups tordus de son copain Barney. Alors oui il n'est pas très beau, il n'est certainement pas foutu comme un dieu grec mais je craque complètement pour son sourire sincère et son regard attendrissant. Finalement, il en faut pas beaucoup pour me plaire...
    January 04

    Une année dans ma télé

    Après vous avoir dressé mon petit bilan perso, j'avais pensé, comme l'année dernière, faire un petit best of de mon année ciné/télé/musique/bouquins. Mais soyons honnête, je ne serais jamais aussi bon que la granouille et je n'ai rien lu de notable si ce n'est le dernier tome de Harry Potter (Harry rules, youhou ! - veuillez ne pas tenir compte de cette parenthèse). Alors, à l'image de la brillante POC (qui vient d'être publiée, youhou, je connais une célébrité, jetez vous sur ce livre, c'est un ordre !), je vais faire un petit tour d'horizon de mon année télévisuelle :

    JANVIER
    Comme je suis en vacances forcées, je prends enfin le temps de découvrir la série avec laquelle la Granouille me bassine depuis qu'elle l'a vue. Et je suis scotché. Battlestar Galactica rentre immédiatement au panthéon de mes séries cultes. Je tombe amoureux de tous ses personnages (à l'exception du petit singe poilu) et vous offre 3 beaux mecs (n°45, n°63 et n°70) directement issus de cette magnifique série de science-fiction. De son côté, le Docteur House confirme tout le mal que je pensais de lui dans une saison 2 particulièrement jouissive. L'année commence bien avec l'arrivée sur Jimmy de la saison 3 de la très sombre MI-5 qui tient toutes ses promesses même si je vois partir à regret Matthew MacFadyen et sa voix puissante et virile au profit du néanmoins très sexy Rupert Penry-Jones (n°60).

    Free Image Hosting at www.ImageShack.us

    FEVRIER
    Alias entame sa dernière saison, fort heureusement. Comme il fallait s'y attendre, c'est du grand n'importe quoi et JJ Abrams m'étonne une fois de plus en franchissant les limites du ridicule en plongeant la némésis de Sydney dans un petit bain rouge pour en faire un clone de notre héroïne. Le point positif : Michael Vartan n'est là qu'à mi-temps. C'est déjà trop. Rescue me, de son côté, achève sa saison 3 de façon spectaculaire. Je ne peux pas en dire autant de la saison 5 de Dead Zone, véritable somnifère.
     
    MARS
    Retour de Clark Kent, le héros au charisme d'huître, dans la nouvelle saison de Smallville. Comme à chaque fois je me demande pourquoi je m'obstine à regarder une série de plus en plus mauvaise au fur et à mesure des années, surtout s'il n'enlève même plus sa chemise. Heureusement d'autres le font pour lui (n°65). La saison 4 de The L Word prend fin et si globalement cette nouvelle saison a été moins mauvaise que la précédente (mais pouvait-on faire pire ?), on est bien loin du brio des deux premières. La faute à des scénaristes qui ne maîtrisent pas leurs intrigues et à de nouveaux personnages inintéressants. Et à Jenny Schecter. De toute façon, tout est toujours la faute de Jenny Schecter.

    Free Image Hosting at www.ImageShack.us

    AVRIL
    Trop c'est trop. Face à l'avalanche de séries produites par Bruckheimer (Les 3 Experts, FBI, Cold Case...) toutes construites sur le même canevas, je quitte sans regret Jack Malone (FBI, portés disparus) et Mac Taylor (Les Experts Manhattan). Temperance Brennan, l'héroïne de Bones, hérite du Meredith Grey Award du personnage que je hais le plus. Je finis la saison 1 en me promettant de ne jamais regarder la 2. Promesse tenue. Nip/Tuck finit sa saison 4 en eau-de-boudin mais globalement la série n'a plus grand chose à dire depuis la saison dernière. Heureusement il y a ses guests : Catherine Deneuve, Jacqueline Bisset, Alanis Morissette mais pas Rosie O'Donnell. Je hais Rosie O'Donnell.
     
    MAI
    Après des années d'attente, la saison 2 d'Everwood arrive enfin sur nos écrans. L'émotion est toujours au rendez-vous grâce à des acteurs brillants, Marcia Cross en tête, très loin de son personnage de Bree. M6 trouve amusant d'arrêter la diffusion de la saison 3 de Veronica Mars à l'épisode 8. Comme la série m'ennuie et que l'héroïne est de moins en moins sympathique, je m'offusque juste par principe. Son retour en novembre me laissera de marbre et la fin de saison dort toujours sur mon disque dur. Pris d'un accès de générosité aigü, je tente non pas une mais cinq fictions françaises en un mois pour voir dans quel état est notre production nationale (et pour mâter les n°69 et n°72) . Grosse erreur. Suspectes et Mystères atteignent des sommets grâce aux interprétations magistrales de Ingrid Chauvin, la femme poumon et de Patrick Bauchau. Je déverse toute ma haine de la fiction française dans un billet rageur. Seule Virginie Efira trouve grâce à mes yeux dans la très sympathique Off Prime, évidemment retirée de l'antenne...

    Free Image Hosting at www.ImageShack.us

    JUIN
    Star Trek Voyager achève son voyage sur Jimmy au terme de 7 saisons souvent remarquables notamment grâce à ses interprètes féminines dont Jeri Ryan, véritable révélation. L'été est presque là, l'occasion d'accueillir les ménagères de Desperate Housewives dans une saison 2 assez fade (enfermer son gamin goliot dans la cave est toujours une excellente méthode d'éducation), les internes de Grey's Anatomy dans une saison 3 plutôt décevante vers la fin (mais dites à George d'arrêter de geindre et de se taper Izzie, enfin, merde, ce garçon à si peur que ça de sa grosse truie ? Oubliez ma dernière phrase, Callie me fait peur) et un troupeau d'inconnus aux super pouvoirs dans la première saison de Heroes, plagiat honteux de tout ce qui a pu être fait dans les comics US et qui s'essouffle très rapidement. Encore une fois c'est une fille qui sort du lot, Ali Larter, impressionnante même si les garçons sont bien mignons (n°71, n°73 et n°76). J'ai eu 29 ans, ce qui n'a rien à voir, mais je tenais à le dire. La fin est proche.  
     
    JUILLET
    Le Cook County refuse de fermer ses portes et est de retour pour une saison 13 d'Urgences. Le feu sacré n'est plus là mais ma conscience télévisuelle me dit que c'est mal de détourner ses yeux d'une série autrefois brillante qui agonise. La bonne surprise de l'été vient de Jack Bauer, dont je ne suis pourtant pas fan, mais qui assure le spectacle dans la saison 5 de 24. Lost, après une saison 2 catastrophique, réussit également à me surprendre notamment grace à son intrigant final. Et à Ben et Juliet. Les héros de The Nine, eux, ne me surprennent pas et je rêve que quelqu'un ouvre le feu sur les otages pour en finir.
     
    AOUT
    Lily Rush est de retour ! Lily Rush est de retour ! Lily R...oui mais non. La saison 3 de Cold Case est à mourir d'ennui et ce malgré Danny Pino dont je ne me lasse pas (n°3 sur mon top 5 plastifié, notez à quel point cette parenthèse est affligeante). Les Frères Scott sont également de retour et c'est tellement léger que mes neurones se décollent mais j'ai un faible pour les ados tête à claques qui s'envoient en l'air (et j'ai soudain l'air d'un pervers...). Deuxième coup de coeur de l'année avec la saison 1 de Brothers & Sisters au casting impeccable, dominé par une Sally Field à mourir de rire. Et enfin un vrai personnage gay, ça manquait au paysage audiovisuel (enfin, moi, en tout cas, ça me manquait mais je suis peut-être de parti pris). 

    Free Image Hosting at www.ImageShack.us

    SEPTEMBRE
    Les frères Winchester reviennent dans une deuxième saison, plus aboutie, de Supernatural mais il y a encore du boulot... Gale Harold, le héros de Queer as Folk, est navrant dans Vanished. La bonne surprise viendra de Kyle XY, dont je me moquais pourtant allégremment, et qui s'avère rudement sympathique. Et puis il y a Rome. Rome la magnifique, Rome l'incomparable. A l'instar de BSG, Rome entre tout droit dans mon top 5. Je suis bluffé par le travail de reconstitution et encore plus par le talent des acteurs. Un véritable bijou.

    Free Image Hosting at www.ImageShack.us

    OCTOBRE
    La rentrée n'en finit pas de me gâter après une année plutôt maussade. Torchwood, série anglaise, s'avère étrangement déroutante et jouissivement permissive. Eureka, série attachante à l'univers loufoque, est une très agréable surprise. Vraiment très agréable (n°42). Seule ombre au tableau, les évadés de Fox River peinent à se faire descendre dans une saison 2 de Prison Break monstrueusement chiante. Et je pèse mes mots.
     
    NOVEMBRE
    Après 10 ans de bons et loyaux services, Stargate SG-1 tire sa révérence. Et bon sang que ça fait du bien ! Hormis son dernier épisode, cette dernière saison, malgré la présence de Claudia Black et Ben Browder, aura été digne des meilleurs épisodes de Derrick. Et on peut en dire tout autant de sa petite soeur Stargate Atlantis. Au rayon des séries dont on se demande pourquoi je les regarde : Kidnapped, clone de Vanished en aussi chiant. Il faudra peut-être dire aux chaînes de se concerter avant de lancer des produits identiques la même année... Amateurs ! Vivement que je créé ma propre chaîne !
     
    DECEMBRE
    Après tout le bien que tout le monde en a dit, je me décide à regarder Dexter. La première saison ne me convainc pas vraiment même si Michael C. Hall fait un boulot remarquable. La deuxième en revanche est à couper le souffle. Ce qui m'inquiète par contre, c'est de me reconnaître autant dans ce personnage de serial killer mort à l'intérieur. M6 massacre la diffusion de la très addictive Jericho, jusqu'à bouffer ses 3 derniers épisodes. Pourquoi est-ce que je m'énerve encore ? La chaîne achève ma mise à mort en poursuivant avec la saison 3 de Prison Break, lamentable. Heureusement, je tombe amoureux. D'une sitcom. C'est assez rare pour être souligné. How I met your Mother et son héros si attendrissant me font fondre complètement. Et en plus je me marre. Legend...wait for it... ary ! Quoi de mieux pour finir l'année ! 

    Free Image Hosting at www.ImageShack.us

    Voilà pour mes douze mois en séries. Je reconnais que c'est un billet qui s'adresse à ceux qui, comme moi, sont mordus et je m'excuse auparavant auprès des autres. Mais après tout, je suis obsessionnel, depuis le temps, vous devriez le savoir.
     
    Et vous, vos séries de l'année ?

     


    January 01

    One left...

    Ca y est, on y est, une nouvelle année commence et elle a intérêt à être à la hauteur !

    BONNE ANNEE !!

    (ben oui, c'est tout, ça fait à peine 2 heures que je suis debout, qu'est-ce que vous voulez que je dise d'autre, je suis plus tout jeune, j'ai les neurones qui mettent du temps à se réaligner...)
    December 29

    Petit bilan perso - Troisième

    Plus que 3 jours avec le grand saut vers une nouvelle année et l'heure est venue de dresser le bilan de celle qui va s'achever. Comme les années précédentes, parce que je suis monomaniaque et que le classement et les chiffres sont toujours autant orgasmiques, petit récap en chiffres :

    - J'ai eu 1 boulot, toujours le même, cette fois sur 1 contrat et 3 avenants pour une durée de 9 mois, ce qui fait un nombre total de 5 contrats et 6 avenants depuis novembre 2005. L'Administration m'épatera toujours.
    - J'ai vu 76 films au ciné, ce qui fait plus de 6 films par mois et c'est 6 de mieux que l'année dernière. Et il reste 3 jours pour atteindre les 80 ! (j'ai des challenges de fou, je sais...).
    - J'ai vu 54 séries (ce qui représente plus de 1000 épisodes dans l'année, rien qu'en l'écrivant ça me fait peur) dont beaucoup de daubes. Mais c'est parce que j'avais décidé de redonner sa chance à la fiction française. Grosse erreur, je referai plus. Pour le bilan ciné et télé, ce sera d'ici peu, surtout que j'ai quelques films à chroniquer, comme le soulignait Luluninette.
    - J'ai mis fin à 2 années de thérapie. J'ai donc la confirmation que je suis un masochiste obsessionnel qui manque cruellement de confiance en lui, quelle révélation !
    - J'ai repris 1 activité sportive, même si j'ai rien foutu en décembre, en pataugeant joyeusement dans une piscine, 29 séances en 4 mois, ce qui n'est pas trop mal pour quelqu'un qui hait le sport. Mes bras et mes jambes me disent merci. Mes pecs et mes abdos pas encore mais je crois que c'est parce qu'ils m'en veulent de les avoir négligés pendant 10 ans...
    - J'ai encore attiré 1 vieux, je vais finir par croire que je dégage des phéromones gériatriques. Et hormis mon ex, aucun mec de mon âge ne s'est montré intéressé. Mais c'est peut-être parce que j'en ai pas rencontrés. Ou alors quelque chose cloche chez moi. Faut que je réflechisse à la question...
    - J'ai survécu, une fois de plus, à cette charogne puante de Nini la teigne, ma collègue de bureau. Le nombre de fois où j'ai rêvé de l'agraffer jusqu'à la mort est incalculable.
    - J'ai enfin commencé à écrire ma propre série, même si elle stagne, faute de temps, à l'épisode 2. C'est une information dont tout le monde se fout mais quitte à faire un bilan, autant qu'il soit complet !
    - J'ai oublié de lire cette année et ça, ça ne me ressemble pas. Voilà bien 6 mois que je n'ai pas ouvert autre chose qu'une bd, un comics ou un manga. J'ai très honte...
    - J'ai négligé mon blog pendant près de 2 mois, dit aurevoir à la plupart de mes lecteurs (Pierre, Romain, Coyotus, Hexemorgane, Ben et Amélie), conservé quelques fidèles (merci à vous... je suis tellement démago, c'est monstrueux) et accueilli 3 nouvelles têtes (Karim le sériphile, Galadriel la romantique et Heav' l'insomniaque).
    - J'ai découvert, avec effroi, que la glace Praline & Cream de Häagen Dasz ne me faisait plus aucun effet mais j'ai développé une addiction à la compote de pommes en morceaux de chez Andros (je suis affligé par ce que je viens d'écrire, veuillez m'excuser).
    - J'ai pris 2 kilos, ce qui mène le nombre de kilos à perdre à 3 (vu que j'en ai pris 1 l'année dernière). Il faudrait voir à faire gaffe, mon gros !
    - J'ai gagné 1 vraie correspondante et c'est bien la première fois que j'entretiens une aussi longue relation épistolaire sans que le sexe soit une donnée de l'équation et c'est fichtrement agréable. Comme ça, on arrêtera peut-être de me dire que je veux me taper toute la blogosphère (c'est vrai quoi, il y en a eu que 2, merdeuh...)
    - J'ai eu 1 petit-ami avec qui les choses n'ont pas fonctionné (comme en témoigne l'utilisation du passé, vous êtes fûtés, vous l'avez noté tout seul), j'ai fait 1 fixation pathologique sur un pauvre garçon hétéro qui n'a pas du comprendre pourquoi je le regardais autant et je termine l'année avec 1 gros coup de coeur qui ne ménera à rien, vu que le petit gars est casé.
    - Rayon voyages et visites, j'ai beaucoup vu Orléans, petit-ami oblige. C'est froid et un peu désert aussi. Mais il y a un tramway (ce qui m'amène à la conclusion que je ne sors qu'avec des garçons qui vivent dans des villes à Tramway...). J'ai passé quelques jours à Paris chez mes amis Princesse et Kikouline (on sent toute la camaraderie virile dans ces surnoms) et j'ai visité l'hôpital de Draguignan, merci mon frère. Sympa, dommage que tout le budget soit passé dans la déco et pas dans l'embauche d'un personnel compétent. Pas de trip londonien cette année et je sens bien que la Granouille boude un peu...
    - Sans oublier 1 bonne grosse déprime de fin d'année comme j'en avais pas eu depuis un moment...
     
    Un bilan mitigé donc mais qu'on se le dise, 2008 sera mieux, c'est obligé... non ?... allez, siouplaît...

    Et vous, votre année 2007 ?
    December 27

    Masquerade

    Je suis parfait ! N'essayez même pas de me dire le contraire, je ne vous croierais pas. Je suis parfait, ma famille me l'a dit. Pendant 5 jours. Tous les jours. Plusieurs fois par jour. J'ai bien tenté, comme à chaque fois, de leur faire comprendre que j'en étais loin mais peine perdue, rien n'y a fait, le mantra familial est resté le même : "Il est parfait, ce petit". Et pour cause, "il boit pas, il fume pas, il se drogue pas". Comme si, au passage, on pouvait annoncer à sa famille au repas de Noël : "vous avez déjà essayé l'héro, je suis addict à mort, je vous le conseille"...
    Vous en conviendrez, les critères de perfection selon ma famille ne sont pas très élevés et certains, comme toi petit lecteur qui le pense très fort et que j'entends d'ici, n'hésiteraient pas à remplacer le mot "parfait" par le mot "chiant". J'assume complètement mon côté jeune homme de bonne famille bien sous tous  rapports. En plus, je ne bois même pas de café, un argument de taille selon mon grand-père, sorte de sapin sur la bûche de Noël.
    Mais la clé de ma perfection ne réside pas seulement dans mon régime d'ascète. Pour les miens, je suis ce garçon gentil et serviable, toujours d'humeur constante, qui anticipe les moindres désirs avant même qu'ils soient formulés et qui accepte toutes les corvées sans broncher. Que d'abnégation, que de sacrifice ! Saint Nicolas LeGay, martyr consentant, béatification certifiée. Mais finalement, non. Ma gentillesse, si elle n'est pas totalement feinte car je crois foncièrement être un brave petit gars, sert avant tout à assurer ma tranquilité. Dès que j'ai été en âge de mentir avec conviction, c'est-à-dire assez tôt, j'ai compris qu'il n'y avait pas meilleur paravent pour ce que j'avais à cacher que de me conforter à cette image. Et même après l'annonce vitesse grande V de mes penchants inavouables (ma mère, la Ferrari des porteuses de nouvelles), j'ai continué à jouer le jeu. Parce que le savoir est une chose mais être directement confronté à la réalité de la situation en est une autre. Du coup, plus personne ne m'a demandé si j'avais une copine mais personne ne m'a demandé non plus depuis si j'avais un copain. Par contre, les questions sur le boulot, ça ne loupe pas. A croire que je ne suis qu'une bête de somme !
    Mais à trop porter ce masque policé et asexué, j'ai fini par me détacher émotionnellement de toute ma famille. Je compatis, je réponds présent mais les ennuis de santé et les revers financiers des uns et des autres me laissent froid. "Il est fort, ce petit, il est comme sa grand-mère, il peut tout encaisser". Sauf que non, le petit n'est pas fort, le petit est juste incapable de ressentir quoi que ce soit. Mais je sais très bien faire semblant ! De la graine de psychopathe, le Nico... Un Dexter en puissance... D'ici à ce que je les massacre tous à coups de pelle...
    Quand je vous dis que je suis parfait !

    December 22

    Puisque la tradition l'exige...

    En attendant que le calvaire de la visite familiale prenne fin (Nico, prend sur toi, rappelle toi, comme le disais si bien Heav', que tu le fais pour eux, pas pour toi), je profite d'avoir un ordi sous la main pour souhaiter à tous ceux qui aiment cette période de l'année :
     
    Joyeux Noël
     
    et pour les autres, be brave, it's almost over !
    December 19

    Divagation en coeur majeur

    J'ai toujours été un incorrigible romantique. Sarcastique, désabusé mais romantique. Les élans de mon coeur sont l'unique moteur de mon existence, quitte à y sacrifier aspirations professionnelles et revendications politiques. J'aime sentir mon âme qui se consume, à tort ou à raison, j'aime le poids de mes pensées, les noeuds dans l'estomac, les mains qui tremblent... Je ne parle pas nécessairement d'amour mais de ces instants où un regard, des mots qui vous touchent, la simple aura d'une présence suffisent à vous enflammer. En quelques secondes, c'est comme si tout avait changé, les sons ne viennent plus, les lèvres brûlent, d'un même élan tout votre corps n'est plus dirigé que vers une seule pensée : faîtes que ça ne s'arrête pas. Et peu importe l'issue, peu importe les obstacles, il y a dans cette sensation ineffable un goût d'éternité, une espérance de bonheur si puissamment addictive qu'elle empêche toute autre sensation. Très peu de ces éclats ont donné lieu à de réelles relations, la plupart sont restés silencieux, faute de partager les mêmes désirs mais chacun d'eux, par sa fulgurance si proche de la douleur, m'a conforté dans l'idée que je n'aspire finalement qu'à une seule chose, si commune que l'écrire est presque un affront : aimer.
    Les faits disent le contraire mais chacun de ces coups de coeur, qu'ils aient duré cinq minutes ou des mois d'agonie, a donné lieu à une histoire, pas toujours très drôle ni toujours très tendre mais ma tête est pleine de ces romances infécondes que j'ai sublimé à l'extrême. Elles n'atteindront bien sûr jamais la force des sentiments que j'ai pu mettre dans les histoires qui ont compté mais elles m'accompagnent à chaque fois et façonnent l'amoureux que je suis. Je n'obéis à aucune raison, me consumant silencieusement la plupart du temps pour des garçons qui ne peuvent m'aimer et ne sauront jamais l'influence qu'ils ont exercé sur mon coeur. Mon envie d'aimer se nourrit de douleur, c'est ma façon d'exister, tout à la fois puérile et pathétique mais avec l'espoir, toujours, que cette envie d'aimer se concrétise. Parce que c'est tout ce qui compte finalement, trouver quelqu'un à chérir et se donner entièrement à lui.
    December 17

    Mon beau mec du lundi n°85

    Mais enfin Nico, c'est quoi ce billet déprimant que tu nous as pondu, c'est pas parce que ta vie est un échec complet qu'il faut en rajouter, c'est pas comme si t'avais tellement l'air au bord du gouffre que même les sdf s'arrêtaient pour te souhaiter un joyeux noël d'un air compatissant sans même te demander une petite pièce... Bref, en attendant des jours meilleurs et parce que s'apesantir est un plaisir qui ne se partage pas, je vais revenir à des billets plus légers et qui y a-t-il de plus léger qu'un mec mignon. C'est pas beau, ça, continuer à vous présenter des mecs mignons comme si j'étais une pucelle de 12 ans, on sent la matûrité, on sent le trentenaire confiant et sûr de lui. Pour la peine, j'ai été le piocher dans une des séries les plus chiantes du moment, une série qui franchit allégremment et avec une constance remarquable les bornes du ridicule : Prison Break. Le petit gars en question s'appelle Chris Vance et est un anglais de 36 ans qui vient d'intégrer la saison 3 de la série carcérale dans le rôle de James Whistler, l'homme qui vit dans les égoûts, tout un programme... Pour le reste, beaucoup de trucs anglais mais honnêtement on s'en fout... Allez, plus que 8 jours à tenir...
    December 12

    En attendant Janvier...

    Noël approche à grand pas et les cadeaux ne sont toujours pas faits. L'envie n'y est pas. Chaque année pourtant, j'espère retrouver les joies des fêtes de fin d'année telles que je les ai connues enfant mais il faut croire que Noël n'est propice au bonheur que dans les yeux d'un gamin de 5 ans. Je hais les fêtes et leur obligation d'être heureux et d'aimer les siens. Alors pour changer, j'ai décidé de troquer le Nico ronchon contre le Nico déprimé. Et pour éviter que la déprime s'envole, j'ai trouvé un moyen radical pour l'entrenir : me faire l'intégrale des films gays de ma dévédéthèque, histoire de me rappeler à quel point c'est chouette d'être amoureux et combien c'est bon d'avoir un homme à soi et des projets d'avenir plein la tête. Sauf que non, parce que... ah oui, suis-je bête, je suis tout seul ! Et puis ça fait belle lurette que je n'ai pas pleuré alors c'est important de vérifier que les canaux lacrimaux sont toujours en état de marche. Ma semaine est donc follement drôle entre des garçons qui meurent parce qu'ils sont pédés, d'autres qui pleurent parce que leur famille les rejettent et ceux qui crèvent d'amour sans oser se déclarer. Et comme si ce n'était pas suffisant, un gentil camarade de bus ne trouve rien de mieux que de m'exposer ses théories sur le couple et sur combien il préfère se passer d'amour plutôt que de souffrir. Réjouissant. Quoi qu'il en soit, je ne me suis jamais senti aussi seul et ce n'est pas la semaine que je m'apprête passer en famille où il faudra se forcer à sourire pour faire croire au monde que tout va bien qui va arranger les choses. Décidemment, je hais Noël... et pour une fois le Nico ronchon me manque, la version déprimée est trop pénible à supporter !
    December 08

    Gilbert le Goret

    Alors que la fin de mon contrat arrive à grand pas, je repense  à ces 8 mois de bonheur partagé avec ma délicieuse et non moins adorable collègue, le petit goret. Je ne vais pas revenir sur tous ses travers (goret, travers... il y a une blague tellement minable à faire que même moi je m'y refuse), ce serait trop long et puis, depuis le temps, vous avez bien compris que cette fille était un concentré de mort-au-rats. Toutefois, il faut que je vous raconte le dernier bouleversement de sa vie et si avec ça vous n'envoyez pas des dons pour qu'on l'euthanasie, c'est à n'y rien comprendre.

    Le petit goret vit dans un corps qui la hait et qui essaye de la tuer en chopant toutes les maladies qui passent. Avec une température interne qui frise le zéro absolu, Nini le goret est perpétuellement en train de se plaindre du froid et allume le chauffage dès le mois de septembre alors que les reste de la Côte est en t.shirt, 25° oblige. Nini doit être morte à l'intérieur, je ne vois pas d'autre explication. Quoi qu'il en soit, elle a réussi à attraper la grippe et son corps s'est dit qu'il tenait là l'occasion idéale d'en finir.
    Un des effets secondaires rarissimes de la grippe, qui touche principalement les personnes âgées (mais Nini est déjà grabattaire dans sa tête), est une perte partielle de la vue. En gros, vous n'avez plus de vision périphérique et ce que vous arrivez à voir est voilé. N'importe qui se réveillerait un matin en se rendant compte qu'il est sur le point d'être aveugle se rendrait illico chez le médecin voire l'ophtalmo. Pas Nini. Blême et décomposée, Nini se traîne au bureau où elle m'annonce tout de go qu'elle ne voit rien et donc ne pourra pas se servir de son ordinateur. Ce qui revient finalement à dire qu'elle ne pourra pas travailler. Pourquoi venir dans ce cas ? Mais parce qu'elle s'ennuie chez elle. Tout comme après sa rupture avec Chabichou, Nini pense que le bureau est une garderie.
    Nini étant la chienne gâleuse qu'elle est, elle ne se contente pas de gémir sur son bureau, elle ameute tout le service pour que les gens viennent la plaindre et saluent son courage et son professionalisme. Je suis attéré. Et comme Nini est encore plus tarte que ce que j'aurais cru, elle tente quand même de bosser sur son ordi, le nez contre l'écran, le doigt sur le clavier pour un rendement d'un mot à la demi-heure. Au bout de deux heures, elle s'effondre en disant qu'elle a un mal de crâne terrible. Comme je suis un peu à bout, je lui réponds assez sèchement que dans un tel état, on reste chez soi. Oui, je sais, c'est violent, je suis un monstre.
    Les jours passent et les choses ne s'améliorent guère mais madame refuse de consulter. Parce que Nini, en plus du reste, est médecin, c'est évident. Résultat, ma charge de travail a doublé et surtout je dois supporter le couplet de la petite fille si brave et courageuse face à la maladie qu'elle ressort à tous les membres du service, couplet qui s'accompagne de celui, plus usé, sur la tumeur dont elle a été victime lorsqu'elle était plus jeune et qui me fait dire qu'avec de tels antécédents, on n'attend pas une semaine avant de consulter. Mais Nini, experte, ne voit pas en quoi les yeux sont reliés au cerveau. Dans son cas, on se demande s'il y a bien quelque chose de relié.
    Lorsqu'enfin, elle se rend chez son ophtalmo, celui-ci lui déclare, après avoir inspecté son oeil droit, qu'elle devrait s'inquiéter et passer une IRM sur le champ. Là encore, n'importe qui suivrait son conseil à la lettre. Pas Nini. Car si elle s'en tient à son dossier médical, c'est son oeil gauche le maillon faible. Elle revient donc au bureau et annonce que son ophtalmo est un charlatan. Comme je refuse de lui servir de canne blanche et que je suis à court de patience, je refuse de me rendre avec elle au resto administratif, ce dont elle ne manquera pas de se plaindre lors du 6ème coup de fil quotidien avec sa môman où elle lui assurera que malgré tout, elle est parvenue toute seule jusqu'au bâtiment et qu'elle a pu manger. Comme ses parents qui vivent quasiment chez elle (et en profitent au passage pour fouiller dans ses affaires, ce qu'elle trouve parfaitement normal), ont un peu plus de jugeotte que leur idiote de fille, ils réusissent à la convaincre de prendre quelques jours de repos pour essayer de se soigner...
    Je peux recommencer à respirer.

    Et dire que tout ça lui a permis de s'attirer la sympathie du directeur adjoint qui l'a pistonnée pour que son contrat, qui devait prendre fin mi-novembre, soit prolongée jusqu'à la mi-janvier dans un service annexe. Le petit goret est une plaie, certes, mais parfois les hommes sont des crétins sans nom...
    December 03

    Mon beau mec du lundi n°84

    Vous n'êtes peut-être pas au courant mais une petite révolution a frappé le monde impitoyable des soaps outre-atlantique. Deux garçons se sont embrassés. Bien sûr, dit comme ça, ça n'a pas l'air transcendant. Des mecs qui s'embrassent, il y en a quand même nettement plus qu'avant sur nos petits écrans, on va pas en faire une montagne à chaque fois. Mais là, c'est dans un soap, dernier bastion américain d'une homophobie consensuelle. Oui pour les pédés, non pour les baisers. Et voilà pas que As the World Turns qui a déjà eu la gentillesse de nous filer un petit coming out il y a un an nous livre une sympathique bluette adolescente avec regards langoureux, mains qui se frôlent et - enfin ! - un bisou. Et même deux. Et là, devant mon écran de pc, je clap-clap dans mes mains. J'ai l'air d'une quiche mais je m'en moque. Voici typiquement le genre de programmes pour lequel je peux craquer. Je vous avais déjà fait le coup il y a quelques mois avec Eastenders. Et je remets ça aujourd'hui avec Luke et Noah, ou Nuke comme les appellent les fans (parce qu'il y en a, un paquet même). Nuke, c'est l'histoire de Luke, gentil homo bien dans ses baskets et de Noah, fils de militaire mal dans sa peau qui sort avec une copine de Luke qui, forcément, va s'en prendre plein la tronche car c'est un classique, les filles s'en prennent toujours plein la tronche dans ces cas là. Ensuite il faudra faire face au méchant papa militaire qui veut tuer le petit-ami de son fiston, à la paralysie qui suit le coup de fusil manqué, à la chaise roulante, la culpabilité, les progrès miraculeux, le divorce des parents au milieu... bref, des trucs de soap quoi. Pourquoi est-ce que je vous parle de ça aujourd'hui ? Mais parce qu'on est lundi, bien sûr ! Et que mon beau mec du lundi est l'une des moitiés de Nuke, Noah en l'occurence, parce qu'il est brun et que, depuis le temps, vous savez que j'ai un faible pour les bruns. Jake Silbermann, car il y a un nom derrière Noah, est un grand gémeaux (1m86) de 24 ans qui n'a rien fait d'autre de sa vie si ce n'est une pub pour le rasoir Gillette et encore, c'était papa qui se rasait mais qu'importe, je craque complètement pour son air de chien battu et ses grands yeux tristes qui donnent envie de le prendre dans ses bras en lui promettant que tout ira pour le mieux... Quand je vous dis que je suis une quiche sentimentale...